4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:39

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLESOMMET DE WASHINGTON:  CE QUE Barack OBAMA   DOIT CLAIREMENT ET FERMEMENT SIGNIFIER AUX DICTATEURS AFRICAINS

 

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Congo: Sassou Nguesso Superstar

Tout diplomate abordant la question de l’homosexualité (au Zimbabwe) sera expulsé. Il n’y aura aucune excuse et nous ne les écouterons pas» a t-il lancé face à des dizaines de milliers de partisans.bma.1235145049.jpg

 

 
 

Comme chacun le sait, les dirigeants africains sont invités début août 2014 à la Maison Blanche pour participer au premier sommet États-Unis – Afrique. A cette occasion, Barack OBAMA est tenu de signifier clairement et fermement ceci aux dictateurs africains dont Denis Sassou Nguesso : « Ne vous y trompez pas, les Etats-Unis n’accepteront pas ceux qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir… »

Il les avait déjà prévenus sur ce sujet, c’était le 11 juillet 2009 devant le Parlement Ghanéen….

Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

 

C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des Etats-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme pour tous les peuples.

 

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté (...). Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel

 

(...) Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique. Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang Africain dans les veines, et l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.

 

Certains d'entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kenya, et bien qu'il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l'ont appelé "boy" pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kenya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n'était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l'échange inéquitables ; c'était quelque chose que l'on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

 

(...) Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l'Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux Etats, en commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une nouvelle façon. L'histoire était en marche.

Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique -, nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. (...)

 

Dans de nombreux pays, l'espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire.

 

Cependant, l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie Zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kenya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d'un trop grand nombre de personnes.

Or nous savons que ce n'est pas là toute l'histoire. Ici (...) le peuple Ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie. (...) Ce progrès ne possède sans doute pas l'aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s'y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif.

 

(...) C'est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l'Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement Ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d'énergie et d'espoir, qui pourront revendiquer l'avenir que tant de personnes des générations précédentes n'ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d'abord reconnaître une vérité fondamentale, (...) à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s'acquitter.

 

Quant aux Etats-Unis et au reste de l'Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l'aune des dollars que nous dépensons. (...) Le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat.

 

Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

 

Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu.

 

Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des Parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

 

(...) Dans toute l'Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. (...)

 

Alors ne vous y trompez pas : l'histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d'Etat ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

 

L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l'Amérique, en revanche, ce sera d'accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l'accent sur l'appui à la bonne gouvernance (...) et d'isoler ceux qui ne le font pas.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens. Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. (...) Ce continent est riche en ressources naturelles. (...) Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités. (...) De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d’œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois.

 

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et aux gouvernements, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C'est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services Américains vers l'Afrique. L'aide n'est pas une fin en soi. (...)

 

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famines et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le monde développé- le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

(...) Pensez-y : dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie propre et rentable à l'étranger. (...) De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l'amélioration de la santé publique.

 

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. (...) Mais trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. (...) Or, du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers Africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

 

(...) En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d'une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains.

(...) C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

 

Soyons bien clairs : l'Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d'un continent perpétuellement en guerre. Mais si l'on est honnête, pour beaucoup trop d'Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. (...) Tous ces conflits pèsent sur l'Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d'ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d'une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n'a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l'Afrique devrait être source de force et non facteur de division. (...) Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle et systémique du viol. (...) Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. (...) Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l'Union Africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d'un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s'avère nécessaire.

 

Il incombe aux Etats-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision (...). Lorsqu'il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes Africains :

Ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale. C'est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l'assistance technique et l'appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes.

En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l'Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des Etats-Unis, de l'Afrique et du reste du monde.

 

Traduction fournie par le département d'Etat Américain

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 08:30

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  : Denis SASSOU NGUESSO FACE A SON ETRANGE DESTIN 

  

 

 
Le 14 aout 2016, si Sassou devrait suivre les conseils de Mathias Dzon, il prendrait alors son hélicoptère pour rentrer à Oyo vivre une retraite paisible au milieu de ses vaches et de ses plantations, ses nouvelles passions.

Simplement. Mais un tel scenario, réservé aux présidents démocrates épris de justice et des vertus de la bonne gouvernance, n’est pas applicable à Sassou qui lui, traine de nombreuses casseroles et qui se doute bien qu’une fois le pouvoir perdu, les juges qui le guettent depuis un certain nombre d’années, s’empresseront de venir frapper à sa porte. Car ce n’est un secret pour personne, les juges congolais, français, et éventuellement ceux de la CPI pourraient bien s’intéresser à monsieur Sassou, simple citoyen, pour l’interroger sur des dossiers aussi épineux que les guerres de Brazzaville et du Pool, les crimes financiers, les explosions du 4 mars, les disparus du Beach, etc... Connaissant le président Sassou, pourrait-il se laisser aussi facilement prendre comme un moineau de Mayéyé ?

Certainement pas. Les opposants et autres résistants qui misent sur le départ républicain du président Sassou doivent définitivement écarter cette hypothèse car il y a très peu de chances que Sassou écoute les forces vives de la nation, organise des élections transparentes auxquelles il ne participerait pas (conformément à la Constitution) et confie son sort et celui de ses proches à son successeur.

Alors quelles options lui reste-t-il ? J’en vois deux : le dialogue national inclusif ou l’abrogation de la constitution de 2002 qui pourrait, comme nous le craignons tous, aboutir sur une nouvelle guerre civile.
La révision de la Constitution en son article 58 n’étant pas suffisante pour permettre à Sassou de se présenter à l’élection de 2016, il lui faudra forcément en venir aux vrais problèmes que posent les articles 57 et 185 de la Constitution qui disposent: Article 57 : Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois.

Et l’Article 185 : L’initiative de la révision de la Constitution appartient, concurremment, au Président de la République et aux membres du Parlement. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision.

En clair, la révision de l’article 57 n’est pas envisageable parce que le peuple souverain a protégé cette disposition à perpétuité. Le président Sassou n’a donc juridiquement et légalement aucun moyen de se présenter à l’élection présidentielle sous cette Constitution quelles que soient les modifications que l’on peut apporter à l’article 58. La seule alternative qui reste à Sassou pour se maintenir au pouvoir, est d’abroger toute la Constitution et d’en rédiger une autre avant la fin de son mandat en 2016 ou de modifier d’abord l’article 185 puis plus tard l’article 57 étant donné que les deux articles ne peuvent pas être révisés ensemble. Le président Sassou fera-t-il le choix périlleux de la modification, lourd de conséquences pour la paix et l’unité nationale ou choisira-t-il le dialogue national inclusif qui devrait aboutir sur son immunité et celle de ses proches en échange de son départ? Le choix que fera le président Sassou sur cette question cruciale dans quelques mois, déterminera son avenir politique si ce n’est son avenir tout court car c’est le choix de son destin.

Ceux de ma génération qui ont lu l’Etrange Destin de Wangrin de l’inoubliable Amadou Hampâté Ba au lycée ou les amateurs de littérature africaine, se souviennent de l’histoire de Wangrin, le personnage principal de ce roman, qui connut une vie florissante, pleine de succès ; qui réussit toutes ses intrigues contre ses ennemis tout en échappant à tous leurs pièges ; mais qui au zénith de sa vie, connut soudain une chute irrémédiable, lâché par son dieu tutélaire, Gongoloma-Sooké. Le président Sassou parallèlement, a pour sa part connu au moins autant de succès politiques et militaires, ayant réussi à mettre les deux genoux par terre tous ses adversaires politiques quand il ne leur a pas dit adieu en personne devant leurs tombes. Après avoir assujetti le Pool et le Niboland par des guerres sanglantes et une corruption inénarrable, le président Sassou s’est retrouvé depuis presque sans adversaires politiques de son acabit, riche, heureux comme Ulysse, et béni comme un homme en phase avec ses dieux. Merveilleux destin ! Pourtant c’est à l’apogée de cette vie comblée que soudain, des munitions ont explosé ce 4 mars 2012 dans son propre quartier tuant au moins un millier de ses électeurs et parents.

Surpris et consterné par le carnage, le président a cherché et cherche encore la raison de la colère de ses dieux. Comme dans le cas de Wangrin où des incidents se succèdent en forme de signes du destin, les explosions du 4 mars sont sans conteste le grand point d’inflexion de la carrière politique de Sassou. Car c’est bien la première fois dans l’histoire de son mariage tacite avec le Grand Nord, qu’autant de gens de cette partie du pays, sont tués sous ses yeux. Malgré ses dénégations officielles, le président, qui ne feint pas sa douleur dans cette affaire, ne comprend guère pourquoi le sort s’est autant abattu sur les siens qu’il a toujours juré de protéger. Premier signe.

Le moment de panique passé, il a fallu au président Sassou trouver une explication pour les parents des victimes à défaut d’en trouver pour lui-même. C’est ainsi qu’il a fini par choisir d’accuser ses propres hommes, ceux-là mêmes qui ont tout donné de leur vie pour le servir et protéger le pouvoir commun, et notamment le colonel Marcel Ntsourou. Et la révolte de celui-ci a fini par amener Sassou à envoyer des parents massacrer des parents, puis d’organiser une chasse aux Téké inimaginable quand on sait combien ceux-ci lui sont attachés et ont toujours été de ses combats : Retourner ainsi les armes contre ces hommes qui l’ont aidé à reconquérir le pouvoir, on peut en convenir, n’augure rien de bon pour lui. Deuxième signe.

Le 22 mars dernier, le PCT, dans un de ces numéros qu’il affectionne, a organisé à Dolisie une vraie-fausse revendication du peuple du Niari réclamant la révision de la Constitution et accessoirement le maintien de l’homme du 5 février au pouvoir. Mais la manœuvre a été vite dénoncée et le tollé général qu’a soulevé cette initiative depuis, devrait interpeller le président Sassou. Troisième signe.

D’autres signes et d’autres évènements devront se succéder d’ici à la date fatidique d’aout 2016, mais Sassou saura-t-il les interpréter à son avantage et choisir le dialogue plutôt que de braver son destin en allant rechercher la modification de la Constitution et la guerre? J’ignore qui dans les officines du PCT a suggéré à Sassou l’article 185, mais j’y vois la main de Dieu. Songez bien qu’en 2002 lorsque Sassou rédige sa constitution sur mesure, il n’a aucune opposition en face et il a tous les pouvoirs ; comment alors expliquer qu’il se fasse hara-kiri et verrouille la limitation de mandats alors que personne ne l’y force ? Dieu dans son amour et sa patience a permis la limitation des mandats et lui a offert une issue pacifique pour la fin de son règne comme il le fit pour Saul. Le roi Saul en son temps (Lire 1 Samuel, Bible), après 40 ans de règne sur Israël, appris par le messager de Dieu la fin de son mandat (ou de sa royauté). Mais, ivre de pouvoir, il voulut insister, continua à faire la guerre à David, réveilla les morts et refusa d’écouter la voix de la sagesse y compris celle de son propre fils Jonathan.

L’épilogue de son règne fut bien triste, le roi, définitivement lâché par Dieu, périt lui et ses fils au terme d’une ultime guerre contre ses ennemis Philistins.

Au président Sassou de comprendre le temps de Dieu et d’éviter, sous prétexte qu’on s’est bien préparé, à commencer une guerre dont l’issue ne peut pas toujours être connue d’avance.

Jeremy Kitson disait que « le destin n’est pas une question de chance, c’est une question de choix ». Choix entre le dialogue national inclusif et le tripatouillage de la Constitution et les violences qui vont avec ; choix entre l’espérance d’un peuple et l’égo d’un individu : c’est le choix que fera le président Sassou Nguesso d’ici 2016 pour porter à la lumière les contours de son étrange destin.


Mouaya LOATHEY

 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 07:16

  

  

  

 

THOMAS HOFNUNG

 

CONGO BRAZZAVILL    Brazza, le feu sous les cendres

  

La statue de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville le 30 mars 2013.

La statue de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville le 30 mars 2013. (Photo Junior D. Kannah. AFP)

 

GRAND ANGLE

En 2006, le président Sassou Nguesso accueillait en grande pompe la dépouille de Pierre Savorgnan de Brazza. En conflit avec des descendants de l’explorateur, il menace de débaptiser la capitale du Congo.

Brazzaville ne sera peut-être plus Brazzaville. Le gouvernement congolais menace de débaptiser sa propre capitale, ainsi que tous les lieux publics honorés du patronyme de Pierre Savorgnan de Brazza, le célèbre explorateur français d’origine italienne qui établit la souveraineté de la République française sur ce bout d’Afrique centrale, à la fin du XIXe siècle. La cité - qui fut aussi durant la Seconde Guerre mondiale la «capitale» de la France libre de Charles de Gaulle - pourrait perdre son nom dans la bataille qui oppose les descendants de Brazza et le Congo.

A l’origine de la colère du gouvernement de Denis Sassou Nguesso, une décision de la justice française. Rendue en septembre, elle lui ordonne de restituer à la famille de Brazza les cendres de l’aïeul qui reposent depuis 2006 au cœur d’un imposant mémorial, tout en marbre, édifié en plein centre de la capitale. Ce faisant, elle satisfait la demande adressée par des descendants de l’aventurier, furieux que les autorités congolaises n’aient pas respecté les conditions agréées par les deux parties juste avant le transfert au Congo de la dépouille de l’explorateur. Décédé en 1905, Pierre Savorgnan de Brazza reposait alors aux côtés de sa femme et de leurs quatre enfants, dans un cimetière d’Alger.

«L’affaire Brazza» débute au début des années 2000, quand l’un des arrière-petits-neveux de l’explorateur, Detalmo Pirzio-Biroli, est reçu avec tous les honneurs au Congo. Au soir de sa vie, cet octogénaire qui a fait une partie de sa carrière en Afrique - notamment dans le secteur pétrolier - est invité au Congo par la Fondation Pierre-Savorgnan de Brazza, tout juste créée par l’entourage du Président pour honorer la mémoire de l’explorateur. Elle est aujourd’hui dirigée par Belinda Ayessa, proche de Jean-Paul Pigasse, le patron français du seul quotidien local, les Dépêches de Brazzaville.

CHEZ LE ROI DES TÉKÉS

Detalmo Pirzio-Biroli est solennellement emmené en hélicoptère jusqu’à la localité de Mbé, à une centaine de kilomètres au nord de Brazzaville. C’est là qu’en 1880 son ancêtre signa avec le Makoko, le roi des Tékés (chef de la communauté locale), le traité établissant la souveraineté française sur ce territoire africain. L’Italien a revêtu pour l’occasion le costume d’époque de son aïeul. Il est reçu avec tous les honneurs. Dans ce moment de liesse générale, le roi des Tékés lui fait une proposition singulière : pourquoi ne pas transférer les restes de Savorgnan de Brazza en terre africaine, afin qu’il repose en paix sur le lieu où s’est bâtie sa légende ? Certains Congolais n’en reviennent toujours pas : les anciens colonisés proposent d’honorer la mémoire du colonisateur… «Brazza n’était pas un colonisateur comme les autres, c’était un humaniste», rétorque l’écrivain et ambassadeur du Congo à Paris, Henri Lopes.

MISSION «CIVILISATRICE»

Né dans une famille fortunée de l’aristocratie italienne, Savorgnan de Brazza est pétri des idéaux français hérités des Lumières. A 13 ans, il décide de partir étudier de l’autre côté des Alpes et s’engage dans la marine, avant d’adopter la nationalité française quelques années plus tard. Désireux de prendre part à la mission «civilisatrice» de sa nouvelle patrie, en laquelle il croit profondément, le jeune aventurier entreprend le voyage qui va le conduire sur le territoire du futur Congo.

Mais, très vite, il déchante. Nommé gouverneur du Congo pour services rendus à la République, il se heurte aux intérêts des compagnies coloniales et doit quitter son poste, la mort dans l’âme. Etabli en Algérie, il revient sur les bords du fleuve Congo au tout début du XXe siècle, à la demande du Parlement français, pour enquêter sur les graves violations des droits de l’homme dont la presse française accuse les colons. Très sévère, son rapport ne sera jamais publié (1). Savorgnan de Brazza meurt brutalement à Dakar, sur le chemin du retour vers la France, à l’âge de 53 ans. «Il était devenu très amer et rejetait la France, assure l’un de ses lointains parents, Pietro di Serego Alighieri, très impliqué dans le dossier. Sa veuve, Thérèse de Chambrun, a même refusé que ses cendres soient transférées au Panthéon.» Le couple, puis leurs quatre enfants, seront inhumés dans le caveau familial sur les hauteurs d’Alger.

Un siècle plus tard, voilà donc qu’on réclame sa dépouille au Congo. «J’ai vécu sous le régime colonial français et je me suis battu pour l’indépendance de mon pays, poursuit l’ambassadeur congolais Henri Lopes. Cela ne m’empêche nullement de considérer que l’héritage français fait partie de notre histoire, que nous souhaitons apaisée.» Tout le monde n’est pas convaincu par ces nobles motivations. «Derrière sa proposition de transfert, il est clair que le roi des Tékés espérait pour sa région des retombées financières liées au tourisme, assure Pietro Alighieri. Et qu’il n’a pas agi sans concertation au plus haut niveau.»

De fait, la proposition du Makoko passe rapidement aux mains des conseillers du Président. Ceux-ci souhaitent redresser l’image du pays et de son chef Denis Sassou Nguesso, durement entachée par les exactions de la guerre civile de 1997, puis par l’affaire des «disparus du Beach». En mai 1999, environ 350 hommes, réfugiés au Congo-Kinshasa avaient été «cueillis», par les forces de sécurité à leur arrivée au port fluvial de Brazzaville, surnommé «le Beach», alors qu’ils étaient rapatriés avec leurs familles sous l’égide de l’ONU. Nul ne les a jamais revus. D’après plusieurs témoins, ils auraient été exécutés. En 2005, sous la pression internationale, le pouvoir organisera un procès à Brazzaville. Une «mascarade», selon les ONG internationales qui s’est achevée par la relaxe des principaux suspects, tous proches du pouvoir. Quelques mois plus tard, la dépouille de Savorgnan de Brazza arrivait sur le sol congolais, avec la bénédiction de la France…

ROUTE À BITUMER, DISPENSAIRE À RÉNOVER…

Detalmo Pirzio-Biroli, ébloui par son voyage au Congo, avait en effet décidé, avec l’aide de ses deux fils, d’accepter la proposition du Makoko et amorcé la procédure de transfert des dépouilles de l’explorateur et de sa famille. Informés tardivement, et quelque peu dubitatifs sur les motivations réelles de Sassou Nguesso, les autres descendants de Brazza posent leurs conditions : le transfert des cendres devra s’accompagner de mesures en faveur de la population locale - une façon, pour eux, de respecter la mémoire de leur aïeul et d’éviter que cette affaire ne soit qu’une simple opération politique. Les autorités congolaises et la famille s’accordent sur un protocole : le village de Mbé sera relié à Brazzaville par une route bitumée, son dispensaire remis à neuf, tout comme le lycée de la capitale qui porte le nom de Savorgnan de Brazza…

 

Lors des cérémonies de réinhumation de Pierre Savorgnan de Brazza,le 3 octobre 2006 à Brazzaville.

