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OU VA L'ARGENT DU CONTRIBUABLE CONGOLAIS ? LA RÉPONSE DU Ministre DES AFFAIRES ETRANGERES Basile IKOUBE
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Pendant les congolais du nord au sud se serrent la ceinture, les gros bonnets du chemin d'avenir se sucrent sur le dos du contribuable congolais.
Tenez, le Ministre des affaires étrangères et de la coopération, Monsieur Basile Ikouébé, vient d'acquerir un bateau, un Bayliner 702 Cuddy neuf, au frais du contribuable congolais.
Dans ce pays où règne une situation d'impunité généralisée dans les milieux dominants, Monsieur Basile Ikouébé, ne se gène pas, comme la majorité de ses collègues (qui se ressemble s'assemble) de faire les poches aux congolais afin de satisfaire ses petits plaisirs.
La main dans le sac
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Ci-dessous la facture:
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"Toutes ces ressources détournées, c'est un crime"
Michel Camdessus, Jeune Afrique, 10 mai 2013
A l'occasion de la publication du rapport de l'Africa Progress Panel sur la gestion des ressources naturelles en Afrique, Michel Camdessus pousse un cri d'alarme en faveur de la transparence et de la lutte contre l'évasion fiscale.
L’Africa Progress Panel, un groupe de dix personnalités éminentes issues des secteurs privé et public, publie aujourd’hui l’édition 2013 du Rapport sur les progrès en Afrique. Consacré à la gestion des ressources naturelles et baptisé “Equité et industries extractives - Pour une gestion au service de tous”, cette longue étude souligne que, bien que les ressources naturelles aient aidé à alimenter une décennie de croissance économique rapide, la plupart des Africains n’en ont encore retiré aucun bénéfice. L’Africa Progress Panel estime « que l’Afrique peut mieux gérer ses vastes richesses en ressources naturelles pour améliorer la vie de ses populations, en définissant des agendas nationaux ambitieux en faveur du renforcement de la transparence et de la responsabilité ». Entretien avec l’un des membres de ce panel, l’économiste français et ancien directeur général du Fonds monétaire international, Michel Camdessus.
Propos recueillis par Frédéric Maury
Jeune Afrique : Le premier point que souligne votre rapport, c’est que, malgré une croissance économique forte depuis dix ans, les progrès en matière de réduction de la pauvreté restent très faibles. C’est un constat qui tranche avec l’euphorie actuelle autour des économies africaines.
Michel Camdessus : Vous touchez à l’essentiel. Il est vrai que l’Afrique va mieux, qu’elle est sortie de la crise plus vite que les pays occidentaux. Le boom des matières premières a beaucoup aidé et c’est une bonne chose. Mais tout cela devrait être beaucoup mieux et ces meilleurs taux de croissance ne sont pas traduits par une réduction significative de la pauvreté. Très peu de l’enrichissement qu’a connu l’Afrique cette dernière décennie est arrivé aux plus pauvres. Or, le boom des matières premières va durer en raison de leur rareté par rapport à une demande croissante. Et, en même temps, l’Afrique fait face à un boom démographique qui va faire passer le nombre de ses habitants de 700 millions au tournant de ce millénaire à 2 milliards en 2050. Il faut mieux gérer les ressources, mieux les affecter car le problème majeur de l’Afrique, ce sont les inégalités de revenus.
Le problème majeur de l’Afrique, ce sont les inégalités de revenus.
Quelles sont les raisons de cet échec en matière de réduction de la pauvreté ? Le modèle colonial s’est poursuivi avec l’absence de toute transparence, en faveur des dirigeants et de leurs clans. Beaucoup de pays en Afrique s’engagent aujourd’hui dans une nouvelle voie en la matière, avec une meilleure gestion budgétaire depuis une décennie mais il faut continuer à renforcer la gouvernance en matière économique. Il faut introduire de la transparence où il y a de l’opacité, de la rigueur où il y a de l’évasion fiscale.
A ce sujet, vous soulignez le rôle des sociétés offshore dans la corruption et le détournement des richesses nationales. Pourquoi, selon vous, les multinationales ont-elles recours à des places financières comme les Iles Caymans, les Iles Vierges britanniques ? Tout simplement parce qu’elles veulent payer moins d’impôts et accroître leurs revenus. Tout ce qu’elles peuvent faire dans l’opacité les arrange à court terme. A long terme, en revanche, elles savent désormais que cela peut se retourner contre elles notamment lorsque ces paradis fiscaux opaques permettent à des concurrents malhonnêtes de remporter des marchés dans des conditions litigieuses. J’attire ainsi l’attention de vos lecteurs sur la partie de notre rapport concernant la RD Congo. Nous y avons analysé 5 transactions commerciales dans les mines, qui selon nos calculs ont fait perdre 1,36 milliards de dollars au pays. C’est plus du double du budget de l’éducation dans un pays où sept millions de jeunes ne sont pas scolarisés. Toutes ces ressources détournées, c’est un crime.
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons