16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 08:57

  

  

  

 

Auteur : Majorité Présidentielle

 

CONGO BRAZZAVILLE Rapport de la majorité présidentielle pour le changement de la constitution 

 

 

 

 
 
Sur convocation de son Président par intérim, Monsieur Pierre NGOLO, le collège des présidents de la majorité présidentielle s’est réuni le lundi 14 avril 2014 dans la salle internationale du Palais des Congrès, en vue d’analyser la situation politique nationale, suite aux déclarations faites dans la Likouala, le NIARI et le Kouilou (Hinda), par des cadres du Parti Congolais du Travail, appelant le Chef de l’Etat à procéder à la modification de la Constitution pour une poursuite sereine par lui de la Construction du Congo.

Le Président par intérim de la majorité présidentielle, Secrétaire Général du Parti Congolais du Travail, a rappelé avoir été interpellé à ce sujet par plusieurs partis de la majorité présidentielle et a tenu à préciser aux participants que son parti n’avait pas encore pris de décision officielle sur ce débat constitutionnel. S’en sont suivis des échanges francs et fructueux qui ont permis, aux différents présidents des partis politiques présents, de donner, à ce sujet, l’avis de leur mouvement politique. Il a été constaté, d’une part, que certains partis avaient une opinion claire sur la question et se sont déjà prononcés sur une évolution constitutionnelle au regard du caractère post-conflit de la présente Constitution et, d’autre part, d’autres partis ont initié ce débat en leur sein mais ne l’ont pas encore épuisé.

Afin d’harmoniser la position de l’ensemble de la majorité présidentielle, l’assemblée générale a décidé de la mise en place d’une commission composée des partis membres de la majorité, chargée de présenter au plénum l’option à retenir par l’ensemble des participants.

A cet effet, trois hypothèses ont été soumises à la réflexion de la commission à savoir :

1) Le maintien en toutes ses dispositions de la Constitution

2) La révision partielle de la Constitution

3) Le Changement de la Constitution et donc de République


Des suites, les différents partis de la majorité retenus par l’assemblée générale ont désigné leurs représentants à ladite commission qui se présente comme suit :

Monsieur Serge Michel ODZOKI, Parti Congolais du Travail «PCT».

Monsieur Juste Désiré MONDELE, Club2002 Parti Pour l’Unité et la République, «CLUB 2002PUR».

Monsieur Claude COELHO, Club2002 Parti Pour l’Unité et la République, «CLUB2002 PUR».

Monsieur Martin OYALI, Alliance Congolaise pour la Consolidation du Renouveau Démocratique ‘: ACCORD».

Monsieur Ludovic-Robert MIYOUNA, Parti Pour L’Unité la Liberté et le Progrès «PULP».

Monsieur Placide MBAKANI-LOUBOULA, Parti Pour l’Unité la Liberté et le Progrès «PULP».

Monsieur Guy MAFIMBA MOTOKI, Rassemblement Pour la Démocratie et le Développement «RDD».

Monsieur Bernard MAKAYA, Mouvement, Action et Renouveau «MAR».

Monsieur Tanguy FOUEMINA, Rassemblement Citoyen, «RC».

Monsieur Marie-Joseph BITOULOULOU, Rassemblement Citoyen «RC».

Monsieur Eugène Stanislas MOENGUELE, Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social, «RDPS».


La commission mise en place s’est réunie le lundi 28 Avril 2014 au siège de la permanence du Parti Congolais du Travail et a désigné comme :

- Président, Monsieur Serge» Michel ODZOKI

- Rapporteur, Monsieur Juste Désiré MONDELE


Abordant les trois hypothèses soumises à sa réflexion, la commission a retenu ce qui suit :

1) Première hypothèse: Sur le maintien de toutes les dispositions de la constitution du 20 janvier 2002 :

Préalablement, la commission rappelle que notre pays en cinquante-quatre années d’indépendance a connu une instabilité institutionnelle qui s’illustre par huit Constitutions, sept Républiques et six Actes Fondamentaux, à savoir :

- La constitution du 02 Mars 1961 [ 1ère République) qui remplaçait les anciennes lois constitutionnelles ayant régi les institutions congolaises depuis 1958 et qui fut abrogée à la suite de l’insurrection populaire des 13, 14,15 août 1963, mettant ainsi fin au régime en place depuis 1958 ;

- La Constitution provisoire du 11 septembre 1963 qui, sous le régime du Mouvement National de la Révolution (M.N.R.), est intervenue pour régir ce régime révolutionnaire des événements d’août 1963 ;

- La Constitution du 08 décembre 1963 (sous le régime du M.N.R., II ème République) qui votée par le peuple après avis de la Cour Suprême, mit fin à la constitution provisoire du Il septembre 1963;

- L’Acte fondamental du 14 août 1968 qui abrogeant partiellement la Constitution du 8 décembre 1963, avait été pris à la suite du mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968 pour organiser provisoirement les pouvoirs publics ;

- La Constitution du 30 décembre 1969 (IIIème République) qui, non votée par le peuple mais adoptée par le congrès constitutif du Parti Congolais de Travail, est intervenue à la suite de nombreux mouvements enregistrés au sein du parti unique, le M.N.R., et des institutions étatiques;

- La Constitution du 24 juin 1973(IVème République)

- L’Acte Fondamental du 5 avril 1977;

- L’Acte Fondamental du 7 février 1979;

- L’acte Fondamental du 30 mars 1979;

- La Constitution du 8 juillet 1979 (Vème République), laquelle a été doublement révisée, la première révision étant opérée par une ordonnance présidentielle et la seconde suite au IIIème congrès ordinaire du Parti Congolais du Travail tenu en août 1984.

- La Constitution du 15 Mars 1992 (VIème République) intervenue à la faveur de la Conférence Nationale Souveraine après une période dite de transition.

- L’Acte Fondamental du 24 octobre 1997, abrogeant la Constitution du 15 Mars 1992.

- La Constitution du 20 janvier 2002, en vigueur, qui a abrogé l’Acte Fondamental du 24 octobre 1997.

La commission constate d’une part que la Constitution du 20 janvier 2002 (VIIème République) comme les précédentes, est issue de circonstances exceptionnelles, et n’est pas le fruit d’une réflexion concertée de l’ensemble de la société, mais plutôt l’émanation du camp des vainqueurs de ces conflits et, d’autre part, consacre un exécutif fort, une neutralisation des pouvoirs exécutifs et législatifs et n’est plus adaptée aux contextes actuels.

Au regard de ce qui précède, la commission écarte donc cette première option.

2) Deuxième hypothèse: Sur la révision de la Constitution:

Une révision est un acte de modification partielle de certaines dispositions du texte constitutionnel. La Constitution du 20 janvier 2002 a été adoptée dans un contexte post-conflit. Sa motivation première a été la restauration de l’Etat de droit, le maintien de l'intégrité territoriale, la réinstauration de la démocratie et du pluralisme politique. Cependant, les articles 57, 58 du titre V, et 185, 187 du titre XVIII, limitent les dispositions constitutionnelles à réviser. Or ces dispositions sont intangibles et immuables au regard de l’article 185, de la Constitution. Par ailleurs, l’article 187 règle les modalités de la révision de la Constitution au travers d’une loi organique, qui, à ce jour est inexistante.
Pour la commission, il n’est pas opportun de réviser exclusivement les articles précités au risque de violer la loi fondamentale. Cependant il n’y a pas de révision constitutionnelle abstraite et absolue. Dans l’histoire de notre pays le Congo, depuis son accession à l’indépendance, les lois fondamentales n’ont jamais fait l’objet de révision pour s’adapter à une conjoncture sociétale, mais ont toujours été abrogées suite à des situations socio politiques exceptionnelles (coups d’Etat, Insurrections, Conférences Nationales, Conflits armés fratricides ...).

La donne actuelle est exceptionnelle et opportune puisque le Congo connaît la paix, une croissance économique soutenue, une intégrité territoriale pleine et entière, et toutes ses institutions ont été mises en place et fonctionnent, ce qui ne fut le cas pour rendre effective la Constitution du 15 Mars 1992.

