Par LA VOIX DU PEUPLE
LA CONSEIL CONSTITUTIONNEL CONFIRME SANS SUSPENSE LA RÉELECTION DE L' INAMOVIBLE Blaise COMPAORÉ A LA TÊTE DU BURKINA FASO
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Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a confirmé mardi 7 décembre 2010 la victoire du chef de l'Etat sortant Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 23 ans, lors de la présidentielle du 21 novembre 2010, avec 80,15% des suffrages.
Ces résultats définitifs ont été proclamés par le président du Conseil Constitutionnel, Dé Albert Millogo.
Monsieur Blaise Compaoré, 59 ans, a été réélu à la majorité absolue dès le premier tour avec 1.357.315 voix.
Annoncés le 25 novembre par la Commission électorale nationale indépendante, les résultats provisoires le donnaient vainqueur avec 80,21%.
Le Conseil constitutionnel a précisé avoir procédé à "diverses rectifications d'erreurs matérielles", à des "redressements" ainsi qu'à des "annulations" pour de "multiples anomalies", liées notamment à l'absence de résultats" ou au "défaut de signatures ou de procès-verbaux".
Monsieur Blaise Compaoré a largement battu ses deux principaux opposants : le député-maire de Dori (nord), Hama Arba Diallo, a obtenu 8,21% des suffrages et Maître Bénéwendé Stanislas Sankara, chef de file de l'opposition, 6,34%, selon le Conseil Constitutionnel.
Suivent l'ex-commandant Boukary Kaboré dit "le lion" (2,31%), ancien compagnon d'armes du président Thomas Sankara (1983-1987), l'indépendant Maxime Kaboré (1,48%), le docteur Pargui Emile Paré (0,86%) et François Ouampoussogo Kaboré (0,65%).
Le taux de participation à cette élection sans suspense a atteint 54,8%, soit 1,7 million d'électeurs sur 3,2 millions d'inscrits, a indiqué Monsieur Millogo.
Le Conseil constitutionnel a rejeté vendredi 3 décembre 2010 le recours en annulation de l'élection formulée par quatre opposants qui avaient jugé le scrutin "truffé de graves irrégularités".
Des missions d'observation africaines avaient pour leur part salué un vote "transparent".
Il s'agit théoriquement du dernier mandat pour le président Compaoré, à la tête de ce pays enclavé et pauvre d'Afrique de l'Ouest depuis 1987.
Mais son parti a dit vouloir réviser la Constitution pour lui permettre de se représenter après 2015, un projet qu'il n'a pas exclu tout en se gardant de préciser explicitement sa position et qui a suscité critiques et mises en garde de l'opposition.
L'ex-capitaine a accédé au pouvoir lors du coup d'Etat au cours duquel fut tué le "père de la
révolution" Thomas Sankara. Il a été élu pour la première fois en 1991.
OUAGADOUGOU, Serge IDRISSA pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons
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