23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:30

  

 

Auteur: Sébastien Nemeth - RFI

 

CONGO BRAZZAVCONGO BRAZZAVILLE : UN EX EMPLOYÉ DE L'AMBASSADE DE FRANCE EXPULSÉ   

 

Congo-Brazzaville

   

 

Un Français a été expulsé de République du Congo le 9 juillet dernier. Jérémy Filippi est un ancien employé de l’ambassade de France à Brazzaville. Il avait effectué un contrat de Volontaire international en administration (VIA). Entre juin 2011 et juin 2013, il était chargé de la communication et de la politique intérieure pour le compte de l’ambassade. Revenu au Congo mi-juin pour travailler pour une société privée, il s’est finalement fait expulser. Les autorités l’accusent de s’être immiscé dans la politique congolaise.

Durant deux ans, Jérémy Filippi rencontre un grand nombre de politiciens congolais. « C’était l’une de mes missions », dit-il. Le Français, âgé aujourd’hui de 28 ans, mène des entretiens avec quelques représentants de la majorité, mais surtout avec des opposants. « J’en voyais un à deux par semaine. Même si, parfois, j’arrêtais pendant quelques mois. Selon les relations entre Paris et Brazzaville, l’ambassadeur me demandait de lever le pied au besoin », explique l’ancien expatrié.

Avec les opposants, il parle de la situation du pays. Il leur demande leurs avis, leurs projets et leurs stratégies pour l’avenir. « Mon rôle était d’écouter ce qu’ils avaient à dire. Je rédigeais une note et la transmettais directement à l’ambassadeur », indique Jérémy Filippi. Ces rendez-vous se tiennent systématiquement dans un lieu public, le plus souvent à l’institut français, « jamais chez eux ou chez moi, justement pour ne pas être accusé à tort de conspiration », déclare le jeune homme.

Une mission somme toute classique. « Dans le travail d’une ambassade, il est parfaitement admis de rencontrer des opposants, à condition de ne pas trop en faire état », confie une source diplomatique. « L’ambassadeur ne peut pas les voir directement en tête-à-tête. Cela peut créer des tensions avec les autorités, et bloquer des dossiers. Donc il délègue », explique cette même source. Par contre, l’ambassadeur côtoie officiels et opposants de manière transparente, « dans un cadre plus large, comme des réceptions, etc. Cela permet de ne pas être utilisé par un camp ou l’autre », conclut un diplomate.

Avertissement

Le 13 juin, Jérémy Filippi revient au Congo, cette fois à titre privé. Il doit réaliser un contrat d’un mois avec la société SIP Editions, une entreprise qui se trouve éditer l’agenda de l’ambassade de France.

Un premier avertissement lui est envoyé le 25 juin par un contact à l’ambassade. Un message l’informant avec inquiétude que le secrétaire général du Conseil National de Sécurité (CNS), Jean-Dominique Okemba, exige qu’il quitte le pays, à cause de « contacts subversifs avec les membres de l’opposition ».

Le conseiller spécial du président Sassou-Nguesso aurait averti l’ambassadeur de France. Il aurait aussi chargé de l’affaire le colonel Elie Atipo-Etou, directeur des Affaires intérieures de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

L’expatrié est alors convoqué pour le 1er juillet à la DGST. Il se rend au rendez-vous, où il est interrogé par l’officier et un de ses adjoints. « Ils n’étaient pas menaçants, mais le ton était froid et ferme », se rappelle Jérémy Filippi. Ce dernier affirme avoir été questionné sur les raisons de son retour au Congo. La nature de son nouveau travail.

Puis on lui aurait demandé des précisions sur son ancien emploi à l’ambassade. Pourquoi il avait rencontré des opposants, s’il avait par exemple eu des entretiens avec Mathias Dzon (NDLR : président du parti ARD), et s’il avait de nouveau contacté des opposants lors de son séjour actuel. Jérémy Filippi signe un procès-verbal, et l’affaire en reste là. Pour l’instant.

Ton menaçant

Le 4 juillet, la DGST le convoque de nouveau. « Cette fois le ton était plus menaçant », indique le jeune homme. Le colonel Atipo-Etou lui indique que sa hiérarchie demande son départ. « Pour seul motif, il m’a donné le fait que j’avais rencontré des opposants. J’ai demandé en quoi était-ce un problème? Il m’a répondu que si je voulais que ça se passe bien, il fallait que je parte », se souvient l’ancien expatrié.

Son contact à l’ambassade lui conseille également de plier bagage, vu « l’imprévisibilité des forces de l’ordre congolaises ».

Mais le Français n’en fait rien. « Je refusais de céder. Je voulais qu’ils aillent au bout de leur logique », explique Jérémy Filippi. Le week-end passe. Lundi 7 juillet, la DGST le convoque pour le lendemain. Le Français prévient cette fois son ambassade.

Le 8 juillet, il arrive devant le colonel Atipo-Etou à 8h30, lui dit qu’il estime n’avoir rien fait d’illégal et que s’il était expulsé, il fallait lui notifier officiellement. « Il m’a répondu -d’accord, vous ne voulez pas partir, je vous place en garde à vue et on vous expulse », raconte le jeune homme.

Il est alors placé en cellule à la DGST, avec 7 autres détenus. « Certains m’ont dit être là depuis des mois, voire des années, dans l’attente d’un procès », détaille Jérémy Filippi. Prévenue, l’ambassade lui apporte des vivres. Il passe la nuit en détention et le lendemain soir, la police l’escorte jusqu’à l’aéroport et le met dans un avion pour Paris.

Amertume

« Je suis choqué, mais pas surpris quant on connaît la nature du régime congolais. On ne me reproche pas d’avoir appuyé, encouragé et encore moins financé des opposants. On me reproche simplement d’avoir discuté avec eux, de les avoir rencontrés. Le Congo veut donner l’impression qu’il est un Etat de droit, mais sur les questions politiques, le régime est encore très tendu, et limite paranoïaque. Comme si moi, petit volontaire international j’étais capable d’exciter qui que ce soit pour renverser le régime. Je trouve ça hallucinant », réagit le Français, qui demande à Paris de prendre ses responsabilités.

Selon lui, le ministère des Affaires étrangères doit protester officiellement. « On ne peut pas demander à des agents de s’investir dans un pays sensible comme le Congo si ces mêmes agents risquent demain d’être arrêtés, intimidés ou expulsés au seul motif qu’ils font le travail demandé ».

Interrogée, l’ambassade de France à Brazzaville renvoie la balle au Quai d’Orsay, qui lui n’est pas très bavard sur cette affaire. « Son expulsion n’a aucun lien avec notre ambassade. C’est un problème d’ordre privé. Ce que les autorités du Congo lui reprochent c’est une affaire de justice et nous n’avons pas à nous en mêler », indique un officiel du ministère. Il n’en dira pas plus.

Silence radio

D’autres sources diplomatiques étrangères, au courant de l’affaire, ont aussi du mal à y voir clair. « Les autorités nous ont opposé un silence radio. Nous n’avons rien pu savoir à part que sa présence était indésirable. Brazzaville a décidé que c’était son choix souverain », indique un diplomate européen, avant d’ajouter une hypothèse : « Le pays est dans un contexte spécial, avec la perspective d’élections. Il y a une certaine crispation concernant tout ce qui va à l’encontre du pouvoir ».

Un autre contact diplomatique étranger ajoute que ce genre d’expulsion est rare : « C’est peut-être une mauvaise interprétation du nouveau travail qu’il venait faire au Congo. Peut-être un excès de zèle. Peut-être un peu de paranoïa. On peine à comprendre ».

Joint par téléphone, le colonel Atipo-Etou a refusé de répondre aux questions. Interrogé sur l’affaire, l’officier s’est aussitôt mis en colère, affirmant que les médias ne parlaient jamais des Congolais expulsés de France, avant de mettre brutalement fin à la conversation.
Le porte-parole du gouvernement a lui accepté de s’exprimer sur le sujet. Selon Bienvenu Okiemy, également ministre de la Communication, « il lui est reproché d’avoir développé une intelligence, visant à dresser les Congolais les uns contre les autres. Il lui est reproché aussi de s’être immiscé, sans aucun titre, dans la vie politique de notre pays. En somme, ce monsieur a développé des activités qui étaient tout sauf commerciales. Et il aura foulé au pied le droit congolais. »
Ce serait donc son retour à Brazzaville le mois dernier, et l’activité qu’il aurait exercé dans le pays depuis cette date, qui poserait problème. Mais le ministre ne donnera pas plus de détails. En tout cas Jérémy Filippi lui tombe des nues. « Je ne comprends pas. Je ne vois pas ce qu’on me reproche. Je n’ai même pas rencontré d’opposants depuis mon retour ».

Prison la prochaine fois

Interrogé sur ce qu’il entendait par « intelligence » et avec qui, Bienvenu Okiemy répond : « Quand nous parlons d’intelligence, il y a certainement eu collusion. Mais nous nous en sommes arrêtés à une mesure administrative d’expulsion. S’il y avait eu une instruction d’engagée, on aurait peut-être aujourd’hui les résultats, s’il sagissait d’une intelligence à titre personnel ou à titre collectif. Quoiqu’il en soit, à la lumière de nos relations avec la France, nous avons décidé de l’expulser mais de ne pas engager de procédure pénale ».

Au passage, le ministre lance un ultime avertissement : « La République du Congo n’est pas une terre d’aventure. A l’avenir, de tels comportements se solderont bien par une sanction pénale, avec la possibilité d’effectuer un séjour en prison, si le juge congolais l’estime nécessaire ».

Jérémy Filippi explique la position de Brazzaville par le fait qu’il « est difficile pour un régime d’expliquer des expulsions prises pour des raisons politiques ». Il n’est par ailleurs pas surpris que l’ambassade n’ait pas pu empêcher son expulsion. « L’ordre est venu de très haut », dit-il. Quant à l’explication du Quai d’Orsay, il se dit déçu : « Le ministère a une position de prudence extrême. Il doit avoir le courage de protester ».

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 12:14

  

  

  

  

 

Auteur: Observateur

 

CONGO BRAZZAVIPierre NGOLO – André OKOMBI SALISSA A  PARIS : LE FIASCO DU MEETING DE PIERRE NGOLO   

 

   

 

Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT, le parti congolais du travail était venu à Paris, avec l’intime conviction, la motivation suffisante pour montrer à son chef Sassou qu’il avait la capacité de mobilisation supérieure à celle de son camarade du bureau politique du PCT, André Okombi Salissa qui s’est adonné au même exercice une semaine avant.

Pour y parvenir, Pierre Ngolo a utilisé les mêmes stratagèmes que son mentor Sassou Nguesso, qui a toujours usé de l’achat de conscience afin de rendre « salamable » ce qui est « insalamable ».

En promettant 250 euros à chaque participant, Pierre Ngolo croyait mettre la diaspora congolaise de France à ses pieds. Peine perdu, la mobilisation n’était pas au rendez-vous.

La roue tourne. Fini l’époque où les camarades membres faisaient salle comble, fini les bains de foule.

Le match retour aura certainement lieu à Brazzaville. Wait and see.

Ci-dessous les images des deux meetings :

Meeting de Pierre Ngolo


 

 

   

 

 

 

 

Meeting de André Okombi Salissa

 

 

 

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 12:03

  

  

  

  

 

Auteur: Transcription ANK pour Nerrati

 

CONGO BRAZZAVILLM.C.D.D.I - PCT : LA RUPTURE  

 

   

 

Je suis heureux du plus profond de mon cœur d'être parmi vous. Je suis venu ici vous présenter la vérité et l’honnêteté du défunt Bernard Kolélas.

[...]

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes ici parce que nous avons accepté de faire de la politique pour notre pays, le Congo. La politique au Congo demande beaucoup de courage et ça entraîne parfois la mort. Je suis né des entrailles de ma mère (également mère ayant fait des jumeaux) et de mon père Kolélas.

[...]

« Nous ne pouvons pas vendre notre pays le Congo pour de l'argent ». Il y en a qui ont la mémoire courte, il y' en a qui sont morts brûlés. Malgré tout cela, nous avons pardonné, puisqu'on nous a demandé de mettre de l'amour du prochain centre de notre action.

Et depuis, nous fléchissons nos genoux pour demander pardon en les suggérant de bien construire le Congo.

Le Congo doit être construit avec toute l’honnêteté possible. Les difficultés politiques viennent de loin. Ceux qui ont signé les alliances avec le « PCT » sont morts, sans dire ce qu'ils en savaient et ne nous ont pas légué les bases ou les secrets de cette alliance. Nous qui avons cet héritage, nous n'allons pas vendre notre âme.

Ce n'est pas, parce que je suis au gouvernement de monsieur Sassou, que je dois me taire, c'est la vérité de notre culture Kongo : « Nous ne pouvons pas accepter n’importe quoi ! ». C'est moi, le président du « MCDDI » qui vous parle, ce n’est pas la peur qui doit vous guider. On vous intimide: au cas où vous diriez « NON », Sassou va vous tuer, pourquoi devrait-t-il vous tuer ? Nous sommes en démocratie et la démocratie c'est la liberté de parole. Le président Bernard Kolélas qui avait crée ce parti avait dit : « La graine du communisme ne tombera jamais au Congo dans le combat pour la démocratie ».

Il y a des hommes qui ont pris des faux habits de démocrate, maintenant que le peuple veut s'exprimer, on menace de frapper le peuple, mais pourquoi les frapper ? soi-disant vous êtes des démocrates. N'ayez point crainte, Mesdames et Messieurs.

Il y a quelques temps, j'ai voyagé, je suis allé en mission sur la terre où a vécu seigneur Jésus-christ (Tel-Aviv, Jérusalem, Golgotha, aux jardins des oliviers ...), j'ai prié partout où je suis passé, j'ai également prié devant le tombeau du Roi David. Et j'ai imploré : « Mais qu'est ce qui ne va pas au Congo, quel est le problème au Congo. Dieu parle-moi, pourquoi veut-on détruire le mouvement laissé par Bernard kolélas ? ».

Alors, là, où il n'y a pas d'amour, qu'est ce qui se passe ? C'est l’ennemi qui s'infiltre pour semer le désordre, le divertissement et on nous accuse, les enfants de Bernard Kolélas sont partis au gouvernement pour s'enrichir. Nous continuons à clamer haut et fort, « que nous ne nous sommes pas enrichis, nous n'avons pas une fortune illicite. Bernard Kolélas est parti et nous qui sommes restés, pourquoi devrons-nous nous enrichir avec de l'argent sale ? Mais c'est de l'argent du diable ».

