26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 08:58

 

 

CONGO BRAZ BURKINA FASO * 100.000 personnes disent NON à la modification de la Constitution.

 

 

Ouagadougou samedi 23 août 2014. 100.000 personnes exigent le départ de Blaise Compaoré

 

Cent mille (100.000) personnes ont marché samedi dans les rues de Ouagadougou pour dire Non à une modification de la Constitution par referendum, et exiger le départ du Président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans suite à un coup d'Etat sanglant contre le Président Thomas Sankara.
Cette marche gigantesque, organisée à l'appel de l'opposition Burkinabé, avait pour but de dire Non à un éventuel référendum constitutionnel qui permettrait à Blaise Compaoré de participer à l’élection présidentielle de 2015.

Blaise Compaoré, après 27 ans de pouvoir, termine son deuxième quinquennat après avoir effectué deux septennats.
Malgré cela, il évoque la tenue d'un referendum constitutionnel en décembre.

Pour Zephirin Diabré, chef de file de l'opposition, les objectifs de cette marche ont été atteints car le peuple a montré qu'il est le vrai détenteur de pouvoir: "Quand le peuple se met debout, les hommes qui se disent forts tremblent", dira-t-il devant une foule immense.
La participation du jour est "fantastique, inédite et historique", a encore affirmé Zéphirin Diabré. "Elle a encore dépassé celle du 18 janvier. Cela montre que nous gagnons en puissance", a-t-il ensuite commenté.

Pour Marc Christian Roch Kaboré, ancien proche du chef de l’Etat devenu président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP - opposition), le peuple s’est mobilisé "massivement" "contre un pouvoir à vie" de Blaise Compaoré. "Il doit donc en tirer les conséquences" selon ce autre leader de l'opposition.
La foule scandait des slogans comme "Libérez Kossyam" (le palais présidentiel), "Non au référendum", "Assez de la dictature de Compaoré" ou encore "Pas besoin d’un homme fort au Burkina".
"La majorité est maintenant du côté de l’opposition", a remarqué Ablassé Ouédraogo, ancien ministre de Blaise Compaoré devenu président du parti "Le Faso autrement" (opposition), qui a appelé les tenants du régime à "faire leurs bagages" car "novembre 2015 sera l’heure pour eux d’arriver à quai".

Le cortège, qui a démarré à 10H00 GMT, s’étendait sur plusieurs km, sur le boulevard France-Afrique qui mène à la présidence.

Selon plusieurs analystes, un parfum de fin de règne planait samedi sur Ouagadougou.

Pouvoir et opposition s’affrontent au sujet d’un possible référendum, dont le but est de modifier l’article 37 de la constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l’instant Blaise Compaoré, à la tête du pays depuis 1987, d’être candidat en novembre 2015.

Pour rappel, le 18 janvier 2014, une marée humaine avait déjà défilé à Ouagadougou contre un potentiel référendum, que l’opposition avait estimée à 100.000 personnes.

L’opposition avait impressionné en parvenant à remplir le 31 mai le plus grand stade de Ouagadougou, fort de 35.000 places. Mais le parti au pouvoir, en faisant de même trois semaines plus tard, avait minoré ce succès d’estime.

Samedi, alors que l’opposition défilait, quelque 3.000 militantes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir) s’étaient rassemblées à la Maison du peuple, une salle de spectacle, pour marquer leur soutien au président Compaoré. Une différence de mobilisation claire et nette. Preuve que le régime Compaoré est à bout de souffle.
La très forte mobilisation de samedi est également une belle démonstration de force pour l'opposition burkinabé qui vient une de plus de démontrer qu'elle n'entend plus jouer les seconds rôles.
Comme on le voit, les jours de Blaise Compaoré à la tête du Burkina sont comptés.


Le peuple congolais suivra t'il l'exemple ?

Abidjan,  Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

       

 
 
 
 

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 08:51

par Un prêtre congolais

 

CONGO BRAZ L’Église du Congo et le débat autour de la constitution : va-t-elle continuer à observer le silence ?

 

 

 

 

 Depuis un certain temps, on assiste à un débat de plus en plus animé et dense autour de la constitution de 2002. Et il y a de quoi s’interroger sur son intérêt. Quoique ses enjeux sont admirablement étouffés sous les griefs d’inadaptation ou d’inadéquation de cette constitution et sous les désirs subitement altruistes du chef de l’État en termes de partage de pouvoir et de revenus du pays. Des individualités, ―telles, les juristes, les sociologues, les politologues voire les politiques―, des collectivités ―telles, les associations, les prétendus sages, les femmes leaders du Pool, les partis politiques, etc―, évoluant au Congo ou ailleurs communiquent abondamment sur ce sujet dans les médias disponibles et disposés. Mais du côté de l’Église officielle, il nous parvient un silence assourdissant. Un fait tout de même : aucune institution de la République comme le parlement, la présidence, le Conseil économique et social… et aucune institution religieuse comme l’Église protestante du Congo, l’Armé du Salut… ne se sont encore prononcées sur le sujet. Pour autant, L’Église peut-elle fonder son mutisme sur un tel argument « mimétique » ? Comment justifier cette attitude de nos autorités ecclésiales ? Serait-ce l’expression d’une conjugaison de sa prudence et de sa position légendaire, celle de ne pas se mêler des affaires politiques ? Ou plutôt, serait-ce le manifeste d’un manque de courage apostolique, voire d’une complicité « diabolique »?

Le vrais enjeux du débat.

Sur le débat lui-même, il y a de quoi se poser la question de ses enjeux. Mais pour en avoir une idée adéquate, il serait intéressant de revenir sur l’origine de ce débat. Au cours d’une rencontre citoyenne, des prétendus sages du Niari, à la tête desquels se trouvaient les sieurs Pierre Mabiala (ministre) et Justin Koumba (président de l’Assemblée nationale), demandèrent à ce que le président change la constitution, afin de lui permettre de briguer un nouveau mandat. D’autres prétendus sages du même département crièrent à l’imposture, dénoncèrent une usurpation et exprimèrent leur indignation. Ce fut le point de départ du débat qui est tendancieusement alimenté par les médias acquis au pouvoir. A partir de ces deux personnages susnommés de l’État, il n’est pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre leur éminent rôle dans cette démarche. Je n’irais pas jusqu’à penser que ces hommes sont des prétentieux, car rien ne me permet de l’affirmer. Mais, je puis concevoir qu’ils en mesurent les bénéfices.

Personne ne peut douter qu’ils espèrent en son temps que Sassou sera sensible et redevable à leur mode de reconnaissance. Pourtant, ils se sont défendus d’exercer là leur liberté d’opinions. Quoi qu’il en soit, à moins de prendre les congolais pour des imbéciles, ce n’est pas cet exercice qui est mis en cause, mais les propos. Ceux-ci vont dans le sens du nivellement de l’ordre constitutionnel. Autrement dit, ils veulent tuer l’État. Dans le cas où un tel crime est perpétré, que restera-t-il du Congo ? Rien qu’une terre et un peuple. Plus d’institutions, plus de services publics… plus de légitimité. Qui alors prendra l’initiative d’une nouvelle constitution et sur quelle base ? Dès lors, toutes les possibilités sont ouvertes, un coup de force y compris. Le chaos risque de faire droit et la paix social, voler en éclat. Le spectre de 1997 planera de nouveau sur la tête de chaque congolais et tout son cortège de malheurs. Ainsi, ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement l’ordre constitutionnel, mais surtout l’avenir de chaque congolais et de toute la nation. L’Église peut-elle se taire face à de tels enjeux ? Peut-elle se dérober à sa mission de dénoncer une telle menace ?


L’exemple des évêques de République Démocratique du Congo.

Il n’y a pas que nos capitales qui sont proches. Le deux Congo partagent aussi une proximité au niveau des problèmes. Inutile de rappeler que les deux populations souffrent de leurs gouvernants cupides et égoïstes, pour ne pas dire, sadiques et cyniques. Le parallèle touche surtout l’actualité de ses derniers : à l’approche des élections présidentielles de part et d’autre, les deux peuples redoutent l’avenir. Et pour cause, leurs présidents respectifs projettent de modifier/changer la constitution. Du côté de Kinshasa, des voix s’élèvent, qu’il s’agisse des ONG ou des partis politiques d’oppositions et même des USA, contre un tel projet. L’Église par la voix de la conférence des évêques a donné et réitéré sa position comme on peut le constater dans ces quelques lignes tirées de leur déclaration : « Protéger la nation, c’est respecter la loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position du CENCO [Conférence Épiscopale Nationale du Congo] contenue dans le mémorandum adressé au Chef de l’État au sujet de la non-modification de la constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision. » Mais du côté de Brazzaville, l’Église brille par une absence incompréhensible. Quel est le problème chez nos évêques ? Y aurait-il quelque part une volonté délibérée de ne pas « scier la branche sur laquelle on est assis » ? Peut-être s’agit-il simplement d’un manque de courage apostolique ?

Le manque de courage de nos évêques.

Le courage est une vertu apostolique. Le livre des «Actes des apôtres» en donne un témoignage éloquent : malgré les risques et les menaces qui pesaient sur eux, les apôtres ont continué à annoncer l’Évangile, dénonçant au passage le «déicide», exhortant à la repentance, quoique contraints quelques fois à répondre de leur foi et de leurs actes devant la justice juive et/ou romaine. L’apôtre Paul, pour ne parler que de lui, en a fait les frais ; sa souffrance et sa mort en rendent compte ; mais il n’a jamais « désarmé ». De la période post-apostolique jusqu’à ces jours récents, l’histoire pastorale de l’Église regorge de témoignages du même genre. Et pour cause, il faut admirer le courage des Saints Pasteurs martyrs.

Il y a peu chez nous, on peut penser au courage de notre Vénéré Émile Cardinal Biayenda. Un autre courage dans l’Église du Congo peut être reconnu à Monseigneur Ernest NKombo qui, lors des funérailles ecclésiastiques de Monseigneur Batantou, osa recommander à ce dernier l’état d’un Congo malade et en panne, faute de gouvernants responsables, soucieux du bien-être de leurs compatriotes. La polémique suscitée à l’époque par les propos du prélat mît en relief la pertinence des ses critiques. Mais ce pavé dans la marre est demeuré isolé ; on a espéré en vain que d’autres pavés y soient jetés. Et comme par défiance, nos gouvernants ont accru une cupidité et un cynisme qui n’ont de mesure que leurs désirs et leur absence de scrupule.

En conclusion.

Alors que beaucoup espèrent que s’élève la voix de l’Église dans ce débat, aux enjeux vitaux pour le peuple congolais, les évêques gardent le silence. Pourquoi ? Force est de constater qu’un tel silence, de la part d’une institution qui a activement participé à l’avènement d’un État de droit au Congo, en présidant la Conférence Nationale, soulève beaucoup de questions, pire alimente des suspicions sur l’Église dans son rapport au pouvoir en place. Ces soupçons de connivences sont difficilement réfutables au regard de ce que l’on nous sert dans La Semaine Africaine, un organe de presse de l’Église. Toutefois, nous soupçonnons nos pasteurs de manquer de courage, comme l’avait déjà décelé notre ainé Philippe Mabiala dans sa critique de la “Lettre de nos pasteurs à propos des antivaleurs”. A moins d’aller jusqu’à croire que nos évêques soutiennent discrètement ce pouvoir aussi décrié et accusé de faire le lit de la misère des congolais ; auquel cas, il s’agit d’une complicité “diabolique” (pacte avec le diable).


