Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

CONGO BRAZZAVILLE : SASSOU AIME SES OPPOSANTS UNE FOIS MORTS

  

  

  

 

Auteur: Moussa Konaté et Aristide Koné - Afrique Education 

 

CONGO BRAZZAVILLE Denis SASSOU NGUESSO AIME SES OPPOSANTS UNE FOIS MORTS

 

 

 

 

 
Sassou fait du copier-coller à l’ex-président centrafricain François Bozizé. Ce dernier avait refusé d’envoyer Ange-Félix Patassé se faire soigner, en Occident, alors que ce dernier livrait une bataille certaine contre la mort. Dans un sursaut de « générosité », lorsque la maladie a bien rongé Ange-Félix Patassé, François Bozizé décide de faire partir son adversaire pour des soins au Cameroun, là où, même, Paul Biya ne daigne se faire consulter, par manque du minimum. Ainsi, par le cynisme de François Bozizé, Ange-Félix Patassé succombe, et toujours, par cynisme, il a droit à des funérailles nationales, de la part de son assassin !

Ce phénomène se reproduit, sous les tropiques, au vu et au su de tous, très près, de la Centrafrique, au Congo-Brazzaville, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis deux ans, le jeune Guy Mafimba, proche de l’ancien président de la République, Joachim Yhombi Opango, ne peut rejoindre, sa famille, en France. Par simple décision de Sassou. L’homme qui fait la pluie et le beau temps.

Ensuite, depuis un an, le très célèbre avocat, Me Jean-Martin Mbemba, ancien garde des Sceaux et actuel président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), ne peut pas honorer ses rendez-vous médicaux en France, et, au-delà, de sa personne, aller représenter son pays et son institution, à l’étranger, aux grands rendez-vous institutionnels.

Il y a, aussi, Mathias Dzon, ancien ministre des Finances et chef de file de l’opposition extra-parlementaire, qui ne peut rendre visite aux siens dans l’hexagone, depuis près d’un semestre. Il fut, subitement, interdit d’embarquer à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville, fin décembre 2013, sans motif aucun.

Me Maurice Massengo Tiasse, avocat et deuxième personnalité de la CNDH - et c’est connu de tous qu’il est bien souffrant en ce moment – se trouve, lui aussi, dans le même enfer, assigné, à résidence de fait.

Massengo Tiasse, qui est en soins, en France, depuis des mois, était allé, au Congo, en novembre dernier, spécialement, pour enterrer sa mère. Au terme de ce bref séjour, il lui a été signifié, à l’aéroport, au moment du retour, qu’il ne pouvait quitter le territoire congolais pour ... « raisons d’État » !.

De nombreux citoyens et citoyennes sont dans la même situation. Qui sait qu’il lui suffira, peut- être, de se rendre, à l’aéroport, pour se voir signifier l’interdiction de sortie du territoire ? Le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Mathurin Bayi, et le procureur général, Corneille Mounkala-Moukoko, en ont fait les frais, aussitôt, après le procès de Ntsourou, pour n’avoir pas obéi aux injonctions du pouvoir, tendant à prononcer une lourde condamnation au « pestiféré » colonel Ntsourou, désormais, « deuxième classe ».

Que vise Sassou, s’agissant de ces citoyens ?

Soumettre des citoyens, de son pays, à une telle torture morale et psychologique, dans l’espoir de les voir, un jour, mourir d’AVC ? Aucun être éclairé ne peut répondre, avec précision, à cette question angoissante.

On voit, partout, l’ombre étouffée d’un coup d’état qui serait, en vue, contre Sassou, selon l’entourage de ce dernier. On dit que certains se seraient livrés à un trafic d’armes, dans le but de « déstabiliser les institutions de la République », bien qu’aucune preuve de saisie, même d’une seule arme, ne soit apportée et ce, malgré, l’interpellation musclée et les perquisitions aux domiciles de certaines personnes, aujourd’hui, en détention à la Maison d’arrêt, de Brazzaville ou, hier encore, déportées dans le septentrion congolais, ou encore, décédées, à la suite des tortures policières, le tout, sans faire l’objet d’une procédure judiciaire, tant soit peu légale.

