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FRANCE ÉCOUTES TÉLÉPHONIQUES : MEDIAPART DÉVOILE LES EXTRAITS

  

 

 

 

  FRANCE Nicolas Sarkozy sur écoute : des extraits dévoilés par Mediapart  

   

  L'ancien président Nicolas Sarkozy.

 

 

 

Ces conversations prouveraient notamment que l'ancien président était bien en lien avec le magistrat Gilbert Azibert, qui l'aurait tenu informé des avancements des travaux dans l'affaire Bettencourt.

Alors que Le Monde a révélé le 7 mars dernier que l'ancien président avait été mis sur écoute par la justice dans le cadre d'une enquête pour «trafic d'influence», Mediapart révèle ce mardi le contenu d'une partie des conversations enregistrées sur la ligne secrète ouverte par Nicolas Sarkozy sous une fausse identité, celle de «Paul Bismuth».

Pour le site d'information, ces conversations attestent de la volonté de l'ancien président et de son avocat Thierry Herzog «d'entraver méthodiquement le cours de la justice» dans l'affaire des financements libyens de la campagne présidentielle de 2007 et celle de ses agendas présidentiels saisis dans le dossier Bettencourt. Des agendas pouvant nourrir diverses enquêtes le visant et que les juges ont finalement pu conserver.

Une taupe au sein de l'État?

Ces écoutes confirmeraient en tout cas que le magistrat Gilbert Azibert informait régulièrement l'ancien président de l'avancement de l'enquête liée à l'affaire Bettencourt, en échange d'un poste à Monaco. Dans ces échanges - au cours desquels les juges sont désignés comme les «bâtards de Bordeaux» par l'avocat -, le prénom de l'«ami Gilbert» intervient à plusieurs reprises. Le site Internet cite par exemple une écoute du mercredi 29 janvier, quand Herzog annonce à son client que «Gilbert» a déjeuné avec l'avocat général et se félicite du dévouement de son informateur: il a «bossé», dit-il à Nicolas Sarkozy.

Concernant l'affaire libyenne, les échanges évoquent un mystérieux «correspondant» pouvant désigner une taupe bien insérée dans les rouages de l'État. Le 1er février, en effet, Nicolas Sarkozy s'inquiète d'un projet de perquisition de ses bureaux. Il demande alors à son avocat «de prendre contact avec (leurs) amis pour qu'ils soient attentifs», ce à quoi Herzog répond: «Je vais (...) appeler mon correspondant ce matin (…), parce qu'ils sont obligés de passer par lui», retranscrit Mediapart.

Le site décrit en outre comment l'ancien président, se sachant écouté sur sa ligne officielle, a même demandé à son avocat le 1er février de l'appeler afin d'imiter une fausse discussion pour «donner l'impression d'avoir une conversation». Sans savoir qu'il était, à ce moment-là aussi, sur écoute.

 

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Lu pour vous :

Mediapart révèle, mardi 18 mars, une partie des conversations enregistrées par la justice sur le téléphone confidentiel de Nicolas Sarkozy, soupçonné de trafic d'influence dans plusieurs affaires.
Ces conversations, entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, confirment les informations révélées par Le Monde, le 7 mars. Tous deux étaient bien en lien avec Gilbert Azibert, haut magistrat à la Cour de cassation auprès de qui ils se tenaient informés de la procédure concernant les agendas de M. Sarkozy.
Ces agendas, saisis dans l'affaire Bettencourt, contiennent des éléments qui peuvent alimenter d'autres enquêtes visant l'ancien président de la République, notamment l'affaire des financements libyens et dont Nicolas Sarkozy veut faire interdire l'utilisation.
Pour cela, il a besoin que la Cour de cassation invalide les actes d'instruction de l'affaire Bettencourt qui l'utilisent. M. Azibert est alors chargé de rencontrer les magistrats chargés de trancher.

HERZOG ET CES « BÂTARDS » DE JUGES

Dans les échanges rapportés par Mediapart, M. Herzog rassure M. Sarkozy : les magistrats, d'après M. Azibert, sont selon lui favorables à l'annulation. Il a eu accès à des documents le confirmant. Si l'annulation est prononcée, toutes les mentions relatives aux agendas dans le dossier devront être supprimées. « Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux », lâche M. Herzog.
Le 5 février, M. Herzog rapporte un échange avec M. Azibert, qui vient de parler à l'un des conseillers de la Cour chargé de trancher pour « bien lui expliquer » la situation. Un service rendu à l'ancien président qui ne semble pas prévu sans contreparties.
D'après les retranscriptions, Nicolas Sarkozy « se dit prêt à aider [M. Azibert] » qui a déjà évoqué son souhait d'être nommé à un poste à Monaco. Il y brigue en effet un poste de conseiller d'Etat et espère un coup de pouce de M. Sarkozy.
La manœuvre est faite en vain. Le 11 mars, les magistrats décident finalement de valider l'intégralité de la procédure. Les agendas restent dans les mains de la justice.

« Les propos et les faits relatés sont absolument ahurissants et blessants pour la démocratie, si les faits sont avérés », a réagi mardi soir le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, après lecture de l'article de Mediapart. « Le style et les mots sont accablants. S'ils étaient avérés, on comprendrait mieux pourquoi l'UMP a déployé autant de rideaux de fumée et une telle violence contre l'institution judiciaire et des juges indépendants », a-t-il ajouté.

UN INDIC SUR LE DOSSIER LIBYEN

Les enregistrements révèlent également que Nicolas Sarkozy disposait probablement d'un informateur dans les rouages de l'Etat, capable de le tenir au courant de l'enquête sur les financements libyens. Le 1er février, M. Sarkozy a été mis au courant de possibles perquisitions de son bureau à ce sujet. Il demande à M. Herzog de « prendre contact avec [leurs] amis pour qu'ils soient attentifs ». M. Herzog opine et dit qu'il va « appeler [son] correspondant [...] parce qu'ils sont obligés de passer par lui ».
Les documents révèlent également comment, ne se sachant pas écoutés sur un téléphone confidentiel, souscrit sous un faux nom, mais sachant qu'ils l'étaient sur une ligne officielle, MM. Sarkozy et Herzog ont tenté de tromper la vigilance des enquêteurs en montant de fausses discussions.
« L'ancien chef de l'Etat français demande à son avocat de l'appeler sur sa ligne officielle pour “qu'on ait l'impression d'avoir une conversation” » écrit Mediapart. Des coulisses auxquels les enquêteurs ont également eu accès.

Par Le Monde

Comme vous pourrez le constater, en France nul n’est au dessus de la Loi.

Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple Brazzaville.

 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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