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LE MONDE ARABE EN EBULLITION, LA REVOLUTION DU JASMIN FAIT LES VAGUES

                                                                                                   

TUNISIE REMANIEMENT A LA TÊTE DE LA TUNISIE

   

 

    

           Le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, le 17 janvier 2011 à Tunis               

                          

                    Le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi

  

Seul le Premier ministre sortant a conservé son poste. Mohamed Ghannouchi a annoncé hier soir la formation d’un nouveau gouvernement tunisien de transition dans lequel les principaux caciques de l’ancien régime Ben Ali ont été écartés des postes clés. Auparavant, le ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjane, avait annoncé lui-même sa démission dans «l’intérêt de la Tunisie». Au final, les ministres de l’Intérieur, des Finances, tous aux responsabilités sous l’ancien régime, ont aussi dû se résoudre à quitter le pouvoir sous la pression de la rue.

 

Un soutien modéré de l’UGTT

Reste à savoir si ce geste du gouvernement de transition sera bien reçu par les milliers de manifestants qui défilaient encore hier à Tunis et Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la révolution, pour réclamer le départ de tous les anciens ministres de Ben Ali. Or, Mohamed Ghannouchi, qui garde les rênes du gouvernement, a été le Premier ministre de Ben Ali pendant près de onze ans.

Jusqu’ici intransigeante, la puissante Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) semblait encline hier à faire un compromis, tout en refusant de participer à la nouvelle équipe gouvernementale.

«On ne soutient pas Ghannouchi mais on l’a accepté pour la stabilité du pays», a indiqué un dirigeant syndical sous couvert d’anonymat. Dans la rue, en revanche, des manifestants réclamaient encore et toujours la démission du chef du gouvernement

 

EGYPTE : UNE MOBILISATION DE GRANDE AMPLEUR PRÉVU CE VENDREDI 28 Janvier 2011

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           Des manifestants dispersés par la police à Suez (Egypte), le 27 janvier 2011               

                 Des manifestants dispersés par la police à Suez (Egypte), le 27 janvier 2011

  

 

Les manifestants égyptiens, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak, promettent une mobilisation de grande ampleur ce vendredi, jour des grandes prières hebdomadaires, à laquelle devrait participer l'opposant et prix Nobel de la paix Mohamed El Baradeï.

S'inspirant de la «Révolution de jasmin» tunisienne qui a conduit à la fuite du président Ben Ali le 14 janvier 2011, les Egyptiens descendent quotidiennement dans la rue depuis mardi dans le cadre d'une contestation sans précédent contre le régime de Moubarak.

Plusieurs membres des Frères musulmans arrêtés

Arrivé en Egypte jeudi 27 Janvier 2011, l'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed El Baradeï, a déclaré que le moment était venu pour Hosni Moubarak de se retirer après quasiment 30 années au pouvoir. Selon la chaîne de télévision Al Arabia, il s'est même proposé d'assurer l'intérim à la tête du pays si la rue le lui demandait.

A quelques heures des nouvelles manifestations, les autorités égyptiennes ont procédé à l'arrestation de plusieurs membres du mouvement des Frères musulmans, dont au moins huit figures du mouvement fondamentaliste dans la nuit de jeudi à vendredi. «La raison (de leur interpellation) est évidente: c'est lié à ce qui doit se passer ce vendredi», a déclaré leur avocat Abdel Moniem Adbel Maksoud.

Déjà des heurts à Suez

Une source proche des services de sécurité a confirmé que les autorités avaient donné l'ordre de réprimer le mouvement politique, interdit mais toléré, pendant la nuit. Les Frères musulmans ne sont pas à l'origine des manifestations réclamant le départ du président Hosni Moubarak mais ses partisans devraient rejoindre en nombre le mouvement ce vendredi 28 Janvier 2011.

A Suez, qui a été le théâtre des manifestations les plus violentes, la police a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui leur lançaient des pierres aux premières heures de vendredi. Les forces de sécurité ont abattu un manifestant bédouin jeudi dans une ville du Sinaï, portant à cinq le nombre de personnes tuées dans le cadre du mouvement de contestation.

   

YÉMEN : LARGES MANIFESTATIONS AU  YÉMEN POUR EXIGER LE DÉPART DU PRÉSIDENT SALEH

     

    

                          

                 

 

  

Des dizaines de milliers de personnes manifestaient de nouveau jeudi dans les rues de la capitale yéménite Sana'a pour réclamer le départ du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le nombre de manifestants était en hausse par rapport à un précédent défilé organisé samedi et inspiré par le mouvement de contestation qui a conduit à la fuite de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie. Des manifestations réprimées par le pouvoir ont également eu lieu ces derniers jours en Egypte contre le régime de Hosni Moubarak.

Jeudi, les manifestants ont bloqué la circulation dans divers endroits de Sana'a, scandant des slogans contre le président Ali Abdullah Saleh. "Nous n'accepterons rien d'autre que le départ du président", a déclaré le parlementaire indépendant Ahmed Hashid.

L'opposition a appelé à de nouvelles manifestations vendredi. "Nous ne serons heureux que lorsque nous entendrons les mots 'je vous ai compris' dans la bouche du président", a expliqué Ahmed Hashid, en référence à la déclaration de Zine El Abidine Ben Ali prononcée la veille seulement de sa fuite.

L'opposition accuse notamment le président Saleh de vouloir installer son fils comme successeur. Pour tenter de calmer la situation, le président a décidé d'augmenter les salaires des militaires, sans parvenir à convaincre la rue.

Ces manifestations représentent une nouvelle menace pour la stabilité du Yémen, où la présence d'Al-Qaïda,  une rébellion au nord et un mouvement sécessionniste au sud inquiètent déjà les pays occidentaux.

 

    Jusqu'où iront les vagues de la révolution du JASMIN . Après le magrehb,  les vagues franchiront - elles, les frontières au sud du sahara? Les dictateurs de la françafrique ont des soucis à se faire.

CAIRE, Mohamed EL DJAFAR pour la Voix du Peuple

     

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

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