Or, le principe est de ne procéder à un changement constitutionnel que si celui-ci prend en compte les évolutions sociétales présentes et futures pour intégrer de façon irréversible, pérenne et durable la République du Congo dans le concert des Nations émergentes et modernes.

Partant de ce postulat, la commission exclut de plus fort, cette seconde hypothèse (celle de la révision de la Constitution), portant exclusivement sur la révision des articles 57 et 58 du titre V.

3) Troisième hypothèse: Sur le changement de Constitution et donc de République:

La Constitution est un acte juridique concrétisé par un ou plusieurs documents contenant l’ensemble des règles organisant les pouvoirs publics et les rapports entre eux ainsi que les libertés fondamentales accordées à tout citoyen résidant dans l’Etat concerné.

Elle devrait donc tenir compte des réalités historiques, culturelles et sociologiques des peuples et des civilisations. Sa fonction est de constituer une nation, c’est à dire qu’elle doit être la résultante, l’expression, le produit de son histoire, de ses cultures, de la diversité de ses populations et de leurs modes de vie. Elle est, par excellence, l’émanation, dans le temps et dans l’espace, d’un peuple organisé dans sa diversité, sa nature, et sa singularité. Tel n’est réellement et complètement le cas de la Constitution du 20 janvier 2002.

Après douze années de pratique, force est de constater que cette Constitution a montré ses limites et ses faiblesses sur plusieurs points :

- L’absence préjudiciable d’un exécutif bicéphale, à la bonne gouvernance ;

- La faiblesse du contrôle parlementaire sur le gouvernement;

- La non harmonisation de la durée des mandats présidentiel, législatif et local ;

- La nomination par le Président de la République seul aux hautes fonctions civiles et militaires ;

- L’absence de responsabilité des membres du gouvernement devant le parlement ;

- L’absence de motion de défiance comme mode de contrôle parlementaire de l’exécutif ;

- La limitation de l’âge des candidats à l’élection présidentielle, contraire aux dispositions de l’article 8, titre II de l’actuelle Constitution qui stipule :
« Tous les citoyens sont égaux devant la loi» et au principe de : l’électeur, éligible.

- L’article 58, dont le premier alinéa dispose que «nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est de nationalité congolaise d’origine», introduit une notion discriminatoire et se trouve en totale contradiction avec l’article 96 du titre VI relatif aux candidats aux élections législatives, sénatoriales ou locales, lesquels ne doivent être que de nationalité congolaise, lequel viole l’article 8 du titre II qui, interdit toute discrimination fondée sur l’origine des citoyens.

- La limitation à deux mandats du Président de la République, viole le principe constitutionnel d’équité puisque ne s’appliquant pas aux autres élus ; à savoir les Conseillers municipaux et départementaux, les Députés et les Sénateurs.

- L’absence dans la constitution actuelle des dispositions sur la protection de l’environnement.

Afin de ne pas scléroser la Nation, toute constitution ne peut être pérenne qu’à la condition qu’elle admette des adaptations liées à l’évolution de la société et tienne compte des réalités économiques, politiques, sociales, culturelles qui se définissent par rapport au contexte temporel. Au regard de ces faiblesses, la mutabilité de la Constitution apparaît donc comme une solution imposée par le contexte et la sagesse.

En conséquence, la commission recommande l’élaboration d’une nouvelle Constitution et donc un changement de République, par le pouvoir constituant d’aujourd’hui et ce, conformément aux mécanismes prévus au TITRE XVIII de l’actuelle Constitution, en ses articles 185, 186, et 187.

Fait à Brazzaville le 30avril 2014

Pour La Commission,
Messieurs,

Serge Michelle ODZOKI, Parti Congolais du Travail « PCT ».

Juste Désiré MONDELE, Club 2002 Parti Pour l’Unité et la République, « CLUB 2002 PUR ».

Claude COELHO, Club 2002 Parti Pour l’Unité et la République, « CLUB 2002 PUR ».

Martin OYALI, ACCOR.

Ludovic Robert MIYOUNA, Parti Pour l’Unité la Liberté et le Progrès « PULP ».

Placide MBAKANI-LOUBOULA, Parti Pour l’Unité la Liberté et le Progrès « PULP ».

Guy MAFIMBA MOTOKI, Rassemblement Pour la Démocratie et le Développement « RDD ».

Bernard MAKAYA, Mouvement, Action et Renouveau « MAR ».

Tanguy FOUEMINA, Rassemblement Citoyen « RC ».
Marie Joseph BITOULOULOU, Rassemblement Citoyen « RC ».

Eugène Stanislas MOENGUELE, Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social, «RDPS ».



 
 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 08:57

  

  

  

 

Auteur : Majorité Présidentielle

 

CONGO BRAZZAVILLE Rapport de la majorité présidentielle pour le changement de la constitution 

 

 

 

 
 
Sur convocation de son Président par intérim, Monsieur Pierre NGOLO, le collège des présidents de la majorité présidentielle s’est réuni le lundi 14 avril 2014 dans la salle internationale du Palais des Congrès, en vue d’analyser la situation politique nationale, suite aux déclarations faites dans la Likouala, le NIARI et le Kouilou (Hinda), par des cadres du Parti Congolais du Travail, appelant le Chef de l’Etat à procéder à la modification de la Constitution pour une poursuite sereine par lui de la Construction du Congo.

Le Président par intérim de la majorité présidentielle, Secrétaire Général du Parti Congolais du Travail, a rappelé avoir été interpellé à ce sujet par plusieurs partis de la majorité présidentielle et a tenu à préciser aux participants que son parti n’avait pas encore pris de décision officielle sur ce débat constitutionnel. S’en sont suivis des échanges francs et fructueux qui ont permis, aux différents présidents des partis politiques présents, de donner, à ce sujet, l’avis de leur mouvement politique. Il a été constaté, d’une part, que certains partis avaient une opinion claire sur la question et se sont déjà prononcés sur une évolution constitutionnelle au regard du caractère post-conflit de la présente Constitution et, d’autre part, d’autres partis ont initié ce débat en leur sein mais ne l’ont pas encore épuisé.

Afin d’harmoniser la position de l’ensemble de la majorité présidentielle, l’assemblée générale a décidé de la mise en place d’une commission composée des partis membres de la majorité, chargée de présenter au plénum l’option à retenir par l’ensemble des participants.

A cet effet, trois hypothèses ont été soumises à la réflexion de la commission à savoir :

1) Le maintien en toutes ses dispositions de la Constitution

2) La révision partielle de la Constitution

3) Le Changement de la Constitution et donc de République


Des suites, les différents partis de la majorité retenus par l’assemblée générale ont désigné leurs représentants à ladite commission qui se présente comme suit :

Monsieur Serge Michel ODZOKI, Parti Congolais du Travail «PCT».

Monsieur Juste Désiré MONDELE, Club2002 Parti Pour l’Unité et la République, «CLUB 2002PUR».

Monsieur Claude COELHO, Club2002 Parti Pour l’Unité et la République, «CLUB2002 PUR».

Monsieur Martin OYALI, Alliance Congolaise pour la Consolidation du Renouveau Démocratique ‘: ACCORD».

Monsieur Ludovic-Robert MIYOUNA, Parti Pour L’Unité la Liberté et le Progrès «PULP».

Monsieur Placide MBAKANI-LOUBOULA, Parti Pour l’Unité la Liberté et le Progrès «PULP».

Monsieur Guy MAFIMBA MOTOKI, Rassemblement Pour la Démocratie et le Développement «RDD».

Monsieur Bernard MAKAYA, Mouvement, Action et Renouveau «MAR».

Monsieur Tanguy FOUEMINA, Rassemblement Citoyen, «RC».

Monsieur Marie-Joseph BITOULOULOU, Rassemblement Citoyen «RC».

Monsieur Eugène Stanislas MOENGUELE, Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social, «RDPS».