Je vous informe ceci : « Lorsque le sage Kolélas est mort, Sassou était présent. Et c'est Sassou qui a donné l'argent pour l'enterrement et pour les enfants de Kolélas. Peut-on dire, que les enfants de Bernard Kolélas ont volé cet argent ? Par suite, les enfants de Bernard Kolélas acceptent de suivre Sassou sans lui demander l'argent, puisque, ils le considèrent comme un nouveau père, mais ce nouveau père, curieusement, est très très dur envers nous, difficile pour lui, de respecter même les valeurs de la Bible ».

Voici ce que je vous révèle :

[...]

Lorsque nous avons scellé l'alliance avec Sassou, de nombreuses promesses nous ont été faîtes, ceci fait maintenant 5 ans que ces promesses ne sont pas tenues, nous avons signé des accords qui n'ont jamais été respectés par la partie adverse. Ce sont des gros menteurs, des manipulateurs.
Ils ne sont pas sincères dans cette alliance, l'alliance est scellée sur le sang de nos martyrs. Là où on vient, il y a eu des morts, aujourd'hui qu'ils ont le pouvoir, ça devient le leur uniquement, ils nous ont oublié, ils nous ont tourné le dos. Quand je sollicite un rendez-vous, c'est difficile qu'il me soit accordé. Quand je me présente au rendez-vous, Sassou esquive pendant que je l’attends. On a signé des accords, jusqu'ici rien n’a été respecté. Ce comportement n'est pas digne, que de mensonges et de malhonnêteté.

- Combien de préfets avez-vous ?

- Combien d'ambassadeurs avez-vous ?

- Et combien de maires avez-vous ?

 

 

   

 

 

C'est difficile mes chers amis, c'est très difficile. On avait signé des accords pour gouverner ensemble, mais au gouvernement, nous ne sommes que deux représentants du « MCDDI ». Et pourtant, dès que tu revendiques ou tu parles, ils t’intimident et te somment de ne pas en parler, au risque qu'ils te tuent.

Mais avant d'aller à la dernière élection présidentielle, notre coordination nationale « Comité nationale » était d'accord dans le cadre de l'alliance pour gouverner ensemble avec le « PCT », c'est pourquoi, nous avons scellé la stratégie du candidat unique, représenté par Sassou.

Mais aujourd'hui, le « PCT » nous accuse de ne pas prendre une position claire, en ce qui concerne le débat sur le changement de la constitution. Le « PCT » nous a-t-il contacté pour nous donner leur position sur « le changement de la constitution » ? Lorsque le « PCT » demandera notre avis : Ce jour là ; Nous poserons la question suivante : « Nous avons signé un accord de gouvernance avant l'élection présidentielle passée, où est passé cet accord ? ».

Quand vous me voyez au gouvernement, sachez le, que c'est difficile pour moi. Par exemple, le « PCT » nous avait demandé de proposer un membre du « MCDDI » au sénat pour le poste de « président de la commission éducation ». Ensuite, j'ai donné le nom de monsieur Mouanga Nkéoua, un grand militant du « MCDDI ». Mais arrivé à ce poste, le sieur Mouanga Nkéoua a préféré suivre le milliardaire. Mais, quand on revendique auprès de monsieur Sassou ce poste au sénat, il nous promet pour des lendemains sans suite. Est-ce un comportement digne de vérité ?

Un jour j'ai dit à Sassou : « Vous êtes le père de la nation, pouvez-vous m'expliquer le fait que : nous avons proposé au gouvernement un grand militant du « MCDDI (Hellot Mampouya) » qui est devenu milliardaire, comment cela se fait-il ? Lui et moi, sommes arrivés au gouvernement avec de petites chaussures mais où a-t-il eu ses grandes chaussures ? ». Je vous ai livré la vérité.

[...]

Lorsque le « PCT » nous posera la question concernant « le changement de la constitution », nous allons au préalable nous concerter « Comité national » autour d'un « Congrès extraordinaire » avant de donner notre réponse, et c'est vous le peuple sympathisant du « MCDDI », qui nous indiqueriez la ligne à suivre.

C'est vous qui aurez le dernier mot, puisque cette constitution a été édifiée pour empêcher le président fondateur de ce parti (MCDDI), le défunt Bernard Kolélas et le président fondateur du « RDPS », le défunt Thistère Tchicaya de ne pouvoir être des candidats. Mais aujourd’hui Sassou est pris au piège de sa propre constitution taillée sur mesure, veux maintenant la réviser ? De qui se moque t-on ? Si on vous demande votre avis, n'en donnez pas un ! Répondez que nous allons siégé autour d'un « Comité national » ou d'un « Congrès extraordinaire » pour avoir une position commune concernant « le débat sur la constitution».

[...]

Nous avons fait le recensement ensemble, mais à la fin, les données ont été falsifiées : Nous avons reconnu, que le recensement est falsifié et certains de mes camarades ont proposé d'opposer notre refus, mais après mûre réflexion, nous avons dit ceci : Nous avons accepté de participer au recensement national. Le recensement terminé, nous avons apposé notre signature sur les résultats. Mais à notre surprise, les résultats du recensement publiés n'étaient plus les mêmes que ceux sur lesquels nous avons apposé notre signature. Nous étions désolés de comprendre qu'ils nous ont bien eus, qu'ils nous ont bien piégés. Trop tard, ils ont utilisé notre signature pour des faux résultats. Que devons-nous faire maintenant ?

Au regard du gonflement des listes du nord et de l'affaiblissement des listes du sud, nous avons déposé, pour la prochaine élection, une proposition de loi à l'Assemblée « pour un bulletin unique dans les bureaux de vote, sur lesquels chaque électeurs mettra ses empreintes au moyen de l'encre indélébile », pour éviter des fraudes, pour confirmer des résultats : « Le processus doit être crédible et transparent ».

Je l'ai vu ici à Bacongo et un peu partout dans la république, des personnes ayant des sacs d'argent sur eux pour l'achat des consciences. On te dit tu vas voter, mais arranges-toi de sortir avec le bulletin de « MCCDI ». On a donc, institué la tricherie avec 10.000 Fcfa.

C'est pourquoi, j'ai fait la proposition que j'ai signalée ci-dessus, puisque actuellement, les gens ont plus d'argent qu'avant, le montant de la corruption pourra être plus grande qu'avant, par exemple 1.000.000 FCFA et de nombreuses personnes succomberont à la corruption pour sortir avec des bulletins du « MCCDI ».

[...]

J'ai écrit et j'ai donné à qui de droit ma proposition. Cette proposition se trouve à « l'Assemblée nationale », elle a été jugée recevable. Je l'ai déposé pour défendre notre parti contre des éventuelles tricheries, et nous attendons la réponse. S'ils n'acceptent pas notre proposition, c'est qu'ils veulent tricher, c'est qu'il y a une tricherie programmée.

