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LIBERATION DE L'ENCLAVE DE CABINDA: FLEC
LE FRONT DE LIBERATION DE L'ENCLAVE DE CABINDA: FLEC
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E FRONT DE N DE L'ENCLAVE D N
Le FLEC a été officiellement créé à Pointe-Noire au Congo Brazzaville lors du congrès qui s’est tenue du 2 au 4
Août 1963. Pour l’efficacité de leurs actions politiques et diplomatiques, les trois mouvements existant à l’époque, le Mouvement de Libération de l’Enclave du Cabinda (MLEC) de
Luis Ranque Franque, le Comité d’Action et d’Union Nationale du Cabinda (CAUNC) de Nzita
Henriques Tiago et l’Alliance du Mayombe (ALLIAMA) de António Sozinho ont
décidé de fusionner en fondant le Front de Libération de l’Enclave de Cabinda FLEC en sigle.
Ce congrès avait regroupé des délégués venus du Cabinda, du Congo Kinshasa et du Congo Brazzaville. Le Président Congolais de l’époque, l’abbé Youlou Fulbert avait mis à leur disposition le grand
lycée de Pointe-Noire et des moyens de transport pour l’acheminement des délégués de Brazzaville à Pointe-Noire.
Monsieur Luis Ranque Franque en était élu Président, Monsieur
Nzita Henriques Tiago, Vice-président et Monsieur Antonio Sozinho, Secrétaire Général.
Entre 1964 et 1973, le FLEC mène un combat pacifique et une diplomatie de petits pas qui restera improductifs. Par conséquent en 1974, un débat s’est alors ouvert au sein de la Direction
politique du FLEC sur la nécessité de former une jeunesse combattante cabindaise et de l’équiper militairement pour faire face à l’invasion éventuelle et imminente des forces angolaises du
MPLA(mouvement d’obédience marxiste léniniste) , stationnées à l’époque au Congo Brazzaville dont le Président était le Commandant Marien Ngouabi, lui aussi d’obédience marxiste léniniste.
De ce débat, il s’est dégagé deux camps pas forcément complémentaires, mais plutôt tendanciels.
Le 30 juin 1974, Nzita Henriques Tiago, sorti de la prison de São Nicolau en Angola où il a été enfermé par la PIDE, a ouvert un Bureau du FLEC à Tchiowa,
capitale du Cabinda, avec l’autorisation de Thermundu
Barata., Gouverneur et Représentant de la Couronne Portugaise au
Cabinda.
Son Excellence Monsieur Nzita Henriques Tiago, actuel Président du FLEC est le seul leader historique et charismatique qui symbolise effectivement la lutte du peuple cabindais pour son autodétermination et son indépendance notamment par la constance de ses convictions et surtout par son sens de sacrifice illustré par son très long séjour de douze ans dans le maquis du FLEC dans le Territoire du Cabinda à partir de 1977.
L' OR NOIR DU CABINDA PRINCIPAL ENJEU DU CONFLIT
L'enclave du Cabinda, province angolaise de 7 280 km2 située entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo (RDC), est parfois surnommée le « Koweït de l'Afrique ». Le Cabinda produit officiellement plus de la moitié des quelque 1,9 million de barils-jour du pétrole angolais, un privilège qui a toujours fait son malheur.
En 1975, quand le gouvernement portugais issu de la révolution des Œillets décide d'accorder leur liberté à ses colonies africaines, les Cabindais espèrent une indépendance séparée. Territoire colonial administré par les Portugais, tout comme l'Angola, l'ancien royaume de Loango possède son propre mouvement de lutte, le Front de libération de l'enclave du Cabinda (Flec). Mais ce dernier n'est pas invité aux négociations de transition. Le Portugal ne discute qu'avec les trois principaux mouvements angolais - MPLA, FNLA et Unita - et considère que le Cabinda doit devenir une province angolaise. Le Flec réagit en instaurant un gouvernement provisoire et proclame son indépendance, ignorée par l'Organisation de l'Unité africaine (OUA).
En novembre 1975, c'est le coup de force. Aussitôt après la déclaration d'indépendance angolaise, les troupes du MPLA, qui a pris le dessus, envahissent le Cabinda, renversent le gouvernement provisoire et font du petit territoire une province angolaise. Des troupes cubaines viennent renforcer la protection des installations pétrolières. Et qu'importe si l'or noir cabindais est exploité par une compagnie américaine, l'avidité est plus forte que l'idéologie. Commence alors une guerre de basse intensité, compliquée par l'enjeu pétrolier. Des puissances régionales et internationales soutiennent le séparatisme cabindais, dans le cadre de la lutte contre le gouvernement prosoviétique angolais, et surtout du combat pour le contrôle de ses ressources.
UNE MENACE SOUS ESTIMÉE
Différentes tendances du Flec se trouvent ainsi aidées par le dictateur Mobutu du Zaïre, l'actuelle RDC. Mobutu,
qui lorgne sur le pétrole, a demandé en vain à l'OUA d'organiser un référendum sur l'avenir du Cabinda. Les États-Unis et l'ex-compagnie française Elf, qui cherchent à assurer l'avenir de
leur approvisionnement, sont également présents.
Mais la fin de la guerre froide sonne le glas des espoirs séparatistes. Aujourd'hui, si un différend subsiste entre l'Angola et la RDC à propos de l'exploitation de champs offshore mitoyens, les pétroliers occidentaux s'entendent très bien avec l'Angola. Les champs cabindais sont exploités à 41 % par la compagnie nationale angolaise, l'Américain Chevron, opérateur avec 39,2 %, le Français Total (10 %) et l'italien ENI (9,8 %).
En 2006, le dirigeant des principales tendances du Flec, Antonio Bento Bembe, signe un accord avec Luanda et intègre le gouvernement angolais comme ministre des Droits de l'homme. Mais des éléments du Flec le désavouent, dénonçant la corruption endémique engendrée par le pétrole, décrite comme un «problème majeur» par la CIA elle-même sur son site Internet. Dimanche, Antonio Bembe reconnaissait avoir «peut-être sous-estimé» la menace séparatiste. Quant à Rodrigues Mingas, le leader qui a revendiqué l'attaque, le Quai d'Orsay reconnaissait dimanche 10 janvier 2010 qu'il avait «vécu en France». Sa situation actuelle restait à confirmer.
Mais, en choisissant une cible médiatique ( LA CAN 2010), le FLEC vient de remettre en scène un conflit oublié, dont le pétrole est l'enjeu principal.
CABINDA, Alves Pinto DOMINGO pour la Voix du
Peuple.