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REACTION DU P.S.D.C LE PARTI DE Clément MIERASSA AU MESSAGE DE VOEUX DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

 

 

 

 REACTION DU P.S.D.C AU MESSAGE DE VOEUX DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

 

 

PARTI SOCIAL DEMOCRATE CONGOLAIS

P.S.D.C.

 

REACTION AU MESSAGE DE VŒUX DU CHEF DE L’Etat

 

MOT LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE

Ce 23 janvier 2015

 

De façon traditionnelle, le Chef de l’Etat livre à la fin  de chaque année un message de vœux à la Nation.

Celui- ci a toujours suscité une attention particulière De la part du PSDC qui a choisi de réagir sur les principaux points suivants.

  • Du  contexte international 

Il nous a été donné de remarquer que le Chef de l’Etat a passé sous silence  certains évènements du contexte international  ayant un grand impact sur la vie de notre pays. On peut citer  entre autre:

  • le sommet Etat-Unis-Afrique, au cours duquel une attention particulière a été accordée au respect  des textes constitutionnels par certains pays africains dont les dirigeants  ont des velléités de changer lesdits textes pour demeurer au pouvoir ;
  • le Sommet de l’Organisation International de la Francophonie n’a pas échappé à cette analyse ;
  • l’insurrection populaire du peuple Burkinabé qui a chassé une personnalité dite forte de l’Afrique, le Président Blaise Compaoré. Un évènement qui aura marqué ‘histoire de notre continent;

Sur cet aspect, le PSDC a rendu un vibrant hommage au peuple burkinabé et particulièrement, à la jeunesse Burkinabé qui peut être considérée comme un modèle d’une jeunesse dynamique d’Afrique.

 

  1. La compassion avec les victimes des érosions et des pluies diluviennes ;

Il est à déplorer, que le Gouvernement ait réagi tardivement avec le constat qui a été fait de son absence totale pendant et après le déroulement des évènements. Il est également à signaler  qu’aucune solution n’a été envisagée pour soulager tant soit peu les victimes. Comme il est dit ; mieux vaut tard que jamais. Le Gouvernement a la responsabilité de prendre des mesures appropriées pour apaiser les souffrances des populations riveraines.

  1. Une analyse économique avec la chute du prix du baril du pétrole ;

La force dépendance de notre économique vis-à-vis du pétrole, et l’incapacité de réaliser une véritable politique de diversification de l’économie, est aujourd’hui ce qui illustre le caractère négatif du bilan du Président Denis Sassou Nguesso.

Initialement élaboré avec le prix du baril de 96$, le budget de l’Etat congolais avait finalement été adopté avec 70$ et s’élève aujourd’hui à 3.070 milliards de FCFA.

Malheureusement pour le Congo, dès le 1er janvier 2015, le prix du baril a chuté  jusqu’en dessous de 50$ et peut continuer à baisser en remettant totalement en cause les prévisions du Gouvernent à rude épreuve ; il ne devrait pas tarder à réviser sa copie.

C’est dans ce sens, que le Chef de l’Etat aurait de manière transparente, abordé dans son message les problèmes comme :

  • Les excédents pétroliers qui sont sensés avoir été placés dans un compte de stabilisation à la Banque Centrale. Ce compte aurait dû être audité depuis 2006 et le résultat rendu public, d’après l’engagement du Chef de l’Etat devant les parlementaires réunis en congrès. Malheureusement, ces résultats sont toujours attendus ;
  • La réduction du train de vie de l’Etat pour la rendre compatible avec le niveau des recettes de notre pays ;
  • La rigueur dans la gestion des finances publiques, qui exige une ferme volonté et un courage politique,  pour attaquer sans complaisance et sans laxisme des maux comme, la corruption, la fraude, l’impunité, les détournements des biens publics etc.
  • La lutte contre l’enrichissement illicite qui devrait permettre aux dirigeants de montrer l’exemple en déclarant, chacun son patrimoine à l’entrée et à la sortie de sa fonction ;
  • La mise en place d’une politique de diversification économique, à l’instar de celle qui a été préconisée dans le plan quinquennal de  1982-1986, qui devrait mettre en place un puissant secteur économique hors pétrole ;
  • L’amélioration de la qualité de la dépense, ce qui passe par le renforcement des organes de contrôle et par un meilleur choix des investissements.