 

Lors des cérémonies de réinhumation de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville le 3 octobre 2006. (Photo Lionel Healing. AFP)

Après des mois de tractations, les restes de l’explorateur et de sa famille sont exhumés à Alger, en présence de quelques-uns de ses descendants et de représentants des gouvernements français et congolais. Quelques jours plus tard, le 3 octobre 2006, le mémorial est inauguré par le président Sassou, en présence du chef de la diplomatie française de l’époque, Philippe Douste-Blazy, et des présidents gabonais Omar Bongo et centrafricain François Bozizé. Le maître de Brazzaville savoure l’instant. «Son autorité, il la tient moins de la force brute que des pouvoirs mystiques que lui prêtent ses concitoyens et qu’il puise des ancêtres qui ont dirigé le Congo, assure un initié, qui rappelle les liens du chef de l’Etat avec la franc-maçonnerie. Avoir les restes de Brazza sur la terre congolaise, c’est accroître ces pouvoirs quasi-surnaturels.»

Mission accomplie pour le clan au pouvoir à Brazzaville. Mais les mesures sociales prévues dans l’accord restent, à ce jour, lettre morte. «Nous avons un plan global de dépenses à l’échelle du pays et nous avançons à notre rythme», justifie Henri Lopes. Après plusieurs années d’attente, à bout de patience, une partie des descendants de Brazza décide d’engager le fer avec les autorités de Brazzaville, assistés par l’avocat William Bourdon qui connaît bien le régime Sassou pour être à l’origine de l’«affaire des biens mal acquis». Depuis 2010, la justice française enquête sur le patrimoine immobilier et le train de vie de Sassou Nguesso et de ses proches, soupçonnés par les magistrats d’avoir puisé des millions sur les fonds publics, assimilés à une caisse personnelle.

LES AUTORITÉS TROUVENT LA PARADE

C’est ainsi qu’en septembre 2013, l’Etat congolais est condamné en appel par le tribunal de grande instance de Paris : se montrant dans l’incapacité de respecter l’accord signé, il doit restituer les cendres de Brazza. «C’est connerie sans frontières » Voilà un pays qui honore la mémoire de son colonisateur et que l’on vient emmerder. Les Congolais en ont ras-le-bol d’être harcelés par les autorités judicaires françaises», s’énerve un proche du président Sassou, faisant  allusion à l’enquête sur les biens mal acquis qui se poursuit de plus belle.

Les autorités congolaises semblent toutefois avoir trouvé la parade. Elles brandissent le droit international qui suppose l’accord de tous les membres d’une même famille pour le transfert d’une dépouille. «Vous voulez récupérer Brazza ? Et bien venez le chercher, mais au grand complet !» répondent en substance les avocats de l’Etat congolais. La famille préférerait évidemment que Brazzaville honore ses promesses plutôt que d’avoir à déménager les cendres de l’aïeul. Lors de l’inauguration du mémorial, Philippe Douste-Blazy avait rendu un vibrant hommage à Savorgnan de Brazza, profitant de l’occasion pour évoquer les liens unissant la France à l’Afrique : «Le message qu’il nous lègue est lié à cette exigence : celle de l’invention d’un nouveau partenariat, de nouvelles relations, équilibrées, respectueuses et confiantes entre les continents.»

Aujourd’hui, l’édifice en marbre nourrit plutôt les ressentiments contre le régime de Sassou, en place depuis 1979 - avec une éclipse de 1992 à 1997 -, et contre l’ancienne puissance coloniale. D’un coût estimé entre 5 et 10 millions d’euros, vraisemblablement payé en partie par des entreprises françaises ayant des intérêts au Congo, il apparaît chaque jour un peu plus, aux yeux d’une population très pauvre, comme le symbole de l’arbitraire du régime. «A Brazzaville, certains affirment que ce sera le premier objet de la vindicte populaire le jour où Sassou quittera le pouvoir», s’inquiète un membre de la famille de l’explorateur. Ce serait la deuxième mort de Pierre Savorgnan de Brazza.

(1) Le Rapport Brazza, mission d’enquête du Congo, Rapport et documents (1905-1907), Paris, le Passager clandestin, 2014.

Thomas HOFNUNG

 

« Là où s'abat le découragement, s'élève la victoire des persévérants ». Thomas Sankara (21-12-1949 - 15-10-1987)

 
 
 
 
 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 11:23

  

  

  

 

  Source : RFI

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  : deux opposants arrêtés à cause de leurs tee-shirts CONTRE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION   

  

 

 

Au Congo-Brazzaville, l'opposition dénonce l'arrestation de deux de ses membres. Ces personnes auraient été interpellées parce qu'elles portaient des tee-shirts estampillés « Touche pas à la Constitution de 2002 » qui dénoncent le projet de modification qui viserait à maintenir le président Sassou-Nguesso au pouvoir.

Blaise Nkombo et Albert Mberi sont membres du Rassemblement des jeunes patriotes, un parti congolais d'opposition. Selon Paul-Marie Mpouele, président de ce mouvement, les deux militants ont été interpellés respectivement dimanche dernier et mardi matin. Ils distribuaient des tracts et portaient des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire « Touche pas à la Constitution ».

Les forces de l'ordre ne confirment que l'arrestation de Blaise Nkombo, selon le colonel Jules Monkala Tchoumou, porte-parole de la police congolaise : « Il est poursuivi pour incitation à la violence, parce que les tee-shirts qui étaient en sa possession, non seulement portaient les inscriptions Touche pas à la Constitution, mais surtout avaient des signes de danger de mort. C’est pour ça qu’il est actuellement entendu ».

Depuis des mois, l'opposition congolaise se mobilise contre une possible réforme constitutionnelle. Certains ténors de la majorité se sont en effet récemment prononcés pour un tel scénario afin de maintenir Denis Sassou-Nguesso au pouvoir avec pour slogan « Touche pas à mon président ». Avec cette autre campagne intitulée « Touche pas à la Constitution », l'opposition réplique à sa façon. Le débat est lancé.

 
 
 
 
 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 11:03

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  :  INDUSTRIALISATION TOUS AZIMUTS

   

  

 

 

Dans un pays sans eau, sans électricité avec des infrastructures de fortune comment le Dictateur Denis SASSOU dont le mandat arrivera à son terme en 2016 après 30 ans de pouvoir sans partage compte t-il industrialiser le Congo. Par quel miracle réussira t’il en deux ans ce qu’il na pu accomplir en 30 ans.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
 
 
 
 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 08:57

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  :   LES CADRES ORIGINAIRES DES PLATEAUX DISENT NON A LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION 

   

  

 

Monsieur Pierre NGOLO

 
 
 
 
 
 
 
 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 08:52

  

  

 

  Auteur: La semaine africaine

 

CONGO BRAZZAVILLECongo-Brazzaville Débat sur la modification de la Constitution: Mathias Dzon fait tomber les masques

  

 

  

Mathias Dzon - Pdt de l'Alliance pour la République et la Démocratie (ARD)

 

A écouter: Sassou Nguesso recrute les miliciens anti Balaka

Après avoir longtemps prétendu que la modification de la Constitution était une invention de l’opposition et que la question de savoir si le président Denis Sassou Nguesso était candidat à l’élection présidentielle de 2016 n’était pas à l’ordre du jour, le pouvoir congolais vient de se démasquer et avance, désormais, à visage découvert. En effet, sur instructions personnelles du président de la République, il vient de lancer officiellement le débat sur la révision des articles 57, 58 et 185, alinéa 3 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui empêche le président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

Tout a commencé il y a près d’un mois, lorsque le président de la République a réuni la direction du P.c.t et lui a ordonné, ainsi qu’à ses satellites, de lancer officiellement ce débat. En application de cette directive, des agents de l’Etat ont été déployés dans les douze départements du Congo, avec pour mission officielle, d’entreprendre un sondage d’opinion sur l’image du chef de l’Etat auprès des populations, mais en réalité, pour manipuler et corrompre dans chaque département, quelques personnes âgées, pompeusement baptisées «sages», afin qu’elles déclarent publiquement sur les antennes de la radio et de la télévision nationales que «leur département demande au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat», aux fins de permettre au chef de l’Etat de se prévaloir d’une légitimité populaire.

Pour traduire en actes cette stratégie, le président de la République a programmé une tournée de conférences dans tous les départements du Congo, à l’effet de faire valider son plan de maintien au pouvoir au-delà de 2016. L’opération a commencé par le département de la Likouala où le préfet a mouillé la barbe à quelques personnes nécessiteuses du troisième âge, qui se sont arrogés le droit de parler au nom de tout le département, et ce, sans en avoir reçu mandat. Ces soi-disant sages ont déclaré à la télévision congolaise que «le département de la Likouala demande au président Denis Sassou Nguesso de solliciter un troisième mandat». Cette manœuvre du pouvoir a suscité de nombreuses protestations sur toute l’étendue du territoire de la Likouala, à telle enseigne que les auteurs de la déclaration d’Impfondo se cachent, pour éviter la vindicte populaire.

De la Likouala, le lobbying du pouvoir s’est étendu aux départements du Niari et de Pointe-Noire. A Dolisie, chef-lieu du département du Niari où le président de la République effectuait une visite de travail, le préfet a, comme son collègue de la Likouala, tenté d’exercer des pressions sur le «comité des sages» du département, afin qu’il exige, au nom du département, la révision de la Constitution, pour permettre au président Denis Sassou Nguesso de rempiler. La manœuvre du préfet s’est soldée par un cinglant échec, car elle s’est heurtée à une fin de non-recevoir du «comité des sages». C’est alors que, contre toute attente, Monsieur Justin Koumba, président de l’Assemblée nationale, cette institution qui est censée voter les lois de la République, Monsieur Koumba disais-je, a prétendu, dans son mot de bienvenue au chef de l’Etat, que «le Niari, unanimement, a pensé que nous pouvons vous demander de ne pas hésiter à envisager le changement de la Constitution» sic.

Le président de l’Assemblée nationale a été complété par Monsieur Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et du domaine public, qui a déclaré, à son tour: «Le Niari, rassemblé dans toute sa diversité, pose le problème réel et objectif du changement de la Constitution… Cette Constitution pose deux verrous: l’âge et le nombre de mandats. Entre les deux verrous, il y a le devoir républicain de continuité».
Ces déclarations par lesquelles les deux orateurs engagent tout le département, mais qui ne reflètent pas l’opinion de la majorité des populations du Niari, ont suscité aussitôt une vive protestation du «comité des sages du Niari» qui a tenté, en vain, de faire passer un démenti sur les antennes des médias publics. Dans la même veine, les cadres et ressortissants du Niari résidant à Brazzaville ont publié, dans le journal La Semaine Africaine (du 2 avril 2014), un communiqué dans lequel ils indiquent que les allégations mensongères de Messieurs Justin Koumba et Pierre Mabiala n’engagent que leur petite personne et nullement les populations du Niari qui disent non à un troisième mandat du président Denis Sassou Nguesso.

A Pointe-Noire, le pouvoir a essuyé le même échec qu’à Dolisie, auprès du «comité des sages du Kouilou» que le préfet et le maire de Pointe-Noire ont tenté vainement de rallier aux positions du pouvoir. Devant cet échec, comme Justin Koumba et Pierre Mabiala à Dolisie, Isidore Mvouba, ancien Premier ministre, actuel ministre d’Etat en charge de l’industrie et membre du Bureau politique du Parti congolais du travail (parti au pouvoir) a déclaré, de façon inattendue, dans son discours à l’occasion de la pose de la première pierre de la cimenterie de Hinda par le président de la République: «La révision de la Constitution doit cesser d’être un sujet tabou. Il faut laisser le débat sur cette question se faire librement».

Ainsi, les masques tombent. Le projet du pouvoir de modifier la Constitution est, désormais, un fait officiel. Le président Denis Sassou Nguesso a choisi de recourir au passage en force. A cette fin, violant les articles 57, 58 et 185, alinéa 3 de la Constitution, il a décidé d’organiser un referendum constitutionnel sur la base des résultats manipulés et faux du récent recensement administratif spécial et avec la complicité de la commission électorale nationale à ses ordres, pour s’accrocher au pouvoir. Tel est le plan concocté par le chef de l’Etat. Ce plan appelle, de ma part, quatre observations:

- Primo, le débat sur la modification de la Constitution est un faux débat et n’a pas lieu d’être, car la Constitution du 20 janvier 2002 prévoit, en son titre XVIII et dans ses articles 185, 186 et 187, les conditions dans lesquelles cette Constitution peut être révisée. En effet, l’article 185, alinéa 3 dispose: «La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du président de la République, ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision». Comme on peut le constater, cet article indique très clairement qu’on peut tout modifier dans cette Constitution, sauf entre autres, le nombre de mandats du président de la République. Or à ce sujet, l’article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002 stipule: «Le président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois». Le mandat actuel du président Denis Sassou Sassou Nguesso, inauguré le 14 août 2009, est son deuxième et dernier mandat. Il prend fin le 14 août 2016 à 14h. Le président de la République en fonction n’a plus le droit de briguer un autre mandat. La Constitution le lui interdit strictement. La loi fondamentale est impérative. Elle s’impose à tous, y compris au président de la République. Personne n’est au-dessus de la loi.

- Secundo, lors de son entrée en fonction, le 14 août 2009, le président Denis Sassou Nguesso a pris l’engagement solennel de respecter et de défendre la Constitution. Cet engagement est consigné dans l’article 169 de la Constitution qui dispose: «Devant la nation et le peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté, moi, Denis Sassou Nguesso, président de la République, je jure solennellement de respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat…».

Le chef de l’Etat, qui est, de surcroît, général d’armée, a l’ardente obligation d’honorer la parole donnée et de respecter l’engagement pris. Dans l’avant-propos de son ouvrage «Un homme d’honneur, le destin exceptionnel d’un enfant de la brousse», André Soussan, un de ses amis passé à l’orient éternel, écrit à propos du président Denis Sassou Nguesso: «Journaliste et écrivain, j’ai toujours été intéressé par les hommes pour qui l’honneur est la vertu cardinale, une espèce en voie de disparition: Ben Gourion, Sadate, De Klerk, Reagan, Mandela… Le destin m’a permis de rencontrer, il y a plusieurs années, un homme de cette trempe, un homme peu ordinaire, Denis Sassou Nguesso».

Si le président de la République est cet homme d’honneur que décrit son ami André Soussan, il a alors le devoir de respecter le serment qu’il a prêté le 14 août 2009 devant la nation entière. En conséquence, il doit renoncer à modifier la Constitution et travailler à promouvoir les conditions d’une sortie honorable pour lui-même et les conditions d’une alternance démocratique et pacifique.

- Tercio, la Constitution actuelle a été taillée sur mesure par le président Denis Sassou Nguesso. Elle lui confère tous les pouvoirs. Elle ne l’empêche nullement d’exercer son mandat jusqu’à son terme, le 14 août 2016. Pourquoi veut-il donc la modifier? Pour tenter de justifier la modification illégale des articles 57, 58 et 185 de la Constitution, le P.c.t et ses satellites donnent à entendre «qu’aucun Congolais n’est apte à exercer la charge de président de la République à l’exception du président Denis Sassou Nguesso, homme providentiel sans lequel le Congo sombrerait dans le chaos. C’est lui ou le chaos. Après lui, le déluge». En développant cet argumentaire d’une pauvreté affligeante, le P.c.t fait montre d’un aveuglement incompréhensible et fait injure au peuple congolais en général et à la classe politique congolaise en particulier, qui regorgent d’hommes de grande compétence politique et technique, de patriotes sincères, de vrais démocrates et républicains, d’intellectuels de haut niveau, politiquement formés et techniquement experts.

Par ailleurs, en démocratie, personne n’est propriétaire de sa charge et il n’y a pas de présidence à vie. Une république démocratique se caractérise, entre autres, par sa capacité à générer des alternances démocratiques et pacifiques. En outre, la Constitution du 20 janvier 2002 ne contient aucune disposition qui confère aux «sages des départements» le droit de parler au nom et à la place des populations et de les engager. Le Congo est un Etat moderne et non une monarchie traditionnelle. La procédure utilisée par le pouvoir pour tenter de modifier les articles de la Constitution qui le gênent, relève des méthodes moyenâgeuses et antidémocratiques pratiquées sous le régime du monopartisme.

- Quarto, le pouvoir claironne sur tous les toits que le Congo se porte bien, et même très bien ; certains de ses dignitaires prétendent même qu’il n’y a aucune crise au Congo, que tout baigne dans l’huile, que le pays vit en paix, progresse et se dirige inexorablement vers l’émergence en 2025. Si tout va si bien, pourquoi alors chercher à modifier ou à changer de Constitution? Pourquoi le président Denis Sassou Nguesso achète-t-il tant d’armes et de munitions de guerre de destruction massive qui sont gardées non pas dans les garnisons militaires, mais dans des lieux privés connus seulement de lui-même et de ses proches. Plus grave, ces armes et munitions ne sont pas achetées pour le compte des Forces armées congolaises (F.a.c), mais pour celui des milices privées du président de la République et des nombreux mercenaires étrangers qu’il recrute à tour de bras. En vérité, le président Denis Sassou Nguesso prépare une nouvelle guerre contre le peuple congolais. La paix dont il parle à longueur de journée, n’est rien d’autre que l’arbre qui cache la forêt.

Que faire devant la volonté du pouvoir de passer en force?

Dans le dessein de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, le président Denis Sassou Nguesso a entrepris de se fabriquer un fichier électoral manipulé et d’organiser des élections locales et un référendum constitutionnel frauduleux. Or, l’histoire récente de l’Afrique montre que les élections mal organisées et truquées sont devenues la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique en général, le Congo en particulier. Dans ce contexte, l’une des démarches fondamentales pour prévenir les conflits, consiste à construire un consensus national en vue de créer les conditions d’organisation d’élections libres, transparentes et justes. Pour remettre le processus électoral sur les rails, le président de la République doit accepter de s’assoir avec toutes les forces vives de la Nation, en vue de rechercher un compromis national acceptable par tous.

Dans cette perspective, il est urgent et impératif que le chef de l’Etat convoque un vrai dialogue politique national entre le pouvoir et toutes les forces vives de la Nation, pour élaborer, ensemble et de façon consensuelle, les nouvelles règles de la gouvernance électorale. Le dialogue politique national est une exigence de survie collective. Il est un passage obligé.
En préalable à ce dialogue, il est indispensable de mettre en place, dans les meilleurs délais, un comité préparatoire composé de façon paritaire, de représentants de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile. Ce comité aura pour missions de:

- délimiter le champ du dialogue national, c’est-à-dire, définir ses domaines de compétence;

- définir l’objectif général et les objectifs spécifiques poursuivis;

- élaborer le projet d’ordre du jour;

- élaborer le projet de règlement intérieur;

- proposer le nombre, le statut et la liste des participants;

- proposer la composition du présidium, du secrétariat des travaux, de la police des travaux et du protocole;

- élaborer un avant-projet d’accord-cadre;

- proposer le cadre institutionnel de mise en œuvre des actes du dialogue national;

- proposer le cadre institutionnel de suivi, de contrôle et d’évaluation de l’exécution des Actes du dialogue national;

- proposer le cadre institutionnel régissant la Transition.


Dans un esprit d’équité, d’apaisement et de responsabilité citoyenne, la parité doit être de mise dans la représentation des acteurs politiques entre la mouvance présidentielle et l’opposition. Le dialogue politique national débouchera sur quatre décisions majeures:

1- la signature par toutes les parties prenantes, d’un accord-cadre, synthèse de toutes les décisions consensuellement adoptées au cours des travaux du dialogue national et d’un engagement solennel à respecter la parole donnée;

2- La mise en place d’un cadre institutionnel de mise en œuvre des Actes du dialogue national;

3- La mise en place d’un cadre institutionnel de suivi, de contrôle et d‘évaluation de l’exécution des Actes du dialogue national ;

4- L’élaboration d’un cadre institutionnel devant régir la période de transition.


De fait, le dialogue national ouvrira une période de Transition jusqu’à la fin du mandat de l’actuel président de la République, le 14 août 2016. Pendant cette période, le président de la République restera en poste. Un gouvernement de large consensus sera formé, pour appliquer les Actes du dialogue national et préparer les élections locales de 2014 et l’élection présidentielle de 2016. Ce gouvernement sera dirigé par un Premier ministre proposé par l’opposition.

On l’aura compris, le dialogue politique national est et demeure l’unique voie pour sortir le Congo de la crise multidimensionnelle qui le plombe aujourd’hui et pour éviter au peuple congolais de nouvelles épreuves. Pour ramener le pouvoir à la raison et à la sagesse, j’appelle les populations des douze départements du Congo, à se mobiliser massivement et pacifiquement et à dire non à la guerre, non à la modification de la Constitution, non au troisième mandat du président Denis Sassou Nguesso, non à des élections truquées, oui au vrai dialogue politique national, oui à la paix, à l’unité et à la concorde nationales, oui à l’alternance pacifique.

J’appelle également les patriotes, les démocrates, les républicains, les cadres respectueux de la loi, la société civile, les partis politiques soucieux de préserver la paix et la démocratie dans notre pays, à se rassembler dans un large Front de refus, pour faire échec au coup d’état constitutionnel que projette le pouvoir.

Mathias DZON

Membre du Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise, Président de l’Alliance pour la République et la Démocratie (A.R.D), Premier Secrétaire de l’Union Patriotique pour le Renouveau National (UPRN).


 

 

 
 
 
 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 08:48

  

  

 

  Source : RFI

 

CONGO BRAZZAVILLECongo-Brazzaville: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

  

 

  Congo-Brazza: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

Mathias Dzon - Pdt de l'Alliance pour la République et la Démocratie (ARD)

 

«Le président Sassou, de par son âge et les deux mandats passés à la tête de l'Etat, est disqualifié pour 2016. Malheureusement, il a engagé une démarche pour un passage en force pour avoir un 3ème mandat, nous lui demandons de venir au dialogue pour lui permettre de sortir dans la paix.»

 

Au Congo-Brazzaville, au gouvernement et à l'Assemblée nationale, plusieurs voix s'élèvent en faveur d'une révision de la constitution. Est-ce le signe que le président Sassou Nguesso est tenté de briguer un troisième mandat en 2016, ce que la loi fondamentale lui interdit pour l'instant ?

De 1997 à 2002, Mathias Dzon a été ministre de l'Economie et des Finances. Aujourd'hui, il est dans l'opposition et préside l'ARD, l'Alliance pour la république et la démocratie. En ligne de Brazzaville, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Le collectif des partis de l’opposition affirme que plusieurs leaders politiques ont de plus en plus de mal à circuler. Est-ce que c’est votre cas ?

Mathias Dzon : Oui, c’est mon cas. Après l’arrestation de Marcel Ntsourou, le 16 décembre, le 18 je devais voyager, je devais me rendre à Paris pour passer les fêtes du Nouvel an et de fin d’année avec les enfants, comme je fais depuis 25 ans, et à l’aéroport on m’a signifié que je ne pouvais pas voyager.

Et depuis cette mésaventure est-ce que vous pouvez circuler plus facilement ou pas ?

Non. Je suis à Brazzaville. Je ne peux aller ni à l’intérieur du pays ni à l’extérieur. Je suis à Brazza.

 Source : RFI 

 

CONGO BRAZZAVILLBienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

  

 

  Le perroquet sort du boisseau oui

Bienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

  Bienvenue Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

 

 

«Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution  un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l'évolution de la société congolaise. Il n'est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle.»

 

Au Congo-Brazzaville, le président Sassou Nguesso va-t-il faire modifier la constitution afin de pouvoir se représenter en 2016 ? La question est sur toutes les lèvres. Bienvenu Okiemy est le ministre de la Communication et le porte-parole du gouvernement congolais.

En ligne de Brazzaville, il lève un coin du voile au micro de Christophe Boisbouvier.

RFI : Selon la Constitution le président Sassou-Nguesso n’a pas le droit de se représenter en 2016 au terme de son mandat. Est-ce qu’il va respecter les textes ?

Bienvenu Okiémy : Ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui aucune instance constitutionnelle habilitée à engager la révision de la Constitution ne s’est prononcée : ni le président de la République ni le Parlement ni même le gouvernement. Cela dit, le débat sur la Constitution ne doit pas être un tabou puisque la Constitution est un texte essentiel sur la vie de la nation et son devenir. Moi, je pense que plutôt que de voir en la Constitution un texte figé, il convient d’y voir un texte dynamique, un texte qui est adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle après quinze ans. Donc un texte juridique est appelé à s’adapter à l’évolution de la société. A titre d’exemple ; en France, la Constitution a été modifiée à vingt-quatre reprises. Aux Etats-Unis cette Constitution a été modifiée à quinze reprises.

A (RE)LIRE : Congo-Brazzaville: grand ménage au sein du parti au pouvoir

A Brazzaville plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une révision de la Constitution ; les voix des ministres Pierre Mabiala et Isidore Mvouba, celle du président de l’Assemblée Justin Koumba. Est-ce que ce sont des signes annonciateurs ?

Les propos tenus par ces personnes doivent être considérés comme leurs propres opinions. Ce sont les opinions de simples citoyens. Ce sont des initiatives populaires que l’on ne saurait bâillonner sur un sujet aussi important.

Mais le président de l’Assemblée ce n’est pas un simple citoyen. Souvent sur le continent, quand un chef d’Etat veut toucher à la Constitution pour rester au pouvoir il fait d’abord monter ses lieutenants en première ligne pour tâter le terrain. Est-ce que ce n’est pas le cas aujourd’hui ?

Ce n’est pas le cas. Justin Koumba s’est exprimé en son propre nom, à l’occasion du déplacement du président de la République dans le département dont il est originaire. Simplement, il a pris la parole au nom des notables de cette région.

La preuve que le président veut modifier la Constitution par référendum c’est qu’il a organisé un recensement bidon, dit l’opposant Mathias Dzon.

Mais le recensement administratif est le résultat de la concertation politique de Dolisie (en mars 2013, NDLR). Et ce qu’il faut savoir c’est que le recensement est un acte volontariste. Le gouvernement ne tient compte que des inscrits. Il appartenait aux partis politiques de la majorité, comme de l’opposition, de faire un travail, en sorte que leurs adhérents soient inscrits sur la liste électorale. Si Mathias Dzon n’a pas fait ce travail, la responsabilité est de quel côté ?

► A (RE)ECOUTER : Congo-Brazza: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

Alors Mathias Dzon vous met en garde. Si le président veut rester, le peuple s’y opposera. « Que peut-il faire pendant sept ans supplémentaires qu’il n’a pas fait depuis trente-deux ans ? », demande-t-il.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que la dévolution du pouvoir dans notre pays se fait par voie démocratique. Seul le peuple congolais peut imposer quelque chose. Et avoir des rengaines derrière n’honore pas notre pays. Et ce que je voudrais rajouter ; le Congo n’est pas une grande cour de récréation perpétuelle où s’exprimeraient continuellement quelques forces politiques rétrogrades et portées par la violence. Tel est le projet politique de Mathias Dzon.

Pour prévenir une grave crise à venir, Mathias Dzon vous propose un dialogue national. Que répondez-vous ?

Mais le Congo est un Etat de paix de toutes les institutions dans lesquelles se pratique au quotidien un dialogue thématique sur les perspectives de développement, sur la concorde sociale, sur les moyens de densifier le pacte républicain. Mais alors, de quel dialogue parle-t-on encore ? Seul le peuple congolais peut imposer quelque chose. Mathias Dzon n’a rien à imposer !

Donc on va vers une révision de la Constitution pour 2016 ?

Mais là-dessus, ce que je vous disais tout à l’heure ; la révision de la Constitution ne doit pas être un tabou ! Dès lors que le peuple souverain, le peuple congolais, voudrait la réviser, tous les voies et moyens sont là pour y aller.

Voulez-vous dire qu’on va vers un référendum pour la révision de la Constitution ?

Ce choix appartient au peuple congolais !

Oui, mais l’initiative du référendum, elle appartient au pouvoir. Donc est-ce qu’on va vers ce référendum ?

Mais le pouvoir est à l’écoute du peuple congolais. Dès lors que le peuple congolais voudrait modifier la Constitution, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte et éventuellement proposer cela.

Si référendum il y a, est-ce que cela se fera avant la fin de l’année ?

Avant de parler de référendum, il faut que le peuple congolais ait souhaité d’abord effectivement modifier la Constitution. Si telle était sa volonté, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte. Et à ce moment-là, les gouvernants devraient organiser les choses.

Autre dossier d’actualité ; celui de Marcel Ntsourou, l’ancien numéro 2 des services de renseignements. Deux ans après l’explosion de Mpila, il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Donc libéré. Mais trois mois plus tard, il a été à nouveau arrêté et condamné cette fois à cinq ans de prison ferme. Est-ce que ce n’est pas de l’acharnement ?

Il n’y a pas d’acharnement. Tout simplement parce que le juge congolais travaille en toute indépendance. Cette indépendance lui est garantie par la Constitution. Le procès des explosions du 4 mars a eu lieu. Les uns et les autres ont été défendus par leur conseil. Les décisions ont été rendues. La contestation des décisions de justice s’est faite. La cassation a eu lieu. Marcel Ntsourou a été condamné à la prison ferme. Je n’y vois pas d’intervention, je n’y vois pas d’acharnement. J’y vois simplement une simple application de la règle de droit.

A (RE)LIRE : Explosions de Mpila: prison ferme pour le colonel Ntsourou

Le pouvoir ne vient-il pas se débarrasser d’un adversaire politique ?

Mais Marcel Ntsourou est officier ! Il était officier des FAC, des Forces armées congolaises. Il n’avait pas de fonction politique. Et quand bien même il eût été un homme politique, mais au Congo on ne se débarrasse pas d’adversaires politiques. La bataille pour la revalorisation de la démocratie congolaise se fait en toute transparence.

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 07:07

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  :  INTERVIEW DE Pierre NGOLO FACE A Elie SMITH

Cliquer sur l'une des photos et écouter   

Elie SMITH

  

Le PCT s’ouvre aux autres formations politiques nationales

Monsieur Pierre NGOLO

 
 
 
 
 
 
 
 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:12

  

  

 

  Source : Journal du

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE BIENS MAL ACQUIS :   Les juges pourraient engager des poursuites sur les actifs en France du président congolais, Denis Sassou-Nguesso

  

  Biens Mal Acquis:Camer.be

 

 

Les juges français ont remonté la piste de l’argent utilisé par le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, pour bâtir un véritable empire immobilier de luxe en France.

 

Un lourd nuage judiciaire français s'approche du Congo-Brazzaville et de son président, Denis Sassou-Nguesso, piliers de l'influence diplomatique et économique française en Afrique. Ouverte en novembre 2010 à Paris, l'information judiciaire qui vise les biens immobiliers et l'argent déposé en France par trois présidents africains et leurs proches, dont Denis Sassou-Nguesso, vient de faire un pas en avant important, selon nos informations. Les juges d'instruction René Grouman et Roger Le Loire ont reçu le résultat des investigations demandées sur commission rogatoire internationale à Saint-Marin, un paradis fiscal d'une trentaine de milliers d'habitants enclavé dans le nord de l'Italie. C'est en effet dans ce micro-État qu'il fallait se rendre pour remonter la piste de l'argent utilisé par le président du Congo-Brazzaville, au pouvoir depuis 1979 (avec une interruption de cinq ans, entre 1992 et 1997) pour bâtir, pour lui et pour ses proches, un véritable empire immobilier de luxe en France, avec une vingtaine de propriétés, dont notamment un hôtel particulier au Vésinet (Yvelines) et de nombreux immeubles dans les plus beaux quartiers de Paris. Train de vie fastueux Pour les enquêteurs, la conclusion de l'enquête couronnée par les investigations à Saint-Marin est claire : l'argent vient soit directement des caisses du Trésor public congolais, soit d'entrepreneurs du bâtiment, qui ont donc...

http://www.sudouest.fr/2014/04/17/ces-biens-mal-acquis-depuis-le-congo-1527846-5137.php

 
 
 
 
 
 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

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     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

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          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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