La commission mise en place s’est réunie le lundi 28 Avril 2014 au siège de la permanence du Parti Congolais du Travail et a désigné comme :

- Président, Monsieur Serge» Michel ODZOKI

- Rapporteur, Monsieur Juste Désiré MONDELE


Abordant les trois hypothèses soumises à sa réflexion, la commission a retenu ce qui suit :

1) Première hypothèse: Sur le maintien de toutes les dispositions de la constitution du 20 janvier 2002 :

Préalablement, la commission rappelle que notre pays en cinquante-quatre années d’indépendance a connu une instabilité institutionnelle qui s’illustre par huit Constitutions, sept Républiques et six Actes Fondamentaux, à savoir :

- La constitution du 02 Mars 1961 [ 1ère République) qui remplaçait les anciennes lois constitutionnelles ayant régi les institutions congolaises depuis 1958 et qui fut abrogée à la suite de l’insurrection populaire des 13, 14,15 août 1963, mettant ainsi fin au régime en place depuis 1958 ;

- La Constitution provisoire du 11 septembre 1963 qui, sous le régime du Mouvement National de la Révolution (M.N.R.), est intervenue pour régir ce régime révolutionnaire des événements d’août 1963 ;

- La Constitution du 08 décembre 1963 (sous le régime du M.N.R., II ème République) qui votée par le peuple après avis de la Cour Suprême, mit fin à la constitution provisoire du Il septembre 1963;

- L’Acte fondamental du 14 août 1968 qui abrogeant partiellement la Constitution du 8 décembre 1963, avait été pris à la suite du mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968 pour organiser provisoirement les pouvoirs publics ;

- La Constitution du 30 décembre 1969 (IIIème République) qui, non votée par le peuple mais adoptée par le congrès constitutif du Parti Congolais de Travail, est intervenue à la suite de nombreux mouvements enregistrés au sein du parti unique, le M.N.R., et des institutions étatiques;

- La Constitution du 24 juin 1973(IVème République)

- L’Acte Fondamental du 5 avril 1977;

- L’Acte Fondamental du 7 février 1979;

- L’acte Fondamental du 30 mars 1979;

- La Constitution du 8 juillet 1979 (Vème République), laquelle a été doublement révisée, la première révision étant opérée par une ordonnance présidentielle et la seconde suite au IIIème congrès ordinaire du Parti Congolais du Travail tenu en août 1984.

- La Constitution du 15 Mars 1992 (VIème République) intervenue à la faveur de la Conférence Nationale Souveraine après une période dite de transition.

- L’Acte Fondamental du 24 octobre 1997, abrogeant la Constitution du 15 Mars 1992.

- La Constitution du 20 janvier 2002, en vigueur, qui a abrogé l’Acte Fondamental du 24 octobre 1997.

La commission constate d’une part que la Constitution du 20 janvier 2002 (VIIème République) comme les précédentes, est issue de circonstances exceptionnelles, et n’est pas le fruit d’une réflexion concertée de l’ensemble de la société, mais plutôt l’émanation du camp des vainqueurs de ces conflits et, d’autre part, consacre un exécutif fort, une neutralisation des pouvoirs exécutifs et législatifs et n’est plus adaptée aux contextes actuels.

Au regard de ce qui précède, la commission écarte donc cette première option.

2) Deuxième hypothèse: Sur la révision de la Constitution:

Une révision est un acte de modification partielle de certaines dispositions du texte constitutionnel. La Constitution du 20 janvier 2002 a été adoptée dans un contexte post-conflit. Sa motivation première a été la restauration de l’Etat de droit, le maintien de l'intégrité territoriale, la réinstauration de la démocratie et du pluralisme politique. Cependant, les articles 57, 58 du titre V, et 185, 187 du titre XVIII, limitent les dispositions constitutionnelles à réviser. Or ces dispositions sont intangibles et immuables au regard de l’article 185, de la Constitution. Par ailleurs, l’article 187 règle les modalités de la révision de la Constitution au travers d’une loi organique, qui, à ce jour est inexistante.
Pour la commission, il n’est pas opportun de réviser exclusivement les articles précités au risque de violer la loi fondamentale. Cependant il n’y a pas de révision constitutionnelle abstraite et absolue. Dans l’histoire de notre pays le Congo, depuis son accession à l’indépendance, les lois fondamentales n’ont jamais fait l’objet de révision pour s’adapter à une conjoncture sociétale, mais ont toujours été abrogées suite à des situations socio politiques exceptionnelles (coups d’Etat, Insurrections, Conférences Nationales, Conflits armés fratricides ...).

La donne actuelle est exceptionnelle et opportune puisque le Congo connaît la paix, une croissance économique soutenue, une intégrité territoriale pleine et entière, et toutes ses institutions ont été mises en place et fonctionnent, ce qui ne fut le cas pour rendre effective la Constitution du 15 Mars 1992.

Or, le principe est de ne procéder à un changement constitutionnel que si celui-ci prend en compte les évolutions sociétales présentes et futures pour intégrer de façon irréversible, pérenne et durable la République du Congo dans le concert des Nations émergentes et modernes.

Partant de ce postulat, la commission exclut de plus fort, cette seconde hypothèse (celle de la révision de la Constitution), portant exclusivement sur la révision des articles 57 et 58 du titre V.

3) Troisième hypothèse: Sur le changement de Constitution et donc de République:

La Constitution est un acte juridique concrétisé par un ou plusieurs documents contenant l’ensemble des règles organisant les pouvoirs publics et les rapports entre eux ainsi que les libertés fondamentales accordées à tout citoyen résidant dans l’Etat concerné.

Elle devrait donc tenir compte des réalités historiques, culturelles et sociologiques des peuples et des civilisations. Sa fonction est de constituer une nation, c’est à dire qu’elle doit être la résultante, l’expression, le produit de son histoire, de ses cultures, de la diversité de ses populations et de leurs modes de vie. Elle est, par excellence, l’émanation, dans le temps et dans l’espace, d’un peuple organisé dans sa diversité, sa nature, et sa singularité. Tel n’est réellement et complètement le cas de la Constitution du 20 janvier 2002.

Après douze années de pratique, force est de constater que cette Constitution a montré ses limites et ses faiblesses sur plusieurs points :

- L’absence préjudiciable d’un exécutif bicéphale, à la bonne gouvernance ;

- La faiblesse du contrôle parlementaire sur le gouvernement;

- La non harmonisation de la durée des mandats présidentiel, législatif et local ;

- La nomination par le Président de la République seul aux hautes fonctions civiles et militaires ;

- L’absence de responsabilité des membres du gouvernement devant le parlement ;

- L’absence de motion de défiance comme mode de contrôle parlementaire de l’exécutif ;

- La limitation de l’âge des candidats à l’élection présidentielle, contraire aux dispositions de l’article 8, titre II de l’actuelle Constitution qui stipule :
« Tous les citoyens sont égaux devant la loi» et au principe de : l’électeur, éligible.

- L’article 58, dont le premier alinéa dispose que «nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est de nationalité congolaise d’origine», introduit une notion discriminatoire et se trouve en totale contradiction avec l’article 96 du titre VI relatif aux candidats aux élections législatives, sénatoriales ou locales, lesquels ne doivent être que de nationalité congolaise, lequel viole l’article 8 du titre II qui, interdit toute discrimination fondée sur l’origine des citoyens.

- La limitation à deux mandats du Président de la République, viole le principe constitutionnel d’équité puisque ne s’appliquant pas aux autres élus ; à savoir les Conseillers municipaux et départementaux, les Députés et les Sénateurs.

- L’absence dans la constitution actuelle des dispositions sur la protection de l’environnement.

Afin de ne pas scléroser la Nation, toute constitution ne peut être pérenne qu’à la condition qu’elle admette des adaptations liées à l’évolution de la société et tienne compte des réalités économiques, politiques, sociales, culturelles qui se définissent par rapport au contexte temporel. Au regard de ces faiblesses, la mutabilité de la Constitution apparaît donc comme une solution imposée par le contexte et la sagesse.

En conséquence, la commission recommande l’élaboration d’une nouvelle Constitution et donc un changement de République, par le pouvoir constituant d’aujourd’hui et ce, conformément aux mécanismes prévus au TITRE XVIII de l’actuelle Constitution, en ses articles 185, 186, et 187.

Fait à Brazzaville le 30avril 2014

Pour La Commission,
Messieurs,

Serge Michelle ODZOKI, Parti Congolais du Travail « PCT ».

Juste Désiré MONDELE, Club 2002 Parti Pour l’Unité et la République, « CLUB 2002 PUR ».

Claude COELHO, Club 2002 Parti Pour l’Unité et la République, « CLUB 2002 PUR ».

Martin OYALI, ACCOR.

Ludovic Robert MIYOUNA, Parti Pour l’Unité la Liberté et le Progrès « PULP ».

Placide MBAKANI-LOUBOULA, Parti Pour l’Unité la Liberté et le Progrès « PULP ».

Guy MAFIMBA MOTOKI, Rassemblement Pour la Démocratie et le Développement « RDD ».

Bernard MAKAYA, Mouvement, Action et Renouveau « MAR ».

Tanguy FOUEMINA, Rassemblement Citoyen « RC ».
Marie Joseph BITOULOULOU, Rassemblement Citoyen « RC ».

Eugène Stanislas MOENGUELE, Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social, «RDPS ».



 
 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 08:53

  

  

  

 

Auteur: Moussa Konaté et Aristide Koné - Afrique Education 

 

CONGO BRAZZAVILLE Denis SASSOU NGUESSO AIME SES OPPOSANTS UNE FOIS MORTS

 

 

 

 

 
Sassou fait du copier-coller à l’ex-président centrafricain François Bozizé. Ce dernier avait refusé d’envoyer Ange-Félix Patassé se faire soigner, en Occident, alors que ce dernier livrait une bataille certaine contre la mort. Dans un sursaut de « générosité », lorsque la maladie a bien rongé Ange-Félix Patassé, François Bozizé décide de faire partir son adversaire pour des soins au Cameroun, là où, même, Paul Biya ne daigne se faire consulter, par manque du minimum. Ainsi, par le cynisme de François Bozizé, Ange-Félix Patassé succombe, et toujours, par cynisme, il a droit à des funérailles nationales, de la part de son assassin !

Ce phénomène se reproduit, sous les tropiques, au vu et au su de tous, très près, de la Centrafrique, au Congo-Brazzaville, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis deux ans, le jeune Guy Mafimba, proche de l’ancien président de la République, Joachim Yhombi Opango, ne peut rejoindre, sa famille, en France. Par simple décision de Sassou. L’homme qui fait la pluie et le beau temps.

Ensuite, depuis un an, le très célèbre avocat, Me Jean-Martin Mbemba, ancien garde des Sceaux et actuel président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), ne peut pas honorer ses rendez-vous médicaux en France, et, au-delà, de sa personne, aller représenter son pays et son institution, à l’étranger, aux grands rendez-vous institutionnels.

Il y a, aussi, Mathias Dzon, ancien ministre des Finances et chef de file de l’opposition extra-parlementaire, qui ne peut rendre visite aux siens dans l’hexagone, depuis près d’un semestre. Il fut, subitement, interdit d’embarquer à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville, fin décembre 2013, sans motif aucun.

Me Maurice Massengo Tiasse, avocat et deuxième personnalité de la CNDH - et c’est connu de tous qu’il est bien souffrant en ce moment – se trouve, lui aussi, dans le même enfer, assigné, à résidence de fait.

Massengo Tiasse, qui est en soins, en France, depuis des mois, était allé, au Congo, en novembre dernier, spécialement, pour enterrer sa mère. Au terme de ce bref séjour, il lui a été signifié, à l’aéroport, au moment du retour, qu’il ne pouvait quitter le territoire congolais pour ... « raisons d’État » !.

De nombreux citoyens et citoyennes sont dans la même situation. Qui sait qu’il lui suffira, peut- être, de se rendre, à l’aéroport, pour se voir signifier l’interdiction de sortie du territoire ? Le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Mathurin Bayi, et le procureur général, Corneille Mounkala-Moukoko, en ont fait les frais, aussitôt, après le procès de Ntsourou, pour n’avoir pas obéi aux injonctions du pouvoir, tendant à prononcer une lourde condamnation au « pestiféré » colonel Ntsourou, désormais, « deuxième classe ».

Que vise Sassou, s’agissant de ces citoyens ?

Soumettre des citoyens, de son pays, à une telle torture morale et psychologique, dans l’espoir de les voir, un jour, mourir d’AVC ? Aucun être éclairé ne peut répondre, avec précision, à cette question angoissante.

On voit, partout, l’ombre étouffée d’un coup d’état qui serait, en vue, contre Sassou, selon l’entourage de ce dernier. On dit que certains se seraient livrés à un trafic d’armes, dans le but de « déstabiliser les institutions de la République », bien qu’aucune preuve de saisie, même d’une seule arme, ne soit apportée et ce, malgré, l’interpellation musclée et les perquisitions aux domiciles de certaines personnes, aujourd’hui, en détention à la Maison d’arrêt, de Brazzaville ou, hier encore, déportées dans le septentrion congolais, ou encore, décédées, à la suite des tortures policières, le tout, sans faire l’objet d’une procédure judiciaire, tant soit peu légale.

Dans d’autres cas, on insinue que tel dirigeant politique est, « nécessairement », impliqué dans tel autre « complot », en l’occurrence, celui attribué au colonel Ntsourou. Les accusés au procès sur l’affaire des explosions, du 4 mars 2012, ont fait état des tortures atroces, par eux, subies dans le seul but d’impliquer, tel ou tel dirigeant politique de l’opposition ou de l’ethnie téké ou lari, ou même, de la Likouala. On a, spécialement, visé Clément Mierassa, André Okombi Salissa, Mathias Dzon, pasteur Ntoumi, etc.

Rappelez-vous comment Sassou a tenté d’instrumentaliser, la justice, aux fins d’inculper le professeur, Charles Emile Bowao, alors ministre délégué à la Défense, dans l’Affaire du 4 mars. A travers lui, Sassou voulait atteindre les « Katangais ». Mal lui en a pris : Bowao n’est pas né de la dernière pluie. Pendant ce temps, les deux vrais chefs de l’armée, Sassou et son chef d’état major général, Mondjo Richard, n’étaient pas inquiétés.

L’inquiétude, sur la mort, programmée de certains des hommes suscités, ou qui sont, encore, dans l’ombre, est grandissante lorsque, de diverses sources, circulent des propos cyniques attribués au chef de l’État , lequel aurait dit à ceux qui tentent un rapprochement entre lui et eux : « Ne vous inquiétez pas, certains n’en ont plus pour un an, je vous donne six mois pour qu’on n’ en parle plus ; car ils ne tiendront pas, longtemps, sans possibilité, pour eux, d’aller aux soins, à l’étranger » ! D’où les assignations, à résidence, de fait, c’est-à-dire, sans aucun acte administratif ou judiciaire.

Comment peut-on développer, la nécrophilie, à ce point ? Etre jouissif devant le supposé faible état de santé de ceux qui furent vos administrés, même, vos collaborateurs ou alliés, relève d’un état mental inqualifiable. Pourtant, si on peut douter des propos sinistres attribués à Sassou, force est de voir la réalité, en face, et de reconnaître que l’homme peut se le permettre, car un léger retour sur des faits certains enlèvent le doute.

Lorsque la santé de l’ancien président Lissouba s’affaiblit, lourdement, c’est à ce moment et ce moment, seulement, que Sassou s’empresse d’amnistier son adversaire politique, ou, plus précisément, « son ennemi personnel ».