Un prêtre congolais

       

 
 
 
 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:29

par Appolinaire NGOLONGOLO 

 

CONGO BRAZ OU VA LE CONGO  

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 08:27

 

 

CONGO BRAZ Déclaration du Collectif des partis de l’opposition Congolaise à l’occasion de son deuxième anniversaire     

 

 

       

Mesdames et messieurs les journalistes,

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise vous remercie de lui avoir fait l’amitié de répondre à l’invitation qui vous était faite de couvrir cette rencontre avec la presse au cours de laquelle, il va, en tant qu’acteur de la démocratie, jeter

son regard sur la situation nationale en 2014. D’entrée de jeu, le Collectif vous rappelle qu’il a aujourd’hui deux ans et

trois jours et qu’il célèbre ce jour, son deuxième anniversaire. A cette occasion, le Collectif se propose de vous entretenir

sur certains aspects de l’actualité politique nationale, notamment :

 Le débat sur la Constitution ;

 La question électorale ;

 Les graves et fausses accusations du journal « Le Patriote » contre l’opposition ;

 Le bilan de l’action gouvernementale.

 

A. Du débat sur la Constitution

Après avoir longtemps nié ce que tous les Congolais savaient, le président Denis SASSOU NGUESSO vient d’officialiser sa volonté de changer la Constitution de 2002, pour briguer un troisième mandat, alors que son deuxième et dernier mandat constitutionnel prend fin le 14 août 2016 à 14 heures, c’est-à-dire dans 774 jours.

Malgré l’officialisation de cette volonté par le chef de l’Etat lui-même à travers la conférence de presse qu’il a animée au National Presse Club, à Washington, le 1er août 2014 et l’interview qu’il a accordée à RFI, interview reproduite dans le n° 292 du 4 au 14 août 2014 du journal « Le Patriote », monsieur Pierre NGOLO, Secrétaire général du PCT (parti au pouvoir), a prétendu au cours de la conférence de presse qu’il a donnée à Brazzaville, le mardi 5 août, que le président de la République n’a pas encore pris position sur le débat portant changement de la Constitution. De qui se moque-t-il ?

Pour déconstruire les mensonges du Secrétaire général du PCT, lisons à haute voix les déclarations du président de la République au cours de l’Interview qu’il a accordée à RFI à Washington à propos du changement de la Constitution : (…)

Mais cela dépend de la volonté populaire. De toute façon, la Constitution, si elle doit être changée, elle ne peut l’être qu’à travers un référendum. Et s’il y a référendum populaire, je ne vois pas quelle est la force de la démocratie qui pourrait être au-dessus de la volonté du peuple exprimée par référendum (…).

Commentant une déclaration faite par le président américain, Barack Obama, déclaration dans laquelle le chef de l’exécutif américain disait : « L’intérêt des pays africains, c’est le renouvellement du sang neuf (…). Quand un homme ou une femme reste trop longtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer et non pour le bien du pays », le président congolais

a déclaré :

(…) En Allemagne, lorsque les Allemands ont voulu d’un troisième mandat pour madame MERKEL, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait encore peut-être lui en donner un quatrième.

Le Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, est resté très longtemps à son poste ; c’est maintenant seulement qu’il va à la Commission de l’Union Européenne. C’est la volonté des peuples. Il faut toujours l’interpréter comme

çà et non pas le voir à travers quelques volontés de puissance (…)

A l’exception du Secrétaire général du PCT, le monde entier a perçu à travers la déclaration du président congolais, sa volonté de changer la Constitution pour se succéder à lui-même. Cela est si vrai qu’à Brazzaville, dans les milieux du pouvoir en général, les milieux du PCT en particulier, les gens ont sabré le champagne à l’audition de la position énoncée par le chef de l’Etat dans sa conférence de presse et son interview depuis Washington. Monsieur le Secrétaire général du PCT, comme l’a dit l’ancien président américain Abraham LINCOLN : « on peut tromper un peuple ou une partie d’un peuple pendant un certain temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple pendant tout le temps. ». La stratégie de l’enfumage, caractéristique du monopartisme relève d’un passé à jamais révolu au Congo. Les mensonges du pouvoir congolais ne trompent plus que les consciences insuffisamment informées de ses méthodes héritées du monopartisme. Le peuple congolais dans son ensemble n’est pas dupe.

D’ailleurs, à son retour des USA, le chef de l’Etat a réaffirmé, dans sa conférence de presse de Maya-maya, ce qu’il a dit à Washington. Il a déclaré en effet ce qui suit : « La Constitution a été adoptée par le peuple. Si dans ses intérêts, le peuple pourrait décider d’en adopter une autre, où est le problème. Il n’y a aucun délit là-dedans. Il faut laisser les peuples faire leur histoire à leur rythme » sic. Dans la même veine, le président de la République a déclaré dans son discours sur l’état de la nation en 2014 :

(…) il n’y a de démocratie véritable que dans un Etat impartial, l’Etat de droit… C’est cet Etat que nous sommes en train de construire… C’est cette démocratie que nous sommes en train de bâtir. Démocratie que chacun de nous appelle de ses voeux : une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions, où les grands débats qui déterminent la vie de la nation sont tranchés par le peuple (….).

Dans le même ordre d’idées, parlant de la « municipalisation accélérée », le chef de l’Etat a déclaré : « Dans cette matière, comme dans tant d’autres, la décision finale revient toujours au peuple ». Traduction de ces énoncés en français facile : « Le débat sur la Constitution sera tranché par le peuple au moyen d’un référendum ». On ne peut pas être plus clair.

Ainsi, comme à Washington, le président de la République a dévoilé son intention de changer de Constitution, en prétendant toujours que ce faisant, il obéit à la volonté du peuple congolais. On l’aura remarqué, dans ses différentes déclarations, le chef de l’Etat a employé avec plusieurs occurrences les concepts de peuple et de volonté populaire pour motiver sa décision.

Il s’est employé à faire croire que ce n’est pas lui qui veut s’accrocher au pouvoir, mais que c’est le peuple congolais qui lui demande de rempiler à cause de « l’efficacité de son travail », à l’instar des performances de madame MERCKEL et de monsieur Jean-Claude Juncker qui leur valent d’être reconduits Premiers ministres autant de fois que leurs peuples le souhaiteront.

Les propos du chef de l’Etat congolais sont démentis par les faits sur le terrain. La réalité quotidienne montre que ce n’est pas le peuple qui réclame le changement de la Constitution de 2002, mais plutôt le pouvoir qui manipule les consciences fragiles et qui suscite à coup de corruption massive, de ruse et d’intimidation, les quelques manifestations en faveur du changement de la Constitution que l’on observe ici et là dans les différents départements du Congo. A Dolisie, ce sont, messieurs Justin KOUMBA, président de l’Assemblée nationale et Pierre MABIALA, ministre des affaires foncières qui ont lancé la campagne en faveur du changement de la Constitution. A Pointe-Noire, c’est monsieur Isidore MVOUBA,

ancien Premier ministre et actuel ministre d’Etat, chargé de l’industrie, qui a lancé officiellement le débat sur le changement de la Constitution. Dans tous les autres départements du Congo (Cuvette, Cuvette-Ouest, Plateaux, Sangha, Likouala, Pool, Bouenza, Lékoumou, Kouilou), ce sont les dirigeants du PCT, ainsi que les préfets, maires, administrateurs-maires, sous-préfets, chefs de quartiers, chefs de villages (qui appartiennent tous à la mouvance présidentielle) qui sont à la manoeuvre.

Alors, de quel peuple le président de la République parle-t-il ?

Comme chaque Congolais le sait, les « Comités des sages des départements » que le pouvoir instrumentalise et qui prétendent parler au nom des populations des départements, sont des associations mises en place par le pouvoir dans chaque département du Congo. Tous ces comités sont affiliés au PCT. Ils n’ont aucune légitimité constitutionnelle pour engager les populations des départements. Quant aux notables traditionnels et aux paysans innocents que le pouvoir achète à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes, ils sont pour la plupart analphabètes et ne savent même pas ce qu’est une Constitution.

Du reste, n’ayant jamais lu une seule ligne de la Constitution, comment peuvent-ils exiger son changement ?

On reconnait à travers l’instrumentalisation de ces pauvres paysans, la stratégie de l’unanimisme social, pratiquée dans les pays totalitaires et qui consiste pour un pouvoir dictatorial à obliger par la ruse, la corruption ou les intimidations, des populations à proclamer qu’elles soutiennent ce pouvoir, alors qu’il n’en est absolument rien. Par ailleurs, les militants du

PCT résidant à Brazzaville que le pouvoir déplace moyennant de fortes indemnités par bus Coaster vers les chefs-lieux des districts de l’hinterland, pour faire nombre dans les réunions organisées par le PCT en vue de réclamer le changement de la Constitution, ne sont pas représentatifs des populations des districts où ils émigrent.

Comme on le voit, contrairement aux déclarations du chef de l’Etat, ceux qui au Congo demandent le changement de Constitution sont les cadres, militants et sympathisants de la mouvance présidentielle en général, ceux du PCT en particulier, qui ne constituent qu’une fraction du peuple congolais. Or, l’article 3 de la Constitution en vigueur dispose : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce au moyen du suffrage universel par ses représentants élus ou par voie de référendum.

L’exercice de la souveraineté ne peut être l’oeuvre, ni d’un citoyen, ni d’une fraction du peuple ».

D’ailleurs, les tenants du changement de la Constitution sont très minoritaires sur toute l’étendue du territoire congolais.

En effet, le népotisme outrancier, la préférence ethno-régionale, l’appropriation personnelle des biens publics, le noyautage clanique des postes de responsabilité, les injustices et les inégalités sociales, l’insensibilité à l’humain, les complots imaginaires et les procès fabriqués ont nourri auprès des populations des ressentiments à l’égard du pouvoir et ont contribué à son rejet. Partout, du fait de la dégradation vertigineuse de leur situation sociale, faite d’extrême pauvreté, de cherté de la vie, d’insuffisance du pouvoir d’achat, des pénuries chroniques d’eau potable et d’électricité, d’impossibilité d’accéder aux soins de santé de qualité, les populations rejettent dans leur écrasante majorité le pouvoir actuel et appellent de leurs voeux une alternance pacifique. Pour mémoire, lors de l’élection présidentielle de 2009, l’abstention avait atteint le chiffre record de 95%. A l’occasion des élections législatives de 2012, le taux d’abstention avoisinait les 90%. Plus près de nous, dans une majorité écrasante, le peuple congolais a boycotté le recensement administratif spécial organisé par le pouvoir en 2013.

Par exemple, selon le rapport élaboré par l’opposition dite modérée qui a participé à la réalisation de ce recensement, à Brazzaville, le taux de participation varie entre 30 et 35%. C’est dire que près de 70% des brazzavillois ont boycotté le recensement, et ce, malgré les campagnes médiatiques tonitruantes organisées par le pouvoir. Ailleurs, on a observé la même tendance générale. Il y a une véritable désaffection du peuple vis-à-vis du pouvoir.

Il est donc absolument faux de prétendre que le peuple congolais soutient le pouvoir actuel et exige un changement de la Constitution et un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat. A preuve, le pouvoir est obligé de recourir à la corruption massive des acteurs politiques, des Comités des sages, des notables traditionnels, des chefs de quartiers et de villages pour les contraindre à soutenir son funeste projet. De même, le pouvoir est obligé de recourir à la manipulation du corps électoral et au tripatouillage des listes électorales dans le noir dessein de gagner au simulacre de référendum constitutionnel qu’il a décidé d’organiser. En outre, le pouvoir accumule des armes de guerre de destruction massive, recrute à tour de bras des mercenaires de diverses nationalités et entretient de nombreuses milices privées. Tous ces faits indiquent qu’il ne bénéficie pas du soutien du peuple.

