13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 13:26

 

 

CONGO BRAZ  DISCOURS SUR L'ETAT DE LA NATION DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO DEVANT SES ADEPTES LE MARDI 12 Août 2014 

 

 

       

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Président du Congrès,

Monsieur le Président du Sénat,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mes Chers Compatriotes

 

Ainsi que l’exige notre constitution, je suis au rendez-vous annuel pour faire le bilan de la vie de notre nation pendant les douze derniers mois.

 

Cette fois encore, je le fais avec confiance.

 

La confiance dans notre peuple qui ne nous a pas privés de la sienne.

 

La confiance dans nos choix politiques et économiques qui nous ont ouvert les voies de l’espérance et du progrès.

 

La confiance dans l’avenir tant les horizons nous paraissent ouverts et les perspectives prometteuses.

 

Mais, ne l’oublions jamais. Que de sacrifices consentis par tous pour retrouver le chemin de la stabilité et de la croissance !

 

Quel lourd tribut collectivement payé afin que s’ouvre à nous la voie du renouveau et de la cohésion nationale !

 

J’entends des voix qui insinuent (déjà !) que le Congo a toujours été tel qu’il est aujourd’hui.

 

La réalité, nous le savons, est loin de ce déni. Elle est dans la vérité que l’on ne devrait jamais cesser de restituer.

 

La vérité est simple.

 

Au sortir de la tragédie de 1997, notre pays était détruit, meurtri, exsangue. Il fallait redonner confiance et espoir au Congo afin qu’il redevînt maître de son destin.

 

C’est ce que nous avons fait. Ensemble.

 

Grâce à l’effort national que nous avons conduit sans relâche, avec patience et abnégation, nous avons réuni les conditions les plus favorables du développement de notre pays.

 

Tant et si bien qu’il y a cinq ans, lorsque j’ai ouvert une nouvelle voie au peuple en lui proposant le « Chemin d’Avenir », je proclamais que notre ambition était de transformer le Congo, de le moderniser, de l’industrialiser en vue de le conduire avec assurance à la prospérité.

Depuis, nous en avons résolument pris la voie. En même temps que nous reconnaissons que beaucoup de choses restent encore à faire, nous ne pouvons pas nous empêcher de dire que de grandes avancées ont été accomplies dans l’approche de nos objectifs.

Aujourd’hui, l’activité nationale progresse de façon régulière, à la mesure de nos avancées. La paix est durablement établie. Le spectre de la violence est à jamais éloigné. Les institutions politiques remplissent convenablement leur office conformément à leurs missions. Notre démocratie s’affermit chaque jour. L’économie nationale est en pleine croissance. Nos finances sont assainies et affichent désormais des excédents. La condition sociale d’ensemble s’améliore progressivement.

 

Le Congo se transforme dans la stabilité. Tous ceux qui parcourent notre pays le reconnaissent. Jamais auparavant, nous n’avons construit, bâti et équipé notre territoire qu’en cette période. L’émergence vers laquelle nous cheminons n’est plus un rêve.

 

Telle est, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la situation générale du Congo dont voici la revue circonstanciée que nous ouvrons par l’économie.

 

Depuis le début des années 2000, à l’exception de 2007, l’économie congolaise est régulièrement en croissance. Cette vérité n’a pas été démentie en 2013 et ne le sera pas non plus en 2014. En dépit de la morosité qui, ces cinq dernières années caractérise la situation économique mondiale, l’économie nationale a préservé un rythme de croissance moyen autour de 5%. Il n’est pas exclu que le taux de croissance de notre économie atteigne les 10% en fin de cette année.

 

Ainsi qu’en témoignent le Fonds Monétaire International et les agences de notation, l’économie congolaise demeure sur une trajectoire de forte croissance avec une perspective stable sur le moyen et le long termes. Cette résilience de notre économie, nous la devons aux réformes structurelles, aux bonnes politiques économiques conjoncturelles et à la discipline budgétaire que nous mettons sans cesse en œuvre.

 

La croissance soutenue a pour effet entre autres, l’amélioration de la situation de l’emploi.

 

 

Qu’elles soient nationales – la Direction Générale de l’Economie et l’Institut National des Statistiques – ou internationale – le Bureau International du Travail –, toutes les sources attestent de la réduction notable du chômage au Congo.

 

En 2013, l’emploi hors secteur informel a progressé de 6,4% dont 10,3% pour les emplois permanents.

 

Aujourd’hui, le taux de chômage est estimé par tous à moins de 10% de la population active, soit moins de deux cent mille (200.000) demandeurs d’emploi.

 

Cette bonne évolution de l’emploi est liée à l’expansion de la branche bâtiment et travaux publics, aux performances des industries manufacturières et de la filière bois, ainsi qu’au dynamisme des activités du secteur tertiaire, notamment les télécommunications, les transports et le commerce.

 

Le tout favorisé par des dépenses publiques très élevées, plus de trois mille (3.000) milliards de francs CFA en 2013 et plus de trois mille cinq cents (3.500) milliards de francs CFA en 2014 dont près de deux mille (2.000) milliards d’investissement public en 2013 et deux mille cinq cents (2.500) milliards en 2014.

 

Comme on pouvait s’y attendre, l’intensification de l’activité économique a engendré une hausse des prix au-dessus de la norme sous régionale fixée à 3%.

 

En 2013, le taux d’inflation était de 4,7% après avoir atteint les 5% en 2012.

 

En 2014, l’inflation reviendrait à 3,4%. C’est principalement la hausse des prix des produits alimentaires et des matériaux de construction massivement importés qui justifie ces taux d’inflation relativement élevés.

 

 

Sur le plan du commerce extérieur, le Congo enregistre, depuis le début des années 2.000, un solde largement positif grâce à ses exportations des hydrocarbures.

 

De 2010 à maintenant, les exportations du pétrole brut se maintiennent à plus de quatre mille (4.000) milliards de francs CFA chaque année contre des importations dans tous les secteurs qui ne dépassent pas les trois mille (3.000) milliards de francs CFA. Ainsi en 2013, le solde du commerce extérieur affichait un excédent de mille cinq cents (1.500) milliards de francs CFA. L’excédent commercial devrait avoisiner les mille (1.000) milliards de francs CFA en 2014.

 

Le niveau élevé des dépenses publiques ne signifie pas ici que nous stimulons l’économie par des déficits budgétaires. Au contraire. Les finances publiques sont maintenues saines. Année après année, elles se soldent par des excédents budgétaires chiffrées en centaines de milliards de francs CFA. C’est le cas en 2013. Et ce sera encore le cas en 2014.

 

 

Le niveau élevé des dépenses publiques est avant tout le reflet de notre détermination à bâtir le nouveau Congo, en investissant pour combler le déficit national en investissements de tous genres. De fait, l’investissement public est aujourd’hui au moins cent fois plus important qu’il ne l’était au début des années 2000. Tout cela se fait dans un cadre budgétaire stabilisé et maîtrisé sur le moyen terme comme l’exige la loi organique de septembre 2012 relative au régime financier de l’Etat.

 

 

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

 

L’examen de l’activité économique nationale, secteur par secteur, nous renseigne, de façon beaucoup plus détaillée, sur le bulletin de santé de notre économie.

 

Le secteur des hydrocarbures, épine dorsale actuelle de notre économie, connaît une relative stabilité. La tendance baissière de la production du pétrole, amorcée en 2011 s’est arrêtée en 2013.

 

En effet, la prévision révisée de la production pour cette année est de 95 millions de barils, contre 89 millions en 2013.

 

Plusieurs nouveaux champs sont en cours de développement.

 

Les perspectives pour la période allant de 2014 à 2018, laissent entrevoir une augmentation substantielle de la production pétrolière, avec un pic dépassant les 120 millions de barils en 2017.

 

Cela est de nature à élargir les marges de manœuvre de l’Etat aussi bien pour l’investissement public que pour l’encouragement et l’accompagnement de la nécessaire diversification de l’économie nationale.

 

A propos de diversification, j’aimerais, par des faits, illustrer les efforts y relatifs engagés dans notre pays.

 

Je commence par l’industrialisation du pays, notre choix stratégique de développement, qui prend progressivement corps. L’industrialisation gagne davantage en visibilité avec :

 

  • l’entrée en activité avant la fin de l’année des quinze premières usines installées par l’Etat dans la zone industrielle et commerciale de Maloukou ;
  •  
  • l’implantation en 2013 et 2014 de 25 nouvelles unités industrielles par des promoteurs privés ;
  •  
  • la construction, en plus de celle de Brazzaville, de trois (3) nouvelles fonderies, dont deux (2) à Pointe Noire et une (1) à Dolisie ;
  •  
  • l’entrée en production de la cimenterie de Dolisie ;
  •  
  • la construction de trois (3) autres cimenteries, dont la production commencera en 2015, respectivement à Hinda, dans le Kouilou, à Yamba, dans la Bouenza et à Mindouli, dans le Pool.
  •  

D’ici à 2015, la capacité de production globale de ciment au Congo sera portée à trois millions cent vingt mille (3.120.000) tonnes, contre cinq cent vingt mille (520.000) tonnes actuellement.

 

Plusieurs autres projets industriels ont atteint un bon niveau d’avancement, tels que :

 

  • les quatre zones économiques spéciales de Ouesso, Oyo-Ollombo, Brazzaville – Pointe-Noire ;
  •  
  • le complexe industriel céramique de Makoua ;
  •  
  • la verrerie du Kouilou ;
  •  
  • l’usine de fabrication de panneaux solaires d’Oyo ;
  •  
  • la production de calcaire à Madingou ;
  •  
  • l’usine de cristallisation de Mengo ;
  •  
  • le complexe textile de Maloukou ;
  •  
  • les scieries des bois de NGombé dans la Sangha et de Mapati dans la Lékoumou ;
  •  
  • l’usine des contre-plaqués de Bétou dans la Likouala.

 

Dans le domaine agro-pastoral et de la pêche, autres activités de diversification, nous continuons de poser, dans la nécessaire persévérance, les jalons d’une moisson prochaine.

 

Outre l’indispensable diversification de l’économie, notre grand défi dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche demeure la sécurité et l’indépendance alimentaires.C’est ainsi que se réalisent :

 

  • la relance de la culture du cacao, dans la Cuvette et dans la Sangha ;
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  • la revalorisation des anciennes palmeraies de Mokéko, dans la Sangha, de Kounda dans la Cuvette et d’Etoumbi dans la Cuvette-Ouest ;
  •  
  • le lancement des projets pluriannuels du manioc et de la banane ;
  •  
  • la poursuite de la mécanisation agricole ;
  •  
  • l’acquisition de nouveaux reproducteurs bovins.

 

Les actions ci-après poursuivent le même but :

 

  • la construction du Centre moderne d’alevinage à Dzoumouna ;
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  • le démarrage effectif des élevages de poissons en cages flottantes à Brazzaville, Oyo, Mossaka, Owando et Louango-Tchissanga ;
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  •  
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  • la modernisation et l’intensification de la pêche continentale par l’utilisation de bateaux à fond plat sur le fleuve Congo, l’Alima, la Likouala-Mossaka et la Likouala aux herbes ;
  •  
  • la construction des technopôles de Madingou, Yoro et Oyo, et du Centre intégré de Pêche et d’Aquaculture de Manguénguéngué dans le district de I’Ile Mbamou ;
  •  
  • le lancement, dans un proche avenir, de la pêche continentale à bord des pirogues modernes en fibre de verre, avec un système de conservation à base d’énergie solaire.
  •  
  •  

Le secteur des mines solides, un des maillons de la stratégie nationale « hors pétrole », est en pleine croissance. Quelques grands projets miniers ont bénéficié, en 2013, de permis d’exploitation. Il s’agit des gisements de fer d’Avima et de Nabemba dans la Sangha, des sels de potasse de Kola dans le Kouilou et du gisement de fer du site Lékoumou-Mayoko dans le Niari, qui va entrer en production dans quelques jours.

 

Les grandes promesses portées par le secteur des mines solides suscitent toujours autant d’espoirs. Voilà qui justifie l’important projet de construction des infrastructures de transport et d’évacuation des minerais, dont le futur port minéralier en eau profonde est l’exemple emblématique.

 

L’exploitation forestière, une autre activité de diversification, a enregistré une augmentation de l’ordre de deux millions de mètres-cubes de bois. Cette progression devrait se consolider avec la contribution des concessions forestières non encore exploitées dans la Likouala, la Sangha et la Cuvette-Ouest.

 

Pour que notre volonté et nos engagements de protection de notre environnement ne soient jamais en défaut, nous imposons, pour nos forêts, une gestion rigoureusement rationnelle.

 

C’est dans ce cadre que 76% de la superficie totale attribuée à l’exploitation forestière sont sous aménagement. La superficie totale des aires protégées représente aujourd’hui 32% du territoire national. Les réserves naturelles, les parcs nationaux, et les sanctuaires des grands singes couvrent plus de 13% de ce même territoire.

 

Un tel potentiel ouvre à notre pays de bonnes perspectives dans le domaine de l’écotourisme.

 

J’aimerais ici et solennellement, adresser mes encouragements aux entrepreneurs privés pour leurs investissements dans les différents secteurs de notre économie.

 

J’en appelle à l’amplification de cette bonne tendance.

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Chers Compatriotes,

 

Je le redis, parce que c’est l’évidence. Jamais auparavant, nous n’avons construit, bâti et équipé notre pays à un rythme aussi soutenu qu’aujourd’hui.