L’ancien maire de la ville de Brazzaville, et ancien premier ministre, Bernard Kolelas, ne retrouve, grâce, aux yeux de l’homme d’Oyo, que lorsque celui-là est atteint de maladie et prêt à mourir - d’ailleurs qui ne se rappelle de la satisfaction de Sassou Nguesso, à prendre, en charge, les frais funéraires de Kolelas ?

Suivant de loin les attitudes calculatrices et nécrophiles de l’actuel chef de l’Etat, Moungounga Nkombo Nguila, ancien membre du Comité central du PCT (Parti congolais du travail) et ancien ministre de Lissouba, et ennemi juré de Sassou, prévient, par voie testamentaire, que son corps n’ira pas, au Congo, tant que Denis Sassou Nguesso est à la tête de ce pays.

Déception alors de celui qui, déjà, faisait des pieds et des mains, auprès de la famille de l’ancien ministre des Finances de Lissouba, afin de lui organiser des funérailles nationales, dans la dynamique de sa « générosité » somme toute nécrophile... Mais le testament de Moungounga enlève, à Sassou, le bonheur et l’occasion d’enterrer l’homme qui l’a, longtemps, fait trembler.

Combien même hué et caillassé, à Pointe-Noire, par les populations, et, particulièrement, par les jeunes, lors des funérailles de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien numéro deux du PCT, alors que, lui, Sassou, en était le numéro un, le goût, la quête du populisme funéraire ne quittent pas Sassou.

Pour lire le texte intégral, cliquez sur les liens ci-dessous :


Sassou aime ses opposants une fois morts (fichier Word)

Sassou aime ses opposants une fois morts (fichier PDF)


 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:03

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLE Les petits arrangements entre Ministres du système du DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

 

Pierre MABIALA, ministre des affaires foncières, prompt à casser les maisons des couches populaires au nom de la protection du domaine public, autorise la spoliation d'une propriété appartenant à l’État, au profit de son collègue Bienvenu OKIEMY en violation des dispositions de la Constitution sur les biens publics

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 06:19

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLE LE DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO BRANDIT LA MENACE CONTRE L'OPPOSITION CONGOLAISE SUR TOUTE IDÉE DE VIOLENCES POLITIQUES

 

Le président de la République du Congo Denis Sassou-NGuesso

 

 

 
 

En visite dans le département de la Lékoumou pour lancer les travaux de la municipalisation accélérée, à cette occasion, le dictateur congolais a rencontré les cadres de la Lékoumou, qui ont posé plusieurs questions portant globalement sur la modification de la constitution, les aspects d’ordre social et les travaux de la municipalisation accélérée. La réponse de Monsieur Denis Sassou Nguesso, dont l’intention affichée est de modifier la Constitution congolaise pour s’éterniser au pouvoir, a été du déjà entendue : « La décision finale revient au peuple » et tient, également, des propos menaçant envers son opposition.

 

Pour le président congolais, le débat est ouvert sur la révision ou le changement de la constitution et se déroulera de façon très libre, démocratique. Dans la foulée, il met en garde tous ceux qui tenteraient de créer des conditions pour que le pays retombe dans la violence.
« Une seule chose qui ne sera pas acceptée, je dois le dire tout de suite, c’est le recours à la violence que quelques groupes de partis et associations veulent faire. Je l’ai déjà entendu dans quelques bouches des politiques qui annonceraient le naufrage du pays si l’on devait réviser ou changer la Constitution. Ce naufrage ne se produira pas. Il ne se produira pas. Je le dis avec fermeté parce que notre peuple a déjà beaucoup souffert », a déclaré Denis Sassou Nguesso

 

Le président congolais persiste et menace les opposants de son pays qui tenteront de mobiliser les congolais contre son initiative de modification ou de changement de Constitution. « Aucun politique n’essaiera, même pas un jour, d’avancer une telle notion. Cette notion ne passera pas. Je me mettrais en rempart devant pour empêcher quiconque d’amener à nouveau ce peuple vers des violences et des souffrances telles que nous avons connues. Cela ne se produira pas », a-t-il dit.


Denis Sassou NGuesso pense que seul le peuple congolais va décider du sort de son avenir et personne n’amènera encore la violence dans le pays. « Le débat est ouvert et toutes les opinions sont permises. Je continue d’écouter les opinions qui s’expriment. Je pense qu’il y aura un bon moment où les conclusions seront tirées dans un sens ou dans un autre. Mais, je ne permettrai plus de violence dans ce pays. Parce que, pour moi, c’est une responsabilité historique », a-t-il martelé.
 
 Mais qui a toujours été à l'origine du désordre et de la violence tant décrié au Congo?

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 08:30

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  : LA MISE AU POINT DU RDD SUITE A LA REUNION SECRETE SUR LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION 

  

 

 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 10:13

  

  

  

 

Auteur PCT

 

CONGO BRAZZAVILL    Les grandes manoeuvres pour la modification de la constitution au Congo Brazzaville

  

          
Le changement de constitution, travaillé au grand secret, finalement sur la table du PCT

Dans un rapport du 30 Avril 2014, une commission de la majorité présidentielle sur instruction de Denis Sassou Nguesso, recommande le changement de la Constitution. Citation: " Afin de ne pas scléroser la Nation, toute constitution ne peut être pérenne qu'à la condition qu'elle admette des adaptations liées à l'évolution de la société et tienne compte des réalités économiques, politiques, sociales, culturelles qui se définissent par rapport au contexte temporel.

Au regard de ces faiblesses, la mutabilité de la Constitution apparaît donc comme une solution imposée par le contexte et la sagesse.

En conséquence, la commission recommande l'élaboration d'une nouvelle constitution et donc un changement de République, par le pouvoir constituant d'aujourd'hui et ce, conformément aux mécanismes prévus au TITRE XVIII de l'actuelle Constitution, en ses articles 185, 186, et 187."

Trouvez ci-dessous, la composition de cette commission qui a travaillé dans le secret
!
 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:39

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLESOMMET DE WASHINGTON:  CE QUE Barack OBAMA   DOIT CLAIREMENT ET FERMEMENT SIGNIFIER AUX DICTATEURS AFRICAINS

 

JPEG - 24.6 ko

 

Congo: Sassou Nguesso Superstar

Tout diplomate abordant la question de l’homosexualité (au Zimbabwe) sera expulsé. Il n’y aura aucune excuse et nous ne les écouterons pas» a t-il lancé face à des dizaines de milliers de partisans.bma.1235145049.jpg

 

 
 

Comme chacun le sait, les dirigeants africains sont invités début août 2014 à la Maison Blanche pour participer au premier sommet États-Unis – Afrique. A cette occasion, Barack OBAMA est tenu de signifier clairement et fermement ceci aux dictateurs africains dont Denis Sassou Nguesso : « Ne vous y trompez pas, les Etats-Unis n’accepteront pas ceux qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir… »

Il les avait déjà prévenus sur ce sujet, c’était le 11 juillet 2009 devant le Parlement Ghanéen….

Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

 

C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des Etats-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme pour tous les peuples.

 

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté (...). Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel

 

(...) Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique. Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang Africain dans les veines, et l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.

 

Certains d'entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kenya, et bien qu'il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l'ont appelé "boy" pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kenya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n'était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l'échange inéquitables ; c'était quelque chose que l'on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

 

(...) Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l'Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux Etats, en commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une nouvelle façon. L'histoire était en marche.

Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique -, nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. (...)

 

Dans de nombreux pays, l'espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire.

 

Cependant, l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie Zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kenya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d'un trop grand nombre de personnes.

Or nous savons que ce n'est pas là toute l'histoire. Ici (...) le peuple Ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie. (...) Ce progrès ne possède sans doute pas l'aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s'y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif.

 

(...) C'est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l'Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement Ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d'énergie et d'espoir, qui pourront revendiquer l'avenir que tant de personnes des générations précédentes n'ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d'abord reconnaître une vérité fondamentale, (...) à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s'acquitter.

 

Quant aux Etats-Unis et au reste de l'Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l'aune des dollars que nous dépensons. (...) Le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat.

 

Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

 

Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu.

 

Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des Parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

 

(...) Dans toute l'Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. (...)

 

Alors ne vous y trompez pas : l'histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d'Etat ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

 

L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l'Amérique, en revanche, ce sera d'accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l'accent sur l'appui à la bonne gouvernance (...) et d'isoler ceux qui ne le font pas.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens. Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. (...) Ce continent est riche en ressources naturelles. (...) Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités. (...) De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d’œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois.

 

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et aux gouvernements, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C'est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services Américains vers l'Afrique. L'aide n'est pas une fin en soi. (...)

 

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famines et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le monde développé- le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

(...) Pensez-y : dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie propre et rentable à l'étranger. (...) De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l'amélioration de la santé publique.

 

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. (...) Mais trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. (...) Or, du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers Africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

 

(...) En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d'une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains.

(...) C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

 

Soyons bien clairs : l'Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d'un continent perpétuellement en guerre. Mais si l'on est honnête, pour beaucoup trop d'Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. (...) Tous ces conflits pèsent sur l'Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d'ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d'une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n'a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l'Afrique devrait être source de force et non facteur de division. (...) Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle et systémique du viol. (...) Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. (...) Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l'Union Africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d'un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s'avère nécessaire.

 

Il incombe aux Etats-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision (...). Lorsqu'il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes Africains :

Ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale. C'est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l'assistance technique et l'appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes.

En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l'Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des Etats-Unis, de l'Afrique et du reste du monde.

 

Traduction fournie par le département d'Etat Américain

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 08:30

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  : Denis SASSOU NGUESSO FACE A SON ETRANGE DESTIN 

  

 

 
Le 14 aout 2016, si Sassou devrait suivre les conseils de Mathias Dzon, il prendrait alors son hélicoptère pour rentrer à Oyo vivre une retraite paisible au milieu de ses vaches et de ses plantations, ses nouvelles passions.

Simplement. Mais un tel scenario, réservé aux présidents démocrates épris de justice et des vertus de la bonne gouvernance, n’est pas applicable à Sassou qui lui, traine de nombreuses casseroles et qui se doute bien qu’une fois le pouvoir perdu, les juges qui le guettent depuis un certain nombre d’années, s’empresseront de venir frapper à sa porte. Car ce n’est un secret pour personne, les juges congolais, français, et éventuellement ceux de la CPI pourraient bien s’intéresser à monsieur Sassou, simple citoyen, pour l’interroger sur des dossiers aussi épineux que les guerres de Brazzaville et du Pool, les crimes financiers, les explosions du 4 mars, les disparus du Beach, etc... Connaissant le président Sassou, pourrait-il se laisser aussi facilement prendre comme un moineau de Mayéyé ?

Certainement pas. Les opposants et autres résistants qui misent sur le départ républicain du président Sassou doivent définitivement écarter cette hypothèse car il y a très peu de chances que Sassou écoute les forces vives de la nation, organise des élections transparentes auxquelles il ne participerait pas (conformément à la Constitution) et confie son sort et celui de ses proches à son successeur.

Alors quelles options lui reste-t-il ? J’en vois deux : le dialogue national inclusif ou l’abrogation de la constitution de 2002 qui pourrait, comme nous le craignons tous, aboutir sur une nouvelle guerre civile.
La révision de la Constitution en son article 58 n’étant pas suffisante pour permettre à Sassou de se présenter à l’élection de 2016, il lui faudra forcément en venir aux vrais problèmes que posent les articles 57 et 185 de la Constitution qui disposent: Article 57 : Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois.

Et l’Article 185 : L’initiative de la révision de la Constitution appartient, concurremment, au Président de la République et aux membres du Parlement. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision.

En clair, la révision de l’article 57 n’est pas envisageable parce que le peuple souverain a protégé cette disposition à perpétuité. Le président Sassou n’a donc juridiquement et légalement aucun moyen de se présenter à l’élection présidentielle sous cette Constitution quelles que soient les modifications que l’on peut apporter à l’article 58. La seule alternative qui reste à Sassou pour se maintenir au pouvoir, est d’abroger toute la Constitution et d’en rédiger une autre avant la fin de son mandat en 2016 ou de modifier d’abord l’article 185 puis plus tard l’article 57 étant donné que les deux articles ne peuvent pas être révisés ensemble. Le président Sassou fera-t-il le choix périlleux de la modification, lourd de conséquences pour la paix et l’unité nationale ou choisira-t-il le dialogue national inclusif qui devrait aboutir sur son immunité et celle de ses proches en échange de son départ? Le choix que fera le président Sassou sur cette question cruciale dans quelques mois, déterminera son avenir politique si ce n’est son avenir tout court car c’est le choix de son destin.

Ceux de ma génération qui ont lu l’Etrange Destin de Wangrin de l’inoubliable Amadou Hampâté Ba au lycée ou les amateurs de littérature africaine, se souviennent de l’histoire de Wangrin, le personnage principal de ce roman, qui connut une vie florissante, pleine de succès ; qui réussit toutes ses intrigues contre ses ennemis tout en échappant à tous leurs pièges ; mais qui au zénith de sa vie, connut soudain une chute irrémédiable, lâché par son dieu tutélaire, Gongoloma-Sooké. Le président Sassou parallèlement, a pour sa part connu au moins autant de succès politiques et militaires, ayant réussi à mettre les deux genoux par terre tous ses adversaires politiques quand il ne leur a pas dit adieu en personne devant leurs tombes. Après avoir assujetti le Pool et le Niboland par des guerres sanglantes et une corruption inénarrable, le président Sassou s’est retrouvé depuis presque sans adversaires politiques de son acabit, riche, heureux comme Ulysse, et béni comme un homme en phase avec ses dieux. Merveilleux destin ! Pourtant c’est à l’apogée de cette vie comblée que soudain, des munitions ont explosé ce 4 mars 2012 dans son propre quartier tuant au moins un millier de ses électeurs et parents.

Surpris et consterné par le carnage, le président a cherché et cherche encore la raison de la colère de ses dieux. Comme dans le cas de Wangrin où des incidents se succèdent en forme de signes du destin, les explosions du 4 mars sont sans conteste le grand point d’inflexion de la carrière politique de Sassou. Car c’est bien la première fois dans l’histoire de son mariage tacite avec le Grand Nord, qu’autant de gens de cette partie du pays, sont tués sous ses yeux. Malgré ses dénégations officielles, le président, qui ne feint pas sa douleur dans cette affaire, ne comprend guère pourquoi le sort s’est autant abattu sur les siens qu’il a toujours juré de protéger. Premier signe.

Le moment de panique passé, il a fallu au président Sassou trouver une explication pour les parents des victimes à défaut d’en trouver pour lui-même. C’est ainsi qu’il a fini par choisir d’accuser ses propres hommes, ceux-là mêmes qui ont tout donné de leur vie pour le servir et protéger le pouvoir commun, et notamment le colonel Marcel Ntsourou. Et la révolte de celui-ci a fini par amener Sassou à envoyer des parents massacrer des parents, puis d’organiser une chasse aux Téké inimaginable quand on sait combien ceux-ci lui sont attachés et ont toujours été de ses combats : Retourner ainsi les armes contre ces hommes qui l’ont aidé à reconquérir le pouvoir, on peut en convenir, n’augure rien de bon pour lui. Deuxième signe.

Le 22 mars dernier, le PCT, dans un de ces numéros qu’il affectionne, a organisé à Dolisie une vraie-fausse revendication du peuple du Niari réclamant la révision de la Constitution et accessoirement le maintien de l’homme du 5 février au pouvoir. Mais la manœuvre a été vite dénoncée et le tollé général qu’a soulevé cette initiative depuis, devrait interpeller le président Sassou. Troisième signe.