Maintenant, pour vous embrouiller, ils vous parlent du « changement de la constitution », alors qu'il y a un véritable débat qui doit intéresser le pays : C'est le débat sur « la fiabilité et la crédibilité » de l'élection présidentielle. Le débat sur la constitution est un leurre pour détourner votre esprit, le véritable débat c'est celui de la « crédibilité et de la transparence » des élections au Congo. Ça c'est le vrai débat, qu'on devrait mettre sur la scène politique.

Dans ce faux débat sur la constitution, on a même créé des sages par ci par là pour parler de la révision de la constitution. Même dans le pool, on nous dit, qu'il y a des sages. Or, les vrais sages du Pool sont déjà morts, mais le gouvernement veut en créer, pour leur faire dire certaines choses, « notamment qu'ils acceptent que la constitution soit changée ». Je répète : « Le vrai débat c'est celui de la crédibilité et de la transparence des élections au Congo, qu'on aille sur le débat de l’organisation des élections, on va s'entendre ». N'ayez point crainte : « S'il faut mourir, je suis prêt à mourir pour vous, je ne fuirai jamais mon pays ». ...

(...)


Transcription ANK pour Nerrati

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 14:01

  

  

  

  

 

Auteur: Alpha LOUZOLO

 

CONGO BRAZZAVILLLe Ministre NSILOU choisit son camp entre L'impunité & La manipulation   

   

 

La démarche entreprise par le BEN du parti de monsieur NSILOU est gage d'une bonne consultation démocratique de sa base.

En toute clarté et liberté, les militants de ce parti ont transmis auprès de leur bureau exécutif national les quelques réponses aux questions de modification, changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002.

Aussi, le bureau exécutif de ce parti a jugé opportun et important d'inclure par dose homéopathique, la considération de certains éléments très déterminants sur les questions de l'alternance pacifique du pouvoir qui sont sous-jacentes au non débat actuel de la modification et ou changement de notre constitution.

Mais en réalité, le véritable fondement poursuivi par cette logique, demeure dans l'assurance d'une impunité ou blanc sain qui serait accordé aux dirigeants qui auraient été responsables de différents crimes économiques et politiques envers notre peuple et notre pays.

Un parti politique a pour vocation première de promouvoir le respect de la loi. Car aussi bien que l'on espère accéder un jour à la magistrature suprême lorsque on met en place un parti politique, l'on ne serait accepter une compromission fautive dans la pérennisation de l'irresponsabilité pénale devant notre histoire commune.

En somme monsieur NSILOU, cherche à troquer l'alternance politique pacifique dans notre pays par une garantie d'impunité qui serait donnée à SASSOU NGUESSO et ses affidés.
Cette impunité les mettrait hors d'atteinte de la justice de notre pays qui est censée s'appliquer à tous citoyens sans aucune distinction, fut-il un ancien chef d'état lorsqu'il se serait rendu coupable de crimes économiques, politiques et autres haute trahison.

Face à cela, pouvons-nous accepter que nos morts, nos vies, nos avenirs, nos violeurs et ceux qui nous ont volés et terrorisés s'en tirent à bon escient sans pouvoir rendre compte un jour devant la Justice ?

Je pense que les membres et sympathisants de ce parti devraient se poser cette question et retourner cette attente, somme toute légitime, de soif de justice et de paix pour notre pays.

Le CONGO accédera effectivement à une alternance politique pacifique, mais sans compromission en faveur de monsieur Denis SASSOU NGUESSO.

Si harcelé il le sera, seule la justice en sera l'ordonnateur. Nous avons foi que justice sera faite.


Alpha LOUZOLO

 

 

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 15:09

  

  

  

  

 

flash infos pastille.gif

 

CONGO BRAZZAVILL  Gilbert ONDONGO, Ministre d’Etat, de l’Economie, des Finances, et du Plan, au cœur d'un scandale d'abus de pouvoir et de confiscation d'un immeuble à Brazzaville

Le ministre congolais des finances Gilbert Ondongo

Scandale scandale scandale - Congo Brazzaville: Gilbert ONDONGO, Ministre d’Etat, de l’Economie, des Finances, et du Plan, au cœur d'un scandale d'abus de pouvoir et de confiscation d'un immeuble à Brazzaville. Vu Clair optique dit Non (19/06)

   

 

 

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 08:57

  

  

  

  

 

Auteur : BEN  RC

 

CONGO BRAZZAVILL DEBAT SUR LA CONSTITUTION : La vérité du  MINISTRE Claude Alphonse NSILOU

 

 

    

 

«Le prix à payer pour une alternance politique pacifique et pour un processus électoral non contesté»

Le Rassemblement Citoyen (Le RC) de M. Alphonse Claude N’Silou avance dans le débat.... Touche-t-il là du doigt les vraies raisons de la volonté de changement de la Constitution?

«Au début du débat sur le changement ou non de l’actuelle Constitution, le Bureau Exécutif National du RC a fait part de ses interrogations sur les différents aspects que soulève ce débat.

Le Bureau Exécutif National du RC a demandé à ses militants et sympathisants de prendre part à ce débat et à chacun de donner, en conscience et librement, son avis sur la question.

La remontée de cet avis devait se faire directement au BEN dans une enveloppe anonyme.

Des milliers de réactions venant de tous les coins du pays sont parvenues au siège du Parti et ce flux continue.
Le premier dépouillement montre une tendance largement majoritaire de volonté d’alternance politique,en préservant la paix et la démocratie, notamment le respect des droits de l’homme et un processus électoral non vicié.


Le BEN a estimé que cette demande était légitime.

Aujourd’hui, nous voyons à travers le monde que tous les peuples aspirent à un mieux-être, à un mieux vivre et à davantage de démocratie, de partage et de solidarité.

Le processus électoral doit en effet être incontestable. C’est lui qui garantit le respect des droits de l’homme. C’est la base de toute expression démocratique. Car, peu importe la question qui est soumise à référendum, le peuple souverain peut surprendre dans sa réponse, quand il s’exprime librement.

Le processus électoral est donc l’étape la plus importante dans la vie d’une démocratie. Il est compréhensible que les batailles pour la démocratie soient principalement à ce niveau.

C’est là qu’il faut d’abord obtenir des victoires.

Sur le mieux-être, les efforts des gouvernants semblent partout insuffisants. Les peuples sont impatients. Mal maîtrisée, cette aspiration débouche mal-heureusement sur des crises très graves.

Le BEN a exhorté ses militants et ses sympathisants à continuer la réflexion sur le changement ou non de la Constitution, cette fois-ci, en intégrant un élément déterminant.

Cet élément qu’il faut aller chercher dans l’histoire récente de notre pays: l’alternance pacifique au pouvoir.
Cette question que la Conférence Nationale Souveraine avait pourtant réglée en 1991. Mais, qu’en avons-nous fait?

Au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, le cadre juridique consensuellement trouvé pour des élections libres et transparentes était acquis. On était dans un processus électoral sain.
En 1992, tout le monde est allé aux élections. Le Président Denis Sassou N’Guesso a perdu les présidentielles et, avec beaucoup de responsabilité et d’élégance, il a quitté le pouvoir, comme un démocrate doit le faire.

Mais qu’étaient devenues sa vie, celle des siens et celle de ses alliés?

Sans pour autant chercher à personnaliser le débat c’est bien par là qu’il faut commencer, pour mieux le comprendre.
Ceci peut, en effet, aider à mieux comprendre l’essence du débat actuel sans pour autant excuser une volonté latente d’hégémonie sur les autres notamment, à travers un scrutin à un tour ou un Chef d’Etat voté simplement par un Parlement.

Ce qui serait un recul au regard des acquis après tant d’années de lutte et de sacrifices, dans le combat pour la conquête des droits de l’homme.
Ce serait, en réalité, la traduction de la peur, la peur de l’autre qui est le principal ennemi de tous les Congolais, et qu’il nous faut tous combattre avec force.

Ce comportement est illusoire parce que l’alternance politique est à terme inéluctable et si ceux qui vont arriver après, affichent le même comportement, on ira de revanche en revanche.
Nous aurons alors inoculé au pays le virus de sa destruction.


Depuis l’aube des temps, tous les pouvoirs qui ont eu cette organisation ont fini par s’effondrer avec des conséquences terribles pour leurs auteurs et leurs progénitures.

Il n’y a rien de nouveau sous les cieux, a dit le sage.Il faut donc mettre un terme à cette conception du pouvoir et ramener la confiance entre nous, car on ne construit un pays qu’en regardant vers l’avant.

Le débat d’aujourd’hui sur la Constitution nous met face à nos démons: la peur de l’autre, cette peur qui a été longtemps exacerbée par les hommes politiques depuis l’Indépendance.

Aujourd’hui, nous devons faire l’effort d’aller puiser au fond de chacun de nous cette graine d’amour qui a si heureusement survécu à cette immense boule de haine envers l’autre, que nous portons tous, parce que chacun de nous a perdu des êtres chers durant nos crises successives que nous avons appelées «la bêtise humaine», peut-être pour essayer de cacher notre honte ou tenter de nous disculper, sans toutefois faire l’effort qui convient de nous remettre en question, pour arrêter cette bêtise.

Récemment, lors du Forum de Forbes tenu à Brazzaville, deux anciens Chefs d’Etat, les Présidents Obasanjo du Nigeria, et Jerry Rawlings du Ghana, et un ancien Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, étaient venus partager notre réflexion sur l’objet du forum. C’est ce jour-là que nous avons compris l’immensité du gâchis des acquis de la Conférence Nationale Souveraine.

Que faisons-nous de nos anciens Chefs d’Etat à la fin de leurs mandats? Jerry Rawlings, Thabo Mbeki, Abdou Diouf, Pierre Buyoya et tant d’autres n’ont jamais été inquiétés,après avoir quitté le pouvoir à la fin de leurs mandats. Les nôtres, nous les traquons comme des criminels et cherchons même à leur ôter la vie ainsi qu’aux leurs. C’est là que nous nous trompons.

Régler ce problème, c’est régler le débat d’aujourd’hui sur la Constitution, sur tout le processus électoral actuellement en débat. La garantie d’une retraite paisible à celui qui a dirigé notre pays.


C’est en réalité ainsi que le problème se pose à nous.

Nous devons assurer une retraite paisible à tout citoyen, toute citoyenne qui, à un moment donné, a dirigé une institution du pays.
Nous devons intégrer cette garantie dans notre Constitution, pour corriger ainsi ce que nous n’avons pas fait à la Conférence Nationale Souveraine.

Ce sera enfin le début d’une véritable alternance politique dans notre pays et d’une très longue période de paix.
Cela implique que chaque Congolais fasse l’effort de dépassement de soi:

- aux uns de refuser d’être gouvernés par la peur et,en prenant conscience de la responsabilité historique qui est la leur, de ramener la confiance entre tous les enfants de ce pays, et d’être attentifs aux revendications éthiques, de justice et de partage formulées par les populations. A ceux-là, rappeler ce sage proverbe congolais:
«Quand on n’est pas capable de boire la lie, il faut s’abstenir de boire le vin»

- aux autres de vaincre les rancœurs et les haines,parce qu’on ne construit un pays qu’en regardant vers l’avant.
L’effort de dépassement de soi est le prix à payer pour remettre la démocratie sur une bonne voie et garantir au pays une paix juste et durable.


Le BEN du RC demande à ses militants et à ses sympathisants de continuer la réflexion sur le débat de changement ou non de la Constitution, en intégrant ces nouveaux éléments.

Le Bureau Exécutif National du Rassemblement Citoyen ( Le RC )»


 

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 08:49

  

  

  

  

 

Auteur : U.P.R.N 

 

CONGO BRAZZAVILLCOMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UPRN

L’aéroport international Maya-Maya
Mathias DZON interdit de sortir du CONGO  

Inauguration du 2ème terminal de l’aéroport international Maya-Maya

 

    

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:15

  

  

  

 

Auteur : Guy Milex MBONZI 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION: LES DIFFERENTS COURANTS  

 

     

Le projet de la majorité présidentielle de remplacer la constitution du 20 janvier 2002 par une autre est sujet à beaucoup de débats au sein même de la majorité. Pendant que les Pierre Mabiala, Justin Koumba, Isidore Mvouba, Placide Moudoudou et autres en appellent au changement, d’autres acteurs de la majorité soutiennent à mi voix qu’ils n’accompagneront pas le Chef de l’Etat dans cette initiative. Du côté de l’opposition et de la société civile, à travers différentes plateformes, des gens se mobilisent pour faire échec à la campagne du changement de la Constitution qui s’installe au Congo-Brazzaville.

Fait très significatif, quatre courants ont vu le jour au sein de la majorité. Le premier courant appartient à ceux qui veulent faire un passage en force, c’est-à-dire imposer un changement de constitution en recourant à la devise bien connue dans la majorité : « le chien aboie, la caravane passe ». Cette branche est celle des Jean Dominique Okemba, Zéphirin Mboulou, Michel Ngakala, Jean François Ndengue, Pierre Mabiala et autres qui réclament, sans autres formes de procès, le changement de la Constitution sans coup férir. D’après certains renseignements, c’est le courant de ceux qui incitent le président de la république à s’armer davantage et à équiper la police de tous les engins et équipements pour contenir et mater une éventuelle insurrection. C’est la ligne des irréductibles qui ont acquis du matériel de renseignement militaire en Israël et autres pays et qui confient en privé : « il est regrettable que ce soit le peuple qui souffrira de nouveau si jamais des gens s’opposaient à notre projet de changement de la Constitution ! ».

LE MIEUX SERAIT DE NE PAS FAIRE UN PASSAGE EN FORCE

Le deuxième courant appartient plutôt à ceux qui souhaitent le consensus au sein de la majorité et de toute la classe politique (Pouvoir/Opposition), afin de voir comment gouverner ensemble avant de procéder au changement de la constitution. Le promoteur de ce courant : Pierre Ngollo, secrétaire général du PCT. Les dignitaires du pouvoir qui adhèrent à celui-ci partent d’une analyse simple, celle du contexte international qui a précédé la conférence nationale en 1991 et la chute du président Sassou en 1992. De leur avis, le contexte politique international est le même aujourd’hui, en face d’une communauté internationale qui ne digère pas le changement des constitutions et la longévité de certains chefs d’Etats africains aux affaires. Que le discours prononcé par Barack Obama au Ghana, où ce dernier a dit : « l’Afrique n’a plus besoin d’hommes forts mais des institutions fortes », vaut celui de François Mitterrand à la Baule dans les années 80. Pour eux, les choses ne sont donc pas aussi aisées que ne le pensent les hommes en armes. Le mieux serait, dit-on, de ne pas faire un passage en force, de privilégier le dialogue avec toute la classe politique, vraisemblablement, de peur de croiser le fer avec la communauté internationale. Dans sa stratégie, l’organisation, avant la concertation nationale en préparation, des dialogues entre le PCT et certains partis de l’opposition. A ce titre, le PCT de Pierre Ngollo préconise un dialogue avec l’UPRN de Mathias Dzon. Et pour lier l’utile à l’agréable, selon des indiscrétions, le pouvoir de Brazzaville compterait offrir quelques milliards de FCFA aux 17 partis de l’opposition radicale, les seuls qui, jusqu’à ce jour, ne touchent pas officiellement la subvention allouée aux partis politiques, leurs collègues de l’opposition modérée bénéficiant depuis belle lurette des largesses de l’Etat ou mieux du pouvoir.

UNE AUTRE CANDIDATURE DU PCT A LA PRÉSIDENTIELLE DE 2016

Le troisième courant appartient à ceux qui, au sein du parti au pouvoir, ont prescrit une cure de jouvence au PCT depuis le dernier congrès. Autrement dit, qui souhaitent le rajeunissement des instances dirigeantes du Parti Congolais du Travail et plaident pour une nouvelle candidature à la magistrature suprême. Un courant dont la tête de file semble être incarnée par l’ancien ministre André Okombi Salissa. Cette branche de la majorité présidentielle milite pour le respect stricto sensu de la Constitution par le président actuel du comité central, le président Denis Sassou-N’guesso. Plusieurs hommes et femmes de bonne volonté appartenant au parti au pouvoir la compose. Selon toute apparence, ces derniers désirent que le PCT se mette en harmonie avec la marche du monde dans son processus irréversible de la démocratie et de l’alternance présidentielle. Ce courant est celui à qui l’histoire pourrait donner raison si jamais le PCT ne parvenait à faire de nouveau passer l’image du président Sassou dans l’opinion tant nationale qu’internationale. En effet, l’énergie qu’on aurait dépensée, la perte de temps qu’on aurait enregistrée en voulant à tout prix faire réélire le président Sassou, constituerait un handicap à la préparation d’un candidat consensuel du PCT ou de la majorité et pourrait desservir le pouvoir à la présidentielle prochaine.

LES DÉFENSEURS DES ACQUIS DE LA CONFÉRENCE NATIONALE

Le quatrième courant appartient surtout aux alliés du pouvoir, c’est-à-dire, aux autres partis ayant des alliances de gouvernement avec le PCT à l’instar du MCDDI, du RDD… Ceux-ci s’inscrivent dans la défense des acquis de la Conférence Nationale Souveraine de 1991. Entre autres, la fin du monopartisme et la limitation des mandats présidentiels. Eu égard à cela, plusieurs alliés du PCT se mettent en porte à faux avec son projet de changement de la Constitution sur lequel il travaille. Chose qui pourrait donc, dans un proche avenir, occasionner beaucoup de défections au sein de la majorité au profit de la cause des opposants au régime comme cela a été le cas au Burkina Faso. Par conséquent, deux personnes antagonistes ne pouvant faire chemin ensemble, le pouvoir risquerait de passer à la vitesse supérieure en évinçant certains ministres du gouvernement ce qui, assurément, radicalisera bon nombre des alliés du PCT.

DES PLATEFORMES POUR LE NON CHANGEMENT CONSTITUTIONNEL

Il est une réalité que nous ne pouvons passer sous silence, celle de la création des plateformes pour le non changement de la Constitution du 20 Janvier 2002. Deux sont déjà actives, il s’agit de ¨Sauvons le Congo¨ et du ¨Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel¨. La première ayant à sa tête, l’Union pour le Progrès (UP) de Jean Martin Mbemba, le Rassemblement des Jeunes Patriotes (RJP) de Paul Marie Mpouélé et le parti de Me Ambroise Malonga, se situerait dans une opposition modérée au changement de la Constitution. En témoigne le refus de ses leaders à rejoindre le ¨Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel¨ qu’ils taxeraient d’être un prolongement de l’opposition radicale. Selon certaines indiscrétions, dans le cadre de la politique souterraine, pourrait-on dire, Paul Marie Mpouélé rendrait très souvent visite à Pierre Ngollo, le secrétaire général du PCT.

LE PRESIDENT SASSOU FAIT PERSONNELLEMENT ARRACHER UNE BANDEROLE

La deuxième plateforme pour le non changement, le ¨Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel¨ ayant à sa tête, Clément Mierassa du PSDC, Patrick Milandou du Syndicat des transporteurs routiers (société civile), Dominique Foufoundou de l’UDR-Mwinda, l’honorable Kaba de l’UPRN, des individualités à l’instar de l’écrivaine Gildas Mountsara, porte-parole du mouvement, de Patrick Eric Mampouya de la diaspora et de Moubié-Moundzara, se situe dans une opposition totale à la révision de la Constitution, au changement de celle-ci et à un troisième mandat pour le président Sassou. De hautes personnalités de l’opposition comme Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Christophe Moukouéké, Jean Itadi, Anaclet Tsomambé du RDD, Victor Tamba-Tamba… la soutiennent. Cette plateforme est celle qui risque de donner du fil à retordre au pouvoir si elle réussit à mobiliser les populations contre le changement de la Constitution. Le pressentant, à la veille de sa sortie officielle, lorsqu’il se rendait à l’aéroport pour son voyage en Afrique du Sud, ayant aperçu une banderole annonçant la sortie du mouvement à hauteur du CCF, le président Sassou aurait personnellement ordonné au directeur du protocole national de faire arracher par la garde républicaine ladite banderole.

JOE EBINA AVANCE A GRANDES ENJAMBÉES VERS LA CRÉATION DE SA PROPRE PLATEFORME

Une troisième plateforme de la société civile serait en vue, il s’agit de celle qui serait actuellement concoctée par Joe Washington Ebina après sa frustration de n’avoir pas été nommé coordonateur national du ¨Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel¨ dont-il est l’un des membres fondateurs. Pour rester solidaires, décision a été prise séance tenante de créer un poste de coordonnateur national adjoint aujourd’hui occupé par Patrick Milandou. A dire vrai, c’est pour Joe Washington Ebina qu’il a été créé. Ce dernier, selon des mauvaises langues, aurait prétendu qu’il ne peut être au-dessous de Clément Mierassa tout comme de Jean Martin Mbemba et Paul Marie Mpouélé dans le cadre de la plateforme ¨Sauvons le Congo¨. L’on vient à se demander si l’« orgueil » ou le besoin d’être à tout prix au dessus des gens qui roulent leur bosse en politique depuis des décennies profitera à l’activiste des Droits de l’Homme ? Et si le fait d’avancer en rangs séparés profitera à toutes ces plateformes en face d’un fin stratège comme Sassou et de ses hommes liges à travers la majorité présidentielle et les services de sécurité qui lui sont acquis ? N’empêche, Joe Ebina avance à grandes enjambées vers la création de sa plateforme personnelle contre le changement de la Constitution en compagnie de la société civile qu’il a réussi à noyauter.

UNE PARTIE DE L’OPPOSITION DITE « MODEREE » S’OPPOSE AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION

Dans l’opposition modérée, des voix s’élèvent pour dénoncer tout autant la manœuvre. En tête de gondole, l’UPADS qui a tenu une activité le 7 juin à la préfecture du Plateau des 15 ans. Les femmes de ce parti sont, à leur tour, montées au créneau pour soutenir la campagne « Touche pas à ma Constitution » lancée depuis un certain temps par la direction du parti. L’activité battant son plein, Pascal Tsaty Mabiala a promis d’associer l’UPADS à d’autres forces de l’opposition pour un front contre le changement de la Constitution.



 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:58

  

  

  

 

Auteur : Daniel NKOUTA 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE DICTATURE : QUELLE REPUBLIQUE NOUS PROPOSE Denis SASSOU NGUESSO  DANS SON ESPERANCE DE BRIGUER UN AUTRE MANDAT 

 

      

La question sur la révision ou le changement de la Constitution qui galvanise les esprits du PCT, est consubstantielle à l’autre question pertinente : quelle République nous propose SASOU-NGUESSO dans son espérance de briguer un autre mandat, au terme d’une prestation, à tous points de vue chaotique ?

Un bon penseur avait dit : un pays où il n’ya pas de séparation des pouvoirs n’a point de Constitution et n’est donc point une démocratie. Dans le Préambule du fameux vaste roman épique des vainqueurs de la guerre de juin 1997, le plus gros drame de toute notre histoire du pays, cette fresque pantagruélique mboshi qui nous tient lieu de Constitution, l’on peut lire ces phrases : au lendemain de l’accession du Congo à la dignité d’État souverain et indépendant, un tournant décisif venait d’être pris, notamment par la cristallisation de l’espérance collective dans le devenir de la Nation ; proclamons notre ferme volonté de bâtir un État de Droit et une Nation fraternelle et solidaire ; condamnons le coup d’État, l’exercice tyrannique du pouvoir et l’usage de la violence politique, sous toutes ses formes, comme moyens d’accession au pouvoir ou de sa conservation ; adhérons aux valeurs universelles de paix, de liberté, d’égalité, de justice, de tolérance, de probité et aux vertus de dialogue, comme références cardinales de la nouvelle culture politique ; le Pouvoir judiciaire est indépendant du Pouvoir législatif. Les Juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Le Pouvoir Exécutif ne peut, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s’opposer à l’exécution d’une décision de justice. Le Président de la République garantit l’indépendance du pouvoir judiciaire à travers le Conseil supérieur de la magistrature.

Simple formule incantatoire ou pétition de principe, aucune de ces déclarations pourtant formulées par lui-même sans contrainte aucune, n’a jamais préoccupé le tyran d’Oyo depuis son retour aux affaires. L’impératif de la conservation du pouvoir coûte que coûte, telles les mâchoires d’un étau solidement refermées, s’emploie à bloquer toute espèce de contradiction, recourant à la conscience hémiplégique de certains courtisans du Sud du pays, comme les Pierre MABIALA et autres tambours crevés parce que ne renvoyant aucun écho audible, qui hier, fervents défenseurs de Pascal LISSOUBA, mais ayant l’estomac à la place du cerveau et le cerveau dans le ventre, après avoir hier conspué SASSOU traité de voleur et de tous les maux, n’ont même pas attendu la mort de Pascal LISSOUBA pour se lancer corps et âme, dans une croisade d’évangélisation des hérétiques, en faveur de l’homme qu’ils sont copieusement insulté hier.

Devant la coterie corrompue qui nous tient lieu de Parlement, le célébrissime Ministre Aimé Emmanuel YOKA, a cru devoir inviter à l’organisation dans cette arène, du débat sur la révision de la Constitution, feignant d’oublier que la seule compétence dévolue au Parlement, en dehors de légiférer, est le contrôle de l’action de l’Exécutif, rien de plus. Que si débat il doit avoir sur la question, ce devra être un vrai débat ouvert et en direct à la Télé et radio entre le Pouvoir et l’opposition, et non ces conciliabules dans lesquels on complote à ciel ouvert contre les régions, leur faisant dire ce qu’elles n’ont jamais pensé encore moins dit, et d’où ne nous parviennent que des échos craintifs et conservateurs enrobés d’une rhétorique apologétique basée sur des idées reçues, pathogénèse de la médiocrité collective.

Ayant perçu avant tout le monde la dangerosité de la cohabitation des populations constituées par des non congénères, j’ai très tôt alerté l’opinion dite nationale sur la nécessité de l’autonomie des régions, thérapeutique adéquate à l’insusceptibilité désormais évidente d’une prétendue nation congolaise. Pour contrer cette ingénieuse idée, malgré l’institutionnalisation patente du tribalisme par le PCT, on se trouve alors accusé d’agiter le grelot de la sécession.

C’est le lieu de relever d’ailleurs que l’article 185 de la Constitution qui proclame que la forme républicaine, le caractère laïc de l’État, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision, donne à comprendre simplement qu’il est interdit de substituer à la forme républicaine, une monarchie, c’est-à-dire un régime politique dans lequel le pouvoir serait héréditaire bannissant la libre élection de représentants du peuple. Rien donc dans le texte constitutionnel ne prohibe que la République du Congo mue en République fédérale.

Mais comment donc prendre ces gens au sérieux, dès lors que la pratique du tribalisme est devenue l’idéologie officielle, et la violation de la Loi fondamentale un exercice du Pouvoir ? L’on peut par exemple constater que la proclamation du principe de l’indépendance de la magistrature judiciaire est, pour le clan au pouvoir, un simple slogan, un vernis exhibitionniste pour distraire l’opinion internationale. La magistrature judiciaire sous SASSOU est étranglée au quotidien par le Pouvoir Exécutif ; chargé par la Constitution de garantir cette indépendance au travers du fameux Conseil Supérieur de la Magistrature, cette Institution n’a jusqu’ici sanctionné que des Magistrats du Sud et souvent pour des fautes vénielles, pendant que des Magistrats du Nord, coupables de fautes graves sont maintenus et souvent, comme sanction, sont mutés à la COUR SUPRÊME transformée depuis en véritable poubelle.

La notion de carrière pour les Magistrats a été mise en congé, la parenté mboshi se substituant désormais à la carrière, le dernier scandale de la fille à YOKA en témoigne. Nommée Magistrat il y à peine un an, elle vient d’être propulsée Procureur adjoint de la République au Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, sans la moindre ancienneté, en totale violation des dispositions de l’article 7 de la loi n°16-99 du 15 avril 1999 portant institution du Conseil Supérieur de la Magistrature dispose : « Le conseil supérieur de la magistrature veille à ce que la nomination des magistrats obéisse à la règle de l'impartialité et aux critères de : ancienneté dans la profession ; expérience ; technicité et compétence ; cursus professionnel; probité morale ; conscience professionnelle ; sens élevé du patriotisme ».

Il s’agit d’un décret signé par SASSOU-NGUESSO, celui là même qui désire briguer un autre mandat, pour nous servir la même prestation. Il faut dire que tous ces cerveaux malades qui conspirent au grand jour pour envisager la révision ou le changement de Constitution, devraient être parqués dans un asile, pour bénéficier des prestations du médecin colonel Abel MISONTSA.

Un autre fait qui relève de la psychiatrie ; alors que sous le Gouvernement de Transition d’André MILONGO, le procès de LEKOUNDZOU qui avait abouti à son élargissement par les Juges, n’avait jamais donné lieu à des sanctions contre les Magistrats qui avaient rendu le verdict, aujourd’hui, pour avoir prononcé la libération du Colonel Marcel NTSOUROU, deux Hauts Magistrats viennent d’être démis de leurs fonctions sans la moindre affectation ; ils finiront, vraisemblablement à l’un des deux garages : la Cour des Comptes ou à l’Inspection Générale. Drôle de conception de l’indépendance de la Magistrature !

Dans une démocratie, faut-il le rappeler, l’indépendance de la magistrature judiciaire est un enjeu essentiel, une condition de l’efficacité et de la crédibilité du système juridictionnel et cela va sans dire, de l’Etat en son entier. De ce principe constitutionnel découle la conséquence que les décisions juridictionnelles ne peuvent être critiquées, tant dans leurs motifs que dans leurs dispositifs, que par le seul exercice des voies de recours prévues par la loi. Que ce principe, ainsi d’ailleurs que celui du secret du délibéré, mettent obstacle à ce qu’une décision de justice puisse être considérée comme constitutive par elle-même d’un crime, d’un délit ou d’une faute disciplinaire. Il en est de même du Magistrat du Parquet, dès lors qu’il est de principe que le ministère public prend les réquisitions et développe librement les observations qu’il croit convenables au bien de la justice.

La loi n°15-99 du 15 avril 1999 portant statut de la Magistrature, définit les obligations professionnelles du Magistrat dans quatre points essentiels : le serment, l’interdiction de toute délibération politique, la faute disciplinaire, les incompatibilités. Cette loi a beau avoir prescrit aussi noir qu’il est possible sur aussi blanc que possible : « l'exercice des fonctions de magistrat est incompatible avec l'exercice de toute fonction publique ou élective et de toute autre activité, professionnelle ou salariée, à l'exception des activités agricoles. Des dérogations individuelles peuvent, toutefois, être accordées aux magistrats, pour exercer des fonctions ou des activités qui ne sont pas de nature à porter atteinte à la dignité ou à l'indépendance du magistrat » ;

Rien à faire ! Sous SASSOU, le Directeur de Cabinet du Garde des Sceaux est Magistrat par ailleurs en fonction à la Cour Suprême, le Vice-président de la Cour Suprême est Président de la Commission électorale. Voilà le régime qui nous suggère de donner un mandat supplémentaire à celui qui a amplement forfait à tous ses engagements constitutionnels. Et il se trouve encore hélas, mille fois hélas, quelques ahuris pour croire que l’érection de la Nation congolaise est possible dans un tel bordel au sein duquel nous sommes obligés de cohabiter avec des personnages dont les racines existentielles se trouvent enfouies dans une culture anhistorique et anti-juridique. Le système colonial qui a conduit à cette absurdité juridique qu’est cette cohabitation forcée, constitue évidemment un crime contre l’humanité dont la France devra répondre.



 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:33

  

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLE COMMUNIQUE DE PRESSE 

 

      

Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel

Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, mouvement pacifique et non violent, regroupant les forces vives de la Nation, à savoir : les Associations, les ONG, les individualités et les Partis Politiques, a prévu, dans le cadre de ses activités, une rencontre citoyenne avec les habitants des quartiers de la zone Nord de Brazzaville.

Cette rencontre devait avoir lieu ce dimanche 15 Juin 2014 à 14 heures, au 37 sise Avenue Jacques OPANGAULT, Ex Bar NDZABA. Afin d’être en conformité avec la loi, une lettre d’information a été envoyée aux autorités compétentes, notamment au Préfet de la Ville et au Maire de la Commune de OUENZE.

Malgré toutes ces dispositions, cette rencontre citoyenne du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel a été interdite. Ce qui est inacceptable d’autant plus que cette rencontre avait pour objet de sensibiliser les Citoyens sur le débat concernant le changement ou non de la Constitution, débat rendu officiel par le Président de la République.

Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’ordre Constitutionnel exprime son indignation du fait que le Président de République a dit être à l’écoute de tous les Congolais. Par ailleurs, tenant compte du fait que l’article 21 de la Constitution garantit la liberté de réunion et d’association à tous les citoyens, cette interdiction n’est rien d’autre qu’une violation flagrante de cet article.

Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel considère que la liberté d’expression et la liberté de réunion sont des droits fondamentaux. Par conséquent, il entend poursuivre ses activités dans le cadre du calendrier en cours dans le respect de la loi et des procédures. Considérant que le débat sur le changement de la Constitution nécessite la participation de toutes les filles et tous les fils du Congo, Le Mouvement dénonce toute forme de pression, d’intimidation dans le but d’empêcher la participation des citoyens Congolais au débat qui anime actuellement l’actualité de notre pays.

Fait à Brazzaville, le 15 Juin 2014.

Le Comité de Pilotage

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article

La Voix Du Peuple

  • : Le blog de la voix du peuple
  • Contact

POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

2013 marketing trends 

 

                              petit gif animé clown qui jongle

 pub_top.gif

     

                                     

             

      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

CONGO.jpg-1.jpg

   

  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

  carteanime.gif

 

  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

        hautbma.jpg

   

                              drapeau france

    

                          Le TonTon

       undefined

 

           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

       ststop.gif   

 

        sujets-interdits.jpg     

 

          CAF7X9TP.jpg

 

          

               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

       CALV3Y6Z.jpg      

 

       CARELW57.jpg   

 

       CARTE-CONGO.jpg

 

       medium_sassou-hu-jintao-congo-chine.jpg

 

       FORET-EN-DANGER.gif  

 

        pillards.jpg

 

       le-pillage-des-for-ts-du-congo1.jpg  

 

 

  

 

   

 

       CAG9I7CH-copie-1.jpg

                 

 

                   

                

          

 

         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

                        undefined

 

 

 

                       gif carte mastercard

        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

        AFRIQUE-LIBERATION.gif

 

        afrique-au-secours.jpg

 

        CRISE.gif

            

                    

     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

      voie-sans-issu-la-d-silusion-du-chemin-d--avenir-copie-1.jpg

      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

        eau7.jpg

 

        

                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

        arton42-100x29

 

        logo_lexpress.gif

 

        Leparisien

 

        nouvelobs

 

         butin azuréen

 

         rue89_logo1.jpg

 

 

        Logo Mafia

 

        corruption menottes

        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

        JohnPerkinsCourage824

 

        arnaques.jpg

 

        france2

        Le Grand Journal...

 

        canal +

 

            

 

       

 

      

 

       

 

       

 

        

 

       

       

 

       

          

          DES FEMMES ATYPIQUES

 

           

 

           

              

        

 

       

 

           

            congo-brazza1

       Ou est le serieux

            mammamia

 

            aubout

 

            sassou dictateur-copie-1

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

      

  Gold Man sachs - LA BANQUE QUI DIRIGE LE MONDE

 

     

     

      News

 

          Le malheur des congolais

 

     

      

        

     

 

 

 

 

 

 

 

      

     

 

Recherche

Texte Libre

Pages

Catégories

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog