Par LA VOIX DU PEUPLE
Une semaine après la fuite du dirigeant tunisien, ses proches, ses biens et son ancien parti sont la cible de la colère populaire
Ben ALI C'est fini
La Tunisie n’en a pas fini avec Ben Ali.
Elle traque désormais ses proches et ses anciens alliés politiques.
En effet, alors que l’étau se resserre autour de son ancien parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), trente-trois membres de la famille du président déchu, soupçonnés de «crimes contre la Tunisie», ont été arrêtés ces derniers jours, a indiqué hier la télévision nationale.
Depuis la fuite du président en Arabie Saoudite, il y a tout juste une semaine, la purge contre ses proches déchaîne les foules. Hôtels pillés, voitures de luxe incendiées : tout ce qui porte le sceau «Ben Ali» est une cible. Hier, la télévision officielle, longtemps sous la coupe du président, se plaisait à diffuser des images des très nombreux bijoux, cartes bancaires et même stylos-revolvers saisis lors des arrestations.
Toute l’économie concernée
Les clans du président et de Leïla Trabelsi sont accusés de s’être accaparé les richesses du pays, usant d’alliances, de corruption, de menaces. «La moitié du monde des affaires en Tunisie peut se prévaloir d’une connexion avec Ben Ali par le mariage et bon nombre de ces relations auraient grandement profité de cette parenté», écrivait en juin 2008 l’ambassade américaine à Tunis, dan un câble révélé par WikiLeaks. Grandes surfaces, immobilier, banques, téléphonie, médias… les frères, sœurs, beaux frères et neveux contrôlent tout. «Ils ont utilisé leur proximité avec le président pour ponctionner les ressources en jouant le rôle d’intermédiaires ; ils étaient dans un rôle de prédation», explique Béatrice Hibou, auteur de La force de l’obéissance, économie politique de la répression en Tunisie (La Découverte, 2006).
La fortune de Ben Ali, estimée à cinq milliards de dollars selon le magazine américain Forbes, dépasse les frontières tunisiennes. Les pays européens ont d’ailleurs décidé hier le principe d’un gel des avoirs du président et de ses proches. Rien qu’en France, l’ONG Sherpa évoque notamment «une propriété dans Paris évaluée à 37 millions d’euros» ; Europe 1 cite un chalet à Courchevel ou un haras de 19 chevaux de course appartenant à un gendre de Ben Ali.
Au Congo Brazzaville, les faits sont similaires les NGUESSO règnent en maître sur l' économie du pays. Toutes les conditions objectives et subjectives sont réunies, il ne reste plus qu'au peuple congolais d'écrire une nouvelle page de l'histoire.
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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