D’autres signes et d’autres évènements devront se succéder d’ici à la date fatidique d’aout 2016, mais Sassou saura-t-il les interpréter à son avantage et choisir le dialogue plutôt que de braver son destin en allant rechercher la modification de la Constitution et la guerre? J’ignore qui dans les officines du PCT a suggéré à Sassou l’article 185, mais j’y vois la main de Dieu. Songez bien qu’en 2002 lorsque Sassou rédige sa constitution sur mesure, il n’a aucune opposition en face et il a tous les pouvoirs ; comment alors expliquer qu’il se fasse hara-kiri et verrouille la limitation de mandats alors que personne ne l’y force ? Dieu dans son amour et sa patience a permis la limitation des mandats et lui a offert une issue pacifique pour la fin de son règne comme il le fit pour Saul. Le roi Saul en son temps (Lire 1 Samuel, Bible), après 40 ans de règne sur Israël, appris par le messager de Dieu la fin de son mandat (ou de sa royauté). Mais, ivre de pouvoir, il voulut insister, continua à faire la guerre à David, réveilla les morts et refusa d’écouter la voix de la sagesse y compris celle de son propre fils Jonathan.

L’épilogue de son règne fut bien triste, le roi, définitivement lâché par Dieu, périt lui et ses fils au terme d’une ultime guerre contre ses ennemis Philistins.

Au président Sassou de comprendre le temps de Dieu et d’éviter, sous prétexte qu’on s’est bien préparé, à commencer une guerre dont l’issue ne peut pas toujours être connue d’avance.

Jeremy Kitson disait que « le destin n’est pas une question de chance, c’est une question de choix ». Choix entre le dialogue national inclusif et le tripatouillage de la Constitution et les violences qui vont avec ; choix entre l’espérance d’un peuple et l’égo d’un individu : c’est le choix que fera le président Sassou Nguesso d’ici 2016 pour porter à la lumière les contours de son étrange destin.


Mouaya LOATHEY

 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 07:16

  

  

  

 

THOMAS HOFNUNG

 

CONGO BRAZZAVILL    Brazza, le feu sous les cendres

  

La statue de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville le 30 mars 2013.

La statue de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville le 30 mars 2013. (Photo Junior D. Kannah. AFP)

 

GRAND ANGLE

En 2006, le président Sassou Nguesso accueillait en grande pompe la dépouille de Pierre Savorgnan de Brazza. En conflit avec des descendants de l’explorateur, il menace de débaptiser la capitale du Congo.

Brazzaville ne sera peut-être plus Brazzaville. Le gouvernement congolais menace de débaptiser sa propre capitale, ainsi que tous les lieux publics honorés du patronyme de Pierre Savorgnan de Brazza, le célèbre explorateur français d’origine italienne qui établit la souveraineté de la République française sur ce bout d’Afrique centrale, à la fin du XIXe siècle. La cité - qui fut aussi durant la Seconde Guerre mondiale la «capitale» de la France libre de Charles de Gaulle - pourrait perdre son nom dans la bataille qui oppose les descendants de Brazza et le Congo.

A l’origine de la colère du gouvernement de Denis Sassou Nguesso, une décision de la justice française. Rendue en septembre, elle lui ordonne de restituer à la famille de Brazza les cendres de l’aïeul qui reposent depuis 2006 au cœur d’un imposant mémorial, tout en marbre, édifié en plein centre de la capitale. Ce faisant, elle satisfait la demande adressée par des descendants de l’aventurier, furieux que les autorités congolaises n’aient pas respecté les conditions agréées par les deux parties juste avant le transfert au Congo de la dépouille de l’explorateur. Décédé en 1905, Pierre Savorgnan de Brazza reposait alors aux côtés de sa femme et de leurs quatre enfants, dans un cimetière d’Alger.

«L’affaire Brazza» débute au début des années 2000, quand l’un des arrière-petits-neveux de l’explorateur, Detalmo Pirzio-Biroli, est reçu avec tous les honneurs au Congo. Au soir de sa vie, cet octogénaire qui a fait une partie de sa carrière en Afrique - notamment dans le secteur pétrolier - est invité au Congo par la Fondation Pierre-Savorgnan de Brazza, tout juste créée par l’entourage du Président pour honorer la mémoire de l’explorateur. Elle est aujourd’hui dirigée par Belinda Ayessa, proche de Jean-Paul Pigasse, le patron français du seul quotidien local, les Dépêches de Brazzaville.

CHEZ LE ROI DES TÉKÉS

Detalmo Pirzio-Biroli est solennellement emmené en hélicoptère jusqu’à la localité de Mbé, à une centaine de kilomètres au nord de Brazzaville. C’est là qu’en 1880 son ancêtre signa avec le Makoko, le roi des Tékés (chef de la communauté locale), le traité établissant la souveraineté française sur ce territoire africain. L’Italien a revêtu pour l’occasion le costume d’époque de son aïeul. Il est reçu avec tous les honneurs. Dans ce moment de liesse générale, le roi des Tékés lui fait une proposition singulière : pourquoi ne pas transférer les restes de Savorgnan de Brazza en terre africaine, afin qu’il repose en paix sur le lieu où s’est bâtie sa légende ? Certains Congolais n’en reviennent toujours pas : les anciens colonisés proposent d’honorer la mémoire du colonisateur… «Brazza n’était pas un colonisateur comme les autres, c’était un humaniste», rétorque l’écrivain et ambassadeur du Congo à Paris, Henri Lopes.

MISSION «CIVILISATRICE»

Né dans une famille fortunée de l’aristocratie italienne, Savorgnan de Brazza est pétri des idéaux français hérités des Lumières. A 13 ans, il décide de partir étudier de l’autre côté des Alpes et s’engage dans la marine, avant d’adopter la nationalité française quelques années plus tard. Désireux de prendre part à la mission «civilisatrice» de sa nouvelle patrie, en laquelle il croit profondément, le jeune aventurier entreprend le voyage qui va le conduire sur le territoire du futur Congo.

Mais, très vite, il déchante. Nommé gouverneur du Congo pour services rendus à la République, il se heurte aux intérêts des compagnies coloniales et doit quitter son poste, la mort dans l’âme. Etabli en Algérie, il revient sur les bords du fleuve Congo au tout début du XXe siècle, à la demande du Parlement français, pour enquêter sur les graves violations des droits de l’homme dont la presse française accuse les colons. Très sévère, son rapport ne sera jamais publié (1). Savorgnan de Brazza meurt brutalement à Dakar, sur le chemin du retour vers la France, à l’âge de 53 ans. «Il était devenu très amer et rejetait la France, assure l’un de ses lointains parents, Pietro di Serego Alighieri, très impliqué dans le dossier. Sa veuve, Thérèse de Chambrun, a même refusé que ses cendres soient transférées au Panthéon.» Le couple, puis leurs quatre enfants, seront inhumés dans le caveau familial sur les hauteurs d’Alger.

Un siècle plus tard, voilà donc qu’on réclame sa dépouille au Congo. «J’ai vécu sous le régime colonial français et je me suis battu pour l’indépendance de mon pays, poursuit l’ambassadeur congolais Henri Lopes. Cela ne m’empêche nullement de considérer que l’héritage français fait partie de notre histoire, que nous souhaitons apaisée.» Tout le monde n’est pas convaincu par ces nobles motivations. «Derrière sa proposition de transfert, il est clair que le roi des Tékés espérait pour sa région des retombées financières liées au tourisme, assure Pietro Alighieri. Et qu’il n’a pas agi sans concertation au plus haut niveau.»

De fait, la proposition du Makoko passe rapidement aux mains des conseillers du Président. Ceux-ci souhaitent redresser l’image du pays et de son chef Denis Sassou Nguesso, durement entachée par les exactions de la guerre civile de 1997, puis par l’affaire des «disparus du Beach». En mai 1999, environ 350 hommes, réfugiés au Congo-Kinshasa avaient été «cueillis», par les forces de sécurité à leur arrivée au port fluvial de Brazzaville, surnommé «le Beach», alors qu’ils étaient rapatriés avec leurs familles sous l’égide de l’ONU. Nul ne les a jamais revus. D’après plusieurs témoins, ils auraient été exécutés. En 2005, sous la pression internationale, le pouvoir organisera un procès à Brazzaville. Une «mascarade», selon les ONG internationales qui s’est achevée par la relaxe des principaux suspects, tous proches du pouvoir. Quelques mois plus tard, la dépouille de Savorgnan de Brazza arrivait sur le sol congolais, avec la bénédiction de la France…

ROUTE À BITUMER, DISPENSAIRE À RÉNOVER…

Detalmo Pirzio-Biroli, ébloui par son voyage au Congo, avait en effet décidé, avec l’aide de ses deux fils, d’accepter la proposition du Makoko et amorcé la procédure de transfert des dépouilles de l’explorateur et de sa famille. Informés tardivement, et quelque peu dubitatifs sur les motivations réelles de Sassou Nguesso, les autres descendants de Brazza posent leurs conditions : le transfert des cendres devra s’accompagner de mesures en faveur de la population locale - une façon, pour eux, de respecter la mémoire de leur aïeul et d’éviter que cette affaire ne soit qu’une simple opération politique. Les autorités congolaises et la famille s’accordent sur un protocole : le village de Mbé sera relié à Brazzaville par une route bitumée, son dispensaire remis à neuf, tout comme le lycée de la capitale qui porte le nom de Savorgnan de Brazza…

 

Lors des cérémonies de réinhumation de Pierre Savorgnan de Brazza,le 3 octobre 2006 à Brazzaville.

 

Lors des cérémonies de réinhumation de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville le 3 octobre 2006. (Photo Lionel Healing. AFP)

Après des mois de tractations, les restes de l’explorateur et de sa famille sont exhumés à Alger, en présence de quelques-uns de ses descendants et de représentants des gouvernements français et congolais. Quelques jours plus tard, le 3 octobre 2006, le mémorial est inauguré par le président Sassou, en présence du chef de la diplomatie française de l’époque, Philippe Douste-Blazy, et des présidents gabonais Omar Bongo et centrafricain François Bozizé. Le maître de Brazzaville savoure l’instant. «Son autorité, il la tient moins de la force brute que des pouvoirs mystiques que lui prêtent ses concitoyens et qu’il puise des ancêtres qui ont dirigé le Congo, assure un initié, qui rappelle les liens du chef de l’Etat avec la franc-maçonnerie. Avoir les restes de Brazza sur la terre congolaise, c’est accroître ces pouvoirs quasi-surnaturels.»

Mission accomplie pour le clan au pouvoir à Brazzaville. Mais les mesures sociales prévues dans l’accord restent, à ce jour, lettre morte. «Nous avons un plan global de dépenses à l’échelle du pays et nous avançons à notre rythme», justifie Henri Lopes. Après plusieurs années d’attente, à bout de patience, une partie des descendants de Brazza décide d’engager le fer avec les autorités de Brazzaville, assistés par l’avocat William Bourdon qui connaît bien le régime Sassou pour être à l’origine de l’«affaire des biens mal acquis». Depuis 2010, la justice française enquête sur le patrimoine immobilier et le train de vie de Sassou Nguesso et de ses proches, soupçonnés par les magistrats d’avoir puisé des millions sur les fonds publics, assimilés à une caisse personnelle.

LES AUTORITÉS TROUVENT LA PARADE

C’est ainsi qu’en septembre 2013, l’Etat congolais est condamné en appel par le tribunal de grande instance de Paris : se montrant dans l’incapacité de respecter l’accord signé, il doit restituer les cendres de Brazza. «C’est connerie sans frontières » Voilà un pays qui honore la mémoire de son colonisateur et que l’on vient emmerder. Les Congolais en ont ras-le-bol d’être harcelés par les autorités judicaires françaises», s’énerve un proche du président Sassou, faisant  allusion à l’enquête sur les biens mal acquis qui se poursuit de plus belle.

Les autorités congolaises semblent toutefois avoir trouvé la parade. Elles brandissent le droit international qui suppose l’accord de tous les membres d’une même famille pour le transfert d’une dépouille. «Vous voulez récupérer Brazza ? Et bien venez le chercher, mais au grand complet !» répondent en substance les avocats de l’Etat congolais. La famille préférerait évidemment que Brazzaville honore ses promesses plutôt que d’avoir à déménager les cendres de l’aïeul. Lors de l’inauguration du mémorial, Philippe Douste-Blazy avait rendu un vibrant hommage à Savorgnan de Brazza, profitant de l’occasion pour évoquer les liens unissant la France à l’Afrique : «Le message qu’il nous lègue est lié à cette exigence : celle de l’invention d’un nouveau partenariat, de nouvelles relations, équilibrées, respectueuses et confiantes entre les continents.»

Aujourd’hui, l’édifice en marbre nourrit plutôt les ressentiments contre le régime de Sassou, en place depuis 1979 - avec une éclipse de 1992 à 1997 -, et contre l’ancienne puissance coloniale. D’un coût estimé entre 5 et 10 millions d’euros, vraisemblablement payé en partie par des entreprises françaises ayant des intérêts au Congo, il apparaît chaque jour un peu plus, aux yeux d’une population très pauvre, comme le symbole de l’arbitraire du régime. «A Brazzaville, certains affirment que ce sera le premier objet de la vindicte populaire le jour où Sassou quittera le pouvoir», s’inquiète un membre de la famille de l’explorateur. Ce serait la deuxième mort de Pierre Savorgnan de Brazza.

(1) Le Rapport Brazza, mission d’enquête du Congo, Rapport et documents (1905-1907), Paris, le Passager clandestin, 2014.

Thomas HOFNUNG

 

« Là où s'abat le découragement, s'élève la victoire des persévérants ». Thomas Sankara (21-12-1949 - 15-10-1987)

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article

La Voix Du Peuple

  • : Le blog de la voix du peuple
  • Contact

POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

2013 marketing trends 

 

                              petit gif animé clown qui jongle

 pub_top.gif

     

                                     

             

      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

CONGO.jpg-1.jpg

   

  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

  carteanime.gif

 

  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

        hautbma.jpg

   

                              drapeau france

    

                          Le TonTon

       undefined

 

           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

       ststop.gif   

 

        sujets-interdits.jpg     

 

          CAF7X9TP.jpg

 

          

               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

       CALV3Y6Z.jpg      

 

       CARELW57.jpg   

 

       CARTE-CONGO.jpg

 

       medium_sassou-hu-jintao-congo-chine.jpg

 

       FORET-EN-DANGER.gif  

 

        pillards.jpg

 

       le-pillage-des-for-ts-du-congo1.jpg  

 

 

  

 

   

 

       CAG9I7CH-copie-1.jpg

                 

 

                   

                

          

 

         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

                        undefined

 

 

 

                       gif carte mastercard

        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

        AFRIQUE-LIBERATION.gif

 

        afrique-au-secours.jpg

 

        CRISE.gif

            

                    

     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

      voie-sans-issu-la-d-silusion-du-chemin-d--avenir-copie-1.jpg

      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

        eau7.jpg

 

        

                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

        arton42-100x29

 

        logo_lexpress.gif

 

        Leparisien

 

        nouvelobs

 

         butin azuréen

 

         rue89_logo1.jpg

 

 

        Logo Mafia

 

        corruption menottes

        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

        JohnPerkinsCourage824

 

        arnaques.jpg

 

        france2

        Le Grand Journal...

 

        canal +

 

            

 

       

 

      

 

       

 

       

 

        

 

       

       

 

       

          

          DES FEMMES ATYPIQUES

 

           

 

           

              

        

 

       

 

           

            congo-brazza1

       Ou est le serieux

            mammamia

 

            aubout

 

            sassou dictateur-copie-1

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

      

  Gold Man sachs - LA BANQUE QUI DIRIGE LE MONDE

 

     

     

      News

 

          Le malheur des congolais

 

     

      

        

     

 

 

 

 

 

 

 

      

     

 

Recherche

Texte Libre

Pages

Catégories

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog