Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

CONGO BRAZZAVILLE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : PAR MEDIAS INTERPOSÉS POUVOIR ET OPPOSITION ENGAGENT LE DEBAT

  

  

 

  Source : RFI

 

CONGO BRAZZAVILLECongo-Brazzaville: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

  

 

  Congo-Brazza: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

Mathias Dzon - Pdt de l'Alliance pour la République et la Démocratie (ARD)

 

«Le président Sassou, de par son âge et les deux mandats passés à la tête de l'Etat, est disqualifié pour 2016. Malheureusement, il a engagé une démarche pour un passage en force pour avoir un 3ème mandat, nous lui demandons de venir au dialogue pour lui permettre de sortir dans la paix.»

 

Au Congo-Brazzaville, au gouvernement et à l'Assemblée nationale, plusieurs voix s'élèvent en faveur d'une révision de la constitution. Est-ce le signe que le président Sassou Nguesso est tenté de briguer un troisième mandat en 2016, ce que la loi fondamentale lui interdit pour l'instant ?

De 1997 à 2002, Mathias Dzon a été ministre de l'Economie et des Finances. Aujourd'hui, il est dans l'opposition et préside l'ARD, l'Alliance pour la république et la démocratie. En ligne de Brazzaville, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Le collectif des partis de l’opposition affirme que plusieurs leaders politiques ont de plus en plus de mal à circuler. Est-ce que c’est votre cas ?

Mathias Dzon : Oui, c’est mon cas. Après l’arrestation de Marcel Ntsourou, le 16 décembre, le 18 je devais voyager, je devais me rendre à Paris pour passer les fêtes du Nouvel an et de fin d’année avec les enfants, comme je fais depuis 25 ans, et à l’aéroport on m’a signifié que je ne pouvais pas voyager.

Et depuis cette mésaventure est-ce que vous pouvez circuler plus facilement ou pas ?

Non. Je suis à Brazzaville. Je ne peux aller ni à l’intérieur du pays ni à l’extérieur. Je suis à Brazza.

 Source : RFI 

 

CONGO BRAZZAVILLBienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

  

 

  Le perroquet sort du boisseau oui

Bienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

  Bienvenue Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

 

«Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution  un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l'évolution de la société congolaise. Il n'est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle.»

 

Au Congo-Brazzaville, le président Sassou Nguesso va-t-il faire modifier la constitution afin de pouvoir se représenter en 2016 ? La question est sur toutes les lèvres. Bienvenu Okiemy est le ministre de la Communication et le porte-parole du gouvernement congolais.

En ligne de Brazzaville, il lève un coin du voile au micro de Christophe Boisbouvier.

RFI : Selon la Constitution le président Sassou-Nguesso n’a pas le droit de se représenter en 2016 au terme de son mandat. Est-ce qu’il va respecter les textes ?

Bienvenu Okiémy : Ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui aucune instance constitutionnelle habilitée à engager la révision de la Constitution ne s’est prononcée : ni le président de la République ni le Parlement ni même le gouvernement. Cela dit, le débat sur la Constitution ne doit pas être un tabou puisque la Constitution est un texte essentiel sur la vie de la nation et son devenir. Moi, je pense que plutôt que de voir en la Constitution un texte figé, il convient d’y voir un texte dynamique, un texte qui est adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle après quinze ans. Donc un texte juridique est appelé à s’adapter à l’évolution de la société. A titre d’exemple ; en France, la Constitution a été modifiée à vingt-quatre reprises. Aux Etats-Unis cette Constitution a été modifiée à quinze reprises.

A (RE)LIRE : Congo-Brazzaville: grand ménage au sein du parti au pouvoir

A Brazzaville plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une révision de la Constitution ; les voix des ministres Pierre Mabiala et Isidore Mvouba, celle du président de l’Assemblée Justin Koumba. Est-ce que ce sont des signes annonciateurs ?

Les propos tenus par ces personnes doivent être considérés comme leurs propres opinions. Ce sont les opinions de simples citoyens. Ce sont des initiatives populaires que l’on ne saurait bâillonner sur un sujet aussi important.

Mais le président de l’Assemblée ce n’est pas un simple citoyen. Souvent sur le continent, quand un chef d’Etat veut toucher à la Constitution pour rester au pouvoir il fait d’abord monter ses lieutenants en première ligne pour tâter le terrain. Est-ce que ce n’est pas le cas aujourd’hui ?

Ce n’est pas le cas. Justin Koumba s’est exprimé en son propre nom, à l’occasion du déplacement du président de la République dans le département dont il est originaire. Simplement, il a pris la parole au nom des notables de cette région.