Dans d’autres cas, on insinue que tel dirigeant politique est, « nécessairement », impliqué dans tel autre « complot », en l’occurrence, celui attribué au colonel Ntsourou. Les accusés au procès sur l’affaire des explosions, du 4 mars 2012, ont fait état des tortures atroces, par eux, subies dans le seul but d’impliquer, tel ou tel dirigeant politique de l’opposition ou de l’ethnie téké ou lari, ou même, de la Likouala. On a, spécialement, visé Clément Mierassa, André Okombi Salissa, Mathias Dzon, pasteur Ntoumi, etc.

Rappelez-vous comment Sassou a tenté d’instrumentaliser, la justice, aux fins d’inculper le professeur, Charles Emile Bowao, alors ministre délégué à la Défense, dans l’Affaire du 4 mars. A travers lui, Sassou voulait atteindre les « Katangais ». Mal lui en a pris : Bowao n’est pas né de la dernière pluie. Pendant ce temps, les deux vrais chefs de l’armée, Sassou et son chef d’état major général, Mondjo Richard, n’étaient pas inquiétés.

L’inquiétude, sur la mort, programmée de certains des hommes suscités, ou qui sont, encore, dans l’ombre, est grandissante lorsque, de diverses sources, circulent des propos cyniques attribués au chef de l’État , lequel aurait dit à ceux qui tentent un rapprochement entre lui et eux : « Ne vous inquiétez pas, certains n’en ont plus pour un an, je vous donne six mois pour qu’on n’ en parle plus ; car ils ne tiendront pas, longtemps, sans possibilité, pour eux, d’aller aux soins, à l’étranger » ! D’où les assignations, à résidence, de fait, c’est-à-dire, sans aucun acte administratif ou judiciaire.

Comment peut-on développer, la nécrophilie, à ce point ? Etre jouissif devant le supposé faible état de santé de ceux qui furent vos administrés, même, vos collaborateurs ou alliés, relève d’un état mental inqualifiable. Pourtant, si on peut douter des propos sinistres attribués à Sassou, force est de voir la réalité, en face, et de reconnaître que l’homme peut se le permettre, car un léger retour sur des faits certains enlèvent le doute.

Lorsque la santé de l’ancien président Lissouba s’affaiblit, lourdement, c’est à ce moment et ce moment, seulement, que Sassou s’empresse d’amnistier son adversaire politique, ou, plus précisément, « son ennemi personnel ».

L’ancien maire de la ville de Brazzaville, et ancien premier ministre, Bernard Kolelas, ne retrouve, grâce, aux yeux de l’homme d’Oyo, que lorsque celui-là est atteint de maladie et prêt à mourir - d’ailleurs qui ne se rappelle de la satisfaction de Sassou Nguesso, à prendre, en charge, les frais funéraires de Kolelas ?

Suivant de loin les attitudes calculatrices et nécrophiles de l’actuel chef de l’Etat, Moungounga Nkombo Nguila, ancien membre du Comité central du PCT (Parti congolais du travail) et ancien ministre de Lissouba, et ennemi juré de Sassou, prévient, par voie testamentaire, que son corps n’ira pas, au Congo, tant que Denis Sassou Nguesso est à la tête de ce pays.

Déception alors de celui qui, déjà, faisait des pieds et des mains, auprès de la famille de l’ancien ministre des Finances de Lissouba, afin de lui organiser des funérailles nationales, dans la dynamique de sa « générosité » somme toute nécrophile... Mais le testament de Moungounga enlève, à Sassou, le bonheur et l’occasion d’enterrer l’homme qui l’a, longtemps, fait trembler.

Combien même hué et caillassé, à Pointe-Noire, par les populations, et, particulièrement, par les jeunes, lors des funérailles de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien numéro deux du PCT, alors que, lui, Sassou, en était le numéro un, le goût, la quête du populisme funéraire ne quittent pas Sassou.

Pour lire le texte intégral, cliquez sur les liens ci-dessous :


Sassou aime ses opposants une fois morts (fichier Word)

Sassou aime ses opposants une fois morts (fichier PDF)


 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article