CONGO BRAZZAVILLE Mathias DZON et l’Alliance ARD: lettre ouverte à Anatole Collinet MAKOSSO, Premier ministre Congolais
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE L
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
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NON A LA DICTATURE AU CONGO BRAZZAVILLE
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M. MAKOSSO, l’Etat-PCT est en fin de cycle, il n’a plus d’inspiration et n’ a plus rien à proposer aux Congolais; alors, est ce franchement raisonnable et dans l intérêt du pays, de proclamer et soutenir la candidature à la prochaine présidentielle de 2027, de l’éternel président sortant dont le bilan après plus de 40 ans au pouvoir est le plus triste d’Afrique et qui a conduit le pays à la crise multidimensionnelle, au chaos ! Descendez sur terre…
Lettre ouverte
Objet : Votre interview au journal Jeune Afrique
Monsieur le Premier ministre,
La Conférence des présidents de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) vous présente ses civilités et a l’honneur de venir par la présente, vous exprimer sa protestation indignée contre la déclaration scandaleuse et provocatrice que vous avez faite dans l’interview que vous avez accordée au journal Jeune Afrique, dans son édition du 24 mai 2023, lors de votre dernier séjour en France.
En effet, dans cette interview, vous avez annoncé que « Le président de la République en exercice au Congo-Brazzaville, monsieur Denis Sassou Nguesso pourra se représenter à l’élection présidentielle de 2026 et qu’en votre qualité de chef du gouvernement congolais, vous travaillez en ce sens ».
Le PCT (parti au pouvoir) nous a habitués à ce genre d’annonces démoniaques. Comme chacun le sait, en 2016, c’est le ministre Pierre Mabiala qui, depuis Dolisie, avait annoncé la candidature de l’actuel chef de l’Etat, pour un troisième mandat anticonstitutionnel. Il avait été relayé dans cette annonce par le président de l’Assemblée nationale d’alors, Justin Koumba et par celui du Sénat, Isidore Mvouba.
Votre déclaration est une insulte suprême et une provocation blasphématoire contre le peuple, les patriotes, les démocrates et les républicains congolais. En effet, comment comprendre qu’un président de la République, qui a exercé sans partage le pouvoir d’Etat pendant près de 40 ans, qui durant ce long règne, a disposé de revenus financiers colossaux (près de 133 mille milliards de francs CFA selon des sources bien informées) et qui, malgré ces ressources financières énormes a plongé le pays dans le chaos et le peuple dans une extrême pauvreté, puisse prétendre se porter de nouveau, candidat à une élection présidentielle ? C’est inimaginable, inapproprié, proprement scandaleux et infaisable.
Les faits parlent d’eux-mêmes : le bilan de 40 ans de gestion du pouvoir par le président de la République actuel est très, très largement négatif, voire désastreux. Il n’y a pas un seul domaine de la vie nationale où l’on peut dire que l’actuel chef de l’Etat congolais a réussi. Plus grave, il dirige le pays comme un royaume et/ou une épicerie familiale, et donc, de façon néo-patrimoniale. De même, il continue de se donner à voir comme un homme providentiel : c’est lui ou le chaos. Les faits témoignent pourtant du contraire. Du reste, le Congo regorge de cadres politiques hautement qualifiés et capables de proposer des politiques alternatives fortes, pour sortir notre patrie du gouffre où le pouvoir actuel l’a plongé.
Par ailleurs, le président de la République actuel considère le Congo comme sa chose, c’est-à-dire, une propriété privée dont il peut jouir à volonté. Nous soulignons avec force que le Congo n’est la propriété privée d’aucun Congolais. C’est la maison commune de tous les Congolais. Comme le prescrit l’article 5 de la Constitution du 25 octobre 2015 : « … Aucune fraction du peuple, aucun corps de l’Etat, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale ». Le temps des royaumes et le temps des empires sont révolus à jamais. Le monde est entré dans la civilisation de la démocratie. Le Congo est une République, c’est-à-dire, la chose publique.
La visite d’Etat du président congolais en Côte d’Ivoire a étalé au grand jour, l’étendue de l’échec de ses 40 ans de règne sans partage. En effet, lors de cette visite, au cours d’une réunion publique à laquelle assistait le chef de l’Etat congolais, monsieur Robert Beugré Mambé, ministre, gouverneur du district autonome d’Abidjan a lu une longue liste des infrastructures socio-économiques, réalisées en 10 ans par la Côte d’Ivoire, sous la direction du président Alassane Ouattara. Ecoutons plutôt :
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