La preuve que le président veut modifier la Constitution par référendum c’est qu’il a organisé un recensement bidon, dit l’opposant Mathias Dzon.

Mais le recensement administratif est le résultat de la concertation politique de Dolisie (en mars 2013, NDLR). Et ce qu’il faut savoir c’est que le recensement est un acte volontariste. Le gouvernement ne tient compte que des inscrits. Il appartenait aux partis politiques de la majorité, comme de l’opposition, de faire un travail, en sorte que leurs adhérents soient inscrits sur la liste électorale. Si Mathias Dzon n’a pas fait ce travail, la responsabilité est de quel côté ?

► A (RE)ECOUTER : Congo-Brazza: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

Alors Mathias Dzon vous met en garde. Si le président veut rester, le peuple s’y opposera. « Que peut-il faire pendant sept ans supplémentaires qu’il n’a pas fait depuis trente-deux ans ? », demande-t-il.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que la dévolution du pouvoir dans notre pays se fait par voie démocratique. Seul le peuple congolais peut imposer quelque chose. Et avoir des rengaines derrière n’honore pas notre pays. Et ce que je voudrais rajouter ; le Congo n’est pas une grande cour de récréation perpétuelle où s’exprimeraient continuellement quelques forces politiques rétrogrades et portées par la violence. Tel est le projet politique de Mathias Dzon.

Pour prévenir une grave crise à venir, Mathias Dzon vous propose un dialogue national. Que répondez-vous ?

Mais le Congo est un Etat de paix de toutes les institutions dans lesquelles se pratique au quotidien un dialogue thématique sur les perspectives de développement, sur la concorde sociale, sur les moyens de densifier le pacte républicain. Mais alors, de quel dialogue parle-t-on encore ? Seul le peuple congolais peut imposer quelque chose. Mathias Dzon n’a rien à imposer !

Donc on va vers une révision de la Constitution pour 2016 ?

Mais là-dessus, ce que je vous disais tout à l’heure ; la révision de la Constitution ne doit pas être un tabou ! Dès lors que le peuple souverain, le peuple congolais, voudrait la réviser, tous les voies et moyens sont là pour y aller.

Voulez-vous dire qu’on va vers un référendum pour la révision de la Constitution ?

Ce choix appartient au peuple congolais !

Oui, mais l’initiative du référendum, elle appartient au pouvoir. Donc est-ce qu’on va vers ce référendum ?

Mais le pouvoir est à l’écoute du peuple congolais. Dès lors que le peuple congolais voudrait modifier la Constitution, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte et éventuellement proposer cela.

Si référendum il y a, est-ce que cela se fera avant la fin de l’année ?

Avant de parler de référendum, il faut que le peuple congolais ait souhaité d’abord effectivement modifier la Constitution. Si telle était sa volonté, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte. Et à ce moment-là, les gouvernants devraient organiser les choses.

Autre dossier d’actualité ; celui de Marcel Ntsourou, l’ancien numéro 2 des services de renseignements. Deux ans après l’explosion de Mpila, il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Donc libéré. Mais trois mois plus tard, il a été à nouveau arrêté et condamné cette fois à cinq ans de prison ferme. Est-ce que ce n’est pas de l’acharnement ?

Il n’y a pas d’acharnement. Tout simplement parce que le juge congolais travaille en toute indépendance. Cette indépendance lui est garantie par la Constitution. Le procès des explosions du 4 mars a eu lieu. Les uns et les autres ont été défendus par leur conseil. Les décisions ont été rendues. La contestation des décisions de justice s’est faite. La cassation a eu lieu. Marcel Ntsourou a été condamné à la prison ferme. Je n’y vois pas d’intervention, je n’y vois pas d’acharnement. J’y vois simplement une simple application de la règle de droit.

A (RE)LIRE : Explosions de Mpila: prison ferme pour le colonel Ntsourou

Le pouvoir ne vient-il pas se débarrasser d’un adversaire politique ?

Mais Marcel Ntsourou est officier ! Il était officier des FAC, des Forces armées congolaises. Il n’avait pas de fonction politique. Et quand bien même il eût été un homme politique, mais au Congo on ne se débarrasse pas d’adversaires politiques. La bataille pour la revalorisation de la démocratie congolaise se fait en toute transparence.

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
Répondre
U
On comprend petit à petit les raisons qui ont motivé le despote du Congo Brazzaville de venir à Washington tôt avant le sommet Afrique -USA. Arrivé à Washington une semaine avant le sommet, le dictateur Denis Sassou-Nguesso, qui cherche à convaincre la classe politique et les citoyens américains et à corrompre la presse pour sa soif de mourir au pouvoir a été interviewé par Nicolas Champeaux . Le 1er août , Sassou Nguesso s'est fait invité par corruption au National Press Club (NPC)à Washington DC. Le dictateur Sassou Nguesso a dévoilé sur RFI, sa stratégie diabolique : Il compte encore se cacher derrière le peuple. Il compte organiser un pseudo référendum pour formaliser sa démarche de changer sa constitution afin de justifier sa place au pouvoir après 2016 et après plus de 30 ans de dictature. Au Cour de l’ interview, le despote compare l’incomparable en se comparant maladroitement à Angela Merkel, la chancelière de l’Allemagne. Il ignore pour cela, que » l’Allemagne est une démocratie parlementaire dont le chef du gouvernement « le chancelier » est le chef de la majorité parlementaire. La démocratie parlementaire dans son essence ne peut limiter les mandats exécutifs du chef de la majorité qui peut changer « comme l’écrit Marché total.(http://congo-liberty.com/?p=9744). Le gros analphabète Sassou Nguesso qui torture sa constitution et qui est revenu par un coup d’état sanglant au pouvoir, tout en se mettant sur le champ à se livrer aux massacres dans le sud de Brazzaville et dans le sud du pays et à la disparution des citoyens au Beach de Brazzaville, pour ne prendre que ces exemples, a osé une autre bétise pendant l’interview, en faisant une compaison avec l’ex Premier ministre de Luxembourg Jean-Claude Juncker, qui était resté 18 ans à son poste (1995 – 2013), qu’il a pourtant accepté de quitter, contrairement à lui, le despote du Congo. Le dictateur ignore encore que l’Allemagne et le Luxembourg sont des pays de droits humains, de la justice sociale et le du bien-être de leurs concitoyens, qui ne peuvent souffrir de comparaison avec le Congo.<br /> Pays de non droit où le dictateur règne en seigneur et pense qu’il faut changer une fois de plus la constitution pour arriver à un enfin à un sursaut humain et enfin oeuvrer dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie. Non Sassou Nguesso vous qui règnez par la terreur. Vous qui tiennez absolument jouir de la grande manne pétrolière du Congo pour vous tout seul avec votre famille et votre clique, vous pouvez pas vous comparer à ces démocrates qui ne pouront aucunement rester plus de 20 ans au pouvoir. Les ressources financières du Congo au lieu de servir au déloppement du Congo, au bien fondé de tout le peuple, ne sont là que pour Sassou Nguesso qui s’en sert sans partage et assouvir ses besoins multiples, ses folies immenses ainsi que ceux de sa famille et de sa clique depuis près de 17 ans qu’il est revenu par la force des armes au pouvoir. Les grandes messes de promotion et de soutien à Denis Sassou Nguesso, qui organisées çà et là à coup de centaines de millions et de milliards de francs CFA des caisses de l’état congolais en l'occurence à ce voyage à de plus d'une semaine avec une très forte délégation à Washington necessitent des dépenses énormes. Dépenses qui ne profitent pas du tout au peuple congolais de plus en plus marginé. Les congolais meurent plus en plus de maladies dues aux conditions de vie qui sont de plus en plus dures, au manque d’hygiène et par la malnutruction. Vivre au Congo pour un simple citoyen signifie, survivre, vivre dans l’humiliation dans un pays normalement &quot;un vrai paradis,béni des Dieux&quot;.Sassou Nguesso , assassin des présidents Ngouabi, Massamba-Débat et du cardinal Emile Biayenda puis auteur des guerres, génocides dont ceux de IKONGONO dans la Cuvette lors de la traque de Pierre Anga.des Disparus du Beach, veut à tout prix rester au pouvoir pour échapper à la CPI pour tant de malfaits, tant de tueries,génocides, détournements, vols, viols auxquels lui et son clan se livrent depuis des années. Sassou Nguesso, sa famille et sa clique sont visés par la juriprudence internationale pour les affaires des disparues de Beach, les biens mal acquis.Toutes les forces vives, intelligeances doivent se conjuguer sans faille pour mettre fin à la dictature familiale et clanique de Sassou Nguesso Sassou. Il faut dévoiler abondamment auprès de la presse du monde entier la vérité. Il faut sans cesse au gouvernement des USA. Aux instutions internationales. Il faut manifester au Congo, à Paris, à Washington, à Londres etc.
Répondre