Nonobstant cette réalité qui crève les yeux, le chef de l’Etat congolais a officialisé son projet de changement de Constitution, envisageant d’organiser un référendum constitutionnel. Sur quelle base juridique va-t-il s’appuyer et selon quelle procédure entend-t-il procéder au changement de Constitution ? Monsieur François SOUDAN, Directeur de publication du magazine « Jeune Afrique » et beau neveu du président Denis SASSOU NGUESSO a apporté des réponses à ces interrogations dans l’interview qu’il a accordée à RFI, le dimanche 10 août 2014, interview au cours de laquelle il a déclaré en substance

:

« La messe est dite. Denis SASSOU NGUESSO sera candidat en 2016. La stratégie consiste à se déclarer le plus tard possible.

Le texte d’une nouvelle Constitution sera soumis aux deux chambres du Parlement en vue d’un référendum constitutionnel ».

Nous rappelons à monsieur François SOUDAN que le Congo se veut un Etat de droit et le président de la République l’a martelé avec insistance dans son discours sur l’état de la Nation en 2014. On le sait, l’Etat de droit se caractérise d’abord et avant tout par la primauté de la loi et, en premier lieu, par le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République.

Et, actuellement, le Congo est régi par la Constitution du 20 janvier 2002. Lors de son entrée en fonction le 14 août 2009, le président Denis SASSOU NGUESSO avait prêté le serment solennel de respecter et de défendre cette Constitution.

Cet engagement est consigné dans l’article 69 de la Constitution. Le Chef de l’Etat est lié par ce serment. S’il ne le respecte

pas, il sera traduit devant la Haute Cour de justice pour haute trahison.

Par ailleurs, la Constitution de 2002, si elle contient en son titre 18 des dispositions relatives à sa révision, ne prévoit rien en matière de changement de Constitution. Dans ces conditions, quelle est la procédure légale à suivre pour changer de Constitution ?

Si l’on veut promouvoir une nouvelle loi fondamentale, la première démarche consiste à abroger la Constitution de 2002.

Cette abrogation entraîne automatiquement la dissolution de toutes les institutions constitutionnelles : Présidence de la République,

Assemblée nationale, Sénat, Cour constitutionnelle, Haute cour de justice, Conseil économique et social, Conseil supérieur de la liberté de la communication, Commission nationale des droits de l’homme, Médiateur de la République et, par ricochet, le gouvernement de la République.

Face à la situation ainsi créée, la jurisprudence commande qu’il soit mis en place immédiatement une Assemblée constituante composée de représentants des partis politiques, de la société civile, de la diaspora congolaise à l’étranger. Cette Constituante sera chargée de :

 Elaborer le projet de la nouvelle Constitution à soumettre au référendum ;

 Mettre en place les conditions d’une organisation libre, transparente et juste du référendum constitutionnel, à savoir :

L’organisation d’accord-parties d’un nouveau recensement administratif spécial pour déterminer un corps électoral fiable et crédible ;

La mise en place d’une nouvelle commission électorale véritablement indépendante et paritaire ;

o L’élaboration d’une nouvelle loi électorale confiant l’organisation de toutes les opérations préélectorales, électorales et

postélectorales à une commission véritablement indépendante et paritaire ;

o La réalisation d’un découpage électoral impartial et juste tenant compte de la démographie réelle de chaque localité et de l’organisation administrative du territoire ;

L’institution d’un mécanisme équitable de financement des campagnes électorales de tous les acteurs dont les candidatures ont été validées par la Cour Constitutionnelle ;

La mise en place d’un gouvernement de large union nationale pour assurer la gestion quotidienne du pays pendant la période de transition ;

L’organisation du référendum constitutionnel ;

L’organisation des élections locales, des élections sénatoriales et de l’élection présidentielle de 2016 ;

L’élaboration d’un Acte fondamental devant régir la période de transition.

Hors de cette procédure, il n’y a point de salut, à moins de perpétrer un coup d’Etat constitutionnel. Sur ce dernier point, la Constitution de 2002 est claire comme l’eau de source. En effet, l’article 86 de cette Constitution dispose : « Le président de la République peut, après consultation des présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et des libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’Etat ou tendant à autoriser la ratification d’un traité.

Avant de soumettre le projet au référendum, le président de la République recueille l’avis de la Cour constitutionnelle sur sa conformité à la Constitution.

En cas de non-conformité à la Constitution, il ne peut être procédé au référendum ».

Dans le même esprit, l’article 150 dispose : « Une disposition, déclarée inconstitutionnelle, ne peut être, ni promulguée, ni mise en application ».

Il ressort de tout ce qui précède que sur le plan du droit, le président de la République ne peut pas organiser un référendum sur le changement de la Constitution, car une telle disposition est inconstitutionnelle et ne peut être appliquée au regard des articles 86 et 150 de la Constitution du 20 janvier 2002. C’est infaisable juridiquement. En tout état

de cause, même dans l’hypothèse où la Constitution venait à être changée, la nouvelle loi fondamentale ne peut pas être appliquée au président Denis SASSOU NGUESSO, car, l’article 2 du code civil congolais stipule : « La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ». La messe est dite. Le président de la République n’a plus qu’une issue :

s’asseoir avec toutes les forces vives de la nation pour préparer les conditions d’une sortie honorable pour lui à la fin de son dernier mandat, le 14 août 2016. Il doit se convaincre qu’il doit passer la main au président qui sera élu à la faveur de

l’élection présidentielle de juillet 2016.

 

B. De la question électorale

Au-delà du débat sur la Constitution, le problème de fond qui se pose est celui de l’élection présidentielle de 2016. Pour espérer gagner cette élection majeure, le pouvoir veut non seulement changer de Constitution et organiser un simulacre de référendum constitutionnel, mais aussi, maintenir en l’état le système électoral frauduleux qu’il a mis en place depuis 2002

et qui lui permet et permettra de gagner toutes sortes d’élections aussi longtemps que ce système restera en vigueur.

L’opposition l’a déjà dit et répété : ce système repose notamment sur :

 Une loi électorale inique qui confère l’organisation de toutes les opérations préélectorales, électorales et post-électorales au ministère de l’intérieur et à ses démembrements ;

 Une commission partisane d’organisation des élections, composée presque exclusivement des cadres et des militants de la mouvance présidentielle et entièrement aux ordres du pouvoir ;

 Un corps électoral manipulé et frauduleux fabriqué à partir de l’enrôlement d’électeurs fictifs, d’enfants de moins de 18 ans, de personnes décédées, de nombreux étrangers, de la majoration des électeurs de la mouvance présidentielle et de la minorisation de ceux de l’opposition ;

 Un découpage électoral partial et injuste qui ne tient pas compte de la population réelle de chaque localité ;

 La caporalisation des médias publics et l’interdiction de l’accès à ces médias des partis de l’opposition réelle ;

 La censure des médias indépendants ;

 La politisation au profit du pouvoir, de l’administration électorale, de la presse d’Etat et des éléments de la force publique commis à la sécurisation des élections ;

 L’utilisation des Fonds publics et du matériel de l’Etat pour financer et couvrir les campagnes électorales des candidats du pouvoir ;

 La corruption des acteurs électoraux et l’achat des consciences ;

 Les entraves à la liberté d’aller et de venir des candidats de l’opposition ;

 Les interdictions des réunions électorales des candidats de l’opposition réelle ;

 Le refus du vote des Congolais de la diaspora, etc.

Pour promouvoir des élections libres, transparentes et justes, il est urgent et impératif de remettre à plat tout le processus électoral à l’oeuvre dans notre pays à travers notamment :

 La réalisation consensuelle d’un nouveau recensement administratif spécial, celui de 2013 ayant été émaillé de fraudes massives ;

 La refonte de la loi électorale actuelle ;

 La dissolution de la Conel et la mise en place d’une nouvelle commission électorale véritablement indépendante et paritaire ;

 La réalisation d’un nouveau découpage électoral impartial et plus juste ;

 Le financement équitable des campagnes électorales, etc.

Ces réformes indispensables et incontournables ne peuvent être réalisées qu’à la faveur d’un véritable dialogue national inclusif, rassemblant toutes les forces vives de la nation. Or, le pouvoir s’obstine à vouloir passer en force, faisant courir au pays des risques inutiles, alors que des voix ne cessent de s’élever pour le ramener à la raison et à la sagesse. Le degré et la profondeur de la crise multidimensionnelle qui plombe le Congo, l’accumulation des armes de guerre et l’entretien par le pouvoir des milices privées et des mercenaires, les complots imaginaires, les procès fabriqués, les intimidations et provocations permanentes, les haines, les injustices sociales et les frustrations, la peur de la revanche, tout cela fait du Congo aujourd’hui, une poudrière.

Cette situation exige de toutes les filles et de tous les fils du Congo, non seulement l’appropriation de la culture du dialogue, de l’écoute de l’autre, du pardon et de la vraie paix, mais aussi et surtout, un sens élevé du patriotisme pour éviter à notre pays de nouvelles tragédies. L’heure est donc à l’unité de toutes les forces vives de la nation. C’est ensemble et unies que ces forces feront échec au coup d’état constitutionnel que le pouvoir se prépare à perpétrer.

Dans cet esprit, le Collectif des partis de l’opposition congolaise renouvelle son appel au président de la République, afin qu’il convoque dans les meilleurs délais, les Etats Généraux de la Nation, vrai dialogue politique national inclusif, seule et unique voie pour sortir le Congo du blocage politique actuel. Nous le soulignons avec force : ce dialogue ne doit pas être un jeu de dupes, un nouveau piège, une nouvelle ruse destinée à rouler l’opposition dans la farine comme le pouvoir

en a le secret. Il doit être totalement différent des parodies de dialogues d’Ewo et de Dolisie. Il n’inscrira pas à son ordre du jour le changement de la Constitution, la finalité du dialogue étant de préparer les conditions d’une alternance apaisée en 2016.

Pour ce faire, il doit être préparé de façon consensuelle par un Comité préparatoire paritaire, composé de représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition, auxquels seront joints des délégués de la société civile et des Congolais de l’étranger. Ce Comité sera chargé de :

1. Définir l’objectif général, les objectifs spécifiques et les domaines de compétence du dialogue ;

2. Elaborer :

2.1 : le projet d’ordre du jour ; 2.2 : le projet de règlement intérieur ;

2.3 : le projet de calendrier de déroulement des travaux ;

3. Proposer :

3.1 : le nombre, le statut et la liste des participants ;

3.2 : le projet de composition du présidium ;

3.3 : la date de la tenue et la durée du dialogue ;

4. Elaborer un avant-projet d’accord-cadre et un projet d’engagement solennel à respecter la parole donnée.

Dans la composition de ce Comité, la parité doit être de rigueur dans la représentation des acteurs politiques entre la mouvance présidentielle et l’opposition.

A ces différentes conditions, le dialogue national inclusif sera productif et salutaire pour la démocratie congolaise, la paix civile, l’unité et la concorde nationales. En appelant de ses voeux la convocation des Etats généraux de la nation, véritable dialogue national inclusif, l’objectif du Collectif des partis de l’opposition congolaise est d’éviter au Congo de nouveaux

drames inutiles. En effet, les partis qui composent le Collectif sont des partis pacifiques. Ils sont résolument contre tout recours à la violence comme moyen de conquête du pouvoir. Ils rejettent tout coup d’Etat visant à renverser par la force les institutions de la République. C’est pourquoi, le Collectif élève une protestation indignée contre les allégations invraisemblables et imaginaires du journal « Le Patriote », visant à faire croire que l’opposition dite radicale prépare actuellement l’assassinat du président de la République.

