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LES DESSOUS DU RETOUR AU CONGO DE L'ANCIEN MINISTRE DE PASCAL LISSOUBA** Lambert NGALIBALI**

  

  

  

  

 

LES VRAIES RAISON DU RETOUR DE Lambert NGALIBALI

 

 

Lambert NGALIBALI * Christian VABÉ * Emmanuel NGOUELONDELE MONGO

Encore un de plus à la
photo La Mangeoire
 
Denis Sassou Nguesso n’a plus sommeil. Plus la fin de son dernier mandat s’approche, plus l’inquiétude grandit. Réussira-t-il à modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir ? Auquel cas, réussira-t-il à imposer son fils Christel Sassou Nguesso à la tête du pays ? Ces questions troublent ses nuits, qu’il doit sans doute en vouloir à son piètre avocat d’oncle, Aimé Emmanuel Yoka, incapable de se rendre compte que la constitution dont il a dirigé les travaux d’élaboration en 2001, renfermait des pièges qui se refermeraient un jour sur son neveu.

Les propos prononcés par le colonel Marcel Ntsourou à son anniversaire le 3 mars 2012, l’entêtement d’André Okombi Salissa de ne pas dissoudre son association politique, le CADD-MJ, la vive opposition de Mathias Dzon et de Clément Mierassa au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, sont perçus dans les milieux mbochis comme un complot téké visant à leur arracher le pouvoir en 2016.

Dans les laboratoires du pouvoir, on rivalise d’idées et de plans. Le puzzle commence par la mise en cause de Mathias Dzon, Clément Miérassa et Marcel Ntsourou dans la préparation d’un coup d’état en 2011. Les généraux Jean François Ndenguet et Jean Dominique Okemba sont chargés de mettre au point le stratagème devant conduire à leur inculpation et leur arrestation. Ainsi, des jeunes gens présentés comme des ninjas, sont arrêtés dans le village Imbimi sur la route du nord. On les accuse d’être en relation avec le colonel Ntsourou. Trois jours durant, des bruits assourdissants d’avions de guerre – deux vieux mirages achetés en Afrique du Sud et stationnées sur l’aéroport militaire d’Olombo – troublent la quiétude des habitants de Brazzaville qui découvrent, soudainement la puissance de feu de leur armée. Convaincu qu’un complot se tramait contre lui par ces deux généraux, le colonel Ntsourou dut se résoudre à tenir une conférence de presse à son domicile pour mettre à nu les manœuvres sordides de ces deux officiers.

Vint la catastrophe du 4 mars 2012, l’occasion tant rêvée pour embastiller l’encombrant colonel Marcel Ntsourou. Présenté par le pouvoir mbochi comme étant l’instigateur de l’inflammation du dépôt d’armes de Mpila, il est arrêté et détenu depuis une année à la maison d’arrêt de Brazzaville, attendant un hypothétique procès que le pouvoir avait pourtant promis pour le mois d’avril qui vient de s’écouler. En vérité, il ne faut pas se leurrer. Le pouvoir mbochi de Denis Sassou Nguesso cherche à se donner le temps et les moyens de préparer la liquidation physique de cet officier téké qu’il juge trop dangereux pour son pouvoir. Qui connaît les composants de la peinture badigeonnée sur les murs de sa cellule ?

André Okombi Salissa est l’un des tékés qui trouble les nuits de l’homme du 5 février 1979. Depuis que l’enfant terrible du CADD-MJ, a refusé de dissoudre son association politique comme le lui exige Pierre Ngolo, il s’est attiré les foudres du pouvoir mbochi de Denis Sassou Nguesso qui, craignant pour sa popularité et ses capacités de mobilisation à travers l’ensemble du pays, ne baisse plus d’ardeur dans la recherche des voies et moyens pour affaiblir, sinon, tuer politiquement André Okombi Salissa.

Dans ses laboratoires d’Oyo, Denis Sassou Nguesso affine ses plans. En plus des menaces d’exclusion du PCT qu’il ne cesse de proférer à « Tout bouge », via Pierre Ngolo, ses relais ethniques au niveau de l’appareil d’Etat sont mobilisés pour atteindre le but. Au niveau de l’appareil judiciaire, n’ayant pas réussi à l’inculper dans l’affaire des explosions du 4 mars 2012, le juge d’instruction Oko-Ngakala se vante d’avoir rassemblé des dossiers qui pourraient conduire Okombi Salissa en prison, si jamais ce dernier persiste dans son entêtement à vouloir détrôner les mbochis du pouvoir en 2016.

Denis Sassou Nguesso a plus d’une carte dans sa gibecière. En attendant de mettre en mouvement sa justice pour étouffer les ambitions du coordonnateur du CADD-MJ, il a choisi de jouer la carte de Lambert Galibali. Avec Florent Ntsiba, son complice de tous les temps, ils viennent de réussir à mettre fin à l’exil de l’ancien ministre de Pascal Lissouba. Les derniers détails de ce deal ont été arrangés lors du récent voyage de Denis Sassou Nguesso à Paris. Fatigué et ruiné par plus de 15 ans d’exil, Lambert Galibali, qui n’a cessé d’accuser Florent Ntsiba d’avoir détruit toutes ses habitations pendant la guerre du 5 juin, est de retour au pays. Fauché comme un ras d’église, l’homme commençait par mendier dans les rues de Paris.

Denis Sassou Nguesso s’est engagé à reconstruire les habitations de son nouvel allié, dont le retour rentre dans le cadre de la stratégie mise en place pour anéantir André Okombi Salissa. D’ici là, Pierre Ngolo va prononcer l’exclusion de « Tout bouge » du Parti congolais du travail. Cette exclusion vaudra à Okombi Salissa, la perte de son mandat de député du PCT dans le district de Lékana. Ce qui reviendra à organiser de nouvelles élections pour pourvoir le siège. Ainsi Lambert Galibali s’y présentera avec la bénédiction et le soutien total du pouvoir qui rêve de faire taire l’enfant prodige de Lékana.

Diviser pour mieux régner, tel est le verset biblique qui a toujours sous-tendu l’action du bâtisseur infatigable, maître dans l’art de la manipulation et du complot permanent. Le combat qui va opposer les deux fils de Lékana risque de faire des dégâts, car, on ne voit pas comment les partisans d’André Okombi Salissa, très populaire dans le district, supporteront-ils les manœuvres du pouvoir de Mpila, pour faire élire Lambert Galibali. Une chaude empoignade en perspective qui risque d’enflammer le plateau koukouya, au grand plaisir de l’homme du 5 février 1979 et surtout de Florent Ntsiba, qui rêve de se venger de sa défaite électorale de 2002. Il a été exhibé à la population de Djambala hier dimanche 05 mai au cours la cérémonie de lancement des travaux de la municipalisation des plateaux, soigneusement orchestrée par le folklorique Florent Ntsiba.

Nito Alvès
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

 

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