Dans la même veine, et de façon froide, il serait plus judicieux de revoir le niveau de la santé en améliorant de manière significative la situation du Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville, au lieu d’envisager de construire les hôpitaux généraux dans les 12 départements de notre pays.

Le Gouvernement devrait examiner la possibilité de prendre quelques mesures aux fins de baisser le prix du carburant à la pompe, au regard de l’évolution du marché pétrolier mondial.

  1. Les orientations sur le travail

On ne peut qu’être soucieux par l’orientation du Chef de l’Etat quand il dit «  Travaillons d’abord ». C’est un cinglant constat fait par le Président Sassou selon lequel le congolais ne travaille pas. Or le travail doit être une préoccupation permanente. Cet amer constat nous amène à nous demander pourquoi les congolais ne travaillent plus et qu’est ce qu’il faut pour les remettre au travail. La réalité est très triste.

En effet, malgré les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés :

  • Le Gouvernement n’a pas pu prendre les textes organiques pour l’application de la constitution
  • le Gouvernement n’aura  tenu que cinq réunions du conseil des ministres en 2014, soit en moyenne, un conseil en deux mois et demie.
  • Le Ministre de l’Intérieur aura été incapable d’organiser un recensement administratif depuis 2001. Aucune élection libre, démocratique et transparente n’aura été organisée. Pour organiser les élections législatives de 2007 et les locales de 2008, et toutes les autres d’ailleurs, le gouvernement s’est servi des données du recensement administratif réalisé en 2001 pour établir les listes électorales.

 

  • L’élection de 2016 pointe à l’horizon. Elle doit engager tous les congolais dans sa préparation dans l’unité et la concorde.

Cet aspect devrait être la priorité des priorités dans le travail de 2015 pour préparer à la fois, l’organisation de l’élection présidentielle de 2016, et la sortie du Président Sassou dans la paix et la douceur.

Il n’est pas donc décent de rejeter aux calendres grecques les joutes électorales. Car c’est maintenant qu’il faut s’en occuper.

Il est à noter, que le respect de l’engagement pris devant les partenaires sociaux, du passage du point de la valeur indiciaire de 225 à 250 ne permettra malheureusement pas aux fonctionnaires congolais de joindre les deux bouts du mois sans difficultés, cet effort étant égrainé par la corruption dont notre pays détient l’un des records les plus tristes du monde. Quant aux retraités et aux jeunes, le Chef de l’Etat les a purement et simplement oubliés.

  1. Les élections 

A l’approche de l’échéance de 2016, il était bon d’entendre le Président de la République sur cette importante question. D’autant que comme tout le monde le sait, aucune élection libre démocratique et transparente n’a été organisée depuis le retour au pouvoir du Président Sassou par les armes en 1997.

 Sur cet point, il a abordé le problème sous deux angles, tout en veillant à être le plus bref possible.

  1. Premier aspect, il déclare que :

« En 2014, des élections locales et sénatoriales ont été organisées dans notre pays de façon consensuelle. Et ce dans la paix absolue ».

Et là, il faille relever beaucoup de choses.

  • C’est l’une des rares fois que l’on n’entend pas dire que celles-ci ont été transparentes ;
  • Elles ont été organisées en dehors des délais constitutionnels, après la mascarade de la concertation d’Ewo qui recommandait en décembre 2011 au Gouvernement d’élaborer un chronogramme des opérations pré-électorales et électorales de manière à éviter la précipitation et à respecter les délais constitutionnels
  • Aucun commentaire n’a été fait sur le non respect par le gouvernement des engagements pris lors de la deuxième mascarade de concertation de Dolisie en 2013 concernant l’érection de la Conel en un organe permanent, indépendant, jouissant d’une autonomie administrative et financière. A ce jour cela n’est pas toujours effectif. le recensement administratif spécial a été de l’avis de tous, un véritable fiasco.
  • Pour ce qui nous concerne, le PSDC a adressé le 13 septembre 2014, par le biais de ses conseils au Président de la République un recours préalable aux fins d’annulation du décret n° 2014-445 du 25 aout 2014, portant convocation du corps électoral pour l’élection des conseillers départementaux et municipaux, scrutin du 28 septembre 2014. Ceci au motif que le décret a été pris en violation de certaines dispositions de la constitution du 20 janvier 2002, et celles édictées par la loi électorale.
  •  Devant le silence observé par le Président de la République, le Parti Social Démocrate Congolais par la même voie a saisi la Cour Suprême sur la question. Celle-ci n’a jamais réagi jusqu’à ce jour.

Il est important de noter à cet effet, les fréquentes et permanentes violations de la constitution par le Gouvernement de la République et son Chef. Ceci dans l’impunité la plus totale, et devant le curieux silence des institutions de la République, le PSDC  par la même voie a saisi la cour suprême sur la question. Celle-ci n’a pas réagi jusqu’à ce jour.

 

  • Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’ordre Constitutionnel a quant à lui saisi la Cour Constitutionnelle afin que celle-ci déclare le décret portant convocation du collège électoral pour l’élection des Sénateurs dans certains départements, inconstitutionnel, et dire que celui-ci ne sera mis en application.

La Cour Constitutionnelle s’est déclarée incompétente. Ce qui permet de se demander à quelle institution doit on s’adresser.

 

  1. Deuxième aspects

Il déclare que« l’élection présidentielle, ce sera en 2016 ». Tout le monde se réjouit d’entendre celui qui a prêté serment de respecter la constitution le rappeler. Ce qui est conforme au respect de l’ordre constitutionnel. Mais la suite est inquiétante lorsqu’il ajoute ; «  on a le temps de les voir arriver. Travaillons d’abord, viendra après le temps des joutes électorales ».

 Le deuxième, ultime et dernier mandat du Président de la République expire le 12 août 2016.

Le premier tour des scrutins de l’élection présidentielle 2016 aura lieu soit le 3 soit le 10 juillet 2016. A ce jour, 23 janvier 2016, nous sommes à 565 jours de la fin du mandat de Denis Sassou et à 531 jours de la date de tenue du premier tour du scrutin de l’élection présidentielle, si celui-ci se tient le 10 juillet 2016.

Il est évident qu’il ne nous reste pas beaucoup de temps. C’est pour cela qu’il faut prendre dès à présent à bras le corps le problème de la préparation de l’élection présidentielle pour qu’elle soit libre démocratique et transparente. Il faut dès à présent selon nous organiser un dialogue national, qui devra se pencher sur les questions de la gouvernance électorale principalement :

  • L’élaboration d’un chronogramme de toutes les opérations pré électorales et électorales de manière à respecter les délais constitutionnels
  • L’adoption d’une nouvelle loi électorale.
  • Les aspects liés à la maitrise du corps électoral,
  • La mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante ;

 

  1. Le faux débat sur la Constitution

Le message sur ce point a été très en deçà des attentes des congolais. Beaucoup d’entre eux n’ont pas compris et ne comprennent toujours pas comment le Chef de l’Etat, 1er Magistrat qui a prêté serment de respecter la constitution n’arrive pas à tout mettre en œuvre pour rester dans le cadre de l’ordre constitutionnel.

La relecture de la Constitution du 20 janvier 2002, fait apparaitre clairement que le Président de la République n’a ni les prérogatives, ni le pouvoir de changer la constitution ; surtout pas lorsqu’il s’agit d’un intérêt personnel. Les congolais ont suivi avec attention les déclarations faites par le Président à Washington et à son retour de Dakar via Havane à Cuba sur le referendum pour trancher sur une question, on ne sait laquelle. Il n’y a rien à trancher. La loi étant claire sur la question devrait être appliquée dans toute sa plénitude.

Il faut que les congolais sachent ; ni dans la Nouvelle Espérance, ni dans le Chemin d’avenir, le Candidat Denis Sassou Nguesso ne s’est jamais préoccupé de la réforme constitutionnelle ou institutionnelle.

Les responsables politiques congolais particulièrement ceux du Pct doivent savoir qu’on ne peut pas manipuler le peuple en espérant lui demander l’octroi d’u mandat supplémentaire à un individu.

Aujourd’hui beaucoup d’entre eux sont satisfait du rapport du Bureau Politique de leur parti. Dans ledit document le Pct reconnait que le changement de la constitution est sans fondement juridique.

Aujourd’hui le peuple congolais est éclairé par la lettre du Pr Charles Zacharie Bowao adressée à Monsieur le Président de la République lorsqu’il déclare, le Changement de la constitution est juridiquement infondé, politiquement désastreuse et socialement explosive.

A travers le message des évêques, on peut lire clairement qu’ils ont choisi pour l’alternance démocratique au Congo. Ils se sont prononcés pour le non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 mais plutôt pour le respect de l’ordre constitutionnel.

Quant aux allusions à la souveraineté nationale, qui dirait mieux que le Pr Charles Zacharie Bowao ? Puisqu’il déclare dans la même lettre «  la République du Congo, nation souveraine est un membre à part entière de la communauté internationale. Il n’y a pas d’ingérence extérieure lorsqu’il s’agit de défendre l’universalité des valeurs partagées de paix, de démocratie, de justice, d’Etat de droit, de compétence universelle.

Sur ce point, on devrait souligner que le président Sassou en sa qualité de 1er magistrat, de Général d’Armée et de médiateur international, n’a rien à faire que de respecter et de défendre la constitution du 20 janvier 2002.

Après on constate qu’en réalité le peuple congolais n’a jamais demandé le changement de constitution. Il reste au Président Sassou de tirer les conséquences et veiller au respect de l’ordre constitutionnel.

  1. Autres Aspects

Nous profitons de l’occasion qui nous est offerte pour évoquer très rapidement quelques aspects de l’actualité nationale et internationale

  • La campagne d’intoxication et de diffamation contre le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel, le PSDC et son Président MIERASSA. Dans cette campagne il se propage une information selon laquelle le Président MIERASSA aurait été déjà dédommagé. Cela est faux. Nous en sommes sereins et faisons confiance à la justice de notre pays.
  • Les attaques fréquentes du Journal le Patriote selon lequel le PSDC n’pas pris part à la cérémonie des vœux au Chef de l’Etat. Là encore, nous disons que le PSDC n’a jamais été invité.
  • Les événements de Charlie Hebdo nous ont amené  à condamner avec la dernière énergie le terrorisme sous toutes ses formes et les atteintes aux libertés fondamentales et la libre d’expression.

Cet aspect nous fait interpeller le Conseil Supérieur de Liberté de Communication qui a la main basse sur les médias d’Etat. Aussi demandons nous, la levée de la suspension inexpliquée des médias comme la Glaive, la Griffe, le Nouveau Regard et autres. De la même façon le PSDC interpelle le Gouvernement pour la censure systématique sur les activités des partis de l’Opposition.

  • Le PSDC est très préoccupé par la situation de BokoHaram ; il salue l’intervention du Tchad au Cameroun et relève que cette question est préoccupante pour le dispositif sécuritaire de l’Afrique, en dépit des réunions qui se sont tenues à Washington et à Paris. Notre continent qui est menacé par ce phénomène doit prendre la juste valeur de la damnation.

S’agissant du Cameroun, il convient de signaler qu’il est membre de la CEMAC et de la CEEAC. A ce titre nous invitons le Président de la République à accorder une attention particulière à la situation que vit notre voisin.

 

  •  

C’est le moment de dire avec force que le peuple congolais qui a voté à 84.5 pour cent la constitution du 20 janvier 2002, n’a jamais demandé au Président de la République de changer la loi fondamentale. Cette démarche est juridiquement infondée, politiquement désastreuse et socialement explosive. Elle met notre pays en grand danger et place en même temps le Chef de l’Etat devant sa responsabilité historique.

En ce qui nous concerne, comme nous l’avons toujours dit, le Président Sassou exerce son deuxième, ultime et dernier mandat.

Mettons tout en œuvre pour qu’il sorte par la grande porte dans la paix, le 12 aout 2016.

Le PSDC lance un vibrant appel à tous les congolais d’être debout pour contrer le coup d’Etat constitutionnel en cours de préparation et de défendre l’alternance démocratique

Il demande aussi, à la communauté internationale de soutenir le peuple congolais dans son combat pour la restauration de la démocratie et la défense des libertés fondamentales.

 

 

Vive le PSDC,

Je vous remercie

 
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
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