 

C. Des graves et fausses accusations du Journal « Le Patriote » contre l’opposition

Dans un article intitulé « Le plan machiavélique de l’opposition », article signé sous le pseudonyme de Aimé Raymond NZANGO et publié dans son numéro 290 du 21 juillet 2014, le journal « Le Patriote » prétend que l’opposition dite radicale a mis en place un plan machiavélique visant l’assassinat du président Denis SASSOU NGUESSO. A ce sujet, monsieur Aimé Raymond NZANGO écrit :

(…) il y a cette quête autant insensée qu’anachronique maintes fois serinée d’Etats généraux de la nation, formule sortie droit de cet art de la sémantique qu’affectionne Mathias DZON et qui cache mal sa volonté de voir s’organiser une deuxième Conférence nationale plus souveraine que la précédente (…). Si les conditions de cette quatrième vitesse ne sont pas remplies, nos comploteurs envisagent dans ce cas contrariant de passer à la phase capitale de leur plan : la liquidation de l’actuel chef de l’Etat. Pour atteindre cet objectif vital pour cette rébellion qui ne dit pas son nom, rien n’a été laissé au hasard. Des entremetteurs en effet ont été mis en orbite et s’activent pour acquérir en urgence la panoplie d’armes nécessaires à l’exécution d’un coup de force éclair. Tous les responsables de l’opposition radicale se sont retroussés les poches, des amis installés en Europe ont été mis à contribution (…).

En inventant et en diffusant ces mensonges monstrueux, le journal « Le Patriote », ce média de la haine, à l’instar de la radio des mille collines qui a préparé le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, ce journal disions-nous, prépare l’opinion nationale et l’opinion internationale aux arrestations, voire aux assassinats des responsables de l’opposition réelle que certains clans du pouvoir veulent opérer, en leur faisant porter la responsabilité d’éventuels troubles socio-politiques dans le pays, troubles provoqués au demeurant par ces clans eux-mêmes, eux qui ont battu le rappel des guerriers de 1997 (Cobras, Saspen, Cocoyes), à qui ils ont demandé de se tenir prêts. Prêts à quoi ? A verser le sang et les larmes des autres comme par le passé ?

Compte tenu de la gravité des accusations du journal « Le Patriote », le Collectif a décidé de porter l’affaire en justice pour fausses accusations, diffamation, mise en danger de la vie d’autrui, incitation à la haine et à la violence.

 

D. Du bilan de l’action gouvernementale

Comme à son habitude, le chef de l’Etat a dressé dans son discours sur l’état de la Nation en 2014, un bilan très flatteur de l’action de son gouvernement. Selon lui, au cours de l’année 2014, le Congo a réalisé de grandes avancées sur les plans politique, économique, social, culturel et diplomatique. Par exemple, le président de la République a affirmé que l’émergence n’était plus un rêve. Rappelons d’abord que le concept d’émergence appartient au champ lexical de l’économie et désigne des pays qui sont sortis de façon accélérée de la pauvreté et sont entrés en transition rapide vers le développement, c’est-à-dire, des pays qui sont en cours d’industrialisation rapide, enregistrant des taux de croissance élevés et présentant des opportunités de placement. En règle générale, les critères pour accéder à l’émergence économique

sont notamment :

 La sortie accélérée du stade de la pauvreté ;

 L’industrialisation rapide ;

 Le degré de liquidité de l’économie ;

 Le montant des réserves en devises ;

 La part des exportations et leur diversification sur les marchés des pays industrialisés, notamment pour les produits à haute technologie ;

 Un taux de croissance de PIB / hab supérieur à la moyenne mondiale et à celle des pays les plus riches et voisin de 8% ;

 Le caractère national des cent plus grandes entreprises qui ne sont pas des filiales des multinationales des pays développés

et dont le chiffre d’affaires dépasse un milliard de dollars US dont au moins 10% à l’exportation ;

 La croissance des agrégats macro-économiques, la taille du marché et de ses entreprises ;

 La capitalisation boursière ;

 Le poids de la classe moyenne ;

 Un système d’enseignement performent ;

 Un système de santé efficace, etc.

Le Congo est-il sorti de façon accélérée de la pauvreté ? Est-il en cours d’industrialisation rapide ? La réponse est évidemment non. Dire que l’émergence économique n’est plus un rêve au Congo relève de la propagande et de la fuite hors des réalités d’aujourd’hui. Le président de la République, prompt à discourir sur l’émergence et à se projeter dans un futur lointain, a tout bonnement omis de faire le bilan de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), que son gouvernement s’était engagé à atteindre à la date butoir de 2015, c’est-à-dire dans quelques mois. Or, le premier de ces huit objectifs est la réduction de moitié de la pauvreté.

Le gouvernement congolais a-t-il atteint ou va-t-il atteindre cet objectif en 2015 ? Assurément non. En effet, depuis 2003, le Congo connait une embellie financière sans précédent, avec un budget annuel de près de quatre mille milliards de francs CFA, douze mille milliards de FCFA au titre des excédents budgétaires et, plus de mille milliards de FCFA au titre des ressources PPTE. Malgré ces sommes colossales et une croissance moyenne de 5% pour une population d’à peine quatre millions d’habitants, l’indice de pauvreté humaine est aujourd’hui évalué à 70% de la population.

Dans ce cadre, 24% seulement des ménages à Brazzaville estiment que leur revenu actuel permet de couvrir leurs charges.

Cette proportion est de 35% pour Pointe-Noire. De façon générale, dans les centres urbains, les ménages pauvres qui sont les plus nombreux, ne mangent qu’une seule fois par jour. Dans les campagnes, les conditions de vie des populations demeurent très précaires. Le taux de pauvreté en milieu rural est de 74% selon les chiffres du PNUD. La croissance économique

ne se répercute pas sur le niveau de vie des populations. L’enrichissement de l’Etat peine à se traduire en une amélioration des conditions de vie et de travail des populations. La non-atteinte de l’objectif n°1 des OMD (la réduction de moitié de la pauvreté) est la preuve palpable de l’échec du pouvoir en matière sociale. C’est particulièrement sur la réalisation de cet objectif que le peuple congolais attendait le président de la République et non sur l’émergence en 2025 qui n’est rien d’autre qu’un slogan de plus, après 30 ans de pouvoir.

La situation de l’emploi est préoccupante. Pourtant, dans son programme « La Nouvelle Espérance » mis en chantier en 2003, le président de la République avait promis de créer 40 000 emplois par an. Cette promesse alléchante n’a pas été tenue. Pour rappel, selon les données de l’enquête congolaise auprès des ménages pour l’évaluation de la pauvreté (ECOM 2005), le taux de chômage est de 19,40% au niveau national. Il est de 32,6% à Brazzaville et 31,5% à Pointe-Noire. Ce taux est de 40% dans le groupe d’âge de 15-19 ans et varie entre 20 et 40% avant 30 ans.

Depuis cette enquête, de nombreux diplômés, sortis de l’université Marien Ngouabi et des écoles de formation professionnelle nationales ou étrangères, ainsi que de nombreux exclus du système scolaire et universitaire sont venus grossir le nombre déjà très élevé des sans-emplois. De façon surréaliste, le président de la République a indiqué que le chômage avait baissé et que son taux se situe aujourd’hui en dessous de 10%. Comment cela serait-il possible lorsque l’on sait que les quelques entreprises qui ont été créées en 2014, d’après les informations données par le chef de l’Etat dans son discours sur l’état de la nation, à savoir, la construction de trois fonderies et de la cimenterie de Dolisie, n’ont aucune capacité d’embauche de plus de 30 personnes par entreprise.

De même, comme le président de la République l’a dit lui-même, les autres projets industriels, y compris les projets des zones économiques spéciales, sont au stade des études. Ils ne peuvent donc pas avoir contribué à diminuer de façon significative les chiffres du chômage en 2014. Par ailleurs, il n’y a pas eu de mouvement massif de recrutement dans la Fonction Publique. Par quel miracle se serait opérée la baisse du chômage ? Sauf si, le chef de l’Etat intègre dans ses statistiques du chômage, les 730 jeunes qu’il a recrutés dans le cadre du renforcement de ses milices privées, actuellement en formation à Tsambitso et à Obouya.

Les populations ont, par ailleurs, un très faible accès aux services sociaux de base de qualité. L’eau potable, élément essentiel à la vie est une denrée rarissime. Dans les centres urbains, les ménages sont fréquemment confrontés à des ruptures en eau potable. A Brazzaville, les populations des quartiers populaires parcourent de longues distances avec des bidons dans des brouettes à la recherche de sources d’eau potable. Dans la plupart des villages, les populations consomment l’eau impropre des puits, des marigots, des rivières, voire l’eau de pluie. L’alimentation des ménages en énergie est très problématique.

A Brazzaville, malgré le barrage d’Imboulou dont le pouvoir nous avait assuré qu’il résoudrait les pénuries récurrentes d’électricité, la fourniture des populations en énergie est tournante. De ce fait, les délestages sont monnaie courante dans les centres urbains. De plus, du fait que l’urbanisation incontrôlée des villes n’est pas accompagnée de politiques d’équipement en infrastructures de services sociaux de base, les quartiers périphériques peuvent rester plusieurs jours, semaines, voire mois, sans eau potable ni électricité. Dans les campagnes, le niveau d’électrification demeure très faible. Les populations s’éclairent à la lampe tempête, au feu de bois ou à la bougie.

En matière de santé, on se rappelle qu’en 1982, dans le cadre du plan quinquennal 1982-1986, le président de la République avait promis aux Congolais « la Santé pour tous à l’horizon 2000 ». Aujourd’hui, le taux de morbidité est de 65,5% en moyenne nationale et de 70% pour les personnes âgées de 60 ans et plus. Par manque de moyens financiers et en raison du coût très élevé des soins médicaux et de l’absence d’une assurance-maladie universelle, les ménages pauvres n’utilisent pas les services de santé et recourent aux services des guérisseurs traditionnels et à ceux des églises de réveil. Sur toute l’étendue du territoire national, les formations sanitaires publiques manquent de personnels qualifiés, de plateaux techniques modernes et de médicaments essentiels.

Le système national d’enseignement s’est fortement dégradé. Le niveau des apprenants est tragiquement bas. Les diplômes ne reflètent plus nécessairement le travail réel des élèves et des étudiants. Beaucoup de bacheliers qui accèdent à l’université n’ont pas le niveau requis. Les années 2013 et 2014 ont été déclarées « années de l’éducation », mais à part les travaux de construction de l’université Denis Sassou Nguesso de Kintélé et ceux du lycée d’excellence d’Oyo, le village

natal du chef de l’Etat, on ne voit pas ce qui a été fait de sérieux dans l’éducation au cours de ces deux années dites « années de l’éducation ». Dans l’ensemble, l’école publique congolaise continue de manquer d’enseignants (14000 dans l’enseignement général, 8000 dans l’enseignement technique et professionnel, plus de 2000 dans l’enseignement supérieur),

de salles de cours, de salles de TD, de laboratoires de TP, de laboratoires de langues, de centres de documentation, de salles informatiques, de manuels et de matériel didactique, de matériel technique et scientifique.

L’envoi à Cuba de quelques jeunes pour des études de médecine a été comme dans tout ce que fait le pouvoir, de l’improvisation, une histoire de clan. Le choix de ces jeunes ne s’est pas fait selon les critères de compétence mais d’appartenance ethnique et régionale. Le Collectif émet le voeu que pour la vague de 2014, des critères objectifs soient retenus.

Par ailleurs, beaucoup d’écoles privées qui poussent comme des champignons dans nos villes, ne remplissent pas les normes de qualité édictées par les ministères des enseignements scolaire, technique, professionnel et supérieur. Elles ne disposent pas des infrastructures matérielles requises et dispensent dans bien des cas, un enseignement au rabais. La recherche de l’argent est leur seul mobile. Les ministres concernés se montrent laxistes à leur égard.

En matière de transport en commun, les populations des grandes villes continuent de vivre l’enfer des surcharges des véhicules et le poids financier exorbitant du coût des courses résultant du système des « demis-terrains » institué par des transporteurs véreux. Dans les départements, certains localités comme Djambala, Lékana, Mbon sont très mal desservies et les populations éprouvent de grandes difficultés pour voyager, faute de sociétés de transport routier structurées. Les aéroports construits dans certains départements à la faveur de la « municipalisation accélérée », n’ont jamais accueilli un seul avion depuis la fin des festivités de l’indépendance que ces départements ont abritées. Quel gâchis ! Le transport fluvial est un véritable parcours du combattant pour les voyageurs, tant les bateaux sont surchargés, les voyageurs, les animaux et les marchandises se disputant la place. La sécurité des voyageurs n’est pas garantie.

En matière économique, depuis les années 1980 (plan quinquennal 1982-1986), l’agriculture a été proclamée priorité des priorités par le pouvoir. Aujourd’hui, 34 ans après, l’agriculture congolaise demeure archaïque et rudimentaire. La production est faible et couvre moins de 30% des besoins alimentaires du pays. De ce fait, le Congo importe plus de 70% des produits agro-alimentaires qu’il consomme. L’offre en produits animaux sur le marché national provient en majorité des importations

qui représentent plus de 75%. Cette proportion atteint 100% pour les produits laitiers. Chaque année, le pays dépense plus de 150 milliards de FCFA au titre des importations des produits agro-alimentaires.

Sur le plan industriel, malgré le slogan « prendre l’agriculture comme base et l’industrie comme facteur déterminant » lancé lors du plan quinquennal 1982-1986, le Congo continue jusqu’à ce jour d’importer l’essentiel des produits manufacturés qu’il consomme. Le manque d’énergie et les coûts élevés des facteurs limitent les initiatives de développement national et dissuadent les investisseurs potentiels. Les quelques entreprises industrielles créées sous le pouvoir dirigé par le président

Alphonse Massamba Débat ont fait faillite du fait de leur gestion calamiteuse. Celles d’entre elles qui ont survécu, telles la SNE, la SNDE, le CFCO, la Poste, les Télécommunications, les voies navigables connaissent de grandes difficultés et appellent un traitement de cheval. A l’exception de la SNPC, aucune unité économique publique digne de ce nom n’a été créée. En vérité, le gouvernement n’a pas de véritable politique économique. Il navigue à vue.

A propos de la « municipalisation accélérée » autour de laquelle le pouvoir fait beaucoup de battage médiatique, il convient de souligner qu’elle est non seulement une opération visant à vider la décentralisation de son contenu, un détournement des prérogatives des Conseils départementaux et des Conseils municipaux au profit de la Délégation Générale des Grands Travaux, mais aussi et surtout, un moyen inventé par la famille régnante pour s’auto-attribuer des marchés publics à des fins d’enrichissement personnel. En effet, les entreprises adjudicatrices des marchés de la « municipalisation accélérée » appartiennent peu ou prou aux membres du clan présidentiel ou à des proches du pouvoir.

A Pointe-Noire, Impfondo, Dolisie, Owando, Brazzaville, Ewo, Kinkala, Djambla, Sibiti, il s’agit presque toujours, soit des entreprises qui appartiennent à la famille présidentielle (SOCOFRAN ; BATI-CONGO ; S.O.M. ; Groupe Bouka ; Société générale d’électricité du Congo, en sigle, SOGECO ; Agriculture, Bâtiment, Services, en sigle ABC ; Société congolaise de production d’électricité, en sigle SCPE ; Africa Vision Compagnie, en sigle AVC ; SOGEA, etc.), soit des entreprises privées dans lesquelles, la famille régnante est actionnaire (Escom), soit des sociétés amies contrôlés par des autorités congolaises (Andrada et Gutierez). Il y a ici de grands conflits d’intérêt passibles de poursuites judiciaires. Du fait de l’implication des détenteurs du pouvoir dans ces entreprises, malgré les éléphants blancs que plusieurs d’entre elles ont laissés ici et là, alors qu’elles ont perçu des acomptes substantiels ou même touché la totalité des montants des marchés, elles sont assurées d’une totale impunité.

Par ailleurs, dans chaque département touché par la « municipalisation accéléré », en dehors des palais présidentiels, des aéroports, des avenues sur lesquelles se déroulent les défilés et de quelques constructions de bâtiments administratifs, il n’a pas été posé les bases d’un développement intégré des départements bénéficiaires. Aucune activité liée aux secteurs de l’agriculture, de l’agroforesterie, de la pêche et de l’élevage, de la transformation agro-industrielle, des ressources hydrauliques et du tourisme n’est promue.

De même, des conditions d’implantation des services publics et privés indispensables au bon fonctionnement de l’économie locale ne sont pas créées, notamment sur le plan de la formation et de l’appui technique et financier. En outre, aucune amélioration des réseaux commerciaux n’est entreprise pour garantir l’écoulement de la production locale et l’approvisionnement régulier des populations.

Aucune amélioration significative des conditions de vie des populations en termes de pouvoir d’achat, d’éducation, de santé, de transport en commun et de qualité du cadre de vie n’a été apportée. La plupart des investissements réalisés n’ont pas d’impact sur la croissance et la réduction de la pauvreté.

Mesdames et messieurs les journalistes,

Chaque Congolais aspire légitimement à vivre mieux. Avec les moyens financiers colossaux dont dispose l’Etat, il est possible de répondre aux attentes des Congolais en matière d’accès à un emploi décent, à un pouvoir d’achat suffisant, à l’eau potable, à la disponibilité permanente de l’électricité, à une nourriture saine et nutritive, à des soins de santé de qualité, à une formation initiale et continue de bon niveau, à un logement décent, à des loisirs sains et à un cadre de vie agréable.

Tout est affaire de volonté politique et de choix des priorités. Cette volonté politique, le pouvoir ne l’a pas manifestée suffisamment.

Il n’a pas fait les bons choix. Le peuple congolais n’est pas le premier souci du pouvoir actuel, soucieux avant tout d’acquérir un confort matériel et de préserver ses propres avantages et privilèges.

Pendant qu’au sommet de l’Etat, les détenteurs du pouvoir et leur entourage immédiat (frères, épouses, enfants, neveux, maîtresses) s’ébrouent dans l’opulence et la jouissance, tout en bas, les populations vivent dans une extrême pauvreté. Le pouvoir est indifférent à la misère générale. Les nouveaux riches montrent une avidité et une indifférence aux autres, doublées d’un mépris écrasant pour les pauvres.

Le président Denis Sassou Nguesso a reconnu dans son discours sur l’état de la nation en 2014, que le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans notre pays et a lancé l’appel pathétique suivant : « ça suffit, nous n’allons pas recommencer ».

Il s’est dit opposé à toute démocratie qui se nourrit du sang et des larmes des autres. Peut-il alors dire au peuple congolais, à quoi servent les milices privées qu’il a disséminées sur le territoire national ? Pourquoi des camps d’entraînement militaire non officiels installés à Lifoula, Tsambitso, Obouya ? Pourquoi ces achats massifs d’armes de guerre stockées en dehors des camps militaires légaux ? Ne s’agit-il pas là d’une véritable préparation d’effusion du sang et des larmes des autres ?

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise est résolument contre « la démocratie du sang et des larmes des autres ». Nous ne voulons pas de sang. Nous voulons la démocratie véritable, l’Etat de droit, la paix réelle, la liberté, l’alternance pacifique.

Mesdames et messieurs les journalistes,

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise vous remercie pour votre aimable attention.

Fait à Brazzaville, le 20 août 2014

Pour le Collectif

Le Collège des présidents

       

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:41
 

 

 

CONGO BRAZ PEUPLE CONGOLAIS

 

indignezvous

 L'ARGENT DES CONGOLAIS..........

rachida-dati-sassou-congo1

L' ENFUMAGE A 30 000 EUROS

cope-fait-beaucoup-jaser

L'ARGENT DES MISERABLES...........

cope

 

       

 

CONGO BRAZ Changement de constitution ou comment se maintenir au pouvoir

 

biens mal acquis

Le bal des menteurs ou comment Sassou , ses parents et leurs militaires s'agrippent à leur gâteau.  Pour en savoir plus : Le bal des menteurs sur  http://congo-biensmalacquis.over-blog.com/     
        Les Nouveaux riches News, le site de l'actualité des Congolais corrompus

       

 
 
 
 

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Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

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LA VOIX DU PEUPLE
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 05:08

par Maître Aloïse Moudileno-Massengo 

 

CONGO BRAZ Congo-Brazzaville: La marche vers la vérité sur les grands assassinats politiques  

 

 

       

Au mois de février 2012, Monsieur Okiémi, ministre de la Communication de Monsieur Denis Sassou Nguesso, a déclaré urbi et orbi: « Denis Sassou Nguesso N’A JAMAIS TUE PERSONNE ». Il répondait, ainsi, à Madame Eva Joly, présidente du Mouvement des Verts, qui ne voulait pas voir en France, en ce moment de campagne électorale, un personnage si chargé de soupçons et de procédures au niveau judiciaire : nombreuses disparitions de personnes dans son pays (Affaire du Beach), détournements de biens publics, procédures conséquentes pendantes en France depuis de longues années. De longues années non pas parce que les faits ne sont pas établis mais parce que le coupable s’accroche au pouvoir et peut ainsi opposer à la justice le fameux principe de l’immunité diplomatique. Un principe d’honneur et de respect devenu, dans certaines situations, un bouclier derrière lequel s’abritent et se protègent des dictateurs voleurs et sanguinaires.

Mais revenons à la phrase de Monsieur Okiémi. Elle a retenti au Congo comme une injure, un mépris, notamment, au niveau des centaines de milliers de mères, pères, orphelins, qui y portent un deuil éternel parce que Denis Sassou Nguesso, après avoir assassiné Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, a jeté son crime sur d’autres, sur des innocents forcément. Cette décision a plongé le Congo dans le cycle incessant des terribles drames qu’il vit depuis trois décennies : division nationale, régime de haine, de terreur, échec de toutes les solutions de réconciliation et de concorde, guerres civiles, etc. Denis Sassou Nguesso, l’assassin de Marien Ngouabi emploie son génie depuis 30 ans, à nier son crime, à assassiner ou empoisonner ou handicaper quiconque l’accuse du crime du 18 mars 1977 et de toutes les morts que sa politique de paraître innocent du sang de Marien Ngouabi, entraîne sans arrêt dans le pays.

Les guerres post-Conférence nationale de 1991, c’est-à-dire, l’embrouillement qu’a connu le mandat de Pascal Lissouba (1992-1997) s’expliquent en partie sinon profondément par la volonté de Sassou Nguesso d’empêcher, pendant cette période, toute recherche sur le plan judiciaire, de la vérité sur le 18 mars 1977 et les nombreux assassinats qui suivirent : assassinats du président Alphonse Massambat-Débat, cardinal Emile Biayenda, Ontsou, Mboro, Tsibali, Ndoudi Nganga et ses neuf compagnons, Kikadidi, Pierre Anga, etc.

Les lendemains qu’il a donnés à sa victoire du 15 octobre 1997 s’expliquent également par le même souci. Il mit d’abord en place un Forum de réconciliation nationale et un parlement. Bien que tous les membres de ces deux instances furent nommés par lui, il s’en méfia brusquement en 1998. Il trouva la guerre mal achevée, c’est-à-dire, sa victoire peu complète, peu rassurante. Il lui fallait une situation politique au cours de laquelle on ne parle pas démocratie, justice, recherche de la vérité sur les dossiers passés. Le vainqueur ramena donc la guerre dans le pays (1998-1999). Vainqueur à nouveau, il se donna la constitution de fer qui verrouille toute la vie politique au Congo depuis 2002. Tous les pouvoirs sont entre ses mains. Mais tout fer finit par se rouiller, sur tout, si on néglige de s’occuper de lui. Et trop de pouvoirs tuent le pouvoir.

Le 4 mars 2012, l’explosion d’une caserne militaire sème la mort et la désolation : des milliers de morts et d’handicapés à vie. La phrase d’Okiémi (« Sassou n’a jamais tué personne ») sonne dans ce décor comme une interpellation d’actualité. Ce ne sont pas seulement les mères veuves de 1977, celles de la justice carnassière de 1978, celles d’Owando soulevées par Pierre Anga en 1987 puis révoltées en 1997 par l’entrée de Sassou Nguesso dans leur ville sur une chaise à porteurs, celles du Procès du Beach, celles des opérations génocidaires dans le Pool et le Niari en 1998 et 1999. C’est dans tous les foyers que l’on dit que Sassou Nguesso détruit le Congo, du Nord au Sud. Et l’unanimité est d’autant plus complète que l’homme ne parvient pas à dire « ce qui s’est passé le 4 mars », c’est-à-dire, à rechercher loyalement la cause de la catastrophe. Comme si d’autres, de même nature, sont au programme, comme si l’on doit s’attendre à d’autres prochaines tragédies.

Évidemment, tant qu’il a juré de gouverner à l’ombre du grand secret sur le 18 mars 1977, la vérité sur tout ce qui se produit au Congo ne sera jamais recherchée par lui en toute clarté ni diligence. Autoriser qu’on recherche la vérité en toute clarté et diligence sur le 4 mars, c’est autoriser qu’on interroge les supérieurs du colonel Ntsourou par exemple. Ceux-ci livrés aux magistrats ne manqueront pas de dire à leur maître : « Mais toi, tu n’as jamais été interrogé semblablement après le 18 mars 1977 ».

 On le voit : le 18 mars 1977 bloque le 4 mars 2012 du point de vue de la libre recherche de la vérité.

Sassou Nguesso n’ayant été jusqu’ici interrogé sur le 18 mars 1977, aucun grand « responsable actuel » de sécurité n’acceptera qu’on l’interroge sur le 4 mars 2012, encore moins qu’on mette sa responsabilité en cause.

Allons plus loin : aucun grand responsable de sécurité n’ayant été mis en cause au procès de 1978 (Procès dit Ngouabi), aucun ne le sera au prochain procès sur le 4 mars 2012 (si procès il y aura).

Voilà pourquoi la vérité sur le 18 mars 1977 est une nécessité. C’est parce que Sassou Nguesso a refusé toute vérité sur cette tragédie que le Congo connait pendant trois décennies le statut qui le caractérise : rien ne repose sur aucune certitude, même les articles de la constitution, même le serment solennel du chef de l’Etat, président de la République, chef du gouvernement. Tenez, aujourd’hui, Sassou Nguesso, aux dires d’un journaliste basé à Paris, époux de sa nièce et qui traite souvent des affaires africaines, cherche comment « contourner » (sic) la constitution. Quelques dispositions considérées comme capitales au moment de l’adoption de ce texte par un référendum non étendu à l’ensemble du peuple (le Pool en fut écarté), comme hier inspirées par le progrès de la démocratie sont aujourd’hui regardées comme porteuses de tous les périls. Elles concernent : « la limite d’âge (70 ans), la limitation du nombre de mandats (deux de sept ans) et l’impossibilité de modifier le texte fondamental ». A en croire ce journaliste, Sassou Nguesso veut « contourner » la constitution, en clair, la considérer comme désormais impropre, caduque parce qu’il a « envie qu’on ait envie de lui », parce qu’à 70 ans, il trouve que, lui, est jeune, au contraire de ceux que cette limite d’âge avait éloigné du scrutin en 2002 et 2009.

Autrement dit, la valeur des lois au Congo de Sassou Nguesso est subjective. Elles s’appliquent ou ne s’appliquent pas selon le sujet qui se trouve devant elles : du Nord ou du Sud, Sassou Nguesso ou Mabiala, Makosso, Malonga, etc. Valeur, vérité, constitution, loi, tout obéit à ce que sent ou veut Sassou Nguesso. Age, bulletin d’urne, tout est sa volonté. Même l’état civil – « né vers » - devient chose flexible qu’il faut soumettre à sa volonté et décision d’être toujours l’inamovible. Hier, on lui criait : « Mvula tanu diaka » (encore 5 ans !). Depuis 2002, il veut qu’on lui crie sans fin : « Mvula sambanu diaka » (encore 7 ans !).

Ce journaliste basé à Paris et parent de Sassou (dont l’épouse est membre du comité central du Parti congolais du travail - PCT) qu’il a expressément fait venir à Brazzaville pour les besoins de la cause, pense que cette volonté de Sassou Nguesso ne sera pas difficile à réaliser en 2016. « Pour qui connait le Congo, énonce-t-il, l’hypothèse d’un nouveau (et ultime) mandat de Sassou à la tête du pays, ne devrait pas poser de difficulté majeure sur le plan interne ». Depuis le 18 mars 1977, il y soumet tout à sa volonté. On peut dire que de mars en mars, depuis ce lointain 18 mars jusqu’au 4 mars 2012, la stratégie de non-vérité, de non-respect même de ce qu’il promulgue ou signe, ruine chaque jour le Congo.

Cependant, loin de moi toute attitude de désespoir, toute idée d’affirmer par là que Sassou règne tranquillement, seuls quelques bec-jaunes (comme le moineau au nid Jean Claude Nkou) pensent encore ou croient que Sassou Nguesso, qui « n’a jamais tué personne », qui n’a sur les mains le sang de personne, dort tranquille.

Les crimes de 1977 ont jeté le Congo dans un long drame que chacun voit à tous les niveaux du pays. La vérité éclatera aussi au grand jour à ce sujet.

L’avenir la fera briller un jour.

Voilà pourquoi, dans ma dernière interview parue dans le numéro 358 du présent bimensuel, j’ai promis de rendre publique ou rappeler toute source d’information ou témoignage qui prouve que l’assassin de Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, c’est bien Denis Sassou Nguesso, alors, son ministre de la Défense et de la Sécurité, et non l’impérialisme international ou l’ancien président Alphonse Massamba-Débat comme il les a, tour à tour, mis à sa place.

Le document d’aujourd’hui (pages 20 à 23) est un « aveu et témoignage qui a circulé au Congo au moment où Sassou Nguesso a voulu en finir avec le PCT, le parti héritage de Marien Ngouabi. C’est Lékoundzou Itihi Ossetoumba qui l’a rédigé et signé. Il dit clairement que c’est Denis Sassou Nguesso qui a tué Marien Ngouabi. Il dit tout aussi clairement que le même Sassou Nguesso a tenté de l’éliminer, lui, Lekoundzou, à l’aide d’un poison, mais qu’il n’a réussi qu’à le rendre impotent au premier degré. Un premier degré qui lui a ôté l’usage de ses membres.

Si après lecture de ce témoignage, d’autres jeunes bec-jaunes soutiennent toujours que Sassou Nguesso n’a jamais tué personne, nous leur mettrons devant les yeux d’autres aveux et témoignages accablants.

Bonne lecture, compatriotes qui veulent faire de la vérité l’arme qui nous sorti-ra de l’aveuglement et nous conduira à une réconciliation sincère, parce que décidée en pleine connaissance de cause, parce que les originaires du Nord auront enfin su que ce ne sont pas ceux du Sud qui ont assassiné Marien Ngouabi le 18 mars 1977, mais bien Sassou Nguesso. Comme ils sauront que ce ne sont pas eux non plus qui ont renversé Yhombi Opango en 1979 et l’ont maintenu en prison pendant plus de 10 ans, mais bien Sassou Nguesso. Comme ils auront su que ce ne sont pas eux non plus les originaires du Sud qui ont assassiné Pierre Anga et son frère, mais bien Sassou Nguesso. Que ce ne sont pas eux non plus qui ont ensanglanté Owando au mois de mai 1997 mais bien Sassou Nguesso. Que les massacres du Beach et les Opérations Mouébara qui ont fait des milliers de morts dans le Pool et les pays du Niari en 1998 et 1999, n’ont pas été déclenchées par Sassou Nguesso pour répondre à une provocation ou attaque contre son pouvoir, mais uniquement pour réduire la population dans cette partie du pays, à ses yeux dangereusement plus peuplée que le Nord.

Oui, seule la vérité sur tout nous permettra de vivre ensemble en toute tranquillité et assurance dans notre marche commune vers le futur, et non, et non, et non le mensonge ou la jonglerie comme Sassou Nguesso s’y livre et applique depuis des décennie 

 

Me Aloïse Moudileno Massengo,

Ancien Garde des Sceaux, ancien ministre de la Justice

(Extrait d'Afrique Education N° 364 du 16 au 31 mars 2013).

       

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 08:39
 

Auteur: Front des Jeunes Nationalistes - FJN  

 

CONGO BRAZ L’ultra cynisme du Dictateur Denis  SASSOU NGUESSO et la défaillance mentale des élus PCT, le 12 Août 2014

 

       

Le Mardi 12 Août 2014 devant le Parlement Congolais réuni en Congrès, le Président de la République du Congo, Denis SASSOU NGUESSO s’est adressé à la Nation. La dimension politique de son discours a été marquée par ses paroles ci – après : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays.

Nous disons : ça suffit ! Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation… ».

La référence de SASSOU sur « le sang et les larmes des autres » relève d’un cynisme effroyable, comment peut – il se permettre cette phrase ? Il insulte le Peuple Congolais et la mémoire des victimes de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960. En outre, le Peuple Congolais a été scandalisé en voyant les députés du PCT ovationner SASSOU lorsqu’il a prononcé cette funèbre expression à « 6 reprises » dans son discours.

Qu’avait – il d’extraordinaire dans ces propos présidentiels que ces députés ont acclamé ? Se réjouissent – ils des milliers de victimes, des milliers de martyrs que la terre Congolaise a connus depuis 1960 ? Se réjouissent – ils d’avoir bâti leur richesse d’aujourd’hui sur le sang et les larmes du Peuple Congolais ? Car en réalité, SASSOU NGUESSO aurait dû dire «… le Sang et les Larmes du Paisible Peuple Congolais, que nous avons fait coulé, Moi le Premier… ».

Alors que le Président lui – même qui prononçait ces paroles, avait un temps grave, froid et funèbre tout en les fixant de ses yeux, ces députés du PCT riaient et acclamaient, étant en déphasage total avec leur propre Chef.
Comment expliquer cela ? Ces députés du PCT ont confirmé en direct à la Télé devant tout le Peuple Congolais, qu’ils souffrent de « Défaillance Mentale Criminogène». Ces députés en tous la mémoire para normalement courte, et il sied de les rappeler les Martyrs de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960 : Marcel IBALICO (Assassiné en 1964 à Léopoldville, RDC) ; Anselme MASSOUEME, Me Lin Lazare MATSOCOTA, Me Joseph POUABOU, Jean BIKOUMOU (Assassinés en 1965 à Brazzaville) ; Me Jean Marie NGANZARI(Assassiné en 1967 à Brazzaville) ; KOUVOUAMA-DIA-NGANDOU Assassiné en 1968 à Brazzaville) ; Lieutenant Pierre KINKANGA, Albert MIAWAMA, NKOUTOU, Jean Marie MANGO (Assassinés en 1970 à Brazzaville) ; Franklin BOUKAKA, Adolph ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville) ; Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassinés en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU) ; Aspirant Jean Marie DOUNGANGOYE (Assassiné dans la Foret de Bangou à Kindamba) ; Sergent Jean Pierre BAKEKOLO, Lieutenant Ange Farimaka DIAWARA, Sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO, Sous-Sergent Jean Pierre OLOUKA et Sergent TALA (Assassinés en1973 à Brazzaville) ; Abbe Fulbert YOULOU (Empoisonné, mort à Madrid en 1973) ; Commandant Marien NGOUABI, Thaddée KOURISSA, Capitaine Luc KIMBOUALA NKAYA, Sergent ELOUO, Sous-lieutenant MBORO, Sergent OUANDO, Alphonse MASSAMBA DEBAT, Cardinal Emile BIAYENDA, Victor DOTE, KANDZA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; MIZELE, SISSOULOU et 7 de ses compagnons (Fusillés en 1978 à Brazzaville) ; Capitaine Barthelemy KIKADIDI (Fusillés à Brazzaville en 1978) ; Capitaine David MAFOUTA (Assassiné en 1980 à Brazzaville) ; Commandant Antoine MABOUAKI (Assassiné en 1981 à Owando) ; Capitaine « Marie-Marie » AKWALA (Assassiné en 1983) ;Capitaine Pierre ANGA (Assassiné en 1988 au Gabon) ; Lieutenant Ernest BOUKAKA « Maitre Charlie » (parodie d’accident, mort en 1990 à Brazzaville) ; Colonel Victor TSIKA-BAKALA (Assassiné en 1990 à Pointe Noire); Professeur Grégoire MAVOUNIA (Assassiné le 21 février 1991 lors de l’ouverture de la Conférence Nationale à Brazzaville) ; Marien NGOUABI Junior (Assassiné en 1991 à Brazzaville dans une boite nuit) ; Roger MASSEMA (Président de la commission assassinat à la Conférence Nationale empoisonné, mort en 1992 à Paris en France) ; Antoine NGAYOT, commandant MOUANDA (Assassinés en 1993 à Brazzaville) ; Herbert MASSAMBA, Eloi Marien BADILA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; Colonel Frederick NKOUNKOU (Assassiné en 1998 à Brazzaville) ; Sergent TOUNGA et 352 compagnons (Fusillés en 1999 à Brazzaville). En ajoutant à ce décompte macabre des politiciens Congolais, le 15 000 morts de la guerre civile de 1993, les 30 000 morts des guerres de 1997 et 1999, les 350 disparus du Beach de Brazzaville et les 1000 victimes du 4 Mars. « 90 % » de ce décompte macabre est directement ou indirectement lié à la personne même de Denis SASSOU NGUESSO. Alors lorsqu’il dit : « …Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !... » ; Il aurait dû dire « …Je ne vais plus recommencer, car j’ai trop fait coulé le sang et les larmes des paisibles Congolais … ». Et, le fait de ne pas être sincère avec lui-même, alors que nous parlons des vies humaines qu’il a ôté dans sa conquête personnelle du pouvoir ; fait de lui le Président de la République le plus cynique au Monde, SASSOU est d’un cynisme « para normal » qui dépasse l’entendement naturel.

Nous sommes d’accord avec le Président SASSOU lorsqu’il dit « … Nous disons : ça suffit !... ». Justement ça suffit ! Le Peuple Congolais est mature, il a conscience que l’Histoire du Congo est complexe et ensanglantée, Histoire dans laquelle il n’y a pas d’anges, car « toute la classe politique » est impliquée directement ou indirectement dans le funeste dénombrement de nos Martyrs. Par conséquent, le Président SASSOU NGUESSO ne doit pas craindre, car contrairement à lui, le Peuple sait faire preuve d’Hauteur d’esprit et de pardon. Le futur « 7ème Président » de la République du Congo ne va pas le livrer à la CPI, mais va lui donner l’immunité et l’honneur dû à son rang dans l’Histoire, à condition bien sûr que SASSOU honore ses deux serments, respecte strictement l’esprit et la lettre de notre Constitution, et se retire de la Présidence dans la Paix et la Sérénité.

En janvier 1997, après son triomphal retour au Pays, Denis SASSOU NGUESSO accusait Pascal LISSOUBA avec véhémence, de violer les Acquis de la Conférence Nationale, de détruire l’esprit de la Démocratie et de faire obstruction à l’Alternance démocratique. Comment 17 ans après SASSOU veut il lui-même poser les mêmes égarements politiques de LISSOUBA qu’il dénonçait? NON ! Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, par « Honneur » vis-à-vis de vos « Serments », par « Honneur » vis-à-vis de la Mémoire de Nelson MANDELA que vous présentez comme l’un de vos Maîtres politiques, laissez le Pouvoir dans la "Paix" et la "Civilité" au terme de vos deux mandats légaux ; le Peuple Congolais vous en sera « infiniment » reconnaissant !

 

       

 
 
 
 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 06:29
 

Auteur: Yomard Michel DOUNIAMA

 

CONGO BRAZ L’unité Nationale est elle possible avec le Dictateur Denis SASSOU NGUESSO ?

 

       

Soucieux de parvenir à la construction d'une conscience nationale après les malheureux événements de 1958, les pères de l'indépendance ont imaginé le projet d’État-nation qui s'articulerait autour de l'Unité nationale. C'est ainsi qu'après la proclamation de l'indépendance en 1960, le premier gouvernement mis en place était représentatif des groupes ethniques du pays naissant. Ces pères tenaient à ce que les populations des différentes régions s'y retrouvent afin qu'aucune ne se sente discriminée ou abandonnée dans le projet commun de la construction d'un nouvel État indépendant.

Paradoxalement, l'apport des uns et des autres à contribuer à une ethnisation de l'administration mais quoi qu'il en soit l'objectif de l'unité nationale était d'amener les congolais quelles que furent leurs origines ethniques à servir et contribuer à l'édification d'un État libre et prospère. Le président Alphonse Massamba Débat en reprenant à son compte cette acceptation disait que « nous ne prêchons pas la disparition des tribus, c'est une utopie ajoute-t-il mais nous demandons à tous de créer et favoriser les conditions d'une conscience nationale réelle qui nous permettent d'enlever petit à petit, nos œœillères et de remplacer notre orgueil tribale parfois très aigu par une fierté nationale ». (1)

En juillet 1968, arriva donc la bande de Marien Ngouabi dont l'idéologie prônée était le Marxisme Léninisme avec un déterminisme qui fit couler beaucoup de sang des congolais : le « pouvoir ne se donne pas, mais il s'arrache ». Fallait-il bien avoir une arme et savoir la manier. Ce pouvoir passa alors d'une main ensanglantée à une autre jusqu'à l’avènement de la conférence nationale souveraine de février 1991. Il retrouva les mêmes mains armées 5 ans plus tard, après qu'un président élu démocratiquement ait été déposé à la suite d'une guerre civile de juin 1997.

Un féodal, le chef Gentil nous renseignait qu'une faute mal expiée ne s’oublie pas et qu'un pardon qui n'atteint pas un effet cathartique mais aux calculs stratégiques ne génère que la rancune. L’œoeuvre de construction d'un pays ne s'achève jamais et son unité est une recette que l'on doit composée et ajustée au fil des jours.

Qu'est-ce que c'est l'Unité Nationale?

Voilà une notion qui ne se galvaude pas. Elle se vend bien au marché des idées politiques. Elle est dans l'air du temps et sous-tend bien des engagements de ceux qui nous gouvernent.

Dans l'univers collectif, elle est la cohésion de l'ensemble des composantes humaines de la société. Elle est donc, par excellence, l'instrument primordial de l'action commune dans la Nation. S'unir sous une même bannière et choisir un destin commun. Hélas ! Si l'on sait à quoi peut servir « l'unité nationale », facilement perceptible par le sens commun, on ne sait cependant pas comment la réaliser d'autant plus que cette notion à des contours assez flous. Le sens commun « perçoit » l'intérêt de « l'unité nationale » mais ne peut dire ce que c'est. Il en est ainsi fondamentalement des politiciens. A contrario, ce n'est pas, parce qu'une notion comporte en elle les germes de son insaisissabilité qu'il nous a manqué des moyens pour créer cette unité nationale.

L'Unité c'est le « Caractère de ce qui est un, unique, de ce qui est considéré comme formant un tout dont les diverses parties concourent à constituer un ensemble indivisible. Qualité de ce qui est homogène, non composite. »

La Nation c'est la « communauté humaine ayant conscience d'être unie par une identité historique, culturelle, linguistique ou religieuse ». La seule difficulté s'il en existe une c'est de l'ordre de la sémantique : La Nation ne se définit pas sans son unité. Il n'y a pas de nation, là où il n'y a pas d'unité.
Si l'on tente de lui donner son contenu psychosociologique qui la sous-tend pour le cas du Congo, les congolais ont une identité sociale et humaine ayant conscience d'être unie par une identité historique, culturelle, linguistique ou religieuse. Mais pour ceux qui conduisent les affaires du pays, cette unité n'a que la valeur d'un slogan politique. Ils emploient la notion « d'unité nationale », connaissant bien sa réceptivité par les populations, mais ne s'accordent ni sur son identification, ni sur les moyens ou les instruments pour la réaliser.

Le PCT a perverti l'unité nationale, il en a abusé. De son fait, il a généré au sein du corps social congolais de la frustration et de l'injustice qui se sont elles-mêmes traduites par la rancune. Le devoir d'amour et de fraternité né à l'indépendance s'est manifestement mué en devoir de rancune structurelle politiquement improductif tant qu'il est consubstantiel à la longévité d'un homme et de son système au pouvoir. Et c'est là où le bât blesse.

Depuis qu'il a réapproprié le tribalisme comme principe de gouvernement, il est devenu un terrible moteur de gâchis social qui, 30 ans après avec le pétrole coulant à flot, les grues de nos forêts n'ont pas produit le développement qu'une telle richesse pouvait laisser présager. En nommant aux postes stratégiques de l’État, tous les amis et anciens guerriers géopolitiquement identifiés et privilégiés, la méthode s'est révélée comme un piège mortel qui ne dit pas son nom, car la plus ou moins longue présence aux agapes des élus du président, participe de cette politique perverse dont la manifestation la plus désespérante, ce sont ces masses de jeunes, des moins jeunes voire des adultes bricoleurs qui encombrent chaque jour les rues indignes de Brazzaville, Pointe Noire, Dolisie. Des écoles sans tables-bancs, le manque des enseignants,...

Un banquet auxquels se sont également invités ceux-là même qui auraient pu prendre le courage de dénoncer ou militer pour que ce système soit dépouillé de toutes ses forces et tentacules à savoir des églises sans compter des intellectuels ou opposants, ils ont choisi tous de faire du sous-fifre et de chanter à la gloire du timonier.

Quel lien social convient-il de créer lorsque des partis politiques dits de l'opposition sont appelés à rejoindre le pouvoir en place pour construire une démocratie conviviale traitant l'autre frange de l'opposition qui a perçu le risque d'un tel rapprochement de radicalisme.
Au lieu d'expier la faute, le pardon stratégique du système PCT la réactualise et parfois même la rend plus efficiente que la faute initiale ce qui traduit un état de rancune. La politique de la constatation sans punition ni peine est à l'origine des dérives administratives comme celle qui a été observée au service de l'immigration et émigration où la corruption a contraint le gouvernement à un rétropédalage sur l'une des mesures phare du « chemin d'avenir » concernant de la gratuité du passeport.

Devrait-on faire appel au souverain primaire lorsque dans un pays où la communauté musulman est essentiellement d'origine étrangère, contre toute attente, le gouvernement en accord avec des puissances étrangères accepte qu'il soit érigé sur le sol congolais, la plus grande mosquée d'Afrique.
Nous sommes là en présence d'un gouvernement qui ne prévoit pas mais qui dirige en fonction de ses intérêts jamais ceux du peuple. Depuis 30 ans, il ne s'est agi de juger de la compétence de ceux qui dirigent le pays au sommet de l’État, ce sont les mêmes depuis 15 ans voire 30 ans. La même longévité fonctionnelle on la retrouve au sein de l'administration. Le fameux postulat de « l'homme qu'il faut à la place qu'il faut » ce ne fut que des histoires de la bande à Marien, ces continuateurs ont choisi de régner à vie pour eux, leurs familles et à jamais pour le peuple.


Réf : « Pour la réussite de notre combat.....et créer un front uni de lutte en vue de l'édification nationale » A. Massamba-Débat, P.30.


 

       

 
 
 
 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 10:52
 

 

 

CONGO BRAZ Déclaration : Autopsie d’une supercherie: le conclave des ressortissants du Kouilou  

 

       

Sur le site historique de la résidence des rois Loango, s’est déroulée, les samedi 12 et dimanche 13 juillet 2014, une rencontre pompeusement appelée: «Conclave des ressortissants du Kouilou» avec, pour ordre du jour, la municipalisation additionnelle que le président de la République aurait l’intention d’octroyer, comme lot de consolation, aux deux départements congolais qui bordent l’Atlantique, à savoir: Pointe-Noire et le Kouilou.

 

Il est à signaler, de prime abord, que l’initiative de cette entreprise a été le fait d’une poignée de cadres réunis autour du «patriarche» François Luc Macosso, qui ont préparé l’évènement, en assurant la logistique, liste des participants comprise. Il est de coutume, dans ce genre d’exercice, que le forum ainsi réuni désigne, en son sein, un bureau chargé de conduire les débats. Force est de constater que ces précautions élémentaires, gage d’un échange démocratique et fructueux, n’ont point été respectées.
 

En second lieu, dans son allocution de bienvenue, le patriarche, a, tout de suite, introduit l’exigence d’un débat sur la Constitution qui, jusqu’alors, n’apparaissait pas dans les items des documents largement distribués lors des préparatifs. Ainsi donc tombèrent les masques et se fit jour le véritable enjeu, la raison principale, le motif réel qui avait conduit les initiateurs à organiser une cabale toute de ruse, afin d’endormir le plus grand nombre avec, en filigrane, un agenda caché.
Troisièmement: l’analyse du déroulement de la manifestation ainsi que la procédure utilisée appellent plusieurs interrogations:
 

  1. Les départements du Kouilou et de Pointe-Noire ne peuvent se résumer qu’aux seuls originaires de ces deux départements et n’être représentés que par eux. Nous sommes en République et les citoyens sont tous égaux en droits et devoirs.
    Monsieur Gabriel Nzambila n’est-il pas sénateur du Kouilou et Monsieur Fidèle Dimou, préfet du même département? Et que dire de tous ces chefs des différentes tribus congolaises, citoyens de Pointe-Noire, grâce à l’engagement desquels Thystère-Tchicaya avait pu faire que la guerre de 1997 ne s’étende pas jusqu’à Pointe-Noire?
    Pourquoi ne devraient-ils pas être consultés? Ne sont-ils pas, également, concernés par la municipalisation de la ville où ils ont élu domicile, pour les uns, et où ils travaillent, pour les autres?
     
  2. Pourquoi entreprendre, aujourd’hui, une réflexion sur la municipalisation additionnelle, alors que, sous nos yeux, nombre de travaux d’infrastructures, de bâtiments et d’assainissement sont à l’arrêt, pour non-paiement, par l’Etat, des sociétés prestataires? Les responsables chargés de l’exécution des travaux et de leur suivi, ne devraient-ils pas aussi être mis à contribution?
    3- Est-il concevable que le débat sur le changement de Constitution, texte majeur dans la vie d’un pays, puisse être parasité par un catalogue de vœux pieux pour appât, comme si les citoyens de ces départements n’étaient pas en mesure de se prononcer sereinement sur la question?
     
  3. De quel droit et de quelle autorité peuvent se prévaloir les organisateurs de cette rencontre, pour engager le Kouilou, alors qu’eux-mêmes se gardent bien d’intervenir dans le débat? Le présidium, composé des dignitaires du royaume, des anciens et actuels ministres, des sénateurs, députés, maires, administrateurs-maires et autres autorités civiles et ecclésiastiques, était muet (interdit de parole?). La dignité Loango commandait que l’on respectât le public auquel on s’adressait, en n’utilisant pas de subterfuge.
     
  4. Le déchainement de passion et la pertinence des exposés dont ont fait preuve plusieurs orateurs s’interrogeant à la fois sur l’opportunité d’une municipalisation additionnelle en trompe-l’œil et sur le piège du débat constitutionnel, ont montré à suffisance que l’unanimité sur ces deux questions n’allait pas de soi.
    Mais, de tout cela, les organisateurs n’ont eu cure et sont passés en force. C’est ainsi que la déclaration lue ne reflète pas les débats. Il n’est pas superflu de mentionner que la moitié des participants du samedi, ayant flairé la supercherie, a déserté le conclave, le lendemain et c’est devant des chaînes de télévision et radios, et un public rare, que la déclaration de Buali (préparée d’avance?) a été lue.

 

Forts de ce qui précède, nous, signataires de cet article, entendons dénoncer la supercherie morale ainsi faite au Kouilou, par des personnalités proches du pouvoir, avançant masqués, en parfaite contradiction avec les valeurs qui ont toujours été notre apanage, au fil des siècles. Il appartient, à chaque citoyen, en toute responsabilité, de se prononcer sur un éventuel troisième mandat du président Sassou Nguesso, car, c’est bien de cela qu’il s’agit, en dernière analyse. Il est bien clair que l’heure du changement générationnel sonne pour tous et que la survie du Congo nécessitera d’autres remèdes que le cirque auquel il nous a été donné d’assister.
 

Les signataires: 
 

1- Mambou Aimée GNALI;
2- André SAFOUX;
3- Jean-François TCHIBINDA KOUANGOU;
4- Charles Boumba GARCIA;
5- André GOMEZ GNALI;
6- Olivier GOMAT;
7- Isaac TCHIKAYA; 
8- Demauser TCHIKA.

 

 

       

 
 
 
 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 09:00
 

 

 

CONGO BRAZ Déclaration : Autopsie d’une supercherie: le conclave des ressortissants du Kouilou  

 

 

       

Sur le site historique de la résidence des rois Loango, s’est déroulée, les samedi 12 et dimanche 13 juillet 2014, une rencontre pompeusement appelée: «Conclave des ressortissants du Kouilou» avec, pour ordre du jour, la municipalisation additionnelle que le président de la République aurait l’intention d’octroyer, comme lot de consolation, aux deux départements congolais qui bordent l’Atlantique, à savoir: Pointe-Noire et le Kouilou.

 

Il est à signaler, de prime abord, que l’initiative de cette entreprise a été le fait d’une poignée de cadres réunis autour du «patriarche» François Luc Macosso, qui ont préparé l’évènement, en assurant la logistique, liste des participants comprise. Il est de coutume, dans ce genre d’exercice, que le forum ainsi réuni désigne, en son sein, un bureau chargé de conduire les débats. Force est de constater que ces précautions élémentaires, gage d’un échange démocratique et fructueux, n’ont point été respectées.
 

En second lieu, dans son allocution de bienvenue, le patriarche, a, tout de suite, introduit l’exigence d’un débat sur la Constitution qui, jusqu’alors, n’apparaissait pas dans les items des documents largement distribués lors des préparatifs. Ainsi donc tombèrent les masques et se fit jour le véritable enjeu, la raison principale, le motif réel qui avait conduit les initiateurs à organiser une cabale toute de ruse, afin d’endormir le plus grand nombre avec, en filigrane, un agenda caché.
Troisièmement: l’analyse du déroulement de la manifestation ainsi que la procédure utilisée appellent plusieurs interrogations:
 

  1. Les départements du Kouilou et de Pointe-Noire ne peuvent se résumer qu’aux seuls originaires de ces deux départements et n’être représentés que par eux. Nous sommes en République et les citoyens sont tous égaux en droits et devoirs.
    Monsieur Gabriel Nzambila n’est-il pas sénateur du Kouilou et Monsieur Fidèle Dimou, préfet du même département? Et que dire de tous ces chefs des différentes tribus congolaises, citoyens de Pointe-Noire, grâce à l’engagement desquels Thystère-Tchicaya avait pu faire que la guerre de 1997 ne s’étende pas jusqu’à Pointe-Noire?
    Pourquoi ne devraient-ils pas être consultés? Ne sont-ils pas, également, concernés par la municipalisation de la ville où ils ont élu domicile, pour les uns, et où ils travaillent, pour les autres?
     
  2. Pourquoi entreprendre, aujourd’hui, une réflexion sur la municipalisation additionnelle, alors que, sous nos yeux, nombre de travaux d’infrastructures, de bâtiments et d’assainissement sont à l’arrêt, pour non-paiement, par l’Etat, des sociétés prestataires? Les responsables chargés de l’exécution des travaux et de leur suivi, ne devraient-ils pas aussi être mis à contribution?
    3- Est-il concevable que le débat sur le changement de Constitution, texte majeur dans la vie d’un pays, puisse être parasité par un catalogue de vœux pieux pour appât, comme si les citoyens de ces départements n’étaient pas en mesure de se prononcer sereinement sur la question?
     
  3. De quel droit et de quelle autorité peuvent se prévaloir les organisateurs de cette rencontre, pour engager le Kouilou, alors qu’eux-mêmes se gardent bien d’intervenir dans le débat? Le présidium, composé des dignitaires du royaume, des anciens et actuels ministres, des sénateurs, députés, maires, administrateurs-maires et autres autorités civiles et ecclésiastiques, était muet (interdit de parole?). La dignité Loango commandait que l’on respectât le public auquel on s’adressait, en n’utilisant pas de subterfuge.
     
  4. Le déchainement de passion et la pertinence des exposés dont ont fait preuve plusieurs orateurs s’interrogeant à la fois sur l’opportunité d’une municipalisation additionnelle en trompe-l’œil et sur le piège du débat constitutionnel, ont montré à suffisance que l’unanimité sur ces deux questions n’allait pas de soi.
    Mais, de tout cela, les organisateurs n’ont eu cure et sont passés en force. C’est ainsi que la déclaration lue ne reflète pas les débats. Il n’est pas superflu de mentionner que la moitié des participants du samedi, ayant flairé la supercherie, a déserté le conclave, le lendemain et c’est devant des chaînes de télévision et radios, et un public rare, que la déclaration de Buali (préparée d’avance?) a été lue.

 

Forts de ce qui précède, nous, signataires de cet article, entendons dénoncer la supercherie morale ainsi faite au Kouilou, par des personnalités proches du pouvoir, avançant masqués, en parfaite contradiction avec les valeurs qui ont toujours été notre apanage, au fil des siècles. Il appartient, à chaque citoyen, en toute responsabilité, de se prononcer sur un éventuel troisième mandat du président Sassou Nguesso, car, c’est bien de cela qu’il s’agit, en dernière analyse. Il est bien clair que l’heure du changement générationnel sonne pour tous et que la survie du Congo nécessitera d’autres remèdes que le cirque auquel il nous a été donné d’assister.
 

Les signataires: 
 

1- Mambou Aimée GNALI;
2- André SAFOUX;
3- Jean-François TCHIBINDA KOUANGOU;
4- Charles Boumba GARCIA;
5- André GOMEZ GNALI;
6- Olivier GOMAT;
7- Isaac TCHIKAYA; 
8- Demauser TCHIKA.

 

 

       

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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