24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:55
 

  

  

 

 

CONGO BRAZZAVILLE DICTATURE: ARRESTATION DES OFFICIERS DES FORCES ARMÉES CONGOLAISES 

 

 

 

 

Depuis trois jours, le pouvoir de Brazzaville organise des rafles au sein de la force publique congolaise :

Arrestation des colonels :
- MAKOUALA du conseil national de sécurité,
- SAHOUSS, ancien responsable du bataillon des chars légers (BCL),
- Armand Ngoua, ancien chef de corps GDR (Groupement de reconnaissance).

Convocation ce 23 janvier 2014 à la gendarmerie du capitaine SAH Mbéla Ntsié.


Convoqué le 23 Janvier 2014 à la gendarmerie dans l'affaire Ntsourou, le capitaire SAH Raphaël Mbela ntsié a finalement été arrêté


Il est à noter que le seul tort, le seul péché, reproché à ces officiers, c'est d'avoir croisé un jour la route du colonel Marcel Ntsourou.

Hormis ces officiers, plusieurs citoyens sont aujourd’hui incarcérés et torturés dans les geôles de
la Direction de la surveillance du territoire (DST), sous la direction du Général Philippe Obara.

 

 

 

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:38
 

  

  

Source : Direct Brazza

 

CONGO BRAZZAVILLE DICTATURE: INTRUSION DES MAGISTRATS MILITAIRES DANS LE SYSTEME JUDICIARE  

 

 

Maître Ambroise Hervé MALONGA

 

La dictature est en marche au Congo avec l'intrusion des magistrats militaires dans le système judiciaire

Ntsourou Marcel et Me Malonga ont durant trois mois et dix jours été compagnons de fortune dans la maison d'arrêt de Brazzaville en 2012

Le 21 janvier 2014, Me Ambroise Hervé Malonga vient d'adresser une lettre à Monsieur le Procureur Général près la Cour d'appel de Brazzaville qui fait obstruction à la bonne marche de l'administration de la justice. Le collectif des avocats s’est constitué pour Marcel Ntsourou, son épouse Charlotte, son oncle Marcel Mbani et Nguina Ruth âgée de 16 ans, nièce de Madame Ntsourou, ainsi que son neveu le sous officier Maba Bartel. De nombreuses arrestations ont été signalées à ce jour aux ONG de défense des droits de l’homme et particulièrement au Forum, parmi eux des officiers comme Ngouo, Okouémbé, C’est ainsi que dans les nuits silencieuses et les journées bruyantes des quartiers, de nombreuses arrestations sont opérées parmi les anciens collaborateurs du colonel Ntsourou à la DSRM. La Direction des renseignements militaires que dirigeait le Colonel Ntsourou est bien placée pour livrer à la justice française, sa part de vérité dans cette affaire qui a été menée au Congo dans le style du procès de l’assassinat de Marien Ngouabi.

L’opération contre Marcel Ntsourou est la conséquence des déclarations de ce dernier qui était prêt à se mettre à la disposition de la justice française, afin d’apporter son témoignage sur l’affaire des disparus du Beach. Désormais l’affaire des explositions du 4 mars 2012 est en retrait. Il faut reconnaître que le scénario politico-juridique du 4 mars 2012 n’a pas convaincu l’opinion publique. Aucun indice ne prouvait que les accusés étaient auteurs de ce crime du 4 mars 2012. A la fin ni Ntsourou, ni Kakom, ni Jean Dominique Okemba, ni le Général inspecteur général des armées, ni le Chef d’Etat Major général, ni le Chef suprême des armées, Ministre de la défense, ni son ministre délégué, le professeur Charles Zacharie Bowao, ni le Ministre de l’intérieur, personne n’était condamnée sauf l’opérateur économique véreux , qui avait encaissé des fonds sous la bénédiction du dilapideur et glouton des grands travaux, responsable de la construction des soutes qui devraient faire l’objet de la délocalisation de l’ECCRAMU.

Le 12 janvier 2014, le collectif des avocats de Marcel Ntsourou a organisé une conférence de presse à Brazzaville au Centre Panafricain des Droits de l'Homme qui abrite le siège de Forum Radio Télévision des Droits de l'Homme. Au cours de cette conférence de presse, Me Malonga comme les autres membres du collectif des avocats se sont étonnés du fait que le lieutenant Benjamin Okana surveillant général de la maison d'arrêt a pu empêcher les avocats d'entendre leurs clients.

D'après Me Malonga, l'arrestation de Ntsourou était une agression, la composition des soldats sur le terrain ne reflète pas une opération de police. L'hélicoptère a pilonné la maison de son client Ntsourou pendant qu'il dormait paisiblement avec son épouse. Me Malonga qui a pu rencontrer Marcel Ntsourou apporte la preuve que son client traine une balle de cartouche à la jambe gauche et que cette plaie est mal soignée. Un comité international s’est formé pour soutenir Marcel Ntsourou, qui a fait valoir son droit de résister contre un système arbitraire et oppressif. Marcel Ntsourou n’a pas pris les armes pour tenter de renverser le régime, il a tenté uniquement de résister face à un système oppressif. Son arrestation et sa radiation dans l’armée congolaise est un non évènement qui ne peut pas surprendre les congolais. De nombreux officiers ont connu cette sanction politique, c’est le cas du capitaine Marien Ngouabi rétrogradé de capitaine au simple combattant puis emprisonné par le pouvoir du MNR de Massamba Débat. On se souvient qu’à l’époque le Lieutenant Sassou Denis et d’autres officiers de la GIAP avaient protesté contre cette décision qui a amorcé la fin du régime de Massamba Débat. L’année 2016, marquera à coup sûr la fin d’un régime tyrannique et despotique et pourra permettre la réhabilitation de ces officiers qui ont été humiliés tout le long de ce pouvoir devenu clanique et arbitraire.

Voici illustré par une lettre de Maître Hervé Malonga, comment le Colonel Magistrat Ngakala Oko fait obstruction à la bonne marche de l’administration de la justice

Monsieur le Procureur Général,

J’ai l’honneur de vous tenir informer du malheureux incident qui s’est produit ce jour lundi 20 janvier 2014 à 10h dans le bureau de Monsieur le procureur de la République en présence de :
- Maître Ibouanga ;
- Maître Nkounkou ;
- Un jeune substitut ;
- Monsieur Ntsourou Marcel, entre le Procureur de la République et votre modeste serviteur, Maître Ambroise Hervé Malonga.

Le 27 décembre 2013, le Procureur de la République adressait aux avocats de Monsieur Ntsourou, un courrier, les invitant à se présenter à son bureau pour la poursuite de l’interrogatoire de monsieur Ntsourou.

Aussitôt, après réception de ce courrier, les avocats réagissaient en expliquant à Monsieur le Procureur de la République, par courrier, qu’ils ne pouvaient pas prendre part à cet interrogatoire manifestement illégal, contraire à la loi.

Le 16 janvier 2014 contre toute attente, Monsieur le Procureur de la République récidive, en adressant à nouveau courrier, toujours pour la poursuite de l’interrogatoire de Monsieur Ntsourou Marcel dans son bureau.
Ce lundi 20 janvier 2014 à 09h, Maîtres Nkounkou, Ibouanga et Malonga se sont présentés au parquet, devant le bureau de Monsieur le Procureur de la République qui a immédiatement demandé à ces derniers d’entrer dans son bureau, attendant l’arrivée de Monsieur Ntsourou.

Quelques minutes après, ce détenu est arrivé, accompagné de plusieurs policiers. Il est entré dans le bureau de Monsieur le Procureur de la République, lequel a voulu procéder à un deuxième interrogatoire alors que monsieur Ntsourou est poursuivi en crime flagrant.

J’ai pris la parole, après en avoir été autorisé par le Procureur de la République, pour marquer mon étonnement et ai voulu rappeler à monsieur le Procureur de République le contenu de la lettre qui lui avait été écrite par les avocats, lui demandant de faire application des dispositions de l’article 55 du CPP :

« En crime flagrant et si le juge d’instruction n’est pas encore saisi, le procureur de la République peut décerner mandat d’amener contre toute personne soupçonnée d’avoir participé à l’infraction.

Il peut, au résultat de l’enquête, placer l’accusé sous mandat de dépôt après l’avoir interrogé et transmettre le dossier au procureur général près la cour d’appel qui, s’il le juge opportun, saisit directement la cour criminelle… »


Le procureur de la République n’a pas voulu l’entendre et le comprendre, bafouant ainsi la loi, préférant ordonner mon expulsion de son bureau.

Maître Ibouanga à son tour qui a voulu emboiter le pas dans le même sens a été, à son tour expulsé.

Monsieur Ntsourou, à qui Monsieur le Procureur de la République insistait pour obtenir son interrogatoire, a refusé catégoriquement de s’expliquer en l’absence de ses avocats, Maîtres Malonga, Ibouanga et autres.

Monsieur Ntsourou a persisté et signé : « qu’il s’agit de mes avocats. C’est moi qui les ai choisi et payé. »

Il a encore ajouté : « ces avocats doivent en conséquence m’assister, devant la cour d’appel conformément au Code de procédure pénale et non plus jamais devant le Procureur de la République… »

Sur toutes ces entrefaites, le Procureur de la République, n’ayant pas eu le deuxième interrogatoire, visiblement paniqué s’est vu dépasser et contraint de renvoyer Monsieur Ntsourou Marcel à la maison d’arrêt.

Curieusement, pendant que je suis retourné à mon cabinet, j’ai appris que Monsieur le Procureur de la République était entrain d’interroger Madame Ntsourou Charlotte et la jeune Nguina Ruth âgée de 16 ans.

Je profite de la même occasion pour dénoncer la pratique qui consiste à établir des permis de communiquer aux avocats aux jours et délais de visites précis à la maison d’arrêt de Brazzaville, fixé unilatéralement par le Procureur de la République.

Cela ne suffit pas, un officier de police, jouant le rôle de surveillant à côté du régisseur de la maison d’arrêt est placé à la maison d’arrêt pour empêcher et contrôler les avocats régulièrement constitués en créant des motifs fallacieux de refus d’accès à la maison d’arrêt :
- Les permis de communiquer, pourtant sont signés de Monsieur le Procureur de la République.
- Comment alors, cet officier peut-il se substituer au Procureur de la République et imposer sa volonté aux avocats ?

Toutes ces tracasseries entretenues à dessein par ce surveillant sont faites dans le seul but de vouloir justifier le non accès des avocats à la maison d’arrêt pour visiter leurs clients.

Il s’agit pourtant d’un droit reconnu aux avocats de communiquer avec leurs clients.

L’article 98 de CPP dispose : « l’inculpé détenu peut après la première comparution communique librement avec son conseil »

Lorsque l’on parle de droit de la défense le mot défense désigne à la fois l’accusé et le défenseur.
La défense est leur œuvre commune, et ils en exercent l’un et l’autre tous les droits.

La défense constitue pour toute personne un droit fondamental à caractère constitutionnel.

L’inobservation, à quelque stade que ce soit de la procédure de ce principe, constitue une violation des droits de la défense.

Il est donc inadmissible et inacceptable que le droit de communiquer avec le client soit limité, soit fractionné, soit conditionné par quoi que ce soit et limité, par qui que ce soit.

Ainsi, en ma qualité de Bâtonnier, à ma modeste expérience d’avocat de près de 30 ans et surtout en ma qualité de magistrat sorti de l’Ecole Nationale de la Magistrature de Paris, mention bien, je ne peux ni accepter ni admettre ce comportement d’un jeune magistrat du parquet à mon égard même si l’on peut certes lui reconnaître des défaillances en matière de procédure pénale.

Je vous prie Monsieur le Procureur Général de croire à ma considération.

Bien entendu, j’adresse copie de cette lettre à Messieurs :

1- Présidence de la République du Congo ;
2- Ministre de la justice, garde des sceaux et des droits humains ;
3- Procureur Général près la cour suprême ;
4- Monsieur le Président de la commission des droits de l’homme.


A.H. Malonga Avocat à la cour


 

 

 

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 16:04
 

  

  

Source : RFI Par Christophe Boisbouvier

 

CÔTE D'IVOIRE LA BATAILLE D'ABIDJAN ET LA CAPTURE DE LAURENT GBAGBO: QUEL RÔLE A JOUÉ  L'ARMÉE FRANCAISE ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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a bataille d'Abidjan et le jour où Laurent Gbagbo a été capturé, c'était il y a trois ans, le 11 avril 2011. Quel rôle précis ont joué les militaires français ? Jusqu'où sont-ils allés ? Jean-Christophe Notin a recueilli les témoignages de nombreux militaires français de l'opération Licorne. Aujourd'hui, il publie aux éditions du Rocher l'ouvrage Le Crocodile et le scorpion. Il répond aux questions de RFI.

RFI : Dans la bataille d’Abidjan, tout le monde se souvient des combats de la dernière semaine. Mais vous nous dites que le premier bras de fer, c’est dès le mois de janvier pour le carburant. Et ça commence à la sortie d’Abidjan sur l’autoroute du Nord...

Jean-Christophe Notin : Oui, puisque Gbagbo voulant éviter l’affrontement en direct avec les Français a choisi la manière détournée d’instaurer un blocus en fermant à la fois le port et l’aéroport. Donc, évidemment, la force française Licorne, basée à Port-Bouet dans Abidjan, aurait pu se retrouver rapidement à court de carburant. Elle a été obligée de constituer des convois très lourds avec des dizaines de blindés, de véhicules accompagnés d’hélicoptères qui devaient gagner Bouaké, la zone à peu près sûre où on pouvait instaurer un pont aérien. Donc, ces convois passaient par la sortie - ce qu’on appelle le corridor nord à Abidjan - où les forces pro-Gbagbo, elles, avaient instauré un barrage.

Et finalement, les convois français ont pu forcer les barrages sur l’autoroute du Nord.

Oui, parce que les Français ont une très grande expertise de ce genre d’événements grâce à la gendarmerie nationale. Les gendarmes mobiles qui sont équipés de blindés, eux-mêmes équipés de lames pouvant pousser les éventuels véhicules au milieu. Ça s’est relativement bien passé à chaque fois, mais on n’est pas passé loin, à plusieurs reprises, d’incidents assez graves.

→ A (RE) LIRE : Les événements des 11 et 12 avril en Côte d'Ivoire, minute par minute

A partir de février, le camp de Laurent Gbagbo perd des positions dans la ville, notamment à cause de ce commando invisible qui tend des guet-apens dans le quartier Abobo. Est-ce qu’on sait aujourd’hui qui était derrière ce commando invisible ?

Il y a eu beaucoup de fantasmes et de rumeurs sur le sujet. Maintenant que l’on dispose de l’analyse des services de renseignements auxquels j’ai pu avoir accès, on sait que c’était le légendaire « IB » [Ibrahim Coulibaly, ndlr] qui avait participé à toutes les révoltes depuis une dizaine d’années, qui avait réussi à fédérer grosso modo une centaine de partisans qui ont mené des opérations coups de poing contre les forces de sécurité.

En mars, c’est le bombardement d’un marché d’Abobo, puis le vote du Conseil de sécurité en faveur de frappes anti-Gbagbo. Le 4 avril, les frappes des hélicoptères de Licorne et de l’Onuci [opération de maintien de la paix de l'ONU en Côte d'Ivoire] commencent, mais le camp Gbagbo résiste farouchement et vous dites que les pilotes d’hélicoptère sont alors pris du « syndrome du faucon noir » ?

Oui, avec un guetteur s’installant sur un toit et tirant au lance-roquettes sur l'hélicoptère. C’est exactement ce qui s’est passé à Mogadiscio en 1993, « La chute du faucon noir » [bataille de Mogadiscio appelée ainsi, ndlr]. Ça aurait été une scène évidemment terrible et qui aurait contrebattu l’effet politique qu’on voulait pour l’opération.

→ A (RE) LIRE : L'étrange bataille d'Abidjan  et  Crise ivoirienne: chronologie des événements du 8 au 10 avril
 

Dans la nuit du 8 au 9 avril, il faut exfiltrer un diplomate britannique de sa résidence de Cocody tout près de celle de Laurent Gbagbo. Quatre hélicoptères français sont engagés. Et vous dites qu’à ce moment-là, les militaires français sont passés tout près de la catastrophe ?

Oui, une opération qui était encore inconnue à ce jour et que je révèle donc grâce à mes sources au sein des forces spéciales. C’est une opération impliquant une cinquantaine de forces spéciales, plusieurs hélicoptères et qui a donc failli très mal tourner : les forces spéciales se sont retrouvées quasiment bloquées contre un mur comme pour un peloton d’exécution. L’affrontement a duré plusieurs heures, les Français ont failli enregistrer plusieurs pertes au sol, mais également en l’air. Les hélicoptères ont été impactés.

Ce qu’on apprend dans votre livre, c’est que lors d’un redécollage d’urgence, un hélicoptère tape un lampadaire et il est sur le point de se crasher.

Oui, pour récupérer les hommes au sol, les pilotes ont pris des risques considérables. Ils ont tapé ces lampadaires. Ils les ont d’ailleurs sciés. Evidemment ça n’arrange pas trop la conduite d’un hélicoptère et ça aurait vraiment pu tourner au drame absolu.

Les Français comme les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) pro-Ouattara à ce moment-là sont surpris par la capacité de résistance du dernier carré de Laurent Gbagbo. Est-ce qu’il n’y avait que des soldats ivoiriens dans ce dernier carré ?

Non. Déjà le dernier carré est constitué des meilleures troupes de Gbagbo : les Cecos [Centre de commandement spécial], la Garde républicaine. Mais il y avait également beaucoup de mercenaires libériens et quelques Angolais qui étaient vraiment très motivés et par l’argent et par différentes substances que les Français ont pu retrouver sur place.

Des substances de quelle nature ?

De la drogue.

On arrive à la journée décisive du 11 avril : comme les FRCI du camp Ouattara n’arrivent pas à approcher la résidence Gbagbo, c’est une colonne de blindés français qui fait la percée. Il est 11H45. Il y a cette phrase inoubliable - c’est dans votre livre - d’un officier français de la base opérationnelle de Port-Bouet au capitaine qui commande le premier blindé de la colonne : « Balance-moi ton putain d’obus dans le portail de cette baraque ! » 

Oui, c’est là où on voit une certaine exaspération à Paris qui veut absolument conclure ce jour-là. Donc les blindés français ont montré la voie de Gbagbo, les FRCI ne suivent pas. Donc le commandement français estime qu’il faut en plus pratiquer des ouvertures dans les murs pour être sûr que les FRCI rentrent, d’où ce fameux lieutenant-colonel qui donne l’ordre de « bréchage ».

Le « bréchage », en termes pudiques, c’est la frappe sur le portail de la résidence de Laurent Gbagbo.

Le portail et les murs.

Et derrière le portail, il y avait un anti-char ?

Oui, ça a été la grosse découverte. Une arme anti-aérienne qui n’était pas prévue et qui aurait pu tirer sur les assaillants s'il n’avait été détruit par le blindé français.

Qui a tiré un deuxième coup…

Oui.

Et alors, la question évidemment que tout le monde se pose : est-ce qu’après ce « bréchage », les Français ont participé à l’assaut de la résidence elle-même ?

Non, là c’est vraiment la limite absolue qui a été donnée par le sommet de l’Etat : ne pas entrer dans la résidence de Gbagbo. Ça se comprend également, la bataille est terminée. Il n’y a pas besoin d’engager des vies humaines françaises, risquer des vies alors que, de toute façon, Gbagbo est coincé.

Qu’est-ce que vous prouve que les Français n’ont pas participé à l’assaut final ?

C'est d'après les témoignages que j’ai recueillis au sein de la résidence française, qui était juste à côté des troupes qui étaient engagées. J’ai rencontré ceux qui, vraiment, non seulement ont détruit le mur, qui étaient en survol de la résidence, ça m’étonnerait quand même qu’avec une telle conjonction de témoignages on n’aboutisse pas à la vérité.

Laurent et Simone Gbagbo sont donc capturés, mais ce que vous dites, c’est qu’une fois l’assaut terminé, les Français vont rendre visite à cette fameuse résidence.

C’est une des surprises de ce livre. En soirée, quelques éléments français de différents services - DGSE, GIGN et l’ambassadeur également - se sont rendus sur place. Le but étant de vérifier le contenu des papiers de Laurent Gbagbo.

Et de ne pas seulement les regarder…

On imagine qu’il y a eu certaines saisies. 

 

 

 

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:49
 

  

  

 

 

  FORTE MOBILISATION DE L'OPPOSITION AU BURKINA FASO CONTRE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION LE SAMEDI 18 Janvier 2014

 

 

L'opposition a fait une véritable démonstration de force en manifestant samedi 18 janvier dans le calme dans plusieurs villes du pays. Elle dénonce la révision de l'article 37 de la Constitution limitant à deux quinquennats les mandats présidentiels. Elle permettrait au président Compaoré de se présenter pour un troisième mandat en 2015. Une journée d'action très largement commentée à Ouagadougou.

« Une marrée humaine à Ouagadougou », « Une forte mobilisation à Bobo Dioulasso », les titres de la presse en ligne reviennent ce dimanche 19 janvier sur la participation des Burkinabè à cette journée nationale de protestation.

« Nous, nous ne disons pas que nous voulons imposer quoi que ce soit au gouvernement mais c’est heureux que le gouvernement sache qu’aujourd’hui, pour la conquête du pouvoir, les lignes ont bougé, s'enthousiasme Ablassé Ouédraogo, président du parti d’opposition Le Faso Autrement. Et rien ne sera plus comme avant parce que la peur est définitivement installée dans le camp du gouvernement. La démonstration a été donnée par le peuple burkinabè samedi et [celui-ci] ne se reposera pas tant que ce qu’il souhaite n’aura pas obtenu de réponse définitive. Et la réponse définitive, c’est la décision du président Compaoré de dire que l’article 37 de notre Constitution ne sera pas modifié, le Sénat ne sera pas mis en place au Burkina Faso. »

 

 

Chiffre contesté

Selon la police, ils étaient 10 000 à descendre dans la rue à Ouagadougou à l’appel de l’opposition politique. Un chiffre critiqué par les organisateurs, qui parlent de l’une des plus grandes manifestations jamais organisées au Burkina Faso. Pour de nombreux observateurs, cette journée marquera l’histoire politique du pays.

« C’est la première fois que je vois une telle mobilisation à Ouagadougou, même l’affaire Norbert Zongo n’a pas mobilisé autant de monde », confie un journaliste. « C’est presque incroyable que la marche se soit déroulée sans incident tellement il y avait du monde », s’étonne un leader de la société civile. Dans un communiqué, le gouvernement burkinabè salue « le sens élevé de la responsabilité de l’opposition et félicite les acteurs pour cette manifestation pacifique ».

Mais ce que souhaite Ablassé Ouedraogo, ce sont de véritables discussions : « Nous n’avons jamais refusé le dialogue. Pour preuve, le 14 novembre 2013, nous avons été reçus au niveau du chef de file de l’opposition par le président du Faso. Maintenant dialoguer pour dialoguer dans le vide, ce n’est pas nécessaire. Des problèmes concrets sont posés, le président Compaoré doit apporter des solutions. »

 

→ A (RE) LIRE : Démonstration de force de l'opposition burkinabè

Joint par RFI, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, confirme la poursuite des concertations sur la mise en place du Sénat et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Mais sur la question d’une éventuelle modification de l’article 37 de la Constitution, le ministre s’exclame : « Comment peut-on discuter sur l’article 37 alors que personne au gouvernement n’a encore pris de décision. Ni le président Blaise Compaoré, ni le gouvernement n’ont annoncé officiellement que l’article 37 de la Constitution sera modifié ! ».

→ A (RE) LIRE : Roch Marc Christian Kaboré : « Une seule personne ne peut pas penser définitivement un pays » 

 

 

Très forte mobilisation dans les rues de plusieurs villes du Burkina Faso ce samedi 18 janvier 2014. Si la police parle de 10 000 manifestants, selon l’Agence France Presse (AFP), les organisateurs parlent, eux, de 250 000 personnes à Ouagadougou et 500 000 à travers le pays. L'opposition dénonce la révision de l'article 37 de la Constitution limitant à deux quinquennats les mandats présidentiels. Elle permettrait au président Blaise Compaoré de se présenter pour un troisième mandat en 2015. La manifestation s'est déroulée dans le calme à Ouagadougou, en présence des leaders historiques du parti présidentiel qui viennent de démissionner du  Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

Au Congo Brazzaville, avec une opposition bâillonnée, une population intimidée, traumatisée,  térrifiée par les atrocités de la dictaure. Comment l’opposition congolaise s’y prendra telle pour empêcher le dictateur Denis SASSOU NGUESSO  de modifier la constitution pour un nième mandat et mourir au pouvoir?

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:02
 

  

  

 

 

  RCA : Catherine SAMBA-PANZA ELUE A LA TÊTE DE LA TRANSITION

 

Catherine Samba-Panza reçoit les félicitations des membres du Conseil National de Transition (CNT), après son élection.

 

Un deuxième tour a été nécessaire, mais à l’issue de celui-ci, les 135 membres du CNT, le Parlement provisoire centrafricain, réunis ce lundi 20 janvier 2014 à Bangui, ont élu l’actuelle maire de la capitale, Catherine Samba-Panza à la présidence de la transition. Elle était opposée à Désiré Kolingba, fils de l’ancien chef d’Etat André Kolingba.

 

Les Centrafricains ont dû patienter un peu plus qu’attendu. Les membres du Parlement provisoire centrafricain, ne sont parvenus à élire un président qu’à l’issue de deux tours, en début d’après-midi ce lundi. Un second tour, organisé dans la foulée du premier, qui a opposé la maire de Bangui, Catherine Samba-Panza à Désiré Kolingba, fils de l’ancien chef d’Etat André Kolingba, décédé en 2010. Preuve peut-être que la situation en Centrafrique ne devait souffrir d'aucun retard. Et la première est sortie vainqueur de ce duel au sommet, par 75 voix contre 53.

Catherine Samba-Panza a pourtant frôlé l’élection dès le premier tour : avec 64 voix, il lui en manquait une pour obtenir la majorité absolue.

Aucun incident majeur n’a en revanche entaché le déroulement du scrutin. Les candidats ont pu se présenter pendant 8 minutes chacun. C’est Ngombe Kette Jean Barkes, ancien maire de Bangui, qui a commencé. Comme la plupart de ses adversaires, il a promis de restaurer la sécurité et l'économie, et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux. Beaucoup de promesses également de désarmement et de réintégration des ex-Seleka et des milices anti-balaka.

Couacs

Tout juste peut-on relever quelques couacs, notamment lorsque l’un des candidats se trompe sur son âge et se dit âgée de 21 ans avant de se reprendre. Un autre candidat a par ailleurs suscité quelques rires en se présentant comme le vingtième sultan de Bangassou, bardé de diplômes, « des diplômes qu’aucun Centrafricain n’a obtenus », selon ses mots.

Beaucoup plus d’attention en revanche au moment du discours de Catherine Samba-Panza, l’actuelle maire de Bangui que beaucoup considéraient, à juste titre donc, comme l’une des favorites et qui a fait valoir son expérience de médiatrice et sa sensibilité de femme, « de mère désireuse de voir ses enfants vivre en paix ».

Soldats européens en Centrafrique

Une élection qui intervient alors que l’Union européenne vient de donner son feu vert pour l’envoi d’une force d’appui aux soldats français et africain en RCA. Une force qui comprendrait près de 500 hommes.

  

Catherine Samba-Panza, la maire de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été élue présidente de transition du pays, à l'issue du second tour de l'élection par le Conseil national de transition (CNT). Sa victoire a eu lieu quelques heures après l'annonce par l'Union européenne de l'envoi de soldats sur le terrain, en renfort des forces françaises et africaines déjà déployées.

La candidate a recueilli 75 voix, devançant Désiré Kolingba, fils d'un ancien chef de l'Etat, qui a obtenu 53 suffrages. L'annonce des résultats a été suivie d'applaudissements de l'assistance, qui a entonné l'hymne national.

A peine élue, elle a lancé un « appel vibrant » aux miliciens chrétiens et combattants musulmans à déposer les armes, dans un discours devant les parlementaires. « Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes », a-t-elle demandé, pour faire « cesser la souffrance des populations » après des mois de sanglantes violences interreligieuses.

Lire le décryptage :  Centrafrique : manœuvres politiques à Bangui sur fond de violences

Avant de travailler dans le secteur des assurances puis d'occuper le poste de vice-présidente de l'Association des femmes juristes de Centrafrique, cette femme de 58 ans avait suivi des études de droit en France. Parallèlement à sa vie de femme d'affaires, Catherine Samba-Panza a œuvré au sein d'associations défendant l'égalité entre les citoyens centrafricains, et plus particulièrement entre les hommes et les femmes.

Maire de Bangui depuis seulement six mois, la nouvelle présidente centrafricaine par intérim avait été désignée par la Séléka nouvellement arrivée au pouvoir, avec comme mission de rétablir l'ordre dans la capitale centrafricaine. Les combats opposant l'armée centrafricaine aux groupes armés partisans de Michel Djotodia plongeaient Bangui dans une situation chaotique. Celle qui indiquait que les chantiers auxquelles elle devait s'attaquer à Bangui « ne manquaient pas » se voit donc confier aujourd'hui une mission de même nature mais d'une tout autre envergure : plus qu'une ville, c'est désormais tout un pays qu'elle aura pour tâche de pacifier avant l'organisation de nouvelles élections.

 Le président François Hollande a tenu à la féliciter.

Source : RFI

 

Catherine Samba-Panza: «Maire de Bangui, j'ai toujours eu de bonnes avec relations tout le monde»

 

La nouvelle présidente de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, juste après l'annonce de son élection, à Bangui, le 20 janvier 2014.

La nouvelle présidente de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, juste après l'annonce de son élection, à Bangui, le 20 janvier 2014.

 

59 ans, la maire de Bangui a été élue hier, lundi 21 janvier, présidente de la République. Une première dans l'histoire de l'Afrique centrale. Par 75 voix contre 53 à Désiré Kolingba, elle a été choisie par le Conseil national de transition pour conduire la transition centrafricaine jusqu'aux élections. L'ancienne femme d'affaires est-elle prête à relever les terribles défis de son pays ? En ligne de Bangui, Catherine Samba-Panza répond aux questions de Boisbouvier.

 

 

 

RFI : Vous êtes la première femme présidente de l’histoire de la Centrafrique. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Catherine Samba-Panza : Beaucoup d’émotion parce que les femmes centrafricaines attendaient ça depuis longtemps et elles ont commencé à désespérer parce qu’il n’y avait pas de candidates dans les diverses élections de ces dernières années et d’avoir pu y aller est une fierté pour toutes les femmes centrafricaines.

Et ces derniers jours est-ce que certains se sont dit : ‘C’est une femme, elle n’y arrivera jamais’ ?

Oui, beaucoup ! C’était à la limite du découragement. C’est vrai que beaucoup m’ont dit que les gens ne sont peut-être pas encore prêts à se faire commander par une femme. Mais il n’y avait pas que les femmes qui m’ont soutenue et qui m’ont encouragée. Il y avait beaucoup de jeunes. En tout cas, on sentait que la population voulait une rupture. La population ne voulait plus d’homme politique. Et j’ai senti au sein de la population ce désir d’avoir une femme qui puisse apaiser, réconcilier.

Il y avait d’autres candidats sérieux ! Qu’est-ce qui a fait la différence en votre faveur : est-ce votre indépendance ? Votre caractère tenace ?

Oui, je crois, un peu de tout cela : mes convictions, ma présence auprès des populations à chaque fois qu’il y a eu des crises, ma disponibilité…

Tout le monde ne vous connaît pas encore très bien. Est-il vrai que vous êtes née au Tchad, d’un père camerounais et d’une mère centrafricaine ?

Tout à fait. C’est ce que j’ai dit dans mon discours : je suis un pur produit de l’intégration sous-régionale, puisque j’appartiens à trois pays en fait, même si je n’ai qu’une seule nationalité. Ce brassage culturel m’enrichit, me permet d’avoir une ouverture d’esprit et m’interdit toute xénophobie.

Il y a une semaine, vous n’étiez pas la candidate préférée des pays qui envoient des troupes à Bangui. Ils avaient d’autres candidats en tête. Est-ce que cela ne risque pas de vous compliquer un petit peu la tâche ?

Je ne pense pas. Ils ont pris acte que la population centrafricaine voulait certainement une femme à la tête de ce pays pour rompre un peu avec le mode de gouvernance qui a prévalu jusque-là. Donc, je pense que la Communauté internationale va m’accompagner, va me donner l’appui nécessaire pour me permettre de mettre en œuvre mon action.

Vous avez fait carrière dans le privé, à la tête d’une société d’assurances. Aujourd’hui, les enjeux sont beaucoup plus politiques qu’économiques. Quelle est votre expérience en matière politique ?

Je suis peut-être dans le secteur des assurances, mais depuis les premières mutineries de 1996 j’ai été impliquée dans la gestion de la chose publique, la réconciliation, la médiation. J’ai fait partie des instances très importantes des résolutions de conflits, de dialogue. J’ai une certaine expérience, quand même.

Après l’arrivée de François Bozizé au pouvoir en 2003, vous avez même co-présidé le Forum de Réconciliation nationale. Etes-vous une experte du dialogue ?

Absolument. Vous savez, les Centrafricains ont toujours en mémoire mon image, tenant la main au président David Dacko [premier président de Centrafrique, 1960-1966, ndlr] et au professeur Abel Nguéndé Goumba [vice-président centrafricain 2003-2005, et Premier ministre en 1959] pour les réconcilier, alors qu’ils étaient en froid depuis plus de quarante ans ! Je pense que c’est comme ça que j’ai été découverte.

Pourtant, malgré cette belle image en effet, qui a eu lieu grâce à vous, cela n’a pas ramené la paix. La guerre a continué. Quelles sont les erreurs de 2003 qu’il ne faudrait pas commettre à nouveau aujourd’hui ?

D’abord, souvent nous ne respectons pas nos engagements. En plus, nous n’appliquons pas les textes. Et puis ensuite, il y a la course vers l’exercice du pouvoir qui fait que les politiques instrumentalisent souvent un certain nombre de problèmes, tribaux, religieux, identitaires.

Vous êtes de confession chrétienne. Après les tueries à caractère religieux, est-ce que les musulmans pro-Seleka ne risquent pas de vous regarder avec une certaine méfiance ?

Je ne pense pas, parce que j’ai toujours été très ouverte. J’ai toujours eu de très, très bonnes relations avec les uns et les autres à cause de mon ouverture d’esprit, en voulant avoir avec moi toutes les tendances, toutes les sensibilités politiques et nationales, c’est un avantage.

Avant votre élection de ce lundi, avez-vous parlé avec des chefs de la Seleka pour les rassurer ?

Pour les rassurer, non. Mais de par mes activités en tant que maire de Bangui, j’ai eu à être en contact avec aussi bien certains chefs de la Seleka que des anti-balaka. Ce sont des gens qui me font confiance. Maintenant que je suis à la tête de l’Etat, nous pourrions certainement envisager quels types de dialogue on pourrait instaurer pour détendre un peu l’atmosphère politique, militaire, de la vie du pays.

Envisagez-vous de nommer un Premier ministre de confession musulmane ?

Je n’ai aucune animosité (à ce propos)... Je cherche des compétences. Je vois un gouvernement de technocrates avec une forte probité morale. Si j’ai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui est de religion musulmane, je ne vois pas pourquoi je ne le nommerai pas.

Mais la vice-présidente du CNT vous a prévenue, ce ne sera pas une partie de plaisir.

Elle n’a pas besoin de me prévenir ! J’en ai conscience moi-même !

La transition, tout le monde n’est pas d’accord sur sa durée. Doit-elle se terminer avant la fin de l’année comme le souhaitent les Français ? Peut-elle durer jusqu’en 2015, voire en 2016 ?

Non. Je pense que le calendrier initialement prévu, de février 2015, est tenable. Toute précipitation pourrait être préjudiciable, notamment des contestations de résultats. Je pense que certains partenaires envisageaient de raccourcir ce délai, simplement parce qu’il y avait des problèmes au sommet de l’Etat. Mais maintenant, la donne a changé. L’administration est complètement à terre. Le problème d’état civil est très, très sensible en ce moment. Je pense que toute précipitation serait à éviter.

Combien de temps vous donnez-vous pour nommer un Premier ministre et former un gouvernement ?

Mercredi ou jeudi. En tout cas il sera nommé d'ici deux ou trois jours.

Et quel sera le premier pays où vous ferez un déplacement ?

Je ne sais pas encore. Je viens d’arriver. Laissez-moi le temps de m’installer

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:42
 

  

  

Auteur: Maître Thomas DJOLANI

 

 LE COLONEL Marcel NTSOUROU PORTE PLAINTE CONTRE X

 

 

 

Selon ses avocats, l'attaque essuyée par le Colonel Marcel Ntsourou à son domicile ressemble à celle vécue par le président Denis Sassou Nguesso le 5 juin 1997 quand la force publique, à l'époque du président Pascal Lissouba, avait attaqué son domicile pour déloger ses fidèles. Le président Denis Sassou Nguesso avait évoqué la légitime défense parce que attaqué à l'arme lourde, le colonel Marcel Ntsourou évoque la même raison. La plainte y relative a été déposée hier sur la table du Juge d’instruction du deuxième cabinet, près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville par le cabinet Djolani.

Assassinat, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires, destruction de biens immobiliers, des biens meubles et meubles meublants, pour vol, et pour incendie volontaire, et complicité y afférente, voilà les griefs auxquels le colonel et ses conseils se sont tablés pour porter plainte contre X. Le colonel Marcel Ntsourou se dit avoir été attaqué à l’arme lourde à son domicile pendant qu’il se reposait paisiblement en famille. Pour lui, la légitime défense dont fait état le pouvoir de Brazzaville est un mensonge monté de toutes pièces. Voici, le spécimen de cette plainte déposée le 14 janvier dernier par le cabinet Thomas Djolani.


Monsieur le juge d’instruction,

Le Colonel Marcel NTSOUROU, de nationalité congolaise, officier émérite des forces armées congolaises, marié et père de famille, domicilié circonstanciellement à la Maison d’Arrêt Centrale de Brazzaville, Centre-ville, Brazzaville, République du Congo.

A l’honneur de porter plainte contre X pour les faits susmentionnés, résumés ainsi qu’il suit :

A l’issue du verdict rendu en date du 09 septembre 2013, par la Cour Criminelle de Brazzaville, dans le procès de l’affaire dite du « 04 mars 2012 », le Colonel Marcel NTSOUROU a recouvré sa liberté conformément au sursis qui lui a été infligé, malgré les réquisitions du Ministère Public qui, dans son indivisibilité, avait plutôt requis en toute objectivité et en toute impartialité son acquittement pur et simple et ce, à la lumière des débats contradictoires devant la barre.

Monsieur le juge d’instruction depuis le 09 septembre 2013, date à laquelle le Colonel Marcel NTSOUROU a rejoint librement son domicile, sa vie et celle de sa famille est demeurée stressante voire infernale au quotidien.

La cause, certaines officines dans divers milieux ont mal vécu cette mise en liberté du Colonel Marcel NTSOUROU, n’ayant pas du tout ni l’acceptée ni supportée.

A partir de cet instant des manœuvres de tout genre et de toute nature ont été multipliées pour tenter de compromettre de nouveau la liberté du Colonel Marcel NTSOUROU et de tous ceux qui ont été supposés lui être proches avant ou pendant sa détention à la Maison d’Arrêt de Brazzaville dix sept (17) mois durant.

Son domicile était toujours épié de près ou de loin par des anonymes souvent en civil, et parfois maladroitement en tenue.

Les moindres déplacements de son entourage tout autant surveillés jusqu’à devenir plus qu’un harcèlement voire une torture dans le but mal caché de le pousser à bout.

Quant à lui-même, toute sortie pourtant rare, voire rarissime, de son domicile devenait de plus en plus un casse-tête chinois, parce qu’il ne le pouvait difficilement qu’en se constituant à cet effet un cortège spectaculaire, ce qui ne convient ni à son éducation ni à sa nature.

Il n’a pas été rare durant cet apprentissage de la jouissance de sa liberté, qu’il lui soit rapporté que l’un de ses véhicules a essuyé les tires dans la circulation, ou que ses enfants à tel ou tel autre endroit ont été approchés par des inconnus, ou que certains de ceux qui sont considérés, à tort ou à raison, comme étant « ses petits », soient traqués et parfois arbitrairement arrêtés.

Entre temps le spectre d’une arrestation imminente de lui-même le Colonel marcel NTSOUROU était agité et manifesté tant par le biais de la justice avec le fameux pourvoi en cassation contre l’arrêt du 09 septembre 2013, tantôt avec les décisions administratives tous azimuts, prises hasardeusement sous le prétexte fallacieux de la discipline militaire.

Ne pouvant tolérer que des « volontés individuelles » empoisonnent ainsi de façon permanente et injuste sa vie et celle de sa famille, et se sentant de plus en plus en danger pour lui-même et pour sa famille, le Colonel Marcel NTSOUROU a résolu de se prévaloir des dispositions des articles 12 et 10 de notre constitution du 20 janvier 2002, en vigueur, qui stipulent « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique »,
« Tout citoyen, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques.

L’ordre d’un supérieur ou d’une quelconque autorité ne saurait en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques.

Tout individu, tout agent de l’Etat qui se rendrait coupable d’acte de torture ou de traitement cruel, inhumain, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, est puni conformément à la loi 
».

Dans ce climat d’insécurité évidente pour lui-même et pour sa famille, le Colonel Marcel NTSOUROU face à sa solitude, à l’imminence du danger, à la perméabilité des lieux, au caractère incertain de l’environnement de son domicile, à la fragilité de sa liberté quotidiennement menacée, ne pouvant plus s’adresser à l’armée pour sa sécurité à lancer une mise en garde, dans la presse écrite, tant à l’attention de l’opinion nationale qu’internationale déclarant « qu’en cas d’attaque quelconque contre son domicile, il se défendrait même avec peu de moyens ».

Cette déclaration qui constitue à la fois, un cri d’exaspération et de révolte l’a conduit à la recherche et à l’organisation personnelle d’une protection aléatoire digne de la débrouillardise commandée et rendue inévitable par l’instinct de survie qui anime tout être vivant, quelle que soit son espèce.

Les paisibles citoyens injustement traqués, ont trouvé refuge auprès de celui-là avec qui ils ont fait la prison, toujours par instinct de survie, parce que dans leur esprit, le domicile d’un Officier Supérieur de l’Armée est inviolable.

Monsieur le juge d’instruction, au regard de tout ce qui précède, vous devez être tout à votre aise pour admettre que le Colonel Marcel NTSOUROU est fondé de vous saisir par la présente plainte, avec constitution de partie civile, pour tout ce dont il a été victime, en cette date du 16 décembre 2013, date à laquelle son domicile a été attaqué par des engins de guerre, avec des armes lourdes et des moyens aériens, notamment l’hélicoptère de combat dont les conséquences dramatiques et indescriptibles se résument par une brochette d’infractions les plus graves, à savoir : assassinat, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires, destruction de propriétés immobilières, des biens meubles et meubles meublants, vol et incendie volontaire des biens immeubles, et complicité y afférente.

C’est pourquoi il se constitue partie civile devant votre auguste autorité, car il est incontestable que les actes quelconques par lui posés entrent juridiquement, c’est-à-dire légalement dans les prévisions des articles 321,322 et 328 du code pénal en vigueur et applicable en République du Congo, notre pays :

« Le meurtre ainsi que les blessures et les coups, sont excusables s’ils ont été provoqués par des coups ou violences graves envers les personnes » ;

« Les crimes et délits mentionnés au précédent article sont également excusables, s’ils ont été commis en repoussant pendant le jour l’escalade ou l’effraction des clôtures ; murs ou entrée d’une maison ou appartement habité ou de leurs dépendances » ;

« Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui ».


Monsieur le Juge d’instruction, pouvez vous trouver dans les annales de la justice congolaise, notre justice, la jurisprudence, ou toutes traces quelconques d’un procès organisé par les autorités judiciaires de notre pays au sujet de la résistance et la riposte opposées à l’attaque et l’agression du Président pascal LISSOUBA contre le domicile du Président Denis SASSOU NGUESSO, à l’époque simple citoyen, à Mpila le 05 juin 1997 ?

Dans le traitement de cette plainte, Monsieur le Juge d’instruction, je vous invite très respectueusement à méditer ce petit paragraphe, écrit par une grande figure de la pensée philosophique et littéraire de notre pays, en la personne de son excellence monsieur le Ministre d’Etat, Garde des sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains, Aimé Emmanuel YOKA qui, dans son ouvrage propos rescapés d’un solitaire,dépôt légal 2001, paru aux éditions Béni Snassen, page 156, s’adressant au Président Pascal LISSOUBA disait « En conclusion Monsieur LISSOUBA, personne ne peut se douter aujourd’hui que vous avez délibérément ordonné l’attaque de Mpila pour justement éviter d’aller aux élections dans les délais constitutionnels. Cela constitue une faute majeure à la fois au plan politique et au plan du droit commun. Sur ce point, quel que soit leur degré de soumission à vos désirs, vos jurisconsultes s’accorderont pour vous dire que nul ne peut invoquer sa propre turpitude à l’appui d’une prétention quel qu’elle soit.

En vérité vous êtes dans la situation d’un serpent qui a avalé sa queue. Alors un peu de courage politique Monsieur le Président, regardez la réalité en face ».


Dans l’attente d’être fixé sur vos diligences procédurales et judiciaires, je vous prie d’agréer, Monsieur le juge d’instruction, avec mes remerciements anticipés au nom et pour le compte de mon client le Colonel Marcel NTSOUROU, l’expression de mes sentiments distingués.


Maître Thomas DJOLANI
Avocat à la Cour

 

 

 

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:40
 

  

  

Auteur: Maître Thomas DJOLANI

 

 Maître Thomas DJOLANI AVOCAT DU COLONEL Marcel NTSOUROU ECRIT AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE

 

 

 

Maître Thomas Djolani, avocat du colonel Marcel Ntsourou écrit au procureur de la république

Que cache t-on sous l’affaire Ntsourou? D’aucuns pensent que cette affaire est difficile à défendre. Certains avocats s'abstienent eu égard aux menaces subies lors de l’affaire de l’explosion de la caserne militaire de Mpila dans laquelle le Colonel Ntsourou était pris pour commanditaire. Me Thomas Djolani, constitué avocat du colonel Marcel Ntsourou, conscient de sa profession d’avocat, a écrit au procureur de la république pour lui faire état de quelques articles de droit qui devraient être appliqués dans cette seconde affaire Ntsourou afin de donner au procès à venir son caractère impartial. Sans commentaires, voici le contenu de la correspondance de Me Djolani adressée au procureur de la République, le 14 janvier 2014.

Monsieur le Procureur de la République,

Le 28 août 1963, à Washington, Martin Luther King déclarait, entre autres «chacun peut être grand, car chacun peut servir » ; tandis que tout récemment Frédéric LENOIR dans son apologie les leçons de vie des grands sages, parue aux éditions Pocket, août 2012, a écrit « Exister est un fait, mais vivre est un art». C’est donc sous cet angle de la cohésion de tous ces concepts, à savoir être grand-servir-exister et vivre, que la science juridique qui a pour vocation de réguler les rapports entre particuliers d’une part, et entre les particuliers et la puissance publique d’autre part, a été conçue dans l’intérêt des libertés et droits fondamentaux des citoyens vivant en société.

Monsieur le Procureur de la République, il est vrai que les événements du 16 décembre 2013, combien dramatiques et malheureux, ont suscité en chacun de nous une vive émotion qui selon les cas a fait naître un sentiment de profonde tristesse, de réelle indignation, d’incompréhension et de révolte silencieuse ; mais cela ne saurait expliquer que le colonel Marcel NTSOUROU qui, comme tout le monde, est viscéralement blessé dans sa chair et dans son âme, face à la perte des vies humaines gratuitement provoquée, ne puisse jouir de sa présomption d’innocence qui est crapuleusement compromise par le traitement qui lui est infligé depuis son arrestation y relative. Je ne reviens pas sur ces conditions de chosification dont il a été victime pendant sa garde à vue dans les locaux de la DGST où il a été exhibé triomphalement à la presse, assis avec menottes aux bras par derrière. Vous conviendrez avec nous que cette image humiliante a réveillé en chaque citoyen honnête « les vieux et méprisables souvenirs de la barbarie révolutionnaire » des années 72 et suivantes.

Monsieur le Procureur de la république, il nous a été donné de constater que le Colonel Marcel NTSOUROU détenu dans une cellule infâme voire répugnante au sein de la Maison d’Arrêt de Brazzaville, est quotidiennement enfermé dans ce bloc de béton, privé quasiment 24 sur 24 heures d’air humainement respirable, de lumière du jour, mais surtout privé du minimum d’articles dont on peut reconnaitre le droit à un détenu de droit commun, si tant il serait tout de même admis que le Colonel Marcel NTSOUROU n’est pas un détenu politique, tels que un poste radio, des ouvrages et revues à sa convenance, du papier et stylo pouvant lui permettre de griffonner quelques éléments de sa défense, conformément à l’article 9 de notre Constitution Congolaise du 20 janvier 2002 qui stipule « la liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout détenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant sont interdits ».

Il va sans dire, Monsieur le Procureur de la République, que les dispositions de cet article sont en harmonie avec la Déclaration des Universelle Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 en ses articles 10 et 11alinéa 1er , aux termes desquels « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumé innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées».

Monsieur le Procureur de la République, la profession d’Avocat dans notre pays, la République du Congo, n’est ni un groupement ni une coopérative moins encore un club, il s’agit d’une corporation aux traditions séculaires dont l’organisation et le fonctionnement obéissent à des règles et des usages consacrés par les lois et règlements de la République, ainsi que de la profession, notamment la loi n°026-92 du 20 août 1992 portant Organisation de la Profession d’Avocat qui, dès son article premier pose comme principe « l’Avocat exerce la plénitude de son ministère sur la défense et l’assistance des parties ainsi que leur représentation territoriale en justice dès l’enquête préliminaire sauf les exceptions expressément prévues par la loi ». Qu’il est donc foncièrement étonnant, que certains Avocats régulièrement constitués par le Colonel Marcel NTSOUROU d’une part, et d’autre part par Madame Charlotte NTSOUROU son épouse et leur nièce Mademoiselle Ruth NGUINA à peine âgée de 16 ans, donc mineure ; toutes deux curieusement détenues aussi à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, quasiment dans les mêmes conditions cruelles, inhumaines et dégradantes, ne puissent exercer librement leur profession par des contacts réguliers avec leurs clients hors toute oreille indiscrète.

En effet, nombre d’Avocats ainsi constitués se plaignent quotidiennement des tracasseries qu’ils rencontrent dans la gestion de ce dossier des événements dits « du 16 décembre 2013 », particulièrement devant les autorités de la Maison d’Arrêt de Brazzaville qui, rendent l’accès à leurs clients respectifs sinon impossible du moins difficile, et là où le bas blesse c’est qu’ils vivent cette triste réalité, malgré les permis de communiquer dont ils sont toujours munis, et pourtant signés et délivrés par votre propre autorité Monsieur le Procureur de la République. Quant aux entretiens avec leurs clients, ils se font dans un climat de méfiance insupportable, parce qu’ils toujours affublés de la présence permanente des agents de la force publique ou de tel ou tel autre agent de la Maison d’Arrêt et ce, tout au long desdits entretiens pourtant protégés et strictement confidentiels entre l’Avocat et son client, surtout pour une affaire si sensible. Vous conviendrez, une fois de plus, avec nous Monsieur le Procureur de la République que, cet état des choses est de nature à jeter du discrédit à notre justice et à ses acteurs, à tous les niveaux.

Je me fais aussi le devoir Monsieur le Procureur de la République de vous rappeler, qu’aux termes des articles 98 et 99 du code de procédure pénale en vigueur en République du Congo, celui là même que vous utilisez et que nous utilisons aussi, parce que ne nous pouvons utiliser que celui là, applicable par tous, pour tous et contre tous, il est précisé : Article 98 « l’inculpé détenu peut, aussitôt après la première comparution, communiquer librement avec son conseil » Article 99 « lorsque le juge d’instruction (ou toute autre autorité judiciaire dont vous-même Monsieur le Procureur de la République) croit devoir prescrire, à l’égard d’un inculpé, une interdiction de communiquer, il ne peut le faire que pour une période de dix jours. Il peut la renouveler, pour deux nouvelles périodes de dix jours (soit trente (30) jours strict maximum). En aucun cas, l’interdiction de communiquer ne saurait s’appliquer au conseil de l’inculpé ».

Dans ces conditions Monsieur le Procureur de la République, il s’agit des dispositions impératives, inviolables et scrupuleusement applicables de la loi, en l’occurrence le code de procédure pénale qui, dans quelques jours, ne permettra plus que la communication des Avocats avec leurs clients soit subordonnée à l’obtention d’un quelconque permis de communiquer.

Qu’à cela ne tienne Monsieur le Procureur de la République, l’opinion nationale et internationale est aujourd’hui édifiée, et il n’y a plus aucun doute à cela, que la procédure retenue contre le colonel Marcel NTSOUROU et autres du fait de ces événements dits du « 16 décembre 2013 », est celle du crime flagrant définit par notre code de procédure pénale, le même, à l’article 37 ainsi qu’il suit : « Est qualifié de crime ou délit flagrant, le crime ou le délit qui se commet actuellement, ou vient de se commettre. Il y a aussi crime ou délit flagrant lorsque, dans le temps voisin de l’action, la personne soupçonnée est poursuivie par la clameur publique, ou est trouvée en possession d’objets, ou présente des traces ou indices, laissant penser qu’elle a participé au crime ou délit. Est assimilé au crime ou délit flagrant tout crime ou délit qui même non commis dans les circonstances prévues à l’alinéa précédent a été commis dans une maison dont le chef requiert le procureur de la République ou un officier de police judiciaire de le constater. La procédure relative au flagrant délit prescrite aux articles 328 à 332 pourra également être suivie, lorsque, quel que soit le temps de l’infraction, le délit est établi à la charge du prévenu soit par des dépositions de plusieurs témoins soit par son propre aveu corroboré par des témoignages ou des indices graves et concordants ».

Ce petit rappel Monsieur le Procureur de la République a été rendu utile, à notre entendement, par le fait que depuis bientôt un (01) mois à compter de la date de leur arrestation, soit le 16 décembre 2013, le colonel Marcel NTSOUROU, son épouse et leur nièce mineure demeurent dans l’incertitude quant au respect des exigences légales de la flagrance ou précisément de la procédure du crime flagrant, étant entendu que la multiplication des séances de comparution devant votre auguste autorité, à la suite de la toute première à l’occasion de laquelle ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt, risque de porter atteinte à leurs droits de la défense.

Monsieur le Procureur de la République, vous le savez autant que nous, l’option de la procédure du crime flagrant donne à cette même procédure un régime dominant à caractère inquisitoire qui vous place au devant de la scène, au cœur même du dossier, parce qu’il vous revient en cette hypothèse le rôle principal. En effet, à l’examen du dossier de la procédure dont vous avez été légalement destinataire, vous avez cru bon de jouir de votre prérogative incontestable de décider de la suite à lui donner, en votre qualité de titulaire de l’action publique. Le seul fait d’avoir opté pour le crime flagrant suppose, à n’en point douter, que la police judiciaire a réalisé une activité fructueuse ayant consisté, tout à la fois, à constater les infractions à la loi pénale, à en rassembler les preuves et à en rechercher les auteurs jusqu’à avoir déférer certainement à vos différentes réquisitions. Qu’au regard du temps déjà entamé, les inculpés présumés innocents devaient depuis avoir une idée approximative des dispositions prises pour l’accomplissement des différents actes dignes de rendre cette procédure de crime flagrant crédible, singulièrement leur renvoi devant la Cour Criminelle pour l’organisation du procès. Nous saluons cependant vos diligences d’avoir notifié aux Avocats 48 heures avant la date et l’heure de ce que vous avez appelé «poursuite de l’interrogation de Monsieur Marcel NTSOUROU », soit le 15 janvier 2014 à 09 heures ; sans perdre de vue que cet interrogatoire qui, en réalité, est le deuxième était prévu pour le 03 janvier 2014. Il est donc incompréhensible que pour une procédure de crime flagrant plus de dix (10) jours se soient passés sans qu’aucune ligne n’ait bougé.

Autant la tâche paraît fastidieuse, c’est autant que le sort de nos clients paraît, à ce rythme, énigmatique. Monsieur le Procureur de la République, ne nous voilons pas la face pour reconnaître que l’attaque perpétrée contre le domicile du Colonel Marcel NTSOUROU, par les unités de police et de l’armée, hormis son caractère excessivement disproportionné, n’a été ni opportune ni légale.

En effet, aux termes des exigences du droit humanitaire, et conformément à nos lois, règlements et usages en vigueur tant dans le domaine civil que militaire, toute attaque au moyen des engins militaires, doit être précédée par un avertissement, et accompagnée de toutes les précautions nécessaires susceptibles de faire éviter que les pertes incidentes en vies humaines ou la destruction des biens de toute nature ne soient pas plus importantes que l’avantage militaire procuré par l’attaque. C’est dans cet esprit, que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a rappelé que « selon le droit international humanitaire (DIH), seuls les objectifs militaires peuvent être attaqués. Mais même de telles attaques ne sont pas admissibles sans restriction. Une attaque doit être annulée s’il apparaît qu’elle entrerait dans une des catégories des attaques interdites. Si les circonstances le permettent, un avertissement doit être donné avant les attaques susceptibles d’affecter la population civile. Dans la détermination de l’objectif d’une attaque, celle causant le moins de danger pour la population civile doit être sélectionnée, lorsqu’un choix est possible.

En outre, le DIH exige que ceux qui planifient et décident de mener une attaque devront prendre des mesures de précaution. Ils doivent même renoncer à l’attaque si les pertes incidentes en vies humaines ou la destruction de biens de caractère civil sont plus importantes que l’avantage militaire procuré par l’attaque»
.

Quoiqu’il en soit Monsieur le Procureur de la République, on peut penser que ce cas est propre aux conflits armés, cependant il ne nous est pas permis d’oublier que le Colonel Marcel NTSOUROU ou tout au moins son domicile a été attaqué avec les mêmes moyens militaires, entre autres chars et hélicoptère de combat. C’est donc suite à cette attaque foncièrement injustifiée, parce que le colonel Marcel NTSOUROU n’a jamais été ni convoqué à comparaître, ni notifié d’un calendrier pour une perquisition à son domicile, que celui-ci a reçu une balle logée dans sa chair à la cuisse gauche peu avant le genou. Il ne bénéficie malheureusement jusqu’à ce jour d’aucune assistance sanitaire spécialisée, malgré la nécessité d’une intervention chirurgicale pour l’extraction de ladite balle qui assurément, « lui donne encore le temps de mourir et qui donne à sa mort, pour l’instant, le temps de vivre », comme disait Hervé GUIBERT, dans la vie en danger paru aux éditions « j’accuse », février 2007.

Monsieur le Procureur de la République, vous êtes le garant des libertés et droits fondamentaux des citoyens, en tous lieux et toutes circonstances ; il vous revient donc de prendre toutes les dispositions utiles et urgentes, car toute négligence à ce sujet, aux conséquences imprévisibles, sera pris pour une «non assistance à personne en danger ». Il ne s’agit pas, bien entendu, d’une faveur parce que cette demande est conforme à la résolution 43/173 adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, en date du 09 décembre 1988 qui, dans son principe 24 exige que « Toute personne détenue ou emprisonnée se verra offrir un examen médical approprié dans un délai bref que possible après son entrée dans le lieu de détention ou d’emprisonnement ; par la suite, elle bénéficiera de soins et traitements médicaux chaque fois que le besoin s’en fera sentir. Ces soins et traitements seront gratuits ».


Dans cette attente, veuillez croire Monsieur le Procureur de la République, avec nos remerciements anticipés, à l’expression de notre franche collaboration.


Maître Thomas DJOLANI

Avocat à la Cour Bâtonnier du Barreau de Brazzaville

 

 

 

 

 

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Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:30
 

  

  

Auteur:  Direct-Brazza

 

 LA LISTE DES VICTIMES MORTS ET VIVANTS DE L'ATTAQUE DU DOMICILE DU COLONEL Marcel NSTOUROU LE 16 Décembre 2013

 

 

 

L’attaque des miliciens à la solde du pouvoir de Brazzaville au domicile du Colonel Marcel NTSOUROU le lundi 16 Décembre 2013 s'est soldée par des dizaines de morts et plusieurs arrestations.

Nous publions ici les listes des personnes arrêtées et décédées (identifiées à ce jour).


Liste des compatriotes tués au domicile du colonel Ntsourou

1. NGUIE MISSIE Ghislain
2. NFOURAGA
3. KAKOU NDAKO Pierre
4. GAMBI Volvo
5. GAMBI Padreche
6. NGAMBOULOU
7. TOUBI Eric
8. TOUBI Dely
9. NGAMI Chabel
10. NTSIBA ANKA Cide
11. LOUOKO Stany Bedel
12. NGAMBERE Brinele
13. MANKALA Coré
14. Marcial (Garde de Mme Katia)
15. MOUANZA David
16. KIEREKE Arnauld
17. NFOURGA Arsene
18. MADZOU Ghildas
19. MBOUALA Ernest
20. OBEYI Guy
21. OKANA Garcia
22. AITI Ghiscard
23. TANG NGUELOLO
24. NGOUALA Armel
25. NKABA Chirchi
26. NGATSIBI Cyril
27. Jode
28. Bouba
29. Prince
30. Kabila
31. Floddy
32. Kavos


Liste des compatriotes arrêtés au domicile colonel Ntsourou et détenus à la maison d’arrêt de Brazzaville

1. NTSOUROU Marcel
2. NTSOUROU née NGAGNIE Charlotte
3. NGUINA Ruth
4. VAOUET Franck
5. MONGO Sylvain
6. MOUANGA Laurent
7. ONDONGO Robin
8. DIAKABANA Orel
9. NKOUESSALI Amour
10. NGOUONO KINDATA Irland
11. MAKOUANGOU Jurvely
12. OKANA Benjamin
13. NGAMI Juste
14. ETOU Walfigan
15. BIVELA BANZOUZI
16. NKOU Vochy
17. TALOULOU Modeste
18. MIERE Audrey
19. MISSIE Fraidorce
20. MONKA Modeste
21. TSIBA Raide Fadelman
22. NTSIBA Jean Pierre
23. MBANI Julien
24. NKIE Armand
25. NGOLION OSSON Prince
26. NGANDZIEN Rock
27. NGOULOUBI Roland
28. NGOULOU Armand
29. NGOULOU Sylvain
30. NITOUMBI MANDIENGUILA
31. NGAMI Paul
32. NGALOUO Chadlin
33. MPANI KILOUA
34. NGOLALI Nestor
35. KABA Symphorien
36. NKOUKA Stève
37. MBANI Franck
38. ELSON Niver
39. NGOKANA Bobo Baudelaire
40. LAMBINI Gustave
41. OSSIBI MBON Roland
42. BIBOUTSI Jean Dominique
43. MATSOUKOU David
44. OBAMI NGOLO Zéphirin
45. ETOU OBAMI 
46. NGABOMI Patrick
47. ETOU Herman
48. AMBA Gafry
49. MADZOU Michel
50. KIMPALA Clément
51. MFOUROUNGA MOUKALA
52. AKONDZO Dieudonné
53. OSSIBI Jonathan
54. NDOUNIAMA Anicet
55. MAMPOUYA Stéphane
56. BISSIEMBA Jéremie
57. MPAN Armand
58. LlKIBI ONKA Rufin
59. MADZOll Amour
60. MBON Nazaire
61. ANDZOUANA Laurent
62. ATI Daniel
63. ETOU OBAMI Servant
64. ANDZOUANA Louis
65. ETOU Binjamin
66. OUAMBA Kevin
67. NGAMI Aymard
68. MINICHIELO Giscard.

 

 

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:22
 

  

  

 Source : Direct BRAZZA

 

 UN ANCIEN CANDIDAT A L'ELECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2009 Jim Jean EBINA TORTURÉ ET BASTONNÉ PAR LA POLICE POLITIQUE DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

 

 

 

Jim Jean Ebina, président du Parti Congolais Écologiste, ancien candidat à l'élection présidentielle de 2009 et oncle paternel de Joe Washington EBINA a été enlevé de 21h à 4h par deux véhicules BJ de police nationale. 

Agressé et bastionné, Jim Jean Ebina a été conduit à la direction de la sécurité du territoire (DST) puis au commissariat du plateau des 15 ans.

Désormais libre sans connaitre les vrais motifs de son arrestation, Jim Jean Ebina se trouve actuellement aux cotés de son neveu Joe Washington Ebina à l'hôtel saphir.

 

 

 

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 12:06
 

  

  

 

 

 A  LA RECHERCHE DU CONSENSUS 

 

 

 

 La coopération entre la Côte d’Ivoire et la Cour pénale internationale (CPI) est toujours en question. La juridiction internationale permanente chargée de juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité avait demandé - pour la deuxième fois en deux mois, en décembre dernier - aux autorités ivoiriennes de lui livrer l’ex-leader des «Jeunes patriotes» avant le 13 janvier 2014. Le délai a expiré il y a 48 heures. Charles Blé Goudé est toujours en Côte d’Ivoire. Avant de se prononcer, les autorités de ce pays demandent à la CPI un sursis de trois mois.

Le gouvernement ivoirien s’est manifesté avant l’expiration du terme fixé par la CPI, par le biais des 2 avocats français de l’Etat de Côte d’Ivoire. Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît ont demandé, lundi 13 janvier, à la 1ère Chambre préliminaire de la CPI un sursis de trois mois pour répondre à sa demande de transfèrement de Charles Blé Goudé.

La Côte d’Ivoire sollicite ainsi un nouveau délai. Elle s’engage à se déterminer sur le transfert - ou non - à La Haye de l’ex-général de la rue abidjanaise, au plus tard le 13 avril prochain.

La CPI a rendu publique, mardi 14 janvier, une partie de la correspondance que les deux avocats du barreau de Paris lui ont adressée. Selon eux, les autorités ivoiriennes ont besoin de ces trois mois pour poursuivre la procédure judiciaire interne contre Charles Blé Goudé.

L’ex-porte-voix de Laurent Gbagbo est « gardé dans un lieu secret » depuis un an en Côte d’Ivoire, après son arrestation au Ghana et son extradition express. Sera-t-il transféré à la CPI ? Difficile de se prononcer.

Les autorités ivoiriennes ont, pour l’instant, refusé de livrer à la même juridiction Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-chef de l’Etat, en disant que la justice nationale est aujourd’hui apte à la juger. Elles pourraient aussi avancer le même argument dans le cas de Charles Blé Goudé. Une posture destinée à éviter de livrer des soutiens d’Alassane Ouattara, au cas où la CPI lancerait des mandats d’arrêt contre eux.

 

 

 

échanges «positifs» mais tendus entre le FPI et le gouvernement

 
 

 

Le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI) se sont rencontrés, mercredi 15 janvier, dans le cadre d’un dialogue direct amorcé il y a presque un an. Les discussions sont conduites, du côté du pouvoir, par l’ex-Premier ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou et, pour la délégation du FPI, par le président du parti, Pascal Affi N’Guessan, pour la première fois depuis sa mise en liberté provisoire, le 5 août dernier.

La rencontre de ce mercredi entre le FPI et le gouvernement ivoirien dans le cadre du dialogue direct était la première du genre, après celle du 24 septembre 2013.

A l’issue de presque trois heures et demie d’échanges, Pascal Affi N’Guessan a déclaré que le dialogue était « positif », mais que « les points à passer en revue sont tellement nombreux qu’il faudra très rapidement une nouvelle rencontre avec le gouvernement, afin de pouvoir avancer vite ».

L’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo a précisé qu’il ne renonçait pas à sa demande de convocation des Etats généraux de la République. Un cadre approprié, selon lui, pour régler, notamment, toutes les questions liées à la préparation et à l’organisation de l’élection présidentielle de 2015. Pascal Affi N’Guessan juge que si le pouvoir rejette pour l’instant l’idée des Etats généraux, il pourrait revenir sur sa position.

Cadre permanent du dialogue

« Faux », a rétorqué devant la presse le ministre du Plan et du Développement, Albert Mabri Toikeusse. Le gouvernement « veut toujours amener le FPI à rejoindre le cadre permanent du dialogue, aux côtés de onze autres partis de l’opposition. Le FPI s’y refuse toujours ».

→ A (RE)LIRE : Côte d’Ivoire: après les voeux du FPI, c'est le retour des crispations sur la nationalité

A l’ouverture de la rencontre, l’ex-Premier ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou, désormais ministre d’Etat auprès du président de la République, a attiré l’attention des participants sur « la fragilité de la paix », après avoir déclaré que « la paix se fera avec tous les acteurs, y compris avec le FPI ».

 

 

 

 

 

 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                              drapeau france

    

                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

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