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LE SAMEDI 2 AOUT 2014 SUR RFI LE DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO A LEVÉ LE VOILE SUR SA VOLONTÉ DE MODIFIER LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002

Auteur: Fernand OKOKO ATIPO

 

CONGO BRAZZLe gros mensonge du Dictateur Denis SASSOU NGUESSO sur RFI 

 

 

 
LE PEUPLE CONGOLAIS a été réveillé le samedi 02 Août dernier, dans la stupéfaction, par, par une fable politique nauséabonde diffusée sous forme d’interview par RFI. L’auteur inattendu de cette tragi-comédie n’était que Dénis SASSOU-NGUESSO déterminé à tordre le cou à la sacro-sainte Constitution qui limite ses mandats à deux non renouvelables à l’immédiat.

Le ton hésitant, chancelant, presque moribond, Dénis SASSOU NGUESSO est allé sur les traces noire de MOUDOUDOU, MABIALA, KOUMBA, MOUNGALA, ETEKA YEMET…qui sans succès, pardon sans convaincre, ne cachent pas leur diabolique et cynique hantise de créer au Congo une tradition de changement des Constitutions, donc une culture d’instabilité constitutionnelle chronique.

En clair, cette interview vise à exorciser sa propre peur et celle de son clan de se retrouver au pied du mur constitutionnel et intègre une stratégie d’agitation et de gesticulation inutiles et absurdes.

Dans cette interview le Président de la République du Congo a utilisé des mensonges et contre-vérités, certainement par ignorance pour justifier son changement souhaité de la Constitution du 20 janvier 2002. C’est regrettable pour un homme qui a prêté serment deux fois de suite, en 2002 et 2009, sur cette Constitution. Il s’était engagé à la respecter et la défendre et subitement à la fin de son 2e et dernier mandat, elle devient limitée! Qui et quand a fait l’évaluation de la mise en œoeuvre de notre Constitution ?

Bloqué par le fait qu’il ne peut plus se représenter aux élections présidentielles de 2016 par la même Constitution, il a décidé d’enfumer le peuple congolais et la communauté internationale.
Depuis quelques mois, il est entrain de mener un lobbying auprès des autres présidents africains, concernés par la limitation du nombre des mandats constitutionnels, afin que tous derrière lui, dans un élan syndical, s’opposent à la volonté des peuples respectifs et de la communauté internationale.

Notre dictateur national a vite fait d’oublier que le Congo est signataire de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui stipule en son préambule que les Etats parties sont :

Conscients des conditions historiques et culturelles de l’Afrique; Soucieux d’enraciner dans le continent une culture d’alternance politique…; Préoccupés par les changements anticonstitutionnels de gouvernement qui constituent l’une des causes essentielles d’insécurité, d’instabilité, de crise et même de violents affrontements en Afrique.

Les objectifs de cette Charte libellés dans l’article 2 au chapitre 2 demandent aux Etats de :

Promouvoir l’adhésion de chaque Etat partie aux valeurs et principes universels de la démocratie et le respect des droits de l’homme; Promouvoir et renforcer l’adhésion au principe de l’Etat de droit fondé sur le respect et la suprématie de la Constitution et de l’ordre constitutionnel dans l’organisation politique des Etats; Interdire, rejeter et condamner tout changement anticonstitutionnel de gouvernement dans tout Etat membre comme étant une menace grave à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement ;

L’article 5 dit que les Etats parties prennent les mesures appropriées afin d’assurer le respect de l’ordre constitutionnel;

Article 10 : Les Etats parties renforcent le principe de la suprématie de la Constitution dans leur organisation politique; Les Etats doivent s’assurer que le processus d’amendement ou de révision de leur Constitution repose sur un consensus national…;

Or en toute évidence, le débat sur la Constitution divise le pays et est porteur d’un mauvais germe conflictuel.

Le Chapitre VIII de cette charte, traitant « DES SANCTIONS EN CAS DE CHANGEMENT ANTICONSTITUTIONNEL DE GOUVERNEMENT » en son article 23 explique que : Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union, entre autre, au point 5, il est écrit :
Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteintes aux principes de l’alternance démocratique, est passible de sanction, donc prohibé.


Dans son livre « parler vrai pour l’Afrique », une sorte de compilation d’entretiens avec Edouard DOR, dédiée à sa fille Edith Lucie et au Père de la Nation arc-en-ciel, dont une préface, attribuée à Nelson MANDELA fût contesté par Madiba de son vivant, SASSOU dit en 2009 au préambule: « J’ai fait sans doute de bonnes choses, sans doute de moins bonnes – comme tout responsable politique, comme tout être humain. Comme tout être humain, je souhaiterais que l’on m’écoute, et comme tout responsable politique, je souhaiterais être compris. Seul le chemin de la vérité peut y conduire. J’en suis persuadé ».

En page 89 et à la question de savoir s’il y’a un renouvellement de la classe politique au Congo ? Est-ce que l’on assiste, par exemple à l’émergence de jeunes intéressés par la gestion de la cité ? SASSOU répond : « Oui, ils sont assez nombreux. Beaucoup de partis politiques sont créés par des jeunes. On sent cette poussée. De la part des femmes aussi.

Nous sommes d’ailleurs entrain de les aider à monter en puissance et à s’intéresser davantage aux affaires publiques…Le jeunes qui ont la volonté de se lancer dans la vie publique de créer des partis politiques, d’espérer demain participer à la direction du pays, sont de plus en plus nombreux…Je suis persuadé que le Congo ne manque pas de jeunes capables de prendre la relève ».

Le journaliste lui retourne la question comme pour tirer le vers du nez. Les plus âgés font-ils la place aux plus jeunes ? SASOU répond : « Sans doute.
Ceux de nos dirigeants politiques qui peuvent être considérés comme des anciens commencent à quitter la scène, qu’il s’agisse de KOLELAS, de YHOMBI, de LISSOUBA, et d’autres. Moi-même d’ailleurs, à 67 ans, je commence à envisager la sortie, parce que notre Constitution stipule que, à plus de 70 ans, on ne peut plus être candidats à la présidentielle. Mr DOR insiste : Cela veut dire que si vous êtes réélu en juillet 2009 ce sera votre dernier mandat ? SASSOU répond sans détours : « En tout cas, la
Constitution précise que le président ne peut effectuer plus de deux mandats».

Comment un Chef d’Etat peut-il être si inconséquent ? 5 ans à peine sont passés et il pense le contraire. Allez-y comprendre. Le vrai problème de SASSOU doit être solutionné par toute la classe politique. Donnons-lui l’immunité nécessaire pour qu’il puisse sortir par la grande porte. S’il a des garanties de ne pas aller à la CPI ou d’être poursuivis pour les BMA et autres ennuis judiciaires, il cédera. C’est le prix à payer et la seule proposition que OBAMA doit lui faire, comme il l’avait faite à la famille GBAGBO. Sinon le monsieur est fort capable d’appliquer la politique de la terre brûlée. Et cela coutera très chers à tous.

QUI DIT MIEUX ?

Concernant le changement de la Constitution du 20 janvier 2002, qu’il évoque, celle ci ne prévoit aucun mécanisme de son changement. Personne n’a l’initiative de son changement. Par contre l’article 86 de cette Constitution ne donne pas le droit au Président de changer la Constitution. Il lui confère le droit d’initier des Lois en application de la Constitution du 20 janvier 2002. C’est à dire des lois subséquentes.

Cet article stipule : « Le Président de la République peut, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’Etat tendant à autoriser la ratification d’un traité. Avant de soumettre le projet au référendum, le Président de la République recueille l’avis de la Cour constitutionnelle sur sa conformité à la Constitution. En cas de non conformité à la Constitution, il ne peut être procédé au référendum ».

Il est clair pour tous, même pour DSN que le Changement de la Constitution en utilisant cet article est forcé et relève d’une violence inouïe sur la Loi fondamentale. La Constitution de 2002 a été verrouillée à telle enseigne que pour le changer, il faut sortir du cadre constitutionnel, donc passer par un Acte Fondamental. Ce qui n’est possible qu’en cas de force majeur, de blocage des institutions républicaines. Or tout fonctionne bien.

Le Président DSN est devenu tellement impopulaire qu’il ne peut plus prendre des bains de foules sans une garde pléthorique sur armée. La volonté populaire dont il parle est le résultat de la tricherie par la manipulation du corps électorale, l’instrumentalisation des paysans, par l’organisation des meetings en salles des membres du PCT. Le RAS par exemple a été fait pour préparer la mascarade électorale.

Pour que la volonté populaire s’exprime librement, il faut que la CONEL soit véritablement indépendante et que la communauté internationale supervise tout le processus électoral. Le peuple ne peut s’exprimer librement dans l’intimidation quotidienne, les interpellations et arrestations arbitraires.
Le peuple congolais est apeuré. Le droit de manifester est subordonné aux autorisations et tracasseries administratives. Si SASSOU est si sûr de lui, il n’avait qu’à reprendre le RAS.

Concernant le cas de Mme Angela MERKEL qui aurait changé la Loi fondamentale de l’Allemagne pour se maintenir au pouvoir.

Le Président du Congo a tout faux, sur toute la ligne ; il vit comme dans une bulle, il prend ses causeries de salon pour des vérités, oubliant au passage que comparaison n’est pas raison et qu’aucun vice n’est beau, mais le plus laid de tous c’est le mensonge.
Le Président a menti, ou alors son Conseiller juridique lui a dressé une mauvaise fiche.

D’abord, il ne peut se comparer à Mme MERKEL qui n’est pas Présidente, mais Chancelière de l’allemagne, c-en d’autres termes le Premier ministre constitutionnel dans un régime parlementaire.

Donc, l’homologue de SASSOU c’est le Président fédéral de l’Allemagne qui lui est élu pour deux mandats ; l’article 54 de la loi fondamentale de l’Allemagne stipule : « Le Président fédéral est élu sans débat par l’Assemblée fédérale…La durée des fonctions du Président fédéral est de cinq ans. Une seule réélection immédiate est permise ».

Mme MERKEL est chancelière fédérale, son mandat n’est pas limité tant que son parti est vainqueur des élections. Le chapitre VI de la loi fondamentale de l’Allemagne dit en ses articles 62 et 63 ce qui suit : « Le gouvernement fédéral est composé du chancelier fédéral et des ministres fédéraux… Le chancelier fédéral est élu sans débat par le Bundestag sur proposition du Président.

Au sujet du Luxembourg, le dictateur congolais âgé de 71 ans commence à perdre la mémoire et s’est royalement trompé. Il ne sait pas que le Premier Ministre est le chef du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg qui est sous un régime parlementaire et le Premier ministre, chef de son parti est élu par le parlement autant de fois que le parti gagne les élections législatives. Le nombre de ses mandats n’est pas limité.

C’est pour cette raison que M Jean-Claude JUNCKER a été investi le 26 janvier 1995 à 41 ans Premier ministre et y est resté jusqu’au 4 décembre 2013 à 60 ans Et son parti a élu M Xavier BETTEL, âgé de 41 ans comme Premier Ministre pour le remplacer.

Il sied de rappeler que l’homologue de SASSOU est le Grand duc de Luxembourg, Duc de Nassau, il s’appelle Henri et est le Chef de l’Etat luxembourgeois, ses compétences politiques et institutionnelles sont régies par la Constitution du Luxembourg. En vertu de l’article 3 de cette constitution « la Couronne du Grand-Duché est héréditaire dans la famille Nassau ». M SASSOU rêve t-il de devenir Roi, Prince ou Duc du Congo ?

Que SASSOU regarde l’âge des MERKEL, JUNCKER, BETTEL, HOLLANDE, SARKOZY, OBAMA. D’ailleurs quand en 1979, SASOU est Président du Congo pour la toute première fois OBAMA avait 18 ans. Non. Décidemment le ridicule ne tue pas.


 
 
 
                          
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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