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DECLARATION DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE CONGOLAIS SUR L’ACTUALITE NATIONALE ET INTERNATIONALE.

 

 

 

 DECLARATION DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE CONGOLAIS SUR L’ACTUALITE NATIONALE ET INTERNATIONALE.

 

 


 

Brazzaville : Une réunion du PSDC de Clément Mierassa perturbée par la police

 

DECLARATION DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE CONGOLAIS SUR L’ACTUALITE NATIONALE ET INTERNATIONALE.

Monsieur Clément MIERASSA, Président du Parti-Social-Démocrate Congolais a présidé les 13 et 20 Décembre 2014 une réunion du Bureau Exécutif National élargie à quelques autres organes dirigeants du Parti à savoir : la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation du Parti, le Bureau Exécutif Fédéral et la Commission Fédérale de Contrôle et d’Evaluation de la ville de Brazzaville.

L’ordre du jour comportait  essentiellement un seul point à savoir l’examen de l’actualité nationale et internationale.

Au cours des échanges fructueux qui ont eu lieu, les aspects suivants ont été dégagés :

1°) l’article paru dans le journal Jeune Afrique numéro 2812 du 30 novembre au 6 décembre 2014 intitulé Congo, Partira ? Partira pas ?

Dans cet article, Monsieur François Soudan annonce que :’’il (Dénis Sassou-Nguésso) ira jusqu’au bout, le temps de mettre sur les rails une nouvelle République et d’entrer avec  elle dans une nouvelle ère, avant de se retirer le moment venu sur les rives de l’Alima pour y taquiner les silures, à l’ombre  d’un manguier ‘’.

Le Parti Social-démocrate Congolais tient à rappeler qu’actuellement au Congo, c’est la Constitution du 20 Janvier 2002 qui est en vigueur.

Celle-ci est claire en ce qui concerne la limitation à deux des mandats présidentiels, la limite d’âge maximum à 70 ans pour être candidat aux fonctions de Président de la République et surtout le fait que l’on ne peut pas réviser la Constitution en ce qui concerne le nombre de mandats.

Pour le Parti Social-démocrate Congolais et pour les congolais cette question ne se pose pas.

Il faut respecter les dispositions de :

  • L’article 8 de la Constitution qui dispose dans son alinéa 1 que :’’ Tous les Congolais sont égaux devant la loi ’’ ;
  • L’article 50 qui stipule que : ‘’ Tout Citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et règlements de la République’’ ;

Le Premier Magistrat est tenu de respecter et de défendre la Constitution.

C’est pour cela que pour le Parti Social-Démocrate Congolais, il n’y a ni honte, ni peur à dire clairement que le Président Denis Sassou Nguesso exerce son deuxième, ultime et dernier mandat.

Il quitte le pouvoir le 12 août 2016.

 

2°) Incidents au domicile de Monsieur Clément MIERASSA, coordonnateur du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel.

 

Il faut le rappeler, le pouvoir a envoyé le 04 novembre 2014 un commando pour assassiner Monsieur Clément MIERASSA, Coordonnateur du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel.

Ce commando qui a violé le domicile privé de Monsieur MIERASSA, a brutalisé sans ménagement les membres dudit Mouvement qui prenaient paisiblement part à une réunion, molestant et bastonnant avec une violence indescriptible toute personne rencontrée sur son passage, tirant en l’air, lançant des grenades lacrymogènes.

Ledit commando a saccagé, mis à sac la maison de Monsieur MIERASSA, et procédé à la destruction systématique de plusieurs de ses biens.

Enfin, il a procédé à l’arrestation, à la séquestration et à la détention arbitraire des membres du Mouvement à la Direction générale de la surveillance du Territoire dans des conditions inhumaines et dégradantes sans leur signifier le moindre motif.

Il est à noter que depuis le domicile de Monsieur MIERASSA, les victimes ont été dépouillées de tout ce qu’elles avaient par devers elles (sacs, téléphones, ordinateurs, tablettes, argent, 4 vélos moteurs et autre).

Aussi, le Parti Social-Démocrate Congolais :

  • dénonce avec force  le choix fait par le pouvoir de vouloir éliminer physiquement des adversaires politiques, faute d’arguments dans les débats actuellement en cours principalement celui du changement de la Constitution. Dans le cas d’espèce, le pouvoir voulait en finir avec Monsieur MIERASSA et le Mouvement Citoyen.
  • condamne la force publique qui a fait le choix d’être derrière le Président Dénis Sassou Nguésso pour le changement de la Constitution, montrant ainsi de façon claire qu’elle viole sans scrupules la Constitution du 20 janvier 2002.

Elle n’est ni neutre ni apolitique et  a fait le choix d’attaquer tous ceux qui au Congo sont pour le respect de l’ordre constitutionnel et contre le changement de la Constitution.

  • constate avec beaucoup de regret que la force publique congolaise, ne respecte les lois et règlements du pays. Elle pille, vole et s’attaque aux citoyens en plein jour, au vu et au su de tout le monde. Ce qui veut dire que le pays est en danger.
  • déplore et dénonce le comportement du Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, qui sur la base des propos honteux et mensongers a donné une fausse version des faits ;
  • regrette la caporalisation par le pouvoir du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, qui n’a pas été capable en tant qu’organe de régulation, de faire allouer à Monsieur Clément MIERASSA, le même temps d’antenne pour répondre à Monsieur Bienvenu Okiemy ; ce qui aurait permis l’équité et d’établir la vérité des faits ;
  • note avec préoccupation que la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, n’est pas le lieu habileté à garder les personnes susceptibles d’être poursuivies quels que soient les motifs, en se substituant aux postes de police ou de gendarmerie régulièrement agrées en cette matière.

3°) relance du débat sur la Constitution

Le Président de la République aurait découvert lors de la récente visite dans la Cuvette-ouest, un royaume jusque-là inconnu qui demande sa reconnaissance afin qu’il bénéficie des mêmes droits que les autres royaumes.

Visiblement en contrepartie de cela, ledit royaume demande au Président de la République de changer la Constitution.

A ce propos le Parti Social-Démocrate Congolais :

  • relève l’aspect triste de cette démarche qui risque de fausser l’histoire de notre pays et qui pourrait faire émerger ici et là plusieurs royaumes pour soutenir l’idée du changement de la Constitution.
  • demande au pouvoir d’arrêter avec le folklore, l’instrumentalisation et la manipulation des populations pour demander le changement de la Constitution, démarche qui n’est pas en conformité avec celle-ci.
  • tient à souligner avec force que le changement de la Constitution est inconstitutionnel et que l’alinéa 1er de l’article 150 de la Constitution  stipule clairement qu’une disposition, déclarée inconstitutionnelle, ne peut être, ni promulguée, ni mise en application.

4°) Interview du Président de la République à son retour de Dakar et de Cuba

Dans celle-ci le Président de la République a déclaré ce qui suit s’agissant de la Constitution :

‘’ Quant au reste, Constitution comme on le dit à souhait, vous connaissez le point de vue du Président qui estime que s’agissant des institutions surtout la Constitution, ce sera toujours  le peuple congolais qui décidera en toute souveraineté. Cela n’a pas échappé aux autres peuples.’’

A cela, il a ajouté que : « le peuple ne peut  plus accepter qu’il soit régi par des règles qui viennent d’ailleurs.»

A ce propos, le Parti Social-Démocrate Congolais :

  1. note qu’il n’est un secret pour personne que l’opinion tant nationale qu’internationale sait que les dirigeants congolais violent dans l’impunité la plus totale les lois et règlements de la République particulièrement la Constitution du 20 janvier 2002 ;
  2. regrette qu’aujourd’hui la Communauté Internationale interpelle les dirigeants congolais pour qu’ils respectent les textes que  le peuple congolais a déjà adoptés. Cela ternît l’image du Congo et il faut le dire ;
  3. souligne avec force que le peuple Congolais a voté à 84,50% la Constitution du 20 Janvier 2002 qui présentement s’impose à tout le monde. Celle-ci n’attribue aucune prérogative au Président pour la changer et il n’existe d’ailleurs aucune disposition pour cela ;
  4. relève  que le Président de la République aurait pu réviser la Constitution sur la base des articles  86 et  185. Il ne l’a pas fait depuis 2002. Ce qui veut tout simplement dire qu’il n’y a pas de problèmes majeurs ;
  5. estime que ceux qui demandent le changement de la Constitution du 20 janvier 2002, demandent en fait  qu’on la viole ; les articles 8, 50, 57, 58, 69, 185 étant clairs sur la question.

Ce qui n’est pas sérieux ;

  1. fait savoir que pour changer la Constitution, il faut abroger la première  et que changer la Constitution revient à mettre à plat toutes les institutions de la République y compris la Présidence de la République.

5°)  DU DIALOGUE NATIONAL

En 2016, le Congo vivra une grande période historique avec la sortie du Président Sassou Nguesso (que tous les congolais doivent préparer) et la réalisation effective de l’alternance démocratique.

Malheureusement et comme tout le monde le sait : depuis le retour au pouvoir par les armes en 1997 du Président Sassou Nguesso, aucune élection libre, démocratique et transparente n’a été organisée dans le pays.

Les concertations  du pouvoir de 2009, 2011 et 2013 n’ont été que des mascarades et n’ont en rien amélioré la situation au niveau de l’organisation des élections.

Dans ce cadre, le Parti Social-Démocrate Congolais, qui au sein du Collectif des Partis de l’Opposition avait déjà réclamé la tenue des Etats Généraux :

  1. soutient l’idée de la tenue d’un dialogue National afin de créer les conditions permissives de l’organisation en 2016 d’une élection libre, démocratique et transparente ;
  2. pense que le Gouvernement actuel s’est caractérisé par un manque de volonté d’organiser les élections transparentes.

C’est pour cela qu’il faudra une organisation qui garantisse à tous les congolais la maitrise du corps électoral, la mise en place d’une commission nationale électorale véritablement indépendante, l’assurance du caractère apolitique et neutre de la force publique qui assure la sécurité des élections et autres aspects.

Pour terminer, le Bureau Exécutif National demande aux militants et  sympathisants d’être vigilants et d’accorder une attention particulière à la déclaration de Monsieur Abdoulaye Bathily, Représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies pour l’Afrique Centrale qui a déclaré ce qui suit :

‘’ Si on dit que la vie d’un pays dépend d’un seul individu, ça veut dire que ce pays est en danger’’. Cela est une offense aux nombreux congolais qui ont l’âge compris entre 40 et 70 ans.

Pour le Bureau Exécutif National, les militants et les sympathisants du Parti doivent se mobiliser pour dire :

  • Contrairement à l’opinion que l’on veut faire passer, le PSDC et son Président ne sont pas des incendiaires ou des fauteurs de troubles.
  • Nous ne voulons pas de guerre, nous avons besoin de la consolidation dans notre pays de la paix si chèrement acquise.
  • Oui au dialogue pour la mise en place des conditions permissives de l’alternance en 2016, mais non au dialogue pour un changement quelconque de la Constitution, à la révision de la Constitution, au 3eme mandat de Denis Sassou Nguesso.
  • Non au changement de Constitution, Non à la révision de la Constitution, Non au 3ème mandat du Président Denis Sassou Nguesso

Ensemble, nous allons offrir une sortie digne et honorable par la grande porte au Président Denis Sassou Nguesso en 2016 et vivre l’alternance démocratique.

Fait à Brazzaville, le samedi 20 Décembre 2014

 

Le Président

 

 

                                                                            Clément MIERASSA

 

 

 

 

 

       
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