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BRESIL MANIFESTATION GIGANTESQUE CONTRE LA CORRUPTION

 

INTERNATIONAL

 

Brésil: un million de manifestants dans les rues de Sao Paulo contre Dilma Rousseff 

 

Image: sodahead.com

         

              Sao Paulo, le 15 mars. Plus de 1,5 million de Brésiliens sont descendus dans les rues dimanche pour demander la destitution de la présidente, Dilma Roussef.             

       Sao Paulo, le Dianche 15 mars 2015. Plus de 1,5 million de Brésiliens sont descendus dans les rues dimanche pour demander la destitution de la présidente, Dilma Roussef

Des manifestants à Sao Paulo contre la corruption, samedi 6 décembre.

 

 
Une «marée jaune et verte». Ce n'est pas le Carnaval de Rio qui a poussé plus de 1,5 million de Brésiliens dans les rues dimanche mais le ras-le-bol grandissant de la population face à une crise économique oppressante.
La présidente de gauche, Dilma Rousseff, cristallise toutes les tensions depuis que son parti a été éclaboussé par un scandale de corruption (cf. encadré). Or pendant que des élus de la coalition au pouvoir sont soupçonnés de s'enrichir illégalement, la figure du Parti des travailleurs (PT) a du se résoudre à des mesures d'austérité pour parer les déficits publics qui se creusent, une monnaie nationale dépréciée et une inflation qui s'accélère. Un sacré coup de canif dans ses promesses de campagne. Ainsi, les raisons qui ont poussé l'électorat d'opposition à battre le pavé en masse ce week-end dépassent désormais la simple affaire financière. Nombre de Brésiliens militent à présent pour la destitution de Dilma Rousseff.

Une mobilisation historique. Rien qu'à Sao Paulo, fief de l'opposition, un million de manifestants ont envahi à perte de vue l'immense avenue Paulista et ses rues adjacentes. Des manifestations similaires se sont déroulées dans au moins 80 villes du pays. Selon les estimations ville par ville de la police militaire, les cortèges ont notamment rassemblé 45 000 personnes dans la capitale Brasilia, 100 000 à Porto Alegre, 30 000 à Belo Horizonte et 15 000 sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, dans le sud-est industrialisé et le centre du pays. Des marches de moindre ampleur ont eu lieu dans le nord et le nord-est, à Salvador de Bahia, Recife ou Belem, région traditionnellement acquises au PT de Dilma Rousseff.

Ces rassemblements, qui ont mobilisé sans étiquette officielle l'électorat d'opposition, sont les plus importantes enregistrées au Brésil depuis la fronde sociale historique qui avait ébranlé le géant émergent d'Amérique latine en juin 2013.
Crise et austérité. La septième puissance économique mondiale est au bord de la récession. L'inflation accélère (7,7% sur 12 mois), les déficits publics se sont creusés et le réal, la monnaie nationale, s'est déprécié de 30% en 12 mois face au dollar. Revenant sur ses engagements électoraux, la présidente Dilma Rousseff s'est résolue à un ajustement budgétaire douloureux, critiqué par une partie de son propre camp politique.

 
Le scandale qui a tout déclenché
Aujourd'hui, la population manifeste son mécontentement à l'égard de la politique globale de la présidente Dilma Rousseff.
Mais à l'origine, une affaire a rendu encore plus insupportable les mesures d'austérité : le fait que le parti des Travailleurs (PT) soit mouillé dans une histoire de corruption, avec des élus soupçonnés de s'enrichir illégalement. La justice enquête notamment sur 49 hommes politiques, en majorité membres de partis de la coalition au pouvoir, soupçonnés d'avoir touché des pots-de-vin de Petrobras, le géant étatique pétrolier, tirés de commissions versées au groupe par ses sous-traitants en échange de contrats. Parmi les suspects figurent 22 députés, 13 sénateurs et deux gouverneurs en fonction, le président du Sénat, celui du Congrès des députés, membres du puissant parti centriste PMDB, et le trésorier du Parti des travailleurs PT. La popularité de Dilma Rousseff a chuté de 19 points en février à seulement 23%.



Corruption : vers plus de contrôles ? Le gouvernement, empêtré dans cette affaire de corruption à grande échelle, tente de rassurer la population. Le ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo, a indiqué lors d'une conférence de presse télévisée que la présidente annoncerait «dans les prochains jours» une série de mesures pour renforcer le combat contre la corruption. «Il est nécessaire de fermer la principale porte d'entrée de la corruption politique au Brésil en interdisant le financement des campagnes électorales par les entreprises, comme cela se fait dans d'autres pays», a-t-il simplement déclaré.

La fin du Parti des travailleurs ? «Nous voulons maintenant la destitution de Dilma Rousseff», a par exemple déclaré Rubens Nunes, un avocat de 26 ans, conseiller juridique du mouvement Brésil Libre, à l'origine de la manifestation monstre de Sao Paulo. Et d'ajouter : «Il existe des fondements juridiques solides suffisants (...) Il est absurde qu'elle continue d'affirmer qu'elle ne savait rien (de l'affaire corruption qui a tout déclenché, ndlr).» A Rio et Sao Paulo, des manifestants minoritaires, mais néanmoins nombreux, n'ont pas hésité à réclamer ouvertement une intervention de l'armée pour mettre fin à 12 ans de pouvoir du Parti des travailleurs, le jour même où le Brésil célébrait le 30e anniversaire du rétablissement de la démocratie après une longue dictature militaire entamée en 1964.

 
Plus d'un million de Brésiliens disent «Fora Dilma»

Revendications grandissantes depuis le Mondial 2014. A l'approche de la réception par le Brésil de la Coupe du monde de football 2014, les Brésiliens étaient déjà partagés entre joie intense et paradoxe avec la misère ambiante. Dans les favelas de Rio, nombre d'associations avaient à l'époque dénoncé l'investissement faramineux dans le Mondial 2014 presque déplacé face à la détresse de certaines populations. De grandes manifestations avaient eu lieu. Et un nouveau fossé s'était creusé avec le pouvoir. Après coup, l'Institut brésilien de Géographie et des statistiques (géré par l'Etat) attribue notamment le phénomène de récession à la crise de la production industrielle et à la grande quantité de jours fériés décrétés pendant la Coupe du monde le 12 juin au 13 juillet. Le Mondial aurait «paralysé» l'activité industrielle dans un contexte de faible consommation des ménages.

corruption

Si au Bresil le peuple a pris la rue le Dimanche 15 Mars 2015 pour manifester son mécontentement contre la corruption. Le Congo Brazzaville l'un des pays les plus corrompu au monde, le peuple reste passif face à la corruption endéminque qui gangrène la societé congolaise à tous les niveaux, les detournements massifs des deniers publics par le clan au pouvoir. Ce peuple muselé et appauvri, reduit au silence par la force que l'on veut solliciter par un referendum dont les résultats sont connus d'avance en vu du changement de la constitution, aura t'il un jour la vrai liberté d'expression ?

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
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