MOT LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE QUE LE PRESIDENT DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE CONGOLAIS A ANIMEE LE LUNDI 11 AOUT 2014.
Mes Dames, Mes Demoiselles, Messieurs les Chevaliers de la Plume ;
Encore une fois, j’ai choisi de me présenter à vous pour échanger sur les questions d’actualité nationale et internationale.
Pour ce faire, j’ai pris l’option de faire un mot introductif dans lequel j’aborde :
Cette réunion a entre autre examiné des points suivants :
Cette démarche s’explique semble-t-il principalement par :
Ces tendances obligeraient, aujourd’hui le Gouvernement à réviser la loi des finances initiale. Tout ceci dans un contexte mondial assez bien orienté, avec une reprise de l’économie mondiale qui se confirme de nos jours.
Cette bonne tenue s’observerait au sein de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale où le niveau de la croissance économique s’établira à 6.7% en 2014 au cours de cette année. S’agissant du Congo, le FMI prévoit une croissance de 8.1%.
Ainsi le budget exercice 2014 registré est arrêté en recettes à la somme de trois mille neuf cent trente-deux milliards neuf cents trente-deux millions (3.932.932.000.000) de francs CFA et en dépenses à la somme de trois mille six cent quarante-sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-sept millions (3.647.897.000.000) de francs CFA.
L’excèdent budgétaire est de deux cent quatre-vingt-cinq milliards trente-cinq millions (285.035.000.000) de francs CFA.
En regardant dans les détails on note :
La nouvelle demande de crédits, s’élèverait à près de 620 milliards.
Si on considère le budget comme un outil de la politique économique et financière à court terme, on ne peut que trouver cela de très scandaleux. Il semble qu’il s’agisse d’un pilotage à vue, qui n’est pas assis sur des études sérieuses et qui entraine ce que l’on désignerait par un dangereux gaspillage.
Comment peut-on expliquer au mois d’août une augmentation budgétaire d’une ligne de 151%. Le reste se passe de commentaires.
Il est important de noter que dans un communiqué la Banque Mondiale a relevé que :
Le Fonds Monétaire International quant à lui, a invité le Congo à plus de prudence, encouragé les autorités à adopter des mesures adéquates afin de tenir les objectifs budgétaires de recettes non pétrolières et de dépenses, recommandé au Gouvernement de déployer les efforts pour améliorer la sélection, l’évaluation et le suivi des projets d’investissements ainsi que la budgétisation des coûts d’exploitation et d’entretien y afférents.
On est d’autant préoccupé que dans un article intitulé :
‘’ L’aide française au développement… du pillage ‘’, le Canard Enchainé fait des révélations stupéfiantes.
Ainsi, il relève par exemple qu’au Congo un forage d’eau coûte 75.000 euros l’unité soit près de 49.000.000 de francs CFA dans ce pays gorgé d’’eau, soit de cinq à sept fois plus cher, selon plusieurs ONG de développement que la réalisation d’un puits dans le sahel. Ce qui se passe de commentaires.
Il faut dénoncer cela avec force et exiger l’audit de la Délégation des Grands Travaux.
Beaucoup de choses ont été dites sur l’amélioration de l’organisation des élections lors des mascarades de concertations de Brazzaville, Ewo et Dolisie.
A chaque fois, les participants partenaires du Gouvernement y ont cru. A chaque fois c’était la désillusion.
Après Ewo, tout le monde a vécu les élections législatives de 2012. Elles ont été scandaleuses. Et il y a eu Dolisie. Jusqu’aujourd’hui, les conclusions et recommandations souffrent dans leur mise en application.
Tous les Congolais savent que le Recensement Administratif Spécial a été un fiasco.
S’agissant de la recommandation relative à l’indépendance de la Commission Nationale électorale, après maintes concertations entre le Parti au pouvoir et les partenaires du Gouvernement, le Ministre de l’Intérieur a introduit un projet de loi modifiant et complétant les dispositions de la loi n°9.2001 du 10 Décembre 2001.
Les réactions des partenaires du Gouvernement ne se sont pas faites attendre, car selon eux par le texte introduit, le Gouvernement refuse de faire aboutir les termes d’un processus électoral convenus consensuellement.
Ce que nous pouvons dire, c’est qu’une Commission électorale est véritablement indépendante lorsqu’elle a la maitrise du processus électoral depuis les opérations préélectorales jusqu’à la proclamation des résultats.