 

Le choix du maillage du Congo en infrastructures de base est un choix de bon sens. Parce qu’aucun pays au monde n’a pu se moderniser, se développer sans infrastructures de base et autres équipements socio-économiques viables.

 

Voilà pourquoi, le Gouvernement en a fait l’une de ses priorités. Et il a eu raison. Grâce à cette politique, notre pays dispose, à ce jour, de dix aéroports modernes :Impfondo, Ouesso, Owando, Ewo, Ollombo, Djambala, Sibiti, Dolisie, Brazzaville et Pointe-Noire dont les travaux de construction du deuxième module de l’aérogare sont en cours.

 

Dans deux ans, lorsque seront rendus disponibles les plateformes aéroportuaires de Kindamba et de Nkayi, onze des douze départements de notre pays seront dotés chacun au moins d’un aéroport.

 

Les ports de Brazzaville, Mossaka, Oyo, Etoumbi et Impfondo sont en pleine réhabilitation. La remise à niveau du port de Ouesso est terminée. Comme l’est, depuis, celle du grand port de Pointe-Noire qui a entraîné dans le sillage de sa réhabilitation, celle, partielle du Chemin de fer Congo-Océan dont le trafic a repris sur des bases un peu plus sûres, en attendant la réfection de l’ancien tracé, la rénovation du grand tunnel et l’acquisition de nouvelles locomotives.

 

Sur dix-huit mille (18.000) kilomètres de réseau routier, trois mille quatre cent cinquante (3.450) kilomètres de routes sont totalement ou partiellement bitumés. Sept mille cinq cents (7.500) kilomètres de routes sont aménagés ou en cours d’aménagement.

 

Sont actuellement en construction :

 

  • les routes Pointe-Noire–Brazzaville ;Mambili-Ouesso ; Etoumbi-Mbomo-Mboko ; Boundji-Ewo ; Sibiti-Zanaga (notamment le tronçon Ibé-Kengué) ;
  •  
  • les routes Loudima-Sibiti ;Mouyondzi-Moukou-koulou ; Djambala-Lékana ; Ketta-Sembé-Souanké-frontière Cameroun et les quinze (15) derniers kilomètres sur les quatre vingt-dix (90) de la route Okoyo–frontière Gabon.
  •  

Bientôt seront engagés les travaux de réhabilitation de la route de la Vasière Epéna-Impfondo-Dongou, et de construction des routes :

 

  • Dongou-Boyélé-Enyéllé ; Liranga-Impfondo, avec brettelle à Bouanéla ; Ouesso-Pokola-Enyéllé-Betou-frontière RCA ; Kengué-Zanaga-Bambama ; Kibangou-frontière Gabon ; Dolisie-Kimongo-Londela-Kayes-fronfière Angola.

 

 

 

La grande ambition et les efforts subséquents que nous avons déployés afin de construire, pour le Congo, des routes économiques, des routes de développement, des routes de brassage, des routes d’unité, cette ambition et ces efforts, je le dis avec fierté et émotion, n’ont pas été vains.

 

La preuve : en 2015, nous allons relier Pointe-Noire et Brazzaville par une route entièrement bitumée.

 

A ce même horizon, dix des onze Chefs-lieux des départements du pays seront reliés à la capitale Brazzaville par des routes bitumées.

 

Est à notre portée, l’aménagement, sur le flanc Ouest, d’un axe devant assurer la jonction Sud-Nord sans passer par les nationales nº1 et 2. Ce beau projet sera bientôt en chantier.

 

 

L’assainissement, l’aménagement et la modernisation des villes de Brazzaville et de Pointe-Noire se mènent de manière résolue. A titre d’illustration, l’exécution des travaux de construction de la corniche et de la 3ème sortie Nord à Brazzaville.

 

Malgré les difficultés résiduelles, le secteur de l’électricité et de l’eau potable a enregistré des progrès remarquables.

 

S’agissant de l’électricité, en dix ans, le Congo a vu sa puissance électrique installée passer de 89 à plus de 600 mégawatts. La longueur du réseau de transport d’électricité haute et très haute tension a doublé en 5 ans, passant de 718 à 1.588 kilomètres.

 

Depuis trois ans, les réseaux de distribution  d’électricité des villes de Brazzaville et de Pointe-Noire font l’objet d’une restructuration en profondeur. C’est ainsi que les postes délestés sont passés de 60% en 2009 à moins de 10% en 2013.

La construction du Boulevard énergétique national se poursuit avec ardeur à travers :

  • la construction de la centrale de Liouesso ;

 

  • la réhabilitation de la centrale du Djoué ;
  •  
  • la mise en service, en février dernier, de la ligne Owando-Makoua;
  •  
  • la construction des lignes Boundji-Ewo ; Ngoyo-Tchiamba-Nzassi ; Madingou-Mabombo ; Djambala-Mbon et Boundji-Okoyo.
  •  

Le gouvernement a, par ailleurs, en projet, la construction des centrales hydroélectriques :

 

  • de Kouembali, 150 mégawatts ;
  •  
  • de Sounda, 1000 mégawatts et lignes de transport associées ;
  •  
  • de Chollet, 600 mégawatts, en partenariat avec le Cameroun.

 

 

Pour ce qui est de l’eau potable, son accès au plus grand nombre n’est pas encore garanti. Des solutions structurelles sont envisagées. Elles résident, pour l’essentiel, dans les ouvrages actuellement en chantier. Il s’agit :

 

  • de la première usine d’eau de Djiri-Brazzaville, en réhabilitation; la construction de la deuxième usine est achevée en 2013 ;
  •  
  • des réseaux primaires et réservoirs de stockage, en installation dans la ville de Brazzaville ;
  •  
  • des quatre mille (4.000) forages dans les villages au titre du projet « Eau pour tous » ;
  •  
  • des réseaux secondaires de distribution d’eau potable pour les villes de Brazzaville et Pointe-Noire ;
  •  
  •  
  • de l’usine d’eau potable sur la rivière Louémé, à Pointe-Noire, d’une capacité de 5.250 mètres-cubes par heure.

 

Dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, la connexion du Congo au câble sous-marin, ainsi que le déploiement progressif de la fibre optique améliorent sensiblement la qualité des communications électroniques.

 

Le laboratoire moderne, équipé des modules avancés dans les techniques d’utilisation de la fibre optique, actuellement en service à l’université Marien Ngouabi, en est la parfaite illustration.

 

Pour clore ce chapitre, je ferai mention des équipements sportifs.

 

 

 

A Brazzaville, le complexe olympique de Kintélé, siège des 11èmes Jeux Africains de 2015, se construit dans ses différents modules qui comprennent :

 

  • le grand stade de football de plus de soixante mille (60.000) places ;
  •  
  • le Palais des sports de dix mille (10.000) places ;
  •  
  • le Palais nautique de deux mille (2.000) places ;
  •  
  • le village des jeux de huit mille (8.000) lits.
  •  

Les prochains Jeux africains de Brazzaville ouvriront à notre pays les portes d’une nouvelle vocation, celle d’une nation des grands rendez-vous de la jeunesse sportive sous-régionale, continentale, voire mondiale.

 

Monsieur le Président du Congrès,

Monsieur le Président du Sénat,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Chers Compatriotes,

 

L’amélioration des conditions de vie de nos populations demeure la finalité ultime de la politique du gouvernement.

 

Un aperçu des efforts en cours dans les secteurs à vocation sociale, permet de conforter cet engagement. 

Le secteur de l’éducation. Durant ces deux dernières années que le Gouvernement a, dans sa politique d’investissement, dédiées prioritairement à ce secteur, d’importantes ressources publiques sont consacrées à la construction d’infrastructures scolaires et universitaires : six nouveaux lycées d’enseignement général respectivement à Brazzaville, Sibiti, Dolisie, Zanaga, Djambala et Pointe-Noire ; 315 nouvelles salles de classe et 162 réhabilitées ; 52 bibliothèques ; 25 laboratoires ; 40 salles des technologies de l’information et de la communication ; 55 bâtiments administratifs ; 3 amphithéâtres d’une capacité totale d’accueil de plus de 4.000 places ; des établissements techniques et professionnels en construction ; et J’en passe.

 

Le chantier de la future université de Kintélé avancesans difficulté particulière.

 

 

Dans le secteur de la santé.La réhabilitation et la modernisation du CHU de Brazzaville se poursuivent. Notre première formation sanitaire dispose désormais d’une unité neurovasculaire et d’un centre d’IRM.

 

A compter de l’année prochaine, de nouvelles infrastructures sanitaires vont progressivement se mettre en place. Il s’agit notamment :

 

  • de douze hôpitaux généraux dans les chefs-lieux de département ;
  •  
  • des hôpitaux de base dans les chefs-lieux de district, dans les arrondissements et communautés urbaines ;
  •  
  • de l’hôpital général des armées, à Brazzaville ;
  •  
  • de l’hôpital général spécialisé d’Oyo ;
  •  
  • de l’hôpital mère-enfant Blanche Gomes de Brazzaville ;
  • du centre de référence de la drépanocytose ;
  •  
  • de deux centres de dialyse à Brazzaville et à Pointe-Noire ;
  •  
  • de l’institut spécialisé du cœur à Brazzaville ;
  •  
  • de la remise en service de l’hôpital de base de Talangaï à Brazzaville.
  •  

Pour faire face au déficit en ressources humaines dans ce secteur, les mesures suivantes ont été prises :

 

  • le recrutement des jeunes sans emploi, diplômés en sciences de la santé;
  •  
  • l’envoi de cinq cents (500) étudiants à Cuba, en octobre 2013, pour y suivre une formation dans les métiers de la médecine et de la pharmacie ; six cents (600) autres seront mis en route le mois prochain.

 

La coopération en matière de santé a permis à notre pays de bénéficierdes prestations des médecins et personnels de santé cubains, chinois et égyptiens qui exercent actuellement dans nos hôpitaux.

 

Cette coopération s’est traduite aussi par une prise en charge chirurgicale et médicale de plus de cinq mille  (5.000) patients par l’ONG américaine  Mercy Ships. Cette prise en charge a été accompagnée de la formation de 350 techniciens de santé.

 

L’Assurance Maladie Universelle, l’une des clés pour l’accès des populations à l’offre de santé, se met en place après l’adoption par le Parlement de la loi y relative.

 

Notre système de sécurité sociale, suite à sa réforme, contribuera de manière significative à la redistribution de la richesse nationale à travers des prestations mieux ciblées et élargies aux différentes couches de la population nationale.

 

 

 

Outre l’Assurance Maladie Universelle que je viens d’évoquer, de nouveaux régimes de couverture sociale vont voir le jour. L’un d’eux, le régime de la famille et de l’enfance en difficulté, mérite qu’on s’y attarde.

 

Grâce à l’élan de solidarité nationale, dont il est porteur, les familles sans ressources ou ayant des revenus faibles, et qui ont la charge d’un ou de plusieurs enfants, seront bénéficiaires des prestations suivantes :

 

  • allocation prénatale ;
  •  
  • prime à la naissance ;
  •  
  • allocations de soutien familial et de rentrée scolaire.
  •  

De même, une branche d’insertion sociale y prévoit la prise en charge des mineurs sans attache.

 

 

Je voudrais, en conclusion de ce volet social rappeler que le relèvement de200 à 225 de la valeur du point d’indice du traitement des agents de l’Etat est effectif depuis janvier 2014. Ce, conformément aux conclusions des négociations que le Gouvernement a eues avec les partenaires sociaux en août 2013. Cette valeur, nous le confirmons ici, passera à 250 en 2015 et à 300 en 2017.

 

 

Monsieur le Président du Congrès,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

 

La diplomatie congolaise a été une fois encore, dynamique, proactive et, tout à son honneur, sollicitée.

 

Le Congo a fait entendre sa voix partout où elle s’est révélée nécessaire. Il a manifesté sa solidarité toutes les fois qu’il le fallait.

 

C’est ainsi que notre pays est engagé aux côtés des autres Etats de la sous-région, de l’Union Africaine, de l’ONU et du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine.

 

Notre engagement en République Centrafricaine est constant. Nous y sommes présents à travers notre contingent de mille (1.000) militaires, gendarmes et policiers qui participe à la force africaine MISCA. Nous y sommes présents par l’assistance multiforme que nous apportons, sans jamais hésiter, à ce pays frère meurtri.

 

C’est dans cet esprit que notre pays a pris part à toutes les réunions sur la République Centrafricaine. Le point d’orgue étant le Forum sur le Dialogue Politique et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine que Brazzaville a abrité il y a tout juste trois semaines. Cette concertation a débouché sur un Accord de Cessation des Hostilités, première étape d’un processus qui doit conduire à la démobilisation, au désarmement et à la réinsertion des ex-Sélékas et anti-Balakas.

 

Notre volonté de renforcer les relations de bon voisinage et d’asseoir un climat de confiance et d’apaisement aux frontières, nous a conduits à des concertations avec la République Gabonaise, la République d’Angola et la République Démocratique du Congo.

 

Notre effort diplomatique a consisté aussi à exploiter les différents atouts qu’offrent les partenariats auxquels notre pays est partie. D’où notre participation, notamment :

 

  • au 4ème Sommet Afro-Arabe, en novembre 2013 à Koweït-city ;
  •  
  • au 5ème Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, en janvier 2014 à Luanda ;
  •  
  • au 4ème Sommet du Partenariat stratégique Union Européenne-Afrique, en avril 2014 à Bruxelles ;
  •  
  • au premier Sommet Etats Unis – Afrique, qui vient de se tenir au début de ce mois à Washington.

 

 

Notre pays a eu l’honneur d’abriter à Oyo, du 15 au 16 mai 2014, le Sommet des dix pays membres de l’Union Africaine chargés de réfléchir sur la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

Par ailleurs, au cours des derniers mois, nous avons célébré les cinquantenaires de nos relations avec la Russie, la Chine et l’Algérie, trois pays qui se sont engagés, avec nous, au lendemain des indépendances, dans le mouvement international de soutien aux luttes de libération, pour la défense des valeurs de liberté, de fraternité et de paix.

 

Ces célébrations vont se poursuivre avec Cuba et le Vietnam.

 

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

 

La disparition de Nelson Mandela en décembre 2013, une icône africaine qui a su incarner les valeurs de liberté et de courage, a amené notre pays à lui rendre l’hommage qu’il méritait.

 

C’est ainsi qu’a été célébré, le 11 février 2014, le 25ème anniversaire du Protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique Australe, en présence d’illustres personnalités.

 

Cette cérémonie a permis de jeter un coup d’œil rétrospectif sur la contribution déterminante de notre pays au processus ayant abouti à la fin de l’apartheid, à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson MANDELA.

 

Enfin, nous avons élargi notre carte diplomatique avec l’ouverture d’une nouvelle mission diplomatique à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et d’un Consulat Général à Guangzhou, en République Populaire de Chine.

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

 

Il n’y a d’action économique performante, de modernisation conséquente du pays, d’avancée sociale régulière, de politique extérieure efficace que si elles  sont soutenues et portées par un Etat organisé et stable.

 

Il n’y a de paix et de sécurité durablement établies que lorsqu’elles sont préservées par un Etat responsable.

 

Il n’y a de démocratie véritable que dans un Etat impartial, l’Etat de droit qui, fort de son autorité, garantit les libertés fondamentales, le droit de suffrage, la séparation et l’équilibre des pouvoirs.

 

C’est cet Etat que nous sommes en train de construire. Un Etat que nous voulons solide, avec suffisamment d’autorité pour dominer les intérêts particuliers et partisans.

 

Un Etat qui soit facteur de progrès.

 

 

Un Etat qui assure la permanence de la nation et la nécessaire harmonie des institutions.

 

Parce qu’elles sont la règle commune qui nous permet de vivre ensemble, les institutions doivent, non seulement, fonctionner en symbiose, mais, surtout, elles doivent puiser dans le peuple l’indispensable légitimité afin de s’adapter aux temps et aux opportunités.

 

C’est cette démocratie que nous sommes en train de bâtir. Démocratie que chacun de nous appelle de ses vœux : une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions ; où les grands débats qui déterminent la vie de la nation sont tranchés par le peuple.

 

 

Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

 

Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation.

 

 

 

 

Monsieur le Président du Congrès,

Monsieur le Président du Sénat,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Chers Compatriotes,

 

L’Initiative de la Municipalisation Accélérée, qui a eu dix (10) ans cette année, s’apprête à accomplir son cycle. L’honneur reviendra aux départements de la Sangha et de la Bouenza de boucler la boucle. La Sangha en 2015 et la Bouenza en 2016.

 

Le moment venu, en toute responsabilité, le peuple saura tirer les enseignements de cette expérience exaltante.

 

Nous pouvons néanmoins affirmer que pour beaucoup de nos compatriotes, ce mode d’accès à la modernité et au développement est un bon choix qu’il importe de renouveler.

 

Mais, dans cette matière, comme dans tant d’autres, la décision finale revient toujours au peuple.

 

Mes Chers Compatriotes,

 

Le 15 août prochain, à l’unisson, nous allons redire l’éloge de la liberté. Nous allons glorifier le Congo souverain. Nous allons magnifier notre indépendance et ses artisans.

 

C’est un jour d’allégresse. C’est aussi un jour de méditation. Alors, souvenons-nous que le Congo est un et indivisible. C’est l’idéal de notre nation.

 

Soyons jaloux de notre unité et de notre dignité. Soyons fiers de ce que nous sommes. Ayons toujours l’audace de croire en nous, en notre histoire, en notre culture, en nos mœurs, en notre indépendance.

 

 

 

 

Evitons d’enfermer le Congo dans le piège des égoïsmes. Plaçons les intérêts supérieurs du peuple et de la nation au-dessus de tout.

 

Aimons le Congo.

 

Vive la nation !

 

Vive la République !

 

Bonne fête d’indépendance à tous !

 

Je vous remercie.

       

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 08:44
 

Auteur : Guillaume OBA AMPA

 

CONGO BRAZ LE PROJET FUNESTE DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO 

 

 

       

A deux ans de la fin du mandat constitutionnel de Denis SASSOU NGUESSO, la pratique politique au Congo laisse augurer d’un avenir tout aussi incertain que funeste pour un Peuple dont la seule obsession est de vivre dans la Paix.

La survivance des vieux démons du tristement célèbre monopartisme irrigue encore la gestion du pouvoir, et marque diaboliquement les esprits primitifs des extrémistes de l’Oyocratie. Hier, on était tenté de dire que la révolution dévorait ses fils, aujourd’hui les mêmes fils sont sacrifiés à l’autel d’une pseudo démocratie.

Après l’attaque musclée du domicile de l’Ex Colonel NTSOUROU, le 16 Décembre 2013, le tour revient aujourd’hui à André OKOMBI SALISSA, député PCT du district de Lékana.
En effet, selon des sources crédibles du clan au pouvoir, le Général NDENGUET et le Colonel OBARA, ont reçu des instructions de leur mentor, afin de préparer l’attaque immonde et machiavélique de tous les domiciles d’André OKOMBI SALISSA.

Le scénario satanique commencera par la simulation d’une attaque de la Maison d’Arrêt de Brazzaville ce 14 Août 2014 (1 jour avant la fête nationale) par un commando préparé par NDENGUET et OBARA. Ce commando recruté par le Directeur Général de la Police Nationale et le Directeur Général de la Surveillance du Territoire, serait composé d’ex éléments affectés à la Garde d’OKOMBI et d’autres du fameux Front 400.

Parmi ces funestes recrutés, se trouvent un certain Emile et le Sergent OKO LABOUA qui avaient été congédiés de la Sécurité d’OKOMBI SALISSA depuis près de 7 ans.
La satanique manœuvre consistera donc à simuler une attaque de la Maison d’Arrêt par ces sinistres exécutants que la Police Nationale devrait arrêter. Et au cours de leur interrogatoire, ils diront à la DGST qu’OKOMBI SALISSA serait le commanditaire de l’attaque sous prétexte de libérer Marcel NTSOUROU.

Ce théâtre diabolique et anachronique qui révèle le satanisme des esprits qui l’ont conçu, devrait déboucher immédiatement sur l’interpellation et l’arrestation d’André OKOMBI SALISSA.

Alors que les paisibles populations du Congo, au nom desquelles les Autorités du moment aiment parler, se préparent à fêter dans la Paix et la Joie l’Indépendance nationale ; les extrémistes de l’Oyocratie veulent replonger le Pays et le Peuple dans les ténèbres, afin de confisquer le pouvoir et continuer de piller impunément les richesses qui reviennent de droit à tous les Congolais. Plusieurs réunions ont été tenues pour exécuter ce machiavélique projet, la dernière ayant eu lieu ce Lundi 11 Août 2014 au domicile de NDENGUET. C’est dans cette perspective que le petit OKO LOUBOUA a réapparu chez OKOMBI SALISSA pour sois disant saluer son ancien Chef le Vendredi 08 Août dernier, certainement un travail de repérage avant la forfaiture, les dernières répétitions pour les preuves accablantes de son accointance avec OKOMBI.

A cause des extrémistes de l’Oyocratie, ce 14 Août 2014 risque donc de nous rappeler un certain 14 Août 1978, lorsque la Voix de la Révolution Congolaise (chaine nationale) réveillait les Congolais sur une communication du Comité Militaire du Parti (CMP), révélant un Coup d’Etat manqué par NDALLA Graille et compagnie.

Les extrémistes de l’Oyocratie sont actuellement sous le coup d’une menace de plainte des avocats de Marcel NTSOUROU devant la CPI, pour crime contre l’humanité, pour avoir retenu des civils dans le domicile de NTSOUROU afin de les pilonner à l’hélicoptère. Ces forfaitures passibles de la CPI ne leur suffisent pas décidément, et ils veulent maintenant ajouter un crime contre l’humanité sur le dossier OKOMBI SALISSA ? Après le cas OKOMBI qui sera la prochaine victime de ces extrémistes ? Peut-être TATSY MABIALA, KOLELAS, NSILOU ou même Alain AKOUALA ? Diable, le mono et la tribu classe ont la peau dure.…

En réalité, depuis le retour triomphal de Paris le 25 Juin dernier du député André OKOMBI SALISSA, NDENGUET et les autres extrémistes de la Tribucratie n’ont plus sommeil, car ils avaient juré de prendre OKOMBI SALISSA au pied de l’avion. Pour laver cet affront, le Funèbre Général imagine des scénarios aussi inimaginables que diaboliques, tellement diaboliques qu’il a préparé psychologiquement l’opinion en diffusant des fausses informations anti Okombi dans son journal privé le Troubadour, informations faisant état d’un prétendu achat d’armes par OKOMBI. Comment d’ailleurs peut-on permettre à un Général d’animer un journal où il désinforme l’opinion ?

Où se sont alors caché le fameux Conseil supérieur de la liberté de la presse et son président ? Eux qui pour un mot ou une virgule contre la dérive totalitaire du pouvoir, suspendent à tour de bras, TALASSA, LA VOIX DU PEUPLE, SEL PIMENT.…On comprend qu’après sa traversée du désert et sa difficile réhabilitation dans la galaxie SASSOU, Philippe MVOUO ne veut pas repartir sur le banc de touche, en se mettant à dos NDENGUET et JDO. Donc il laisse faire le Troubadour, en s’inspirant peut-être du dicton : « on laisse faire les troubadours par le silence ».

Que cache, en réalité, ce puzzle tragi dramatique que NDENGUET et les extrémistes de la Mbochisation veulent encore servir au paisible peuple Congolais ? On savait que plus rien n’allait entre OKOMBI et le pouvoir. Mais la goûte d’eau qui a fait déborder le vase est l’échec diplomatique et politique de Denis SASSOU NGUESSO au Sommet USA Afrique. Selon certaines indiscrétions du Palais Présidentiel, l’ombre d’OKOMBI SALISSA aurait plané sur le Sommet.

Malheureusement dans un Pays que l’on prétend être démocratique, des projets machiavéliques sont toujours à l’ordre du jour au Congo, dans une logique archaïque stalinienne et hitlérienne.

Dans ces conditions, le Président de la République ne peut pas annoncer un changement de Constitution, cela serait une attitude absurde de consécration de la dévolution monarchique, familiale, ethnique et traditionnelle du pouvoir. Le Peuple Congolais ne l’acceptera pas.

Les problèmes politiques appellent des solutions politiques, et rien d’autres! Le Secrétaire d’Etat John KERRY le sait puisqu’il a, en marge du Sommet, dit au Président SASSOU que l’Administration Américaine le tenait pour responsable des actes incommensurables posés par son fougueux et zélé NDENGUET. Les Congolais sont surpris qu’en plein 21e siècle, qu’il existe encore des compatriotes obsédés par un éventuel contrat avec la CPI.

De source policière ultra secrète, la liste des Congolais à « éliminer » serait longue, très longue même. NTSOUROU et OKOMBI n’ont que le malheur d’ouvrir la macabre liste, malgré leur différence remarquée, car NTSOUROU est un militaire et OKOMBI un politique civil.…
Chacun paie le tribut de son attachement au langage de vérité. Tous les Congolais savent que NTSOUROU ne cachait pas sa hantise de voir SASSOU partir en 2016, et OKOMBI son hostilité à un éventuel changement de la Constitution du 20 Janvier 2002.

Nous attirons l’attention de l’Opinion Nationale (tous les Démocrates de la Majorité et de l’Opposition) et de la Communauté Internationale (ONU, France, USA, UE, ROYAUME UNI), sur les projets machiavéliques et funèbres qui se préparent au Congo Brazzaville ; afin de détruire la Paix, la Liberté et la Démocratie si chèrement acquises par le Peuple Congolais profond.

 

       

 
 
 
 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 08:37
 

Auteur : Bernardin ITOUA OYOLO

 

CONGO BRAZ LE DESTIN DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO PIEGÉ PAR SA PROPRE CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002

 

 

       

 Le Président Congolais est rentré à Brazzaville ce samedi 09 Août 2014, après avoir essuyé un échec cuisant à Washington, en marge et pendant le Sommet USA-Afrique. Lui qui se croyait être le centre de toutes les attentions, sachant pourtant qu’il est en bonne place dans le viseur de BARACK OBAMA. Le problème des autocrates c’est qu’ils ne savent pas et ne veulent jamais passer la main. Même lorsqu’ils sont « bâtisseurs », ils ne comprennent pas que le développement est une affaire de « génération successive », et que la consolidation de leurs héritages dans l’Histoire est conditionnée par la réussite « d’une succession politique » mais PAS familiale. C’est ce que MANDELA, SENGHOR, CHISSANO et RAWLINGS avaient compris.

Par contre, ce fut l’erreur principale de KADHAFI, MOBUTU, GBAGBO, BEN ALI, MOUBARACK qui n’ont pas su quitter les choses à temps et voulaient préparer leurs fils biologiques respectifs.

Tout pouvoir en Afrique devrait aussi avoir une « stratégie de sortie ». Les programmes des partis politiques devraient contenir, non seulement les stratégies de conquête de pouvoir, mais aussi et surtout celles de sortie, en cas de perte d’élection ou d’alternance constitutionnelle.

Faute de stratégies de sortie du pouvoir, le Président SASSOU souhaitant soutenir l’insoutenable, expliquer l’inexplicable, a fini par commettre des bavures et dérapages inquiétants qui ont paniqué les plus intelligents du clan, à Brazzaville. Alors que les « faucons » du clan par « incompétence » politique sablaient le champagne en réécoutant le Chef sur RFI.

La douche froide est venue de Dolisie et de l’interview de TSATY MABIALA. Certains observateurs pensent que ces impensées sont en réalité les signes annonciateurs de la fin du règne.
Sinon, comment comprendre qu’avec son expérience de 32 ans comme Chef d’Etat, de premier franc-maçon du Congo et la panoplie de tous les Conseillers blancs et noirs, occultes et incultes, dans les domaines aussi divers que la politique, la communication, la diplomatie, le droit, l’histoire, la culture, l’initiation, la magie noire et la sorcellerie…que SASSOU NGUESSO ait pu aussi mal faire à WASHINGTON et salir à jamais l’image de marque du Congo.

Nous pensons que le Président SASSOU vient d’effectuer son dernier voyage aux USA comme Chef d’Etat.

Pourquoi fallait-il arriver plusieurs jours d’avance, avec un programme pourtant peu chargé au pays de l’Oncle SAM? Pour se reposer ? Why not ?

L’Astre d’Oyo a surpris ses hôtes lorsqu’il a commencé à faire des déclarations tapageuses dans tous les sens. Alors que chez nous, dans la Cuvette d’où je suis aussi originaire, lorsque vous êtes invité, on répond d’abord à l’appel, en s’efforçant d’être à l’heure, souvent on arrive en retard… Cependant, on « écoute d’abord » son hôte, en silence et on « réagit ensuite ».
Le Mwéné PORO PORO, LEKUBE a préféré ignorer les traditions de notre terroir régional pour « s’attaquer directement » à son hôte, avec les moyens de communication colossaux. Il oublie qu’il s’attaque au Président de la 1ere Puissance militaire, scientifique, technologique et d’espionnage du monde, non pas depuis Brazzaville, mais à Washington même, seul OUSAMA BEN LADEN l’avait fait quoiqu’ avec d’autres moyens… Le Président SASSOU est devenu le « terroriste de la communication » et risque d’être traité comme tel par la CIA.

Les esprits mbochis l’ayant lâché, il a alors :

Fait une piètre prestation au « National Club Press », en demandant à la RDC, le grand Congo à 75 Millions d’habitants, de redevenir Zaïre, comme au bon vieux temps de « son idole » de dictateur et grand frère MOBUTU ; Dit de « gros mensonges » sur RFI où il se compare à Angela MERKEL Chancelière, et Jean Claude JUNCKER ancien Premier ministre qui, selon lui, sont restés longtemps au pouvoir en modifiant les Constitutions de leurs pays, quel mensonge éhonté !! Oubliant au passage que ces derniers ne sont pas des Chefs d’Etat et leur nombre de mandat est constitutionnellement illimité dans un régime parlementaire. A moins que SASSOU NGUESSO désire devenir Premier Ministre ou Chancelier du Congo ; Vexé profondément BARACK OBAMA et son Administration.

En conséquence de quoi, le premier Président noir de la Première Puissance du Monde a été obligé, par « la faute » de SASSOU, de « modifier l’agenda » du Sommet et de commencer par les « questions politiques » dès le premier jour, questions qui étaient prévues, pourtant, pour le dernier jour. Quelle erreur du Président SASSOU !

Après avoir irrité François HOLLANDE en recevant en grandes pompes « le mafieux » Nicolas SARKOZY, à Brazzaville, le Président du Congo vient d’irriter OBAMA. Comment va-t-il s’en sortir entre ces deux feux ? Nous pensons qu’il vient de signer son acte de « déchéance politique ».
Sachant que Hollande ne peut que dire OUI à OBAMA. En réalité c’est Hollande qui a demandé aux USA de traquer les dictateurs de la France-Afrique. D’où le silence de Paris sur la modification et changement des Constitutions.

La réaction d’OBAMA ne s’est pas fait attendre. Après le changement de l’ordre thématique du Sommet, il a demandé à ses lieutenants de ne point recevoir le Président Congolais qui pourtant avait versé des « larmes de crocodile » le jour de la première élection du premier Président noir des USA.

Ainsi, le Vice Président des USA Jo BIDEN et le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères John KERRY ont reçu à la Maison Blanche tous les autres Chefs d’Etat, « SAUF », SASSOU NGUESSO. Ainsi, BONI YAYI, NKURUNZIZA, KABILA ont fait la promesse de ne pas modifier les Constitutions pour se maintenir au pouvoir. COMPAORE et KAGAME sont restés évasifs, mais ont fait la promesse d’y réfléchir et de rechercher le consensus national autour de ce sujet brûlant.
Le Peuple Congolais vient enfin de comprendre pourquoi le Président Béninois YAYI BONI, qui a juré sur le perron du Vatican devant l’Eternel qu’il ne briguera jamais un 3e mandat, en respect de la Constitution de son pays tout en affirmant haut et fort, que lui avait quand même été sur le banc de l’école et qu’il sait lire la Constitution de son pays.

De même, le même Peuple au nom duquel SASSOU parle, a bien compris pourquoi le Président Pierre NKURUNZIZA du Burundi disait que son parti comptait des juristes capables d’apprécier la constitutionalité de sa candidature à un éventuel 3e mandat.
Alors que dire du Président Denis SASSOU NGUESSO après sa "pitoyable" prestation du samedi 2 Août 2014 sur RFI devant le monde entier ?

Le Président SASSOU NGUESSO a attendu son carton d’invitation du Secrétariat d’Etat, « sans jamais » le recevoir... C’est plutôt la Sous Secrétaire d’Etat pour l’Afrique qui est venu le visiter dans son hôtel. Quelle honte ! Voilà comment « …est pris qui croyait prendre » ou « …l’arroseur qui se fait arroser… ». La « très téméraire » LINDA THOMAS GREENFIELD a notifié au Président Congolais plusieurs choses, notamment :

Son attitude « irrespectueuse » : car, il est le seul président à avoir mal parlé, ni en temps, ni en lieu, ni dans le fond, ni dans la forme, utilisant des faux arguments, juste pour défier les USA ;
Les débordements dans l’opération d’expulsion sélective des étrangers en situation irrégulière, visant uniquement les ressortissants de RDC ;
L’assistance au Peuple Congolais, par les USA, pour que la Constitution soit respectée ;
S’en aller du pouvoir pendant qu’il est encore temps et vivre « en paix » à Oyo ;
L’échec de la médiation du Congo, donc de SASSOU, sur la crise en RCA ;
Le boycott de la médiation et de la réunion de Brazzaville par les Chefs d’Etat porteurs de solution: IDRISS DEBI, DOS SANTOS, BIYA, KABILA ;
Contestation par le Chef d’Etat Major de la Séléka et les divers démembrements des Anti Balaka de l’accord signé le 23 juillet à Brazzaville, par les parties Centrafricaines, en vue de cesser les hostilités.

L’Autocrate du Congo a rétorqué en disant que le Congo est un pays indépendant et souverain, membre des Nations Unies. On lui a rappelé qu’en cas de troubles, c’est la Communauté internationale qui « financera le rétablissement de la paix », et vaut mieux partir, laisser le « Congo tranquille », afin d’éviter des pertes inutiles aux paisibles populations.
SASSOU a demandé des garanties. On lui a dit de se « prononcer d’abord » clairement sur le respect de la Constitution, puisque la question de sa candidature n’était pas encore à l’ordre du jour.

Affligé, abattu et affaibli, SASSOU a décidé de rentrer directement, à Oyo, pour parler au bord de l’Alima, à ses ancêtres. L’Alima, ce fleuve tranquille qui coule toujours et qui lui avait inspiré son fameux livre : « le manguier, le fleuve et la souris »…Lui qui caresse l’espoir de faire de Oyo, chef lieu du département de l’Alima.

C’était sans compter avec les « extrémistes et les faucons » du clan comme JD OKEMBA, NGAKALA, NDENGUET, BOUYA, NGOLO, ONDONGO qui lui ont demandé de rentrer par Brazzaville la Capitale, pour éviter le découragement du clan, afin que l’échec de Washington soit transformé en victoire, par un accueil populaire abracadabrantesque, moyennant 10.000 FCFA par militant (alors que les étudiants Congolais dans les pays Africains roupillent dans la misère et la faim). Les « extrémistes » de « l’Oyocratie » pensent qu’ils peuvent démontrer à OBAMA que tout le Congo soutient un funeste SASSOU 2016. Voilà comment l’échec international serait transformé en victoire nationale de l’Astre d’Oyo.

SASSOU a demandé aux siens pourquoi le meeting de Dolisie n’a pas été maitrisé ? Que fait NGOLO ? L’Ambassade des USA à Brazzaville a-t-elle déjà reçu les images ?

On lui a indiqué que TSATY MABIALA a pourtant pris les « nguiris » et n’a pas fait le travail comme prévu, car les militants UPADS du Niari, Kouilou, Pointe-Noire, Bouenza et Lékoumou, ont profité de ce meeting de l’UPADS pour se mobiliser pour la défense de la Démocratie. Selon nos informations, il y avait au moins 10000 manifestants à Dolisie. On ne sait même pas comment ils sont venus, ils ont « refusé » de « prendre l’argent » et proclamaient défendre simplement la Démocratie.

Lorsque les « extrémistes » de l’Oyocratie disent que le Peuple demande le changement constitutionnel, ont – ils comptabilisé les 10000 manifestants de Dolisie qui ont dit NON au changement ? Ont – ils comptabilisé les milliers d’opposants au changement qui ont voulu manifesté à Pointe – Noire le Samedi 09 Août 2014 avant d’y être empêché ? Ces « extrémistes » pensent-ils que le Peuple Congolais se résume aux militants minoritaires du
PCT ? D’ailleurs est – il normal et patriotique que le Président SASSOU NGUESSO soit reçu à Maya Maya par des compatriotes n’ayant « AUCUN » Drapeaux Congolais, mais « exclusivement » des drapeaux du PCT ? Le Président de la République n’est – il pas sensé être le Président de TOUS les Congolais, mais PAS le Chef Sectaire d’un parti politique ? Les réponses à cette série de questions nous donnent un aperçu crucial sur la « Problématique de Civilisation » qui se joue aujourd’hui au Congo Brazzaville, entre les Démocrates Progressistes et les Autocrates Marxistes Léninistes.

Le Président de la République SASSOU NGUESSO a l’opportunité historique de réussir ce que NGOUABI et YHOMBI n’ont pas pu réaliser, à savoir réussir une transmission « apaisée » et « démocratique » à la tête du plus grand parti de l’Histoire du Congo. S’il réussi il entrera encore dans l’Histoire et sera « digne » de son Maître MANDELA, mais s’il suit les lugubres conseils des « extrémistes » de son clan, ils vont lui conduire dans les « ténèbres »…
Ce que SASSOU ne sait pas, c’est que les Américains ont enregistré tout, absolument tout ce qu’il a dit pendant son séjour aux USA, surtout en privé et c’est d’ailleurs très compromettant.

Le Président de la République Denis SASSOU NGUESSO doit prendre ses « responsabilités devant l’Histoire », comme au début des années 1990, et laisser au Peuple Congolais un « Héritage Régalien et de Paix » digne de son destin personnel
.

 

       

 
 
 
 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 06:44
 

 

 

CONGO BRAZ Discours de Marion Michel Madzimba Ehouango Le 3 Août 2014  

 

Marion

 

       

 

Bonjour chers amis, mes chers compatriotes parmi les plus courageux….
Je suis heureux de prendre la parole en cette circonstance grave, devant vous qui avez osé braver toutes les barrières que ce pouvoir félon a dressé entre notre conscience collective et le bon sens le plus élémentaire.  

Les circonstances qui nous amènent à improviser, en l’espace de trois jours , ce meeting sont graves en effet, car notre Président de la République s’est enfin dévoilé….

Nous nous réservions d’intervenir dans cette insidieuse cacophonie orchestrée par le pouvoir, entre les ministres du gouvernement, le président de l’assemblée nationale, les commerçants en faillite, les assassins que les commanditaires désormais réunis au sein de ce gouvernement de brigands voudraient « civiliser » avec des appellations de triste mémoire : « cobras, mambas, cocoyes »…comme si cela était suffisant pour les absoudre des crimes imprescriptibles dont ils auront à répondre un jour en droit, par obligation et par devoir de mémoire.

A présent que celui à qui la Constitution donne l’initiative d’un tel exercice s’est prononcé, il n’y a plus aucune raison de ne plus intervenir en éclairage de notre peuple qui doit comprendre l’escroquerie à laquelle on voudrait l’inviter.

Le débat constitutionnel auquel le Président de la République nous a convié depuis les USA est grave !

 Aucun congolais sérieux, aimant ce pays, ne peut rester indifférent devant la forfaiture que ce pouvoir félon s’apprête à commettre, pour le seul avantage d’un seul homme et de sa famille, entourés de laquais ,… de gens sans scrupules qui ne se laissent guider que par leurs seuls intérêts égoïstes et mesquins.

On veut nous faire croire que la Constitution du 20 janvier 2002, sur laquelle j’avais déjà attiré tant de fois leur attention quant à ses aspects nocifs pour notre démocratie en construction, a atteint ses limites ! 

D’après un ministre et un parlementaire, passés sur les antennes de R F I, cette constitution serait donc provisoire….Donc, le mal étant déjà accompli, il faudra la changer et « donner au peuple une constitution qui nous permettra un meilleur développement socio économique … » !

Voilà des gens qui ont usé et abusé d’un texte de droit, en toute connaissance de cause, et à présent que le principal bénéficiaire, leur « couverture », arrive au terme de son mandat en âge et en exercice, ils reconnaissent sans gêne, sans aucun remord, que le texte était mauvais dès le départ et cela, malgré les avis éclairés des spécialistes en la matière.

 Dites donc ! ….De qui se moque-t-on ? Ces gens qui prétendent avoir fait de brillantes études de droit ne savent-ils pas qu’une constitution comporte toujours des dispositions permettant de l’adapter aux circonstances nouvelles ? 

Le Président de la République, depuis les U S A a évoqué l’Allemagne et le Luxembourg pour justifier ses velléités à s’éterniser au pouvoir …( Rire…) .

Mes chers amis, dont certains collègues, qui entourent le Président Sassou….Pourquoi ne lui aviez-vous pas fait comprendre que l’Allemagne a une Constitution qui date de 1949 et que malgré l’unification, on n’a pas changé de constitution, mais les allemand ont adapté leur gouvernance aux nouvelles circonstances à travers une loi constitutionnelle tirée de la constitution existante ?

L’autre modèle évoqué, le Luxembourg, qui est un Duché (donc à ranger dans le cadre des monarchies) a une constitution qui date du 19 è siècle (1848) et on l’a toujours adaptée aux nouvelles circonstances : même son intégration à l’Union Européenne n’a pas commandé son abrogation…

Dites au Président de la République qu’une constitution, même mauvaise, comporte toujours des dispositions qui permettent de la corriger !!!! Et que la constitution du 20 janvier 2002 n’échappe pas à la règle !

Expliquez-lui que l’article 86 dont le libellé suit : « Le Président de la République peut, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’État ou tendant à autoriser la ratification d’un traité »…, lui permet d’adapter notre loi fondamentale aux circonstances qu’il trouve nouveaux …

(un ministre a parlé de la nécessité de prendre en compte les « handicapés physiques » ... Mdr…peut-être croit-il qu’ils ne sont pas compris dans le terme « citoyen » que vise la constitution ?).

En français facile, ce texte veut dire que "si vous considérez que la constitution ne correspond plus aux « réalités » que vous visiez au départ, vous pouvez toujours, par le moyen d’une loi (puisque vous vous êtes attribué la majorité absolue au Parlement), mettre en œuvre le dispositif de l’article 86 de la constitution" ….

Le piège de votre propre boulimie s’est refermé sur vous ! Vous avez tous les moyens constitutionnels pour faire tous les aménagements voulus….Faites donc ! …..Mais ne touchez pas aux dispositions intangibles…Car même si des subtilités existent pour que vous y touchiez, vous ne saurez éviter de placer le bénéficiaire de votre turpitude devant un conflit d’intérêt.

« ..Le Président de la République a entrepris un vaste chantier, dites-vous, et il faudra lui permettre de les achever… ». Ceci est très amusant comme prétexte ! Vous voudriez écrire ce genre de connerie dans votre nouvelle constitution ?...

Le Chef de l’Etat qui est si féru d’exemples étrangers ne sait-il pas que le Président Lula du Brésil a transformé son pays et que malgré cela il a respecté le terme de son mandat ? Peut-il réaliser ce qu’a fait Mandela et justifier que nous lui accordions un « mandat à vie » , alors que Mandela pour qui il a tant d’admiration a tiré sa révérence, une fois son mandat accompli ?

De plus quand il parle de Merkel et de Junker… Ce sont des premiers ministres, et ils ne sont chefs de gouvernement que par le fait de leurs majorités parlementaires…
Leurs mandats en ces circonstances ne sont pas limités, mais le Président de la République a un mandat de deux (2) ans renouvelable une seule fois en Allemagne.

Peut-être le Président Sassou voudrait-il devenir Premier Ministre comme Junker et Merkel ? …Vous avez tous les moyens constitutionnels pour produire une loi organique qui créerait ce poste, mais je doute qu’un candidat du PCT gagne une quelconque élection présidentielle qui permettra à l’ancien Président de faire comme Poutine en Russie !

 De toutes les manières, même pour mettre en œuvre le dispositif de l’article 86 , il vous faut passer par un référendum. Or toute la classe politique, y compris l’opposition dite « modérée » conteste le dernier recensement. Nous n’avons donc pas un corps électoral fiable…

Le Président de la République aux USA a invoqué le référendum ? ...Nous demandons à la communauté internationale de nous assister dans la réalisation d’un recensement spécial qui nous présentera un corps électoral fiable susceptible de cautionner une votation incontestable.

Pour terminer , je voudrais prendre le peuple à témoin…Le débat constitutionnel étant désormais permis et public, je lance un défi à tous ceux de la mouvance présidentielle qui soutiennent la démarche annoncée par le président de la République de débattre avec nous au cours d’une séance publique et radio-télévisée afin que le peuple sache exactement de quoi il s’agit, et qu’il se comporte en toute connaissance de cause.

Je vous remercie 

       

 
 
 
 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 10:25

 

 

CONGO BRAZ  MOT LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE  QUE LE  PRESIDENT DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE CONGOLAIS A ANIMEE LE LUNDI 11 AOUT 2014.

 

            

Mes Dames, Mes Demoiselles, Messieurs les Chevaliers de la Plume ;

Encore une fois, j’ai choisi de me présenter à vous pour échanger sur les questions d’actualité nationale et internationale.

Pour ce faire, j’ai pris l’option de faire un mot introductif  dans lequel j’aborde :

  • Quelques aspects évoqués lors du Conseil des Ministres du 16 Juillet 2014.
  • L’école ;
  • La liberté de la presse ;
  • Le Sommet Etats-Unis-Afrique ;
  • Ledit Sommet et le Débat sur la Constitution.

 

  • Conseil des Ministres du 16 Juillet 2014

Cette réunion a entre autre examiné des points suivants :

  • Le Projet de loi des Finances rectificative pour l’année 2014.

Cette démarche s’explique semble-t-il principalement par :

  • La tendance baissière des recettes pétrolières ;
  • Les dépenses liées à certaines infrastructures qui se relèvent plus importantes que prévues ;

Ces tendances obligeraient, aujourd’hui le Gouvernement à réviser la loi des finances initiale. Tout ceci dans un contexte mondial assez bien orienté, avec une reprise de l’économie mondiale qui se confirme de nos jours.

Cette bonne tenue s’observerait au sein de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale où  le niveau de la croissance économique s’établira à 6.7% en 2014 au cours de cette année. S’agissant du Congo, le FMI prévoit une croissance de 8.1%.

Ainsi le budget exercice 2014 registré est arrêté en recettes à la somme de trois mille neuf cent trente-deux milliards  neuf cents trente-deux millions (3.932.932.000.000) de francs CFA et en dépenses à la somme de trois mille six cent quarante-sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-sept millions (3.647.897.000.000) de francs CFA.

L’excèdent budgétaire est de deux cent quatre-vingt-cinq milliards trente-cinq millions (285.035.000.000) de francs CFA.

En regardant dans les détails on note :

  • Une demande d’un complément de crédits de 135 milliards pour la ligne « Construction des infrastructures sportives » initialement prévue  pour 53.8 milliards soit une augmentation de 151% ;
  • Un complément de crédits de 50 milliards pour le complexe universitaire ;
  • 341 milliards de francs CFA pour les voies d’accès au complexe sportif de Kintélé dont 185 milliards de francs CFA à régler second semestre ;
  • 50 milliards comme acompte de démarrage du nouvel hôpital central des armées ;
  • 50 milliards pour renforcer les crédits affectés à l’opération « Eau potable pour tous ».

La nouvelle demande de crédits, s’élèverait à près de 620 milliards.

Si on considère le budget comme un outil de la politique économique et financière à court terme, on ne peut que trouver cela de très scandaleux. Il semble qu’il s’agisse d’un pilotage à vue, qui n’est pas assis sur des études sérieuses et qui entraine ce que l’on désignerait par un dangereux gaspillage.

Comment peut-on expliquer au mois d’août une augmentation budgétaire d’une ligne de 151%. Le reste se passe de commentaires.

Il est important de noter que dans un communiqué la Banque Mondiale a relevé que :

  •  la pauvreté s’est aggravée en milieu rural au Congo entre 2005 et 2011 passant de 57.7% à 74.8%.
  • Le Congo connait une croissance peu inclusive qui n’a pas généré des emplois ;
  • Le Congo ne comble pas les attentes en matière de diversification économique ;
  • Il y a une reprise de l’endettement.

Le Fonds Monétaire International quant à lui, a invité le Congo à plus de prudence, encouragé les autorités à adopter des mesures adéquates afin de tenir les objectifs budgétaires de recettes non pétrolières et de dépenses, recommandé au Gouvernement de déployer les efforts pour améliorer la sélection, l’évaluation et le suivi des projets d’investissements ainsi que la budgétisation des coûts d’exploitation et d’entretien y afférents.   

On est d’autant préoccupé que dans un article intitulé :

‘’ L’aide française au développement… du pillage ‘’, le Canard Enchainé fait des révélations stupéfiantes.

Ainsi, il relève par exemple qu’au Congo un forage d’eau coûte 75.000 euros l’unité soit près de 49.000.000 de francs CFA dans ce pays gorgé d’’eau, soit de cinq à sept fois plus cher, selon plusieurs ONG de développement que la réalisation d’un puits dans le sahel. Ce qui se passe de commentaires.

Il faut dénoncer cela avec force et exiger l’audit de la Délégation des Grands Travaux.

  • Erection de la Commission Nationale d’Elections en un organe indépendant.

Beaucoup de choses ont été dites sur l’amélioration de l’organisation des élections lors des mascarades de concertations de Brazzaville, Ewo et Dolisie.

A chaque fois, les participants partenaires du Gouvernement y ont cru. A chaque  fois c’était la désillusion.

Après Ewo, tout le monde a vécu les élections législatives de 2012. Elles ont été scandaleuses. Et il y a eu Dolisie. Jusqu’aujourd’hui, les conclusions et recommandations souffrent dans leur mise en application.

Tous les Congolais savent que le Recensement Administratif Spécial a été un fiasco.

S’agissant de la recommandation relative à l’indépendance de la Commission Nationale électorale, après maintes concertations entre le Parti au pouvoir et les partenaires du Gouvernement, le Ministre de l’Intérieur a introduit un projet de loi modifiant et complétant les dispositions de la loi n°9.2001 du 10 Décembre 2001.

Les réactions des partenaires du Gouvernement ne se sont pas faites attendre, car selon eux par le texte introduit, le Gouvernement refuse de faire aboutir les termes d’un processus électoral convenus consensuellement.

Ce que nous pouvons dire, c’est qu’une Commission électorale est véritablement indépendante lorsqu’elle a la maitrise du processus électoral depuis les opérations préélectorales jusqu’à la proclamation des résultats.

Il est bon de rappeler que l’une des recommandations prises par la Concertation de Dolisie concerne l’érection de la Commission Nationale des Elections en un organe permanent, indépendant, jouissant d’une autonomie administrative et financière.

Le projet de loi préparé et présenté par le Gouvernement ne correspond pas à cela car il ne touche pas les articles 15 et 16 qui disposent que la préparation des élections relève de la compétence du Ministère de l’Intérieur et que les actes préparatoires des élections sont exécutés par l’’administration, sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur.

Comme quoi, il y a un manque de volonté politique manifeste pour la mise en place d’une Commission électorale véritablement indépendante.

Ceci par un pouvoir qui a déclaré pendant longtemps qu’un démocrate sincère, ne pouvait avoir peur d’une Commission électorale Indépendante.

Nous exigeons l’annulation du Recensement Administratif Spécial et le retrait du projet de loi introduit par le Gouvernement sur la Commission Nationale d’Organisation des élections.        

 

 

  • La Catastrophe du 04 mars.

Notre attention a été retenue par l’aspect relatif à l’affectation d’une allocation d’urgence de 3.000.000 de francs CFA aux Chefs de famille sinistrées.

Selon les informations en notre possession près de 7.000 familles ayant-droits n’ont toujours pas touché ladite allocation et pour cause.

D’autant qu’en 2012, il y a eu un collectif budgétaire pour prendre en compte tous les aspects liés à cette catastrophe mais en plus en tenant compte des déclarations du Gouvernement selon lesquelles il y avait assez d’argent et que tout le monde serait payé.

L’on est d’autant plus préoccupé que l’opinion congolaise croit savoir qu’il y a des personnes qui n’en avaient pas droit mais qui ont pu la toucher.

Aussi, il n’est pas normal que le Conseil des Ministres ait pu déclarer que : ‘’ Cette mesure n’est plus susceptible d’être invoquée par qui que ce soit. ‘’

Nous dénonçons cette façon de faire qui n’est rien d’autre qu’une injustice et exigeons du Gouvernement des mesurées pour réparer cela et payer cette allocution nous disons bien à tous les véritables ayant-droits.

  • L’école

A plusieurs reprises l’on a cessé de dire que l’école est sérieusement malade et que malheureusement le Gouvernement n’apporte pas les solutions idoines et appropriées à cet épineux problème.

On est d’ailleurs très dubitatif sur les déclarations selon lesquelles le Congo sera émergent en 2025.

Comment peut-il l’être si l’on n’accorde pas une attention particulière aux problèmes de l’école.

Parmi les graves maux décriés, il y a celui du manque des enseignants. Les départements ministériels chargés des enseignements primaire, secondaire, technique et professionnel ont constaté au cours de l’année scolaire passée un déficit de 14.900 enseignants dont près de 14.000 pour des cycles primaire et secondaire.

L’on a vu les quotas de recrutements en 2014 avec 1684 éléments. On ne peut qu’être à la fois surpris et stupéfait surtout que pour le Ministère de l’enseignement primaire et secondaire le quota n’est que de 50.

Cela est d’autant plus préoccupant que l’on compte aujourd’hui près de 13.184 diplômés formés dans le domaine de l’enseignement.

Comment fait un pays comme Madagascar nettement plus peuplé et plus pauvre que le Congo pour recruter au même moment 10.000 enseignants.

Les conséquences sont extrêmement graves. Aussi, on a constaté une situation préoccupante à travers les résultats du Baccalauréat avec un  taux d’échec de 70%.

Il y’a urgence à agir sur cette question. L’on ose espérer que ce Gouvernement y accordera une attention particulière.

  • S’agissant des étudiants boursiers à l’étranger, une politique adéquate doit-être mise en place.

Il est ahurissant de constater qu’au Sénégal et dans bien d’autres pays, des étudiants boursiers aient perdu une année universitaire au motif que leurs frais de scolarité n’étaient pas payés et qu’il fallait que les parents paient d’abord les frais de scolarité pour qu’ils soient remboursés après. Quel système ?

A-t-on l’assurance que toutes les familles congolaises puissent trouver 500.000 francs ou plus pour honorer ce genre d’engagement.

Cette vision est dépassée aujourd’hui et il est de bon aloi que le Gouvernement prenne des dispositions à temps pour payer ces frais et permettre à l’étudiant d’étudier en toute quiétude.

Par ailleurs, il faut décrier le système qui fasse que ce gouvernement attribue, alloue ou renouvelle les bourses aux mois d’avril, mai, même parfois juin, au moment où  beaucoup de structures universitaires commencent à fermer leurs portes. C’est une vision d’échec qu’il faut immédiatement arrêter.

Il faut que les périodes d’attribution, de renouvellement de bourses correspondent avec la rentrée universitaire surtout à l’étranger.

 

  • La liberté de presse.

On est surpris par les déclarations des dirigeants de notre pays selon lesquelles il y a la liberté de la presse.

Déjà, tout le monde sait que les médias d’Etat surtout la Télé-Congo sont devenus la propriété privée d’un Clan, vouée chaque jour à se lancer dans le culte de la personnalité. Ce qui est grave.

La part belle y est faite au pouvoir, aujourd’hui à ceux qui se prononcent pour le Changement de la Constitution.

Il n’y a pas acceptation du droit à la différence et comme pour suivre certainement l’exemple de Radio Mille Collines au Rwanda, on cultive l’intolérance.

Ceci dans un pays où il existe soit-disant un organe régulateur appelé Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, qui comme les autres Institutions, se trouvent aux ordres du pouvoir.

On a vu cet organe agir avec rapidité pour suspendre ou interdire certains journaux considérés comme hostiles au pouvoir.

Que fait cet organe lorsque le Journal le Troubadour publie un article intitulé : ‘’ le coup de force : la seule voie de survie pour l’opposition radicale.’’

De même que fait-il lorsque le journal Polélé-Polélé traite les opposants de mendiants, portant ainsi atteinte à l’honneur et à la dignité des compatriotes qui pour certains ont choisi de mener honnêtement un combat et de défendre leurs idées.

Comment comprendre le silence et le mutisme de cette structure lorsque dans le n°290 du 21 Juillet 2014, le journal le Patriote publie un article intitulé : ‘’ le plan Machiavélique de l’Opposition.’’

Dans cet article ce journal évoque les aspects extrêmement graves selon lesquels  les membres de l’Opposition envisagent la liquidation de l’actuel Chef de l’Etat. Selon lui, pour atteindre cet objectif, tous les responsables de l’opposition radicale se sont retroussés les poches, des amis installés en Europe ont été mis à contribution.

Dans un pays sérieux, je dis bien sérieux, les services de la Police et la Justice devaient déjà se saisir d’un tel dossier.

Nous dénonçons le Comportement de ce journal qui pour nous ne traduit que l’idée de ce qui se trame dans certains milieux connus par ledit journal.

Nous demandons que les services de police et de la justice se saisissent de cette affaire et fassent la lumière là-dessus.

Quant au Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication nous lui rappelons que l’article 08 alinéa 1er de la Constitution du 20 Janvier 2002 stipule clairement que tous les Congolais sont égaux devant la loi.

Nous déplorons avec beaucoup de peine et de regret que cet organe soit partisan et l’invitons à se ressaisir et à accomplir sa mission non dans l’intérêt d’un homme ou d’un pouvoir mais dans l’intérêt de la Nation.

Beaucoup de choses sont préoccupantes sur ce terrain et il a intérêt à bien les prendre en main.

  • Sommet Etats-Unis-Afrique.

Il s’agit, à entendre tout le monde aujourd’hui, d’un Sommet historique auquel ont pris part près de 50 dirigeants africains et qui avait pour thème central : « Investir en Afrique pour la développer en pensant aux générations futures. Beaucoup de choses ont été dites. »

Il s’agit pour les Etats-Unis de :

  •  refaire une partie de leur retard sur l’Europe et la Chine ;
  • tisser des liens économiques solides avec l’une des régions les plus prometteuses du monde au taux de croissance plus élevé que ceux du reste du Monde. Le Fonds Monétaire International table sur un taux de 5.8% en 2015 ;
  • travailler dur pour que davantage d’entreprises américaines investissent en Afrique ;
  • mettre en place un partenariat d’égal à égal ;
  • renouveler l’Agoa, etc…

Il est important de noter que l’Afrique a une image fortement négative généralement associée aux conflits, à la maladie, à la pauvreté, à la mal gouvernance, au manque de démocratie, au non-respect des droits de l’homme et autres.

Plusieurs problèmes y ont été abordés avec le fait que pour le Président Obama l’avenir des africains est entre les mains des africains. Il a octroyé 100 millions de dollars US pour la formation d’une force militaire d’intervention rapide sur le Continent et a promis de consolider l’Initiative Power Africa en octroyant 13 milliards de dollars US. Il a également annoncé 33 milliards de dollars d’engagements américains en Afrique.

Il faut féliciter le Président des Etats-Unis Barack Obama pour l’organisation et la tenue réussie de ce Sommet.

En ce qui concerne notre pays il faut que les dispositions soient prises à tous les niveaux pour que le Congo puisse tirer au maximum profit des conclusions de cette importante rencontre.

Pour cela à notre avis il faut que nous mettons tout en œuvre pour respecter les principes démocratiques, l’état de droit, les droits de l’homme, la liberté de la presse et autres et que nous améliorons le climat de nos affaires qui est préoccupant au regard de notre classement Doing Bussiness qui nous situe parmi les derniers de la planète.       

  • Le Sommet Etats-Unis-Afrique et le débat sur le Changement de la Constitution.

Il faut dire que l’attention des africains et particulièrement des Congolais était tournée vers les Etats-Unis suite à la position que les dirigeants de ce pays avait annoncée sur cette question : Celle selon laquelle les dirigeants américains découragent les Chef d’Etats africains qui veulent changer leurs Constitutions pour demeurer au pouvoir.

Ce que nous retenons de ce problème c’est que :

  • Le Président Sassou Nguésso détient selon la Lettre du Contient n°659  de mai 2013, un projet de Constitution ;
  • Qu’il a envisagé depuis lors d’organiser un référendum début 2015 ;
  • Qu’il exerce son deuxième, ultime et dernier mandat en 2016, ce qu’il n’accepte pas ;
  • Qu’il ne veut pas quitter le pouvoir.

C’est dans ce cadre que nous assistons à la mise en scène, au folklore, à la manipulation et à l’instrumentalisation organisés par les membres du Parti Congolais du Travail, membres du Gouvernement et autres pour faire des déclarations demandant à Dénis Sassou Nguésso de changer la Constitution pour continuer à demeurer Président. Ce que notre Constitution ne permet pas.

Au début, l’on a pris du plaisir à suivre ce genre de déclaration dans la Likouala, le Niari et la Bouenza.

On a vu avec quel engouement le Chef de l’Etat recevait tous ceux des Congolais qui se prononçaient pour le Changement. Par la suite, la vérité a commencé à être établie.

Les cadres natifs du Niari, résidant à Brazzaville ont apporté un cinglant démenti. Le dernier meeting de l’UPADS à Dolisie en est une parfaite illustration.

D’autres ont suivi comme ceux du district de Lékana et du département du Kouilou et autres qui ont dénoncé cette supercherie.

Le Parti au pouvoir ne s’est toujours dit-on pas prononcé et pourtant le Président Dénis Sassou Nguésso a dévoilé clairement sa position à Washington.

Il a énoncé qu’il est pour le Changement de la Constitution même s’il se gêne d’annoncer clairement que c’est pour qu’il reste au pouvoir. Le scénario monté fait apparaitre clairement qu’il va organiser cette demande par le peuple soit-disant mais il rentrera dans un conflit d’intérêt.

A cette occasion il a énoncé des élements fortement discutables comme :

  • Le débat se développe au niveau du peuple ;
  • La constitution actuelle a atteint ses limites sans expliquer comment une Constitution qui n’a été ni appliquée ni respectée peut-elle atteindre les limites ?
  • Il s’agit du débat pour changer la Constitution, pas pour qu’un Président par une volonté veuille changer la Constitution pour lui, mais pour le pays, pour que les Institutions du pays progressent ;

Tous les Congolais savent que c’est faux et que tout cela est monté pour que Dénis Sassou Nguésso demeure au pouvoir.

  •      La question de sa nouvelle candidature en 2016 n’est pas selon lui, à l’ordre du jour.

                On sent son embarras car la Constitution sur laquelle il a prêté serment est claire sur cette question.

  • On change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser des Institutions et la démocratie, ou pas.
  • S’agissant du renouvellement du sang neuf, il met à nu mais maladroitement sa vision.

Il se base sur les exemples allemand et luxembourgeois où selon lui, lorsque les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait peut-être lui en donner un quatrième. Il a également noté la longévité de Jean Claude Juncker à son poste de Premier Ministre.

Dans les deux cas, il faut relever qu’il parle des Chefs de Gouvernement et des Premiers Ministres.

En Allemagne, il y a un Président Fédéral qui est élu pour un mandat de cinq ans et qui est rééligible une fois. La Constitution allemande est de 1949. Elle a été adaptée à l’évolution des choses et n’a jamais été changée.

Madame Merkel est Chef de Gouvernement  en tant que chef de la partie ou de la coalition des partis qui à la Majorité des sièges au Bundestag.

Jean Claude Juncker a été longtemps Premier Ministre. Dans le Gouvernement du Grand-duché du Luxembourg où il y a un Roi Grand-Duc qui nomme et révoque les membres du Gouvernement. Quant à la longévité au Gouvernement, elle ne peut pas surprendre Dénis Sassou Nguesso qui a des Ministres qui sont au Gouvernement depuis plus de vingt ans.

Doit-on comprendre que le Changement souhaité par Dénis Sassou Nguésso ne se justifie que par la recherche d’une position durable de Premier Ministre ou de Chef de Gouvernement ?

Pourquoi ne s’attarde-t-il pas sur le fait qu’en Allemagne il y a la limitation des mandats présidentiels.

Quant à l’efficacité du travail, il est à déplorer que Dénis Sassou Nguesso soit juge et partie et qu’il considère que son bilan est positif.

Le moins que l’on peut dire c’est que ces deux exemples sont malheureux.

Il est important de relever que dans les 2 modèles choisis, le Président a choisi de se comparer non aux Présidents de ces pays mais à leurs Premiers Ministres. Cette approche mérite une attention particulière.

Ce que l’on peut relever avec force c’est que Dénis Sassou Nguésso n’a cessé de violer la Constitution du 20 Janvier 2002 depuis son entrée en vigueur.

  • Pourquoi veut-on changer une Constitution qui n’a jamais été ni appliquée ni respectée ?
  • Qu’est ce qui a empêché à Dénis Sassou Nguésso de déclarer son patrimoine conformément à l’article 48 de la Constitution. Espère-t-il ne jamais se soumettre à cette obligation en changeant la Constitution ?
  • Comment les Congolais se sentent-ils en ayant à la tête de leur pays des dirigeants qui ne respectent pas les lois et règlements de la République et particulièrement la Constitution ?
  • Doit-on penser que la Constitution du 20 Janvier 2002 n’était pas faite dans l’intérêt du peuple et du pays ?
  • Dénis Sassou Nguésso ne sait-il pas qu’il est lié par le serment qu’il a prêté ?

Bref, autant de questions qui mettent en lumière le scénario mis en place pour permettre à Denis Sassou Nguesso de demeurer au pouvoir.

A travers John Kerry, les dirigeants américains ont insisté sur le respect des mandats et souligné avec force que la démocratie était universelle. Ils ont fustigé le concept de la démocratie à l’africaine en relevant que les sociétés civiles fortes, le respect de la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme ne sont pas seulement des valeurs américaines. Ce sont des aspirations universelles.

Il est à noter, sur ce créneau qu’en Janvier 2013, le Président Boni YaYi, Président sortant de l’Union Africaine avait demandé à ses collègues de ne pas tripatouiller la Constitution de leur pays pour demeurer au pouvoir.

La Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Bonne Gouvernance interdit tout amendement ou révision de la Constitution portant atteinte à l’alternance démocratique.

Le Président Sénégalais Macky Sall a déclaré lors de ce sommet sur RFI qu’ils sont les Premiers à décourager les Changements de Constitution en Afrique.

Le discours des autorités américaines de dérangent pas les dirigeants sénégalais puisqu’ils le font tous les jours.

A l’évidence, le Sommet USA-Afrique a permis de mettre en évidence l’existence de deux camps présidentiels en Afrique :

Celui de la Jeune génération des Présidents africains qui sont très respectueux des principes démocratiques, de l’état de droit, de l’alternance démocratique, de la limitation des mandats et une génération d’hommes se disant forts, qui s’accrochent au pouvoir et ne veulent pas le quitter considérant qu’ils sont irremplaçables, indispensables alors que leurs bilans comme dans le cas du Congo ne sont pas brillants.

Quand on se réfère au Congo et à la pratique Constitutionnelle qui s’y déroule, on peut se demander s’il existe une Constitution que nos dirigeants actuels peuvent respecter.

Les Congolais savent ce qui s’est passé le 18 mars 1977. La Constitution n’a pas été respectée. Celle du 15 mars 1992 a été violée de façon permanente par les acteurs politiques qui pour certains ont créé des milices.

Quant à celle de 2002, les violations ont été flagrantes.

Il est préoccupant pendant que l’on prétend que ce débat se poursuit, de suivre sur RFI, le journaliste François Soudan annoncer qu’il y’aura un référendum, changement de la Constitution, qu’il n’y a pas d’opposition au Congo et que Dénis Sassou Nguésso sera candidat en 2016. Ce qui permet aux Congolais de dire que le scénario et les résultats sont connus d’avance avant même que le Parti au pouvoir et voire même le peuple auquel on se réfère, n’aient décidé. Le débat alors, pourquoi ?

Il s’agit en réalité d’un passage en force, d’un Coup d’Etat Constitutionnel. Le Message est clair : je suis arrivé au pouvoir par les armes et j’entends y rester. Je ne respecterai pas les lois et règlements de la République. Mais les Congolais qui ont beaucoup souffert, ont besoin  de la Paix, de la véritable paix.         

En Conclusion, nous dirons tout simplement que beaucoup de défis restent à relever. Pour l’heure, l’actualité nationale est dominée par le faux débat sur le Changement de la Constitution. A 734 Jours (disons deux ans) de la fin du deuxième, ultime et dernier mandat, les Congolais devraient se préoccuper de la tenue en 2016 d’une élection libre, démocratique et transparente, échéance dont le premier tour se tiendra le 10 Juillet 2016.

Fort est de constater que le Gouvernement ne prend les Choses au sérieux tant du point de vue de la maitrise du corps électoral, de la mise en place d’une Commission électorale véritablement indépendante que de l’élaboration d’un chronogramme qui permettrait que l’élection Présidentielle se déroule dans les délais Constitutionnels et sans la moindre précipitation.

Sur la Constitution, nous disons que le Président Dénis Sassou Nguésso s’est dévoilé et les choses sont claires. Il veut changer la Constitution pour demeurer au pouvoir alors que cette Constitution n’a jamais été ni appliquée ni respectée.

A ce propos, nous lui lançons un appel urgent pour qu’il déclare son patrimoine conformément à l’article 48 de notre loi fondamentale.

Pour le reste sur la Constitution nous réaffirmons notre position à savoir :

  • Non au Changement de Constitution ;
  • Non à la révision de la Constitution ;
  • Non au 3eme mandat de Dénis Sassou Nguésso.

Je vous remercie pour votre aimable attention.                    

 

 

    

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:48
 

Auteur : DIASPORA

 

CONGO BRAZ GRAND MEETING A PARIS LE 15 AOÛT 2014

 

 

                

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:08
 

 

 

CONGO BRAZ MOUVEMENT CITOYEN POUR LE RESPECT DE L’ORDRE CONSTITUTIONNEL .

 

Discours de Gilda Rosemonde MOUTSARA-GAMBOU

Guilda Rosemonde Moutsara-Gambou

Le courage d’une femme qui dénonce les injustices au péril de sa vie.

 

Touche pas a ma constitution

 

 

 

Meeting du 03 Août 2014

Palais des Congrès

 

 

Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel

Et

Sauvons le Congo

 

Discours de Gilda Rosemonde MOUTSARA-GAMBOU

Porte-Parole du Mouvement Citoyen

 pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel
 

Chers citoyens,

 

Le Président de la République s’est exprimé à Washington, lors d’une conférence de presse et sur RFI. A la question de savoir si la Constitution va être changée ou non, le Président de la République répond que le débat se développe au niveau du peuple, qu’il s’agit d’un débat en vue d’un changement de Constitution pour l’intérêt du pays, pour que les institutions du pays progressent.

Mais il est clair pour nous tous que le changement de la constitution voulu par la majorité présidentielle n’a pour seul but que celui de permettre au Président de la République de pouvoir prétendre à un mandat supplémentaire.

Oui, chers citoyens, avec le changement de la Constitution, le Président de la République veut ouvrir la porte d’une nouvelle candidature en 2016. Il l’exprime clairement en évoquant l’exemple de l’Allemagne où les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Mme Angela Merkel, à cause, dit-il, de l’efficacité de son travail.

Nous rejetons cet argument pour la simple raison que Madame Angela Merkel est Chancelière de la République d’Allemagne, de ce fait, les allemands peuvent lui accorder autant de mandats possibles sans jamais avoir le sentiment d’enfreindre aucune loi et remettre en cause l’avancement de la Démocratie dans leur pays.

Il faut aussi noter que si les allemands ont accordé un troisième mandat à Angela Merkel, c’est sûrement parce qu’ils ont estimé que la politique sociale menée par la Chancelière a été à la hauteur de leurs attentes. Est-ce le cas pour notre pays ?

Nous ne le dirons pas assez : la mise en application du projet de société « Le Chemin d’Avenir » du Président de la République, a été un échec sur le plan social. Ceci s’explique par la non- application des dispositions comprises dans le Titre II de la Constitution du 20 janvier 2002. Il s’agit notamment des Droits et Libertés fondamentaux des citoyens. Il faut dire que de nombreux problèmes sociaux persistent depuis plus d’une décennie. Si le Président de la République affirme avoir donné la priorité au système éducatif, à la scolarisation devenue gratuite dans les écoles publiques et rendue obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, la réalité est malheureusement tout autre. En effet, la plupart des établissements scolaires publics sont délabrés. Les écoles primaires manquent de tables-bancs, certaines salles de classe n’ont ni portes ni fenêtres alors que le Congo est un pays producteur de bois. Les collèges et les lycées ne sont pas mieux équipés. Ce qui est contraire à l’article 16 de la Constitution qui dispose que le droit à l’éducation est garanti. A ceci, il faut ajouter le manque criard d’enseignants dans le système primaire et secondaire.

La dégradation du système éducatif oblige les parents à se tourner vers les écoles privées. Certains les parents font même le choix d’envoyer leurs enfants au Sénégal, au Maroc, en France ou même à Kinshasa. De telles initiatives coûtent cher aux familles et accroît l’appauvrissement de celles-ci. Le niveau d’études est en baisse comparé aux années 80, beaucoup  d’enfants quittent l’école avant l’âge de 16 ans, les jeunes filles se livrent à la prostitution, se marient très tôt, leur avenir est hypothéqué par des grossesses précoces.

Le non –accès de la grande majorité des congolais à l’eau potable et la consommation d’une eau non traitée a de conséquences graves sur la santé des populations. En effet, beaucoup de congolais, surtout les enfants, meurent suite à des diarrhées provoquées par cette eau impropre à la consommation. Les femmes et les enfants sont de corvée à longueur de journée, ils transportent des bidons d’eau de 25 litres sur de longues distances. Ce qui les expose à une malformation de la colonne vertébrale, par exemple.

Le Congo-Brazzaville présente une situation sanitaire très préoccupante. Les hôpitaux sont mal équipés, manquent d’eau, de lits, de médicaments. Le congolais se soigne mal ce qui justifie le taux de mortalité constamment en hausse dans notre pays. Pourtant l’article 30 de la Constitution dispose que « l’Etat est garant de la santé publique, les personnes âgées et les personnes handicapées ont droit à des mesures de protection en rapport avec leurs besoins physiques, moraux ou autres, en vue de leur plein épanouissement ». 

Les personnes souffrant de maladies mentales et de névroses se retrouvent dans la rue, sont mal vêtues ou pas du tout, malpropres, se nourrissent dans les décharges publiques, dorment au carrefour de grandes avenues ou au pied des arbres, boivent dans des caniveaux. Elles ont perdu leur dignité. Or l’article 7 dispose que « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation absolue de la protéger et de la respecter ». Tous les citoyens étant égaux devant la loi (article 8), l’Etat a donc le devoir de créer des structures d’accueil permettant à ces citoyens de jouir de leurs droits fondamentaux et de retrouver leur dignité humaine.

Le taux de chômage est de plus en plus important surtout en milieu jeune. De nombreux jeunes diplômés peinent à trouver un emploi en rapport avec leur formation. Ce qui est contraire aux dispositions de l’article 24 : « L’Etat reconnaît, à tous les citoyens, le droit au travail et doit créer les conditions qui rendent effective la jouissance de ce droit ».

La baisse du pouvoir d’achat des ménages, surtout dans des familles à revenu unique augmente la précarité des populations. Quant aux retraités,  quelle misère après avoir servi la nation ! La situation  des étudiants au Congo comme à l’étranger devient de plus en plus préoccupante à cause des paiements irréguliers de leurs bourses d’études.

L’allègement quotidien du panier de la ménagère dû à l’augmentation incontrôlée des prix sur le marché,  obligent de nombreuses familles à se contenter d’un seul repas par jour. Un œuf coûte aujourd’hui 200 F CFA.

Le système de transport est médiocre. A cause du mauvais état des routes, les congolais sont confrontés au quotidien au phénomène de « demi-terrain », dépensant en moyenne 1000 F CFA par jour.

L’environnement insalubre dans lequel vivent les congolais s’expliquent par l’absence d’une politique d’assainissement des lieux publics comme les marchés, les hôpitaux, les avenues… Ce qui va à l’encontre de l’article 35 de notre Constitution qui dit que « Tout citoyen a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable. L’Etat veille à la protection et à la conservation de l’environnement ».

Conformément à l’article 34, l’Etat a le devoir de protéger les enfants et les adolescents contre l’exploitation économique ou sociale. Combien d’enfants travaillent, vendent dans les marchés ou dans les coins de rues ? Combien d’entre eux parcourent de longues distances à pieds parce qu’ils ont la responsabilité d’accompagner un parent handicapé ou aveugle ?

Notre Constitution dispose aussi en son article 31 que l’Etat doit assister la famille dans sa mission de gardienne de la morale et des valeurs compatibles avec l’ordre républicain. On assiste malheureusement à la perte des valeurs, de la morale, du respect. Les mineurs accèdent librement aux débits de boissons, ils consomment de l’alcool à outrance, fument et déambulent dans les rues jusqu’à des heures tardives.

De nombreux citoyens détenus dans les postes de police et les prisons subissent des actes de tortures, des traitements cruels, inhumains et dégradants, actes interdits par l’article 9 de la Constitution. 

L’absence de salles de cinéma, des théâtres, des maisons d’édition porte atteinte au droit à la culture garanti à tous par l’article 22.

Le droit de propriété et le droit de succession garantis aux citoyens par l’article 17 sont constamment violés. On ne compte plus le nombre de veuves et d’orphelins chassés du domicile familial après le décès de l’époux ou du père.

Chers citoyens,

Au regard de toutes les situations évoquées ci-dessus, dont la liste n’est pas exhaustive, il n’y a aucun doute sur le fait que la Constitution du 20 janvier 2002 n’a pas été appliquée. Par conséquent, son changement n’est pas justifié. Bien au contraire, elle doit être maintenue et appliquée afin de permettre au peuple Congolais de jouir des droits et libertés fondamentaux qu’elle lui garantit.

Peuple Congolais,

Reconstruire une nation, c’est avant tout reconstruire les hommes. Mais le constat est que toute action politique, tout projet, tout investissement a jusqu’ici laissé les congolais au bord de la route. Sinon comment expliquer cette pauvreté criarde des familles ? Comment expliquer l’inexistence  d’une classe moyenne et ce grand fossé entre les riches et les pauvres ?

Nous sommes une nation, de ce fait, nous avons en partage un territoire, une histoire, une culture et des traditions, mais surtout les richesses et les ressources naturelles de notre pays. La mission de tout citoyen élu à la tête de notre pays devrait être celle de faire en sorte que chaque citoyen congolais retrouve sa part de richesse dans sa vie quotidienne. Vivre dans un environnement sain et salubre, fréquenter des écoles publiques bien équipées, être accueilli et soigné dans des hôpitaux modernes, trouver un emploi, se loger, se nourrir…C’est ce à quoi nous devrions tous avoir droit.

La non-application de notre Constitution a remis en cause notre patriotisme et l’unité nationale. En effet, beaucoup de congolais n’aiment plus le Congo, ils n’ont plus d’amour pour leur pays. Qu’ils vivent sur le territoire national ou ailleurs, les congolais ne sont plus fiers d’être citoyens du Congo-Brazzaville parce que  leurs espoirs ont été trahis par les politiques. 

Je veux vous dire aujourd’hui que ce n’est pas la Constitution du 20 Janvier 2002 qui a montré ses limites et ses insuffisances, mais c’est le système actuel qui n’a pas su répondre à nos attentes. La mauvaise gouvernance a plongé la plupart des congolais dans une détresse extrême et une solitude profonde.

Notre responsabilité aujourd’hui consiste à être exigent sur le fait qu’à l’avenir qu’aucun Président ne se maintienne à la tête de notre pays en faisant sauter le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels par le changement de la Constitution, et ce quel que soit son bilan.

Si en ce jour, 3 août 2014, il y a dans cette salle du Palais des Congrès, un citoyen, un jeune, une femme, un enfant, un homme qui, après la déclaration du Président de la République, a le sentiment que  les jeux sont faits, qu’un référendum aux apparences démocratiques aura lieu, et que de ce fait, le président de la République obtiendra un troisième mandat malgré le serment qu’il a prêté de défendre et de respecter la Constitution, d’assurer la continuité de l’Etat, qu’il trouve ici sa réponse.

Pour finir, je vais vous raconter une histoire. Un jour, dans cette même salle s’est tenue la Conférence Nationale Souveraine, à l’issue de laquelle nos aînés, assis sur ces mêmes sièges,  ont pris le courage et la responsabilité de donner une nouvelle orientation politique à notre pays. Ils ont fait le choix de la Démocratie. Ils ont décidé ensemble, en toute responsabilité, que plus jamais, il ne sera permis à quiconque de conserver le pouvoir indéfiniment. Ils ont traduit cette résolution dans la Constitution de Mars 1992 à travers la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Cette disposition a été reprise dans la Constitution du 20 janvier 2002, mettant ainsi notre pays sur la voie de l’alternance démocratique.

Il nous appartient, aujourd’hui, jeunesse congolaise, de prendre notre part de responsabilité. C’est à notre tour de décider de l’avenir de notre pays. Oui, le moment est venu pour nous de défendre ces acquis. Pour que notre pays avance, défendons ensemble la Constitution du 20 janvier 2002, malgré les limites et les insuffisances qui lui sont reprochées. Oui, nous y arriverons, avec détermination et courage, parce que le Congo passe avant tout, parce que nous sommes le Congo, parce que nous sommes une Nation.

 

Je vous remercie.

 

                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 13:52

 

 

CONGO BRAZ SOMMET USA/AFRIQUE : PLACE A LA NOUVELLE GENERATION

 

Le premier sommet Etats-Unis / Afrique se déroule du 4 au 6 août 2014 à Washington. Les pays africains estiment que l’Amérique ne s’intéresse pas beaucoup au Continent, sauf lors des crises. Ce sommet est, pour les autorités américaines, l’occasion d’inverser cette tendance, comme l’explique Robert Jackson, directeur Afrique du département d’Etat américain, et invité d’Anne-Marie Capomaccio.

SOMMET USA AFRIQUE

Un panneau annonçant le sommet Etats-Unis-Afrique devant le bâtiment du département d'Etat à Washington, le 31 juillet 2014

Un panneau annonçant le sommet Etats-Unis-Afrique devant le bâtiment du département d'Etat à Washington, le 31 juillet 2014 (Photo Paul J. Richards . AFP)

 

RFI : quel est l’objectif de ce sommet ?

Robert Jackson : Nous voulons mettre en exergue toutes les bonnes choses qui se passent en Afrique et la croissance de l’Afrique. Huit des dix économies qui croissent le plus rapidement sont actuellement des économies africaines. Et sur les 20 pays qui croissent le plus rapidement, il y a 10 pays africains. L’Afrique est en train de changer et c’est une occasion de regrouper tous les chefs d’Etat et de gouvernement africains pour parler de l’avenir. Nous avons eu un sommet très réussi avec les jeunes entrepreneurs africains. C’est vraiment une occasion pour mettre en exergue la prochaine génération et voir comment gouverner pour mieux préparer l’Afrique pour les nouveaux défis.

Le thème du sommet est « investir dans la nouvelle génération » avec ce rassemblement des jeunes entrepreneurs. Est-ce que le sous-titre du message est que la génération, qui est en place aujourd’hui, n’a pas réussi ?

Non, au contraire, je crois que l’on peut dire qu’il y a beaucoup de réussites vu les changements économiques qui sont déjà en progrès. Cependant, nous avons plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement qui vieillissent. C’est clair que dans peu d’années, il y aura plusieurs changements de leader, alors c’est le moment de préparer tout le monde aux changements qui arrivent au sens politique et au sens économique.

Le secrétaire d’Etat, John Kerry, a d’ailleurs pris position contre les changements de Constitution et les chefs d’Etat qui veulent se maintenir au pouvoir. Est-ce que c’est un sujet qui sera abordé lors du sommet ?

Je suis certain que cela va être abordé lors du sommet. Notre position est très claire : nous ne voulons pas de changement dans les Constitutions. Il y a au moins quatre ou cinq leaders actuels qui parlent d’un changement de leur Constitution. Il faut regarder l’histoire récente et, à ma connaissance, il y a onze pays africains qui ont étudié des changements pour enlever les limites sur les mandats des chefs d’Etat. Huit ont voté pour éliminer ces limites, mais trois ont déjà décidé de garder ces limites. Et notre préférence, c’est de prendre une position claire que nous croyions que ces trois ont raison, et nous espérons que les autres vont suivre leur exemple.

Quelle sera la réaction de l’administration américaine si les Constitutions sont changées et si les chefs d’Etat se maintiennent au pouvoir ?

Si les Constitutions sont changées par les citoyens, c’est leur droit. Mais nous espérons, en prenant une position claire, que nous pouvons encourager de rester avec les limites de mandats qui sont en place.

Le président Obama a des origines africaines. La rue africaine, l’opinion publique a été extrêmement heureuse lorsqu’il a été élu. Et aujourd’hui, ils sont quand même un peu déçus, car ils pensent qu’il n’y a pas une assez forte implication. Que pouvez-vous leur répondre ?

Je répondrais ceci : je sais que le président regrette de n’avoir pu voyager en Afrique que deux fois depuis son arrivée au pouvoir et je pense que c’est une des raisons de ce sommet. Il invite les leaders africains à venir ici et c’est une occasion pour avoir les conversations qu’il n’a pas pu avoir dans leurs pays. Toute la semaine va être focalisée sur l’Afrique et c’est une très bonne chose. Parce que vous savez bien que normalement, l’Afrique est connue pour ses crises, mais il y a beaucoup de bonnes nouvelles et c’est cela que nous voulons mettre en exergue.

Source : RFI

                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 11:21

 

 

CONGO BRAZ SOMMET USA/AFRIQUE : MESSAGE DE John KERRY AUX DIRIGEANTS AFRICAINS

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le 4 août 2014 à Washington D.C.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le Lundi  4 août 2014 à Washington

 

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, s'est exprimé lundi devant un parterre d'acteurs africains de la société civile, au premier jour du sommet États-Unis - Afrique. Il a vanté les valeurs démocratiques et les droits de l'homme.

"Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques". Les propos prononcés lundi 4 août par le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, devant un parterre d'acteurs africains de la société civile n'ont rien de surprenants.

Depuis des mois, Washington s'oppose à toute modification de la Constitution destinée à permettre à un chef d'État de se maintenir au pouvoir. Une option évoquée dans plusieurs pays du continent (Burkina Faso, RDC, Congo-Brazzaville ou encore Burundi) alors que se rapprochent les prochaines échéances électorales.

Le dictateur Denis SASSOU NGUESSO l'entendra t'il de cette oreille ?

Washington, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:07

 

 

 

CONGO BRAZZLE SOMMET USA/AFRIQUE A OUVERT LE BAL SUR L'ALTERNANCE POLITIQUE & DEMOCRATIQUE 

 

Le président sénégalais Macky Sall et le conseiller à la Maison Blanche John Podesta durant le sommet Etats-Unis / Afrique à la Maison Blanche à Washington, le 4 août 2014

Le président sénégalais Macky Sall et le conseiller à la Maison Blanche John Podesta durant le sommet Etats-Unis / Afrique à la Maison Blanche à Washington, le 4 août 2014 

 

Lutte contre la corruption, protection de la liberté de la presse mais surtout respect de l’alternance politique au sommet de l’Etat: Washington a insisté lundi 4 Août 2014 sur les composantes de la démocratie au premier jour d’un sommet USA-Afrique sans précédent largement centré sur l’économie.

Cinquante pays sont représentés dans la capitale fédérale américaine: 35 présidents, neuf Premiers ministres et un roi, celui du Swaziland, dernière monarchie absolue d’Afrique, ont notamment fait le déplacement pour cette rencontre de trois jours qui débute au moment où le continent fait face à l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière jamais enregistrée.

Tisser des liens économiques plus solides entre les Etats-Unis et l’Afrique, région prometteuse à la croissance supérieure à celle du reste du monde (le FMI table sur 5,8% en 2015): tel est l’objectif central de ce sommet annoncé il y a un an par le président Barack Obama qui voit dans le continent le «prochaine grande +success story+ mondiale».

Mais au premier jour des discussions, le vice-président Joe Biden a d’abord appelé les leaders africains à lutter contre «le cancer de la corruption» tandis que le secrétaire d’Etat américain John Kerry insistait sur la nécessité d'«une société civile forte, le respect pour la démocratie, l’Etat de droit et les droits de l’homme».

Citant l’exemple de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, M. Kerry a affirmé que la plupart des peuples d’Afrique étaient favorables à une limitation à deux mandats pour leurs dirigeants. «Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques», a-t-il assuré.

Le secrétaire d’Etat s’est cependant gardé de nommer qui que ce soit et n’a pas évoqué ouvertement les cas de la Guinée équatoriale, du Rwanda, de l’Ouganda, de l’Angola ou du Cameroun et de leurs indéboulonnables présidents Teodoro Obiang Nguema, Paul Kagame, Yoweri Museveni, Eduardo dos Santos et Paul Biya, tous invités à Washington.

Dans la matinée, il a rencontré dans la matinée le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila à qui il avait demandé directement, en mai, lors d’une visite à Kinshasa, de respecter la limite à deux mandats imposée par la loi fondamentale congolaise, dans la perspective des élections de 2016.

«Un Etat de droit, c’est aussi le fait que les dirigeants ne gardent pas le pouvoir éternellement», avait martelé il y a quelques jours Barack Obama devant des étudiants africains.

 

- «Respect de l’appareil judiciaire» -

Sur le dossier sécurité, la menace d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), les attaques répétées de Boko Haram, la guerre civile au Soudan du Sud ou encore les offensives meurtrières des shebab somaliens au Kenya seront immanquablement abordés.

Pour le président des Etats-Unis, l’un des sujets centraux du sommet sera «de trouver les moyens de renforcer les capacités africaines dans les efforts de maintien de la paix et de résolution des conflits».

Avant son départ pour Washington, le président camerounais Paul Biya a souligné que cette rencontre devait être l’occasion de mettre en place, avec le Nigeria, le Niger et le Tchad, une véritable «stratégie régionale» pour lutter contre Boko Haram.

M. Kerry s’est entretenu lundi avec le président burundais Pierre Nkurunziza devant qui il a plaidé pour le «respect de la loi, de l’appareil judiciaire, de l’armée et d’institutions qui protègent les citoyens». Le chef de l’Etat burundais lui a répondu, en français, que son pays était en «post-conflit» et qu’il «savourait aujourd’hui les dividendes de la paix».

La communauté internationale et des organisations des droits de l’homme s’inquiètent depuis plusieurs mois d’une montée des tensions sur fond de violence politique et d’entraves aux libertés au Burundi, à l’approche du scrutin de 2015 dans ce pays des Grands Lacs sorti en 2006 de 13 ans de guerre civile.

Mais c’est une crise sanitaire, celle du virus Ebola, à l’origine de près de 900 morts en Afrique de l’Ouest, qui était dans tous les esprits au lancement de ce sommet. Accaparés par la gestion de la crise, le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma et son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf ont renoncé à venir aux Etats-Unis.

Des contrôles médicaux seront mis en place à l’arrivée sur le sol américain pour les délégués venant de pays affectés, avec un éventuel placement en quarantaine si un individu présente des symptômes de la maladie.

Si M. Obama n’a prévu aucune rencontre bilatérale, un dîner à la Maison Blanche aura lieu mardi soir, à l’issue d’une journée exclusivement consacrée à l’économie.

La prolongation de l’Agoa, le programme américain accordant des avantages commerciaux à certains produits africains, ou encore l’initiative «Power Africa», qui vise à doubler l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, seront au menu des discussions.

 

Washington, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 
                          
 
 
 
 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                              drapeau france

    

                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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