Il est bon de rappeler que l’une des recommandations prises par la Concertation de Dolisie concerne l’érection de la Commission Nationale des Elections en un organe permanent, indépendant, jouissant d’une autonomie administrative et financière.
Le projet de loi préparé et présenté par le Gouvernement ne correspond pas à cela car il ne touche pas les articles 15 et 16 qui disposent que la préparation des élections relève de la compétence du Ministère de l’Intérieur et que les actes préparatoires des élections sont exécutés par l’’administration, sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur.
Comme quoi, il y a un manque de volonté politique manifeste pour la mise en place d’une Commission électorale véritablement indépendante.
Ceci par un pouvoir qui a déclaré pendant longtemps qu’un démocrate sincère, ne pouvait avoir peur d’une Commission électorale Indépendante.
Nous exigeons l’annulation du Recensement Administratif Spécial et le retrait du projet de loi introduit par le Gouvernement sur la Commission Nationale d’Organisation des élections.
Notre attention a été retenue par l’aspect relatif à l’affectation d’une allocation d’urgence de 3.000.000 de francs CFA aux Chefs de famille sinistrées.
Selon les informations en notre possession près de 7.000 familles ayant-droits n’ont toujours pas touché ladite allocation et pour cause.
D’autant qu’en 2012, il y a eu un collectif budgétaire pour prendre en compte tous les aspects liés à cette catastrophe mais en plus en tenant compte des déclarations du Gouvernement selon lesquelles il y avait assez d’argent et que tout le monde serait payé.
L’on est d’autant plus préoccupé que l’opinion congolaise croit savoir qu’il y a des personnes qui n’en avaient pas droit mais qui ont pu la toucher.
Aussi, il n’est pas normal que le Conseil des Ministres ait pu déclarer que : ‘’ Cette mesure n’est plus susceptible d’être invoquée par qui que ce soit. ‘’
Nous dénonçons cette façon de faire qui n’est rien d’autre qu’une injustice et exigeons du Gouvernement des mesurées pour réparer cela et payer cette allocution nous disons bien à tous les véritables ayant-droits.
A plusieurs reprises l’on a cessé de dire que l’école est sérieusement malade et que malheureusement le Gouvernement n’apporte pas les solutions idoines et appropriées à cet épineux problème.
On est d’ailleurs très dubitatif sur les déclarations selon lesquelles le Congo sera émergent en 2025.
Comment peut-il l’être si l’on n’accorde pas une attention particulière aux problèmes de l’école.
Parmi les graves maux décriés, il y a celui du manque des enseignants. Les départements ministériels chargés des enseignements primaire, secondaire, technique et professionnel ont constaté au cours de l’année scolaire passée un déficit de 14.900 enseignants dont près de 14.000 pour des cycles primaire et secondaire.
L’on a vu les quotas de recrutements en 2014 avec 1684 éléments. On ne peut qu’être à la fois surpris et stupéfait surtout que pour le Ministère de l’enseignement primaire et secondaire le quota n’est que de 50.
Cela est d’autant plus préoccupant que l’on compte aujourd’hui près de 13.184 diplômés formés dans le domaine de l’enseignement.
Comment fait un pays comme Madagascar nettement plus peuplé et plus pauvre que le Congo pour recruter au même moment 10.000 enseignants.
Les conséquences sont extrêmement graves. Aussi, on a constaté une situation préoccupante à travers les résultats du Baccalauréat avec un taux d’échec de 70%.
Il y’a urgence à agir sur cette question. L’on ose espérer que ce Gouvernement y accordera une attention particulière.
Il est ahurissant de constater qu’au Sénégal et dans bien d’autres pays, des étudiants boursiers aient perdu une année universitaire au motif que leurs frais de scolarité n’étaient pas payés et qu’il fallait que les parents paient d’abord les frais de scolarité pour qu’ils soient remboursés après. Quel système ?
A-t-on l’assurance que toutes les familles congolaises puissent trouver 500.000 francs ou plus pour honorer ce genre d’engagement.
Cette vision est dépassée aujourd’hui et il est de bon aloi que le Gouvernement prenne des dispositions à temps pour payer ces frais et permettre à l’étudiant d’étudier en toute quiétude.
Par ailleurs, il faut décrier le système qui fasse que ce gouvernement attribue, alloue ou renouvelle les bourses aux mois d’avril, mai, même parfois juin, au moment où beaucoup de structures universitaires commencent à fermer leurs portes. C’est une vision d’échec qu’il faut immédiatement arrêter.
Il faut que les périodes d’attribution, de renouvellement de bourses correspondent avec la rentrée universitaire surtout à l’étranger.
On est surpris par les déclarations des dirigeants de notre pays selon lesquelles il y a la liberté de la presse.
Déjà, tout le monde sait que les médias d’Etat surtout la Télé-Congo sont devenus la propriété privée d’un Clan, vouée chaque jour à se lancer dans le culte de la personnalité. Ce qui est grave.
La part belle y est faite au pouvoir, aujourd’hui à ceux qui se prononcent pour le Changement de la Constitution.
Il n’y a pas acceptation du droit à la différence et comme pour suivre certainement l’exemple de Radio Mille Collines au Rwanda, on cultive l’intolérance.
Ceci dans un pays où il existe soit-disant un organe régulateur appelé Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, qui comme les autres Institutions, se trouvent aux ordres du pouvoir.
On a vu cet organe agir avec rapidité pour suspendre ou interdire certains journaux considérés comme hostiles au pouvoir.
Que fait cet organe lorsque le Journal le Troubadour publie un article intitulé : ‘’ le coup de force : la seule voie de survie pour l’opposition radicale.’’
De même que fait-il lorsque le journal Polélé-Polélé traite les opposants de mendiants, portant ainsi atteinte à l’honneur et à la dignité des compatriotes qui pour certains ont choisi de mener honnêtement un combat et de défendre leurs idées.
Comment comprendre le silence et le mutisme de cette structure lorsque dans le n°290 du 21 Juillet 2014, le journal le Patriote publie un article intitulé : ‘’ le plan Machiavélique de l’Opposition.’’
Dans cet article ce journal évoque les aspects extrêmement graves selon lesquels les membres de l’Opposition envisagent la liquidation de l’actuel Chef de l’Etat. Selon lui, pour atteindre cet objectif, tous les responsables de l’opposition radicale se sont retroussés les poches, des amis installés en Europe ont été mis à contribution.
Dans un pays sérieux, je dis bien sérieux, les services de la Police et la Justice devaient déjà se saisir d’un tel dossier.
Nous dénonçons le Comportement de ce journal qui pour nous ne traduit que l’idée de ce qui se trame dans certains milieux connus par ledit journal.
Nous demandons que les services de police et de la justice se saisissent de cette affaire et fassent la lumière là-dessus.
Quant au Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication nous lui rappelons que l’article 08 alinéa 1er de la Constitution du 20 Janvier 2002 stipule clairement que tous les Congolais sont égaux devant la loi.
Nous déplorons avec beaucoup de peine et de regret que cet organe soit partisan et l’invitons à se ressaisir et à accomplir sa mission non dans l’intérêt d’un homme ou d’un pouvoir mais dans l’intérêt de la Nation.
Beaucoup de choses sont préoccupantes sur ce terrain et il a intérêt à bien les prendre en main.
Il s’agit, à entendre tout le monde aujourd’hui, d’un Sommet historique auquel ont pris part près de 50 dirigeants africains et qui avait pour thème central : « Investir en Afrique pour la développer en pensant aux générations futures. Beaucoup de choses ont été dites. »
Il s’agit pour les Etats-Unis de :
Il est important de noter que l’Afrique a une image fortement négative généralement associée aux conflits, à la maladie, à la pauvreté, à la mal gouvernance, au manque de démocratie, au non-respect des droits de l’homme et autres.
Plusieurs problèmes y ont été abordés avec le fait que pour le Président Obama l’avenir des africains est entre les mains des africains. Il a octroyé 100 millions de dollars US pour la formation d’une force militaire d’intervention rapide sur le Continent et a promis de consolider l’Initiative Power Africa en octroyant 13 milliards de dollars US. Il a également annoncé 33 milliards de dollars d’engagements américains en Afrique.
Il faut féliciter le Président des Etats-Unis Barack Obama pour l’organisation et la tenue réussie de ce Sommet.
En ce qui concerne notre pays il faut que les dispositions soient prises à tous les niveaux pour que le Congo puisse tirer au maximum profit des conclusions de cette importante rencontre.
Pour cela à notre avis il faut que nous mettons tout en œuvre pour respecter les principes démocratiques, l’état de droit, les droits de l’homme, la liberté de la presse et autres et que nous améliorons le climat de nos affaires qui est préoccupant au regard de notre classement Doing Bussiness qui nous situe parmi les derniers de la planète.
Il faut dire que l’attention des africains et particulièrement des Congolais était tournée vers les Etats-Unis suite à la position que les dirigeants de ce pays avait annoncée sur cette question : Celle selon laquelle les dirigeants américains découragent les Chef d’Etats africains qui veulent changer leurs Constitutions pour demeurer au pouvoir.
Ce que nous retenons de ce problème c’est que :
C’est dans ce cadre que nous assistons à la mise en scène, au folklore, à la manipulation et à l’instrumentalisation organisés par les membres du Parti Congolais du Travail, membres du Gouvernement et autres pour faire des déclarations demandant à Dénis Sassou Nguésso de changer la Constitution pour continuer à demeurer Président. Ce que notre Constitution ne permet pas.
Au début, l’on a pris du plaisir à suivre ce genre de déclaration dans la Likouala, le Niari et la Bouenza.
On a vu avec quel engouement le Chef de l’Etat recevait tous ceux des Congolais qui se prononçaient pour le Changement. Par la suite, la vérité a commencé à être établie.
Les cadres natifs du Niari, résidant à Brazzaville ont apporté un cinglant démenti. Le dernier meeting de l’UPADS à Dolisie en est une parfaite illustration.
D’autres ont suivi comme ceux du district de Lékana et du département du Kouilou et autres qui ont dénoncé cette supercherie.
Le Parti au pouvoir ne s’est toujours dit-on pas prononcé et pourtant le Président Dénis Sassou Nguésso a dévoilé clairement sa position à Washington.
Il a énoncé qu’il est pour le Changement de la Constitution même s’il se gêne d’annoncer clairement que c’est pour qu’il reste au pouvoir. Le scénario monté fait apparaitre clairement qu’il va organiser cette demande par le peuple soit-disant mais il rentrera dans un conflit d’intérêt.
A cette occasion il a énoncé des élements fortement discutables comme :
Tous les Congolais savent que c’est faux et que tout cela est monté pour que Dénis Sassou Nguésso demeure au pouvoir.
On sent son embarras car la Constitution sur laquelle il a prêté serment est claire sur cette question.
Il se base sur les exemples allemand et luxembourgeois où selon lui, lorsque les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait peut-être lui en donner un quatrième. Il a également noté la longévité de Jean Claude Juncker à son poste de Premier Ministre.
Dans les deux cas, il faut relever qu’il parle des Chefs de Gouvernement et des Premiers Ministres.
En Allemagne, il y a un Président Fédéral qui est élu pour un mandat de cinq ans et qui est rééligible une fois. La Constitution allemande est de 1949. Elle a été adaptée à l’évolution des choses et n’a jamais été changée.
Madame Merkel est Chef de Gouvernement en tant que chef de la partie ou de la coalition des partis qui à la Majorité des sièges au Bundestag.
Jean Claude Juncker a été longtemps Premier Ministre. Dans le Gouvernement du Grand-duché du Luxembourg où il y a un Roi Grand-Duc qui nomme et révoque les membres du Gouvernement. Quant à la longévité au Gouvernement, elle ne peut pas surprendre Dénis Sassou Nguesso qui a des Ministres qui sont au Gouvernement depuis plus de vingt ans.
Doit-on comprendre que le Changement souhaité par Dénis Sassou Nguésso ne se justifie que par la recherche d’une position durable de Premier Ministre ou de Chef de Gouvernement ?
Pourquoi ne s’attarde-t-il pas sur le fait qu’en Allemagne il y a la limitation des mandats présidentiels.
Quant à l’efficacité du travail, il est à déplorer que Dénis Sassou Nguesso soit juge et partie et qu’il considère que son bilan est positif.
Le moins que l’on peut dire c’est que ces deux exemples sont malheureux.
Il est important de relever que dans les 2 modèles choisis, le Président a choisi de se comparer non aux Présidents de ces pays mais à leurs Premiers Ministres. Cette approche mérite une attention particulière.
Ce que l’on peut relever avec force c’est que Dénis Sassou Nguésso n’a cessé de violer la Constitution du 20 Janvier 2002 depuis son entrée en vigueur.
Bref, autant de questions qui mettent en lumière le scénario mis en place pour permettre à Denis Sassou Nguesso de demeurer au pouvoir.
A travers John Kerry, les dirigeants américains ont insisté sur le respect des mandats et souligné avec force que la démocratie était universelle. Ils ont fustigé le concept de la démocratie à l’africaine en relevant que les sociétés civiles fortes, le respect de la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme ne sont pas seulement des valeurs américaines. Ce sont des aspirations universelles.
Il est à noter, sur ce créneau qu’en Janvier 2013, le Président Boni YaYi, Président sortant de l’Union Africaine avait demandé à ses collègues de ne pas tripatouiller la Constitution de leur pays pour demeurer au pouvoir.
La Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Bonne Gouvernance interdit tout amendement ou révision de la Constitution portant atteinte à l’alternance démocratique.
Le Président Sénégalais Macky Sall a déclaré lors de ce sommet sur RFI qu’ils sont les Premiers à décourager les Changements de Constitution en Afrique.
Le discours des autorités américaines de dérangent pas les dirigeants sénégalais puisqu’ils le font tous les jours.
A l’évidence, le Sommet USA-Afrique a permis de mettre en évidence l’existence de deux camps présidentiels en Afrique :
Celui de la Jeune génération des Présidents africains qui sont très respectueux des principes démocratiques, de l’état de droit, de l’alternance démocratique, de la limitation des mandats et une génération d’hommes se disant forts, qui s’accrochent au pouvoir et ne veulent pas le quitter considérant qu’ils sont irremplaçables, indispensables alors que leurs bilans comme dans le cas du Congo ne sont pas brillants.
Quand on se réfère au Congo et à la pratique Constitutionnelle qui s’y déroule, on peut se demander s’il existe une Constitution que nos dirigeants actuels peuvent respecter.
Les Congolais savent ce qui s’est passé le 18 mars 1977. La Constitution n’a pas été respectée. Celle du 15 mars 1992 a été violée de façon permanente par les acteurs politiques qui pour certains ont créé des milices.
Quant à celle de 2002, les violations ont été flagrantes.
Il est préoccupant pendant que l’on prétend que ce débat se poursuit, de suivre sur RFI, le journaliste François Soudan annoncer qu’il y’aura un référendum, changement de la Constitution, qu’il n’y a pas d’opposition au Congo et que Dénis Sassou Nguésso sera candidat en 2016. Ce qui permet aux Congolais de dire que le scénario et les résultats sont connus d’avance avant même que le Parti au pouvoir et voire même le peuple auquel on se réfère, n’aient décidé. Le débat alors, pourquoi ?
Il s’agit en réalité d’un passage en force, d’un Coup d’Etat Constitutionnel. Le Message est clair : je suis arrivé au pouvoir par les armes et j’entends y rester. Je ne respecterai pas les lois et règlements de la République. Mais les Congolais qui ont beaucoup souffert, ont besoin de la Paix, de la véritable paix.
En Conclusion, nous dirons tout simplement que beaucoup de défis restent à relever. Pour l’heure, l’actualité nationale est dominée par le faux débat sur le Changement de la Constitution. A 734 Jours (disons deux ans) de la fin du deuxième, ultime et dernier mandat, les Congolais devraient se préoccuper de la tenue en 2016 d’une élection libre, démocratique et transparente, échéance dont le premier tour se tiendra le 10 Juillet 2016.
Fort est de constater que le Gouvernement ne prend les Choses au sérieux tant du point de vue de la maitrise du corps électoral, de la mise en place d’une Commission électorale véritablement indépendante que de l’élaboration d’un chronogramme qui permettrait que l’élection Présidentielle se déroule dans les délais Constitutionnels et sans la moindre précipitation.
Sur la Constitution, nous disons que le Président Dénis Sassou Nguésso s’est dévoilé et les choses sont claires. Il veut changer la Constitution pour demeurer au pouvoir alors que cette Constitution n’a jamais été ni appliquée ni respectée.
A ce propos, nous lui lançons un appel urgent pour qu’il déclare son patrimoine conformément à l’article 48 de notre loi fondamentale.
Pour le reste sur la Constitution nous réaffirmons notre position à savoir :
Je vous remercie pour votre aimable attention.
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«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons