31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 16:05

 

Par M.U.D.C

 

CONGO BRAZZALETTRE DU M.U.D.C AU Président Américain Barack Hussein OBAMA à l’ occasion du   PREMIER SOMMET  ETATS UNIS / AFRIQUE DU 5 ET 6 Août 2014  

 

obama

        

 

Mouvement pour l’Unité et

le Développement du Congo

          M.U.D.C

         ********          

  Le Secrétaire Général

   190B, rue des Landes

        78400 Chatou

            France

 

                                      Monsieur OBAMA Barack Hussein,

                                        Président des Etats Unis d’Amérique,

 

                                                             1600 Pennsylvania,

                                                              Ave NW Washington, DC 20500

                                                                                                          

                                                                                        Paris, le 30 juillet 2014

 

Objet : Avez-vous bien compris le rôle historique qui vous  attend pour que les choses changent en Afrique ?

 

Monsieur le Président,

Les 5 et 6 août prochains, vous allez accueillir, à Washington, les chefs d’Etat africains à l’occasion du premier sommet Etats Unis / Afrique. Il s’agit d’un grand moment historique, qui ouvre une nouvelle ère dans les relations entre les Etats Unis d’Amérique et l’Afrique. Mais c’est surtout pour nous, Jeunes et Démocrates Africains, l’opportunité de vous poser cette question fondamentale : Avez-vous bien compris le rôle historique qui vous attend pour que les choses changent en Afrique ?

 

Cette question devrait interpeller votre conscience, en tant que démocrate mais aussi en tant que le fils de votre père, Barack OBAMA Sr, qui s’était beaucoup battu en son temps pour cette problématique cruciale de la démocratie dans son pays, le Kenya. Aujourd’hui vous êtes face à l’Histoire et c’est tous les peuples opprimés d’Afrique qui ont placé leurs espoirs en vous et qui attendent de ce sommet des mesures concrètes et non pas de simples postures diplomatiques sur cette problématique cruciale de la Démocratie et du respect des Constitutions en Afrique. Ce sommet USA / Afrique est le sommet de tous les espoirs et c’est tout un continent qui retient son souffle et attend ses conclusions. Ne les décevez pas.

Aussi, compte tenu de l’importance et du caractère historique de ce sommet, et pour que chacun prenne bien conscience des enjeux historiques qui se jouent actuellement sur le continent africain, nous avons pensé qu’il était de notre devoir de vous apporter un certain éclairage, en mettant en exergue quelques éléments d’appréciation avant la tenue de cette rencontre tant attendue de Washington.

 

Vous avez dit, à Accra, au Ghana, que l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts, et parmi les Institutions fortes, il y a la Constitution. Pourtant, comme vous le savez, ils sont un certain nombre de chefs d’Etat africains qui sont concernés par la limitation du nombre de mandats et qui sont tentés par des modifications constitutionnelles. Nous pouvons citer, pêle-mêle : le Béninois Thomas Boni YAYI, le Burkinabè Blaise COMPAORE, les Congolais Denis SASSOU N’GUESSO (Congo Brazzaville) et Joseph KABILA (République Démocratique du Congo), le Rwandais Paul KAGAME, etc.

Parmi eux, certains affichent à leur compteur 27 voire 30 années d’exercice de pouvoir sans partage, une longévité au pouvoir hors norme. Et d’ailleurs, nous ne vous apprendrons rien si nous vous disons que Denis SASSOU N’GUESSO par exemple, qui est aujourd’hui âgé de 72 ans dont la moitié passée au pouvoir, était déjà Président, en 1979, quand vous n’étiez vous-même encore qu’un jeune garçon de 18 ans, loin, très loin même, d’imaginer que vous deviendriez un jour le premier Président Noir des Etats Unis d’Amérique.

Nul doute qu’ils seront tous présents à Washington les 5 et 6 août. Ils vous écouteront sagement mais au final, ils vous rétorqueront que chaque Etat est souverain et que par conséquent, ce qui est important, c’est ce que pense le peuple.

 

Leur stratégie est simple et c’est une stratégie commune. Il s’agit d’utiliser l’arme constitutionnelle du référendum pour abroger le verrou constitutionnel de la limitation du nombre de mandats. Nul besoin donc de s’appeler Cassandre ou Protée pour deviner qu’ils se concertent régulièrement et en parlent entre eux. De toute façon en Afrique c’est bien connu, dès qu’un chef d’Etat ouvre la marche, tous les autres suivent comme par reflexe. C’est un vrai club d’amis et ils agissent par mimétisme.

 

Le principal argument avancé pour défendre leur projet de référendum sur la modification ou le changement de Constitution, c’est de dire que le peuple est souverain et c’est à lui de décider. Or, cela suppose que le vote soit totalement libre, honnête et transparent ; ce qui, chacun conviendra, est très loin d’être le cas dans tous ces pays aujourd’hui. Il s’agirait en réalité d’organiser de pseudo-référendums en trompe-l’œil pour masquer leur passage en force. Et d’ailleurs, ils disent tous, « je vais gagner car le peuple est avec moi ».

 

Et puisque leurs peuples sont avec eux, seraient-ils donc prêts à accepter que, dans un souci d’équité, de sincérité et de transparence, le référendum que chacun d’eux appelle de ses vœux soit organisé, en amont et en aval, par un organe véritablement indépendant, sous le contrôle strict et la supervision totale des Nations-Unies ? Si tel n’est pas le cas, il s’agit donc bien là d’un argument purement fallacieux. En vérité, chacun sait que s’ils envisagent tous d’organiser des référendums pour abroger le verrou constitutionnel sur la limitation du nombre de mandats destiné à limiter la durée de vie au pouvoir de chefs d’Etat, c’est tout simplement parce qu’ils savent qu’ils vont en truquer les résultats.

 

Quant à l’idée selon laquelle la limitation du nombre de mandats serait anti-démocratique, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne tient pas la route non plus car cela reviendrait à mettre en question la réalité même de la démocratie aux Etats Unis, qui est la plus grande démocratie du monde, et où la limitation, au nombre de deux maximum, des mandats présidentiels est pourtant la règle admise par tous et incontestée.

 

C’est autant dire que le véritable enjeu est là. Il faut donc à tout prix maintenir ce verrou constitutionnel sur la limitation du nombre de mandats, seul gage de l’alternance à la tête de l’Etat dans ces pays où l’histoire des élections prouve à chaque scrutin que les gens ne peuvent pas faire leur choix librement et en toute sincérité.

 

L’autre argument tout aussi fallacieux qui est également avancé c’est de dire que ces chefs d’Etat sont indispensables notamment pour la paix et la stabilité de leur pays mais aussi plus généralement pour le reste du continent. Véritables artisans infatigables de paix dans l’espace continental, que deviendrait donc l’Afrique sans eux ?

 

Ce genre d’argument montre à quel point ces chefs d’Etat manquent cruellement de sagesse et d’humilité. Ils se considèrent comme étant irremplaçables. C’est à se demander qu’en serait-il advenu du peuple de l’Inde sans le Grand GANDHI, du peule Noir-Américain sans le Grand Martin LUTER KING ou du peuple Sud-Africain sans le Grand Nelson MANDELA ? C’est dire que notre Humanité a connu bien de Grands Hommes d’exception mais qui pourtant ont bien fini tous par partir un jour sans pour autant que cela n’interrompe la marche de l’Humanité. Nul n’est éternel et il faudra donc bien partir un jour. Ainsi va le cycle de la vie.

On voit bien qu’il s’agit là encore d’une insulte à l’intelligence collective des peuples africains. La vraie question ne serait-elle pas de savoir si ces chefs d’Etat qui passent pour d’incontournables négociateurs, médiateurs et pacificateurs, souvent autoproclamés, de la plupart des conflits sociopolitiques sur le continent et qui en ont fait leur assurance-vie et leur fonds de commerce pour se rendre indispensables, notamment aux yeux de la France, ne seraient-ils pas tout simplement de véritables « pompiers pyromanes » ? Et puis, faudrait-il croire par ailleurs en l’existence d’une corrélation intrinsèque entre le fait d’être un grand négociateur, un médiateur et un pacificateur des conflits sociopolitiques et le fait d’être chef de l’Etat, en ce sens que l’un n’irait pas sans l’autre ?

Si l’on s’intéresse d’un peu plus près au cas particulier de Denis SASSOU N’GUESSO, l’homme qui fait feu de tout bois, médiateur autoproclamé dans les crises sociopolitiques en Centrafrique et en République Démocratique du Congo, qui, selon sa propagande officielle, serait devenu semble-t-il l’infatigable et l’incontournable artisan de la paix dans cette partie du continent, eh bien, hormis la fanfaronnade et le spectacle qu’il fait en organisant chez lui, à Oyo ou à Brazzaville, des rencontres à coups de millions de pétrodollars dont son peuple est privé, est-ce qu’il peut énumérer les francs succès qu’il aurait déjà obtenus dans le cadre de ces médiations et qui pourraient par conséquent être unanimement reconnus et salués par l’ensemble de la communauté africaine et internationale ?

Quant à l’argument qui consisterait à faire croire au monde entier que ces chefs d’Etat seraient les seuls hommes forts capables de garantir la stabilité dans leur pays, il faut tout simplement souligner que la véritable stabilité d’un Etat ce sont des Institutions fortes, l’indépendance de la justice et le respect du droit et de la Constitution. Ceux qui oppriment leur peuple, qui privent leur peuple de liberté et musellent leur peuple, sont ni plus ni moins que des dictateurs et certainement pas des garants de la paix et de la stabilité.

Un argument qui est également utilisé par ces chefs d’Etat africains pour justifier les bilans de leurs longs règnes à la tête de leur pays, qui sont largement négatifs à tout point de vue, c’est de dire qu’on a trop tendance à appliquer un peu facilement à l’Afrique les concepts occidentaux de gouvernance et de démocratie. Selon eux, être à la tête d’Etats africains, cela n’a rien à avoir avec être Président de la France ou des Etats Unis.

Il s’agit là encore, d’une insulte inacceptable faite à l’Afrique et aux Africains. Car cela reviendrait à dire que les pays et les peuples d’Afrique seraient un monde à part. De quoi accréditer cette théorie méprisante et insultante chère à l’ancien Président français Nicolas SARKOZY selon laquelle l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire, ou donner raison à un autre ancien Président français, Jacques CHIRAC, lequel affirmait que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie. C’est dire combien de telles assertions émanant de surcroit de chefs d’Etat africains, dans ce monde mondialisé et interconnecté du 21ème siècle, sont tout simplement insultantes et inacceptables. Cela ne peut que témoigner de l’indignité de ces chefs d’Etat.

Pire, alors qu’ils ont déjà passé 10, 15, 20, 25 voire 30 ans au pouvoir, ils disent tous qu’ils ont encore besoin de plus de temps pour obtenir des résultats.

Par exemple, à 72 ans dont la moitié passée à la tête d’un petit pays riche en pétrole, avec une faible population d’à peine 3,5 millions d’habitants, Denis SASSOU N’GUESSO ne se gêne guère de dire haut et fort, au mépris total du principe élémentaire de la continuité de l’Etat, qu’il a besoin de plus de temps pour mener jusqu’à leur terme les « grands travaux » d’infrastructures qu’il aurait engagés et qui feraient, selon lui, du Congo un pays émergent en 2025. Autrement dit, il ne veut pas quitter le pouvoir avant 2025, au moins.

Or, tous les Congolais savent que Denis SASSOU N’GUESSO est le seul Président du Congo qui a eu et l’argent et le temps et la stabilité politique qui auraient pu lui permettre de faire beaucoup de choses pour ce pays mais il n’a rien fait.

Faudrait-il lui rappeler que la production pétrolière journalière du Congo s’élève à pas moins de 300 000 barils/jour et le prix du baril de pétrole est en moyenne de 100 dollars depuis 2008, avec des pics allant jusqu’à 150 dollars/baril ? Et qu’a-t-il donc fait de toute cette manne pétrolière pendant toutes ces années ? En 30 ans de pouvoir sans partage et couronnés de booms pétroliers ayant généré des flux financières colossaux dans le pays, est-il parvenu à améliorer significativement le niveau de vie des Congolais ? Eh bien, pas du tout. Et pour cause, dans son rapport 2014, la Banque Mondiale note que la moitié des Congolais vivent toujours sous le seuil de pauvreté, avec moins de 1 dollar US par jour et le Congo est classé 136ème sur 182 à l’Indicateur de développement humain (IDH) du PNUD. Et que dire de la situation sanitaire du pays, de l’école, de la couverture du pays en électricité et en eau potable…

Quand il n’a pas servi à acheter des armes en Chine, en Russie ou en Corée du Nord (en violation de l’embargo international) destinées à massacrer le peuple en cas de révolte populaire, l’argent du pétrole congolais est utilisé à des fins purement personnelles de Denis SASSOU N’GUESSO et sa famille, qui le détournent et le placent dans leurs comptes bancaires privés, en Chine, au Maroc et dans des paradis fiscaux ; ou achètent des biens mobiliers et immobiliers de luxe en France (cf. Affaire des Biens Mal Acquis), à Dubaï et un peu partout ailleurs dans le monde ; ou organisent de somptueuses fêtes d’anniversaires à Saint-Tropez ou encore de pseudo-forums à Brazzaville, qui ne sont en réalité que des opérations de communication à la gloire de Denis SASSOU N’GUESSO lui-même, à l’instar des forums Build Africa et du fameux Forbes Africa.

Ces messes à sa gloire sont des moments qu’il affectionne particulièrement car cela lui permet surtout d’affirmer sa grandeur et d’afficher ostensiblement sa puissance financière devant des personnalités venues du monde entier et qui pour la plupart sont devenues ses obligés, et dont il ne boude même plus son plaisir de les voir à ses pieds et de les cadeauter à sa guise. C’est le cas notamment de l’ancien Président français Nicolas SARKOZY, lequel rêve pourtant de retrouver son fauteuil présidentiel en 2017 mais qui n’a pas hésité le moins du monde d’interrompre ses vacances, le 25 juillet, pour aller faire honneur au tout puissant Denis SASSOU N’GUESSO en échange de 100 000 euros. Et avant lui, le désormais ex-président de l’UMP, Jean-François COPE, s’était lui aussi plié à cet exercice, en 2013, et avait empoché 30 000 euros. Denis SASSOU N’GUESSO est donc devenu le maître du jeu. Pas sûr que si Nicolas SARKOZY redevenait Président de la France, il ait encore le courage de monter sur ses grands chevaux face à ce dernier.

Et, pendant que Denis SASSOU N’GUESSO s’amuse et dépense sans compter l’argent du pétrole congolais, les Congolais eux, broient du noir. A titre d’exemple, plus de deux ans après la catastrophe des explosions d’armes de guerre du 4 mars 2012, les milliers de sinistrés vivent toujours dans des abris de fortune et ne sont toujours pas indemnisés, tout comme les parents des victimes de cette catastrophe. Idem pour d’anciens salariés des entreprises étatiques ou multinationales qui ont été dissoutes (Office National des Postes et Télécommunications, Banque Commerciale du Congo, Compagnie Minière de Logoué, AIR AFRIQUE…). Le chômage est endémique et dépasse les 30% au niveau national, plus de 48% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique…

Bref, partout dans le pays la situation devient intenable et le ressentissement est grandissant, à cause notamment de toutes ses frasques financières et de son mépris évident pour le peuple. Pourtant, Denis SASSOU N’GUESSO continue d’affirmer, avec le cynisme quasi-diabolique qu’on lui connaît, que s’il veut modifier ou changer la Constitution c’est parce que le peuple le réclame. Qui peut croire à cela surtout quand on sait que dans l’histoire de ce pays, d’autres Présidents avant lui comme Fulbert YOULOU ou Joachin YHOMBI-OPANGAULT ont été vilipendés pour avoir été accusés, à tort ou à raison, de détournement des deniers publics ? Comme tout le monde entier, tous les Congolais connaissent l’affaire des Biens Mal Acquis et l’affaire des 350 Disparus du Beach ; quel peuple au monde voudrait avoir à la tête de son pays des dirigeants véreux, qui le tuent et qui détournent à grande échelle l’argent public ?

A la lumière de ce qui précède, chacun peut comprendre aisément ce qui anime réellement Denis SASSOU N’GUESSO dans sa volonté de vouloir modifier ou changer la Constitution et rester au pouvoir à vie : c’est tout simplement la volonté de s’accrocher à ses privilèges. A moins qu’il ait tout simplement peur de se retrouver à la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité (cf. Affaire des 350 Disparus du Beach dont l’instruction est toujours ouverte en France). 5 Comme vous pouvez le voir, à la lecture de ces quelques éléments d’appréciation que nous avons très humblement souhaité porter à votre connaissance avant la tenue de ce sommet USA / Afrique, avec cette problématique cruciale du respect des Constitutions, l’Afrique aborde un tournant décisif de son histoire. Très clairement, c’est l’avenir même de la démocratie sur le continent qui est en jeu en ce moment. Cela met tous les Jeunes et Démocrates Africains à la croisée des chemins de leur destin et appelle plus que jamais tous les démocrates du monde entier à condamner fermement et sans plus attendre, toutes les velléités de modifications de Constitutions en Afrique.

Parce que nous savons, Cher Monsieur le Président OBAMA, que vous êtes viscéralement attaché au respect de la dignité humaine, la liberté et la démocratie, nous sommes convaincus que vous aller user de toute votre influence pour contraindre tous ces chefs d’Etat africains qui sont tentés par des modifications constitutionnelles d’y renoncer.

Il ne vous aura pas échappé par ailleurs de voir que nombre de ces pays africains où les chefs d’Etat affichent à leur compteur une longévité au pouvoir hors norme et qui sont tentés par des modifications constitutionnelles, font partie notamment de l’espace francophone et se situent dans la zone d’influence française en Afrique. Il y a donc une impérieuse nécessité de convaincre également la France d’avoir le même point de vue que les Etats Unis sur cette question du respect des Constitutions en Afrique.

Vous disposez en effet d’importants leviers pour faire pression notamment sur le Président français, François HOLLANDE. Habitué à manier très habilement le double langage, même s’il donne publiquement la fausse impression de ne pas cautionner les velléités de ces chefs d’Etat africains de se maintenir au pouvoir, il semble plutôt prêt à les laisser faire, au nom d’un prétendu respect de la France de la souveraineté de ces Etats africains. Il faut dire qu’il est fortement influencé par des lobbies militaro-économiques français qui sont à la solde de ces chefs d’Etat africains.

Cependant, s’il est vrai que le respect de la Constitution implique le respect de la limitation du nombre de mandats, il convient de souligner que cela ne saurait être une fin en soi. Car encore faudrait-il réaliser les nécessaires alternances au pouvoir dans la paix. Autrement dit, il faudra bien prendre garde à ce que les alternances au pouvoir ne se transforment pas en de simples tours de passe-passe à la POUTINE, c’est-à-dire en des glissements dynastiques de pouvoir entre père et fils ou entre oncle et neveu ou encore entre amis. En somme, il faudrait éviter de faire le changement dans la continuité; ce qui risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale et à la stabilité politique. Pour ce faire, il faudrait prendre toutes les mesures nécessaires pour que tout le processus électoral soit organisé, en amont et en aval, par un organe totalement indépendant et idéalement sous le contrôle strict et la supervision totale de l’ONU. L’objectif étant que le vote soit totalement libre, honnête et transparent, et donc ne soufre d’aucune contestation possible. Telle est la condition sine qua non de la réalisation des nécessaires alternances au pouvoir dans la paix sur le continent.

C’est vous dire, Cher Monsieur le Président OBAMA, à quel point la tâche n’est pas si aisée. D’où cette question : Avez-vous bien compris le rôle historique qui vous attend pour que les choses changent en Afrique ?

Mais nous avons pleinement confiance en votre capacité d’agir pour changer le monde. Nous y croyons. Et comme vous l’avez toujours dit vous-même : Yes we can.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, les assurances de ma plus haute considération.

 

Bienvenu MABILEMONO

 Secrétaire Général du M.U.D.C

 

 
 
                          
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 08:57

 

Auteur: PSCRC

 

CONGO BRAZZAPlateforme de la société civile pour le respect de la constitution du 20 Janvier 2002    

 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                          
 
 
 
 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 13:42

 

Par RFI

 

CONGO BRAZZA Benghazi: les milices islamistes prennent le dessus sur l’armée   

 

media

Scène de guerre à Benghazi, est de la Libye. 

 

A Benghazi, dans l'est libyen, les milices islamistes ont pris le dessus sur l'armée régulière. La caserne des forces spéciales, attaquée depuis une semaine par les milices du Conseil de la Choura, des révolutionnaires de Benghazi, a été prise mardi soir. Les militaires se sont repliés dans d'autres secteurs de la ville.

Ansar al-Charia et les milices du Conseil de la Choura ont employé les grands moyens. Selon les médias locaux, les combattants ont déversé mardi un déluge de missiles sur la caserne des forces spéciales, obligeant les soldats du colonel Wanis Abu Khamada à quitter les lieux. Dans la nuit, le chef d'Ansar al-Charia, Mohamed al-Zahawi posait pour la postérité devant la base des forces spéciales, diffusant ensuite le cliché sur les réseaux sociaux.

Un revers sérieux pour Haftar

Cette victoire des milices islamistes est un coup dur pour l'opération Dignité lancée par le général dissident Khalifa Haftar. Les forces spéciales constituent en effet un élément important du dispositif mis en place par le responsable militaire. Celui-ci est positionné à 35 kilomètres au sud de Benghazi et conserve une capacité de riposte aérienne avec notamment des avions de chasse.

Selon un habitant de la ville, contacté ce mercredi matin par RFI, la situation est désormais calme à Benghazi. Il n'y a plus de combat. Mais les forces spéciales du colonel Wanis Abu Khamada qui ont apparemment rejoint les troupes du général Haftar promettent de revenir combattre les milices qui tiennent désormais tout Benghazi. Force est de constater, ce mercredi, que l'opération Dignité du général Haftar, dont l'objectif était de chasser les milices de Benghazi, a pour l'instant échoué.

                          
 
 
 
 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 08:36

 

Par TV5 et AFP

 

CONGO BRAZZAFace au chaos libyen, des Occidentaux sans grande marge de manœuvre    

 

Un incendie ravage un immense dépôt de stockage d'hydrocarbures près de Tripoli le 28 juillet 2014. afp.com - Mohamed Elbosifi
 

 

Paris (AFP) - Les Occidentaux assistent impuissants aux affrontements entre milices rivales qui ont fait près de cent morts en deux semaines en Libye où, depuis la chute de Kadhafi, leur marge de manœuvre a toujours été réduite du fait de la volonté des Libyens eux-mêmes, notent des experts.
Après la mort en octobre 2011 de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi, au terme d'une guerre entre son armée régulière et les rebelles soutenus par les Américains, les Français, les Britanniques et plusieurs pays arabes, les capitales européennes avaient accueilli plusieurs conférences internationales avec des velléités d'aider les autorités libyennes à se doter d'un Etat digne de ce nom, à réorganiser l'armée, à reconstruire l'économie.
Mais ces propositions en matière de formation n'avaient pas suscité l'enthousiasme chez les destinataires.
Les pays occidentaux ont-ils été négligents ? "Les Occidentaux ont bien proposé leurs offres de services et leur expertise en matière de reconstruction mais seulement si les Libyens en faisaient la demande... ça n'a pas été le cas parce qu'on ne le leur a pas imposé", observe Jason Pack, chercheur à l'Université de Cambridge.
Farouchement attachés à leur indépendance acquise en décembre 1951 après la colonisation italienne, les Libyens ne voulaient pas d'ingérence. "Les Libyens se disaient et se disent encore +c'est notre pays+. Ils ont une volonté de le gérer eux-mêmes", souligne Antoine Vitkine, écrivain et réalisateur de documentaires sur la Libye.
- 'La notion d'Etat ne fait pas sens' -
"+C'est notre affaire, à nous de jouer+, se disaient Mahmoud Jibril et Ali Zeidan", selon M. Vitkine. M. Jibril dirigea l'autorité de transition mise en place par la rébellion de mars à octobre 2011, Ali Zeidan a été Premier ministre de novembre 2012 à mars 2014.
Et les schémas occidentaux sur la nécessité d'institutions régaliennes ne sont pas en adéquation avec la société libyenne. "La notion d'Etat ne fait pas sens en Libye", souligne Jean-Yves Moisseron, de l'Institut pour la recherche et le développement (IRD) qui évoque un Etat "fantoche, doté d'embryons d'institutions régaliennes, instrumentalisés dans les logiques tribales".
Du fait de la richesse du pays, les tribus considèrent aussi qu'elles n'ont pas besoin des Occidentaux pour se reconstruire, ajoute-t-il.
Mais le partage du profit de ces immenses ressources en hydrocarbures, parmi les plus importantes d'Afrique, a généré la crise actuelle. "Les alliances tribales n'acceptent plus le partage des ressources pétrolières tel qu'il est. La Libye a atteint un point de paroxysme de la crise, entre ceux qui contrôlent les ressources pétrolières et les islamistes. On assiste à l'effondrement de ce qui reste des structures centrales de l'Etat", observe encore M. Moisseron.
Le chercheur ne croit pas pour autant à une "somalisation" du pays, jugeant que la situation peut encore déboucher sur des alliances redessinées entre tribus car tout le monde a beaucoup à perdre si le pétrole n'est plus exploité.
- Dictature ou chaos -
En attendant, face aux violences, plusieurs pays occidentaux ont demandé à leurs ressortissants d'évacuer le pays.
Pour l'ancien diplomate français en poste à Tripoli Patrick Haimzadeh, le pays est en train de se fragmenter. "Une tragédie se déroule. Les Libyens ont déchanté car il n'y a pas d'avenir pour leurs enfants. Personne ne sait ce qu'il adviendra dans dix ans de ces pays, Syrie, Irak, Libye, tous des ex-colonies qui ont subi ou subissent encore un régime autoritaire, ni s'ils existeront encore".
L'intervention militaire des Occidentaux était-elle une erreur ? "La guerre a été un choix dès le départ et on a ainsi radicalisé les extrémistes des deux bords. Les USA ont compris, après l'Irak et l'Afghanistan, que les interventions militaires ne résolvent rien", estime M. Haimzadeh.
"Fallait-il laisser massacrer des milliers de personnes encerclées par les forces de Kadhafi à Benghazi ? C'est l'éternel choix entre la dictature ou le chaos", s'interroge Antoine Vitkine en référence au déclencheur de l'intervention en mars 2011.
Pour Stefano Silvestri, de l'Institut des affaires italiennes, l'intervention occidentale ne peut être critiquée: "Cela devait être fait mais l'absence d'actions successives pour stabiliser la situation a été clairement une erreur", dit-il, déplorant l'absence de volonté d'installer une présence militaire sur le sol libyen pour favoriser la reconstruction.

 Catherine RAMA

 
                          
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:52

  

 

 EXCLUSIF :

 

CONGO BRAZZADE NOUVEAUX ENNUIS JUCIAIRES POUR Nicolas SARKOZY   

 

Nicolas Sarkozy, qui se disait serein et n’excluait pas de revenir dans l’arène politique, est loin d’en avoir terminé avec la justice : depuis début juillet, il est visé par une nouvelle enquête du parquet de Paris.

Nicolas Sarkozy, qui se disait serein et n’excluait pas de revenir dans l’arène politique, est loin d’en avoir terminé avec la justice : depuis début juillet, il est visé par une nouvelle enquête du parquet de Paris.
 

Une enquête ouverte sur la campagne de Sarkozy en 2007

 Nouvel épisode judiciaire pour l'ancien président : sa campagne de 2007 fait l'objet d'une enquête sur des soupçons de financement illégal. Elle s'ajoute à l'affaire Bygmalion qui porte sur la campagne 2012.

Ce sera peut-être l' de trop. Pour l'ancien comme pour son parti. Selon nos informations, le procureur de la République de a ouvert en toute discrétion, début juillet, une nouvelle enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy et l'UMP. Cette fois, les magistrats s'intéressent à la campagne 2007 de l'ex-chef de l'Etat 
Les investigations visent un système de fausses factures présumé qui, comme dans le cas de l'affaire Bygmalion, aurait permis d'imputer frauduleusement des dépenses de campagne du candidat sur les comptes de son parti. L'affaire a justement été initiée à la suite des découvertes des policiers saisis du dossier Bygmalion. Comme pour l'agence événementielle, il est apparu qu'au moins une société impliquée dans la campagne de 2007 aurait facturé diverses prestations à l'UMP, alors qu'elles avaient été assurées pour le compte du candidat Sarkozy.

Toujours selon nos informations, une première perquisition a eu lieu, le 8 juillet, dans la foulée de l'ouverture de cette nouvelle enquête. Ces investigations, dont le parquet national financier a eu connaissance, sont finalement restées sous la coupe du parquet de Paris, déjà en charge de l'affaire Bygmalion.

Les ennuis judiciaires s'accumulent

Bien que le dossier n'en soit qu'à ses balbutiements, il tombe à un moment clé pour l'UMP comme pour son ancien leader. Mis en examen pour « trafic d'influence, corruption active et recel de violation du secret de l'instruction » dans l'affaire dite des écoutes téléphoniques, Nicolas Sarkozy est aussi visé, directement ou indirectement, par plusieurs autres enquêtes sensibles : le financement présumé de sa campagne 2007 par le régime libyen, l'affaire Bygmalion, celle dite des « sondages de l'Elysée » suspectés d'avoir été surfacturés et commandés à des proches de l'ex-président sans mise en concurrence, ou encore les soupçons d'entente autour de l'arbitrage Tapie.

Jusqu'ici, Nicolas Sarkozy s'est montré serein, balayant toutes les suspicions dont il est l'objet lors d'une interview donnée le 2 juillet. Mieux : l'ancien chef de l'Etat avait laissé entendre qu'il pourrait être candidat aux primaires pour la présidence de l'UMP, prévues à l'automne. Il avait aussi souligné l'absence de toute charge finalement retenue contre lui dans les dossiers Bettencourt ou Karachi, où son nom avait été cité.

Quelle que soit cette fois l'issue de ces nouveaux ennuis judiciaires, nul doute qu'ils pèseront encore un peu plus sur son futur destin politique.
 

Le Parisien

 
 
 
                          
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 12:14

  

 

Auteur :  DAC PRESSE 

 

CONGO BRAPatrick Eric MAMPOUYA EXHORTE LA DIASPORA A PRENDRE SES RESONSABILTES

 

 


   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour à Paris ce samedi matin 26 juillet 2014 à 6h30 en provenance Brazzaville par le vol d’Ethiopian Airline Patrick Éric MAMPOUYA a choisi DAC PRESSE pour livrer ses impressions et sa vision pour un Congo réconcilié et apaisé. Comme, beaucoup d’autres, DAC PRESSE se tourne vers tous les congolais, sans exception, politiques ou apolitiques puisque le sort de notre pays est dans l’association des idées de tous les acteurs qui essaient d'apporter un éclairage au combat pour la restauration de la démocratie.

 

DAC PRESSE : Bonjour, Monsieur Patrick Eric Mampouya, avant d’aborder quelques questions d’actualité, comment allez-vous ?

Je suis très fatigué, épuisé, je dirais même un peu abîmé. La vie à Brazzaville peut vous assommer un taureau combatif en bonne santé comme moi. Je vous rappelle une statistique de l’ONU qui dit que l’espérance de vie au Congo Brazzaville est en moyenne de 54 ans.

La vie à Brazzaville est très dure. Pour peu que vous soyez abordable, on vous ramène des problèmes graves tous les jours. Vous prenez des coups jour après jour en encaissant les problèmes des autres et cela agit sur votre santé.

DAC PRESSE : Vous venez de passer près de 11 mois à Brazzaville, comment trouvez-vous la situation sociale du Pays ?

La situation sociale au Congo est très difficile, à partir du 15 de chaque mois tous les congolais ou presque tirent la langue, personne ne sait comment finir le mois, alors la débrouille est devenu la règle. Tout le monde se débrouille à Brazzaville. Le Congo à une croissance creuse qui ne produit aucun emploi et aucune richesse pour les populations. En zone rurale les gens sont de plus en plus déstabilisés. Les malades ne se soignent plus. Dernièrement j’ai vu à Brazzaville les banderoles d’une grande compagnie de téléphone locale qui proposait des consultations gratuites à l’hôpital de Makélékélé. C’est triste que notre pays en soit arrivé là. Tout ce qui est gratuit, tous les dons intéressent de plus en plus les congolais, alors toute honte bu, même les personnes qui travaillent et n’osaient pas faire la manche vous agrippe littéralement pour que vous réglez leurs problèmes, au Congo on appelle cela faire de la redistribution sociale en fait c’est faire la manche, pour vous convaincre de la situation sociale au Congo, je vous donne un lien. Allez voir les statistiques de l’ONU : http://www.statistiques-mondiales.com/congo_brazzaville.htm

DAC PRESSE : Avec beaucoup d’autres citoyens congolais, vous venez de créer le Mouvement Citoyen de l’Ordre Constitutionnel, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les objectifs de ce nouveau Mouvement ?

Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel est un mouvement pacifique et non violent qui regroupe les ONG, les individualités et les partis politiques qui pensent qu’il ne faut pas changer la constitution de 2002, constitution qu’on a d’ailleurs jamais appliquer. Le mouvement Citoyen n’est pas un parti politique de plus. L’objectif du Mouvement est de faire respecter l’ordre constitutionnel dans notre pays.

Depuis qu’on a imposé le débat sur le changement de la constitution aux congolais, nous avons remarqué que beaucoup de congolais et même les plus éminents n’ont jamais pris le temps de lire la constitution du 20 janvier 2002, alors, le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel s’est donné pour mission d’organiser des débats citoyens dans tout le pays pour expliquer et vulgariser ce qu’est la Constitution et aussi pour exiger son respect.

Nous rencontrons chaque jour un intérêt croissant des populations face à cette thématique malgré les difficultés que nous avons de trouver les salles de réunions à Brazzaville notamment.

Nous voulons faire comprendre à tous les citoyens que cette constitution nous permet de faire une alternance politique démocratique sans violence dans notre pays pour renouveler les équipes qui travaillent pour notre bien être.

L’objectif principal du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel est de dire : NON à la modification de la constitution NON au changement de constitution NON au troisième mandat pour le Président actuel.

 

CONGO BRAZZAV  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DAC PRESSE : Pensez-vous que le pouvoir en place joue le jeu démocratique ?

« Jouer le jeu démocratique », je ne sais pas ce que ça veut dire. Je sais seulement que le Congo n’est pas la Corée du Nord l’une des dernières dictatures au monde, je rajoute tout de suite après que le Congo n’est pas non plus le Sénégal, une démocratie en construction certainement la plus dynamique d’Afrique francophone.

Cela tient sans doute à l’histoire particulière de notre qui est émaillée de violence politique par intermittence et aussi aux intellectuels congolais qui au lieu de défendre leurs valeurs, se laissent souvent tenté par la facilité de l’argent-roi.

La démocratie ne se décrète pas, n’oubliez jamais que les personnes à qui on demande de jouer le jeu démocratique sont issues d’un parti révolutionnaire marxiste léniniste et pour la plupart ces personnes n’ont jamais intégré les valeurs démocratiques. Ils ont changé d’habit (ils ne mettent plus la veste kaki et le col Mao) mais, les fondements de l’idéologie du PCT et de ses cadres n’ont jamais changé ; vous ne pouvez donc pas demander au personnes qui ont le pouvoir dans pays de jouer le jeu démocratique.

DAC PRESSE : Que peut- attendre le MCOC des congolais de l’étranger en particulier la Diaspora congolaise de France ?

Le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel attend beaucoup de la Diaspora, notamment qu’elle soit le relais ou le porte voix de tout ce qui se qui se passe à l’intérieur du pays.

Je tiens à la disposition de toutes les personnes qui le souhaitent le manifeste et l’appel au citoyen congolais qui sont nos deux documents fondateurs.

La diaspora ne peut pas seule, mener un combat politique qui aura son aboutissement au pays ; il faut absolument travailler en synergie avec les acteurs politiques qui sont à l’intérieur du pays. Pour l’instant la versatilité et la légèreté de la diaspora congolaise annihilent toutes les stratégies sérieuses de travailler ensemble.

Personnellement j’ai toujours pensé que le Congo ne se développera pas sans sa diaspora et il faut rapidement poser des actes qui vont rétablir la confiance entre les congolais de l’extérieur et les congolais de l’intérieur. Le débat sur le changement de la constitution nous donne cette opportunité, l’opportunité de travailler ensemble sur une thématique unique : le NON au changement de la constitution.

Comme membre du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, et ancien membre de la diaspora je vais faire tout mon possible pour que les congolais puisse se faire confiance au moins sur l’objectif commun du NON au changement de la constitution.

DAC PRESSE : Il règne actuellement une atmosphère de « guerre larvée » au sein de la majorité des structures politiques congolaises sur l’épineuse question de la modification ou non de la constitution, L’ UPADS engluée dans ses propres turpitudes donne quand même un avis défavorable, le MCDDI malgré les tensions interne donne également un avis défavorable ainsi que l’ARD,, la liste est longue, pourquoi ne pas réunir toutes ces sensibilités pour créer réellement un FRONT UNI contre le pouvoir en place ?

Guerre larvée c’est un peu osé tout de même. Il serait malséant que moi je puisse vous parler des problèmes des partis politiques d’autant plus que je ne suis pas membre d’un parti politique.

Comme citoyen, je suis certain que le front commun se mettra en place sur la thématique de la constitution, il faut laisser le temps au temps.

Le débat sur le changement de la constitution durera au moins jusqu’en 2015 si le pouvoir actuel ne trouve pas une solution rapide. Je vous rappel qu’une constitution déjà écrite existe déjà dans les tiroir de monsieur Sassou Nguesso et qu’il cherche le bon moment pour la faire passer.

Chacun sait que ni le Président de la République, ni son parti (le PCT) ne se sont encore prononcé sur le changement de la constitution ; il est donc urgent d’attendre, attendre en continuant à travailler sans relâche.

DAC PRESSE : Parti de Lyon la dynamique de la mobilisation pour le non à la modification congolaise a gagné Paris avec la mise en place des assises, quel est votre regard vu de l’extérieur bien qu’étant un membre très connu de la diaspora parisienne ?

La mise en place des assises a été une très bonne initiative, que cette initiative soit parti de la ville de Lyon je dis milles bravos à tous les Lyonnais. Tous les hommes politiques congolais ont suivi avec une attention particulière ces assises. Pour ma part j’espère de tout mon cœur que ces assises sont le début de la maturité de la diaspora congolaise de France.

DAC PRESSE : Peut-on dire que les querelles des égos et la prévalence des ambitions observées dernièrement au sein de la Diaspora congolaise de France sont de nature à annihiler les efforts consentis jusque-là pour restaurer la démocratie congolaise ?

Dans votre question il y a la réponse. Depuis Brazzaville je ne me rendais pas compte des divisions de la diaspora cette fois-ci encore. Franchement j’avais cru comprendre que les assises avaient sonné le glas des turpitudes des enfants terribles congolais.

Peut-on raisonnablement avoir des ambitions présidentielles au Congo pour peut qu’on sache parler aux foules ou pour peu qu’on puisse savoir écrire. La politique c’est sérieux tout de même, beaucoup de congolais de la diaspora se prennent pour De Gaulle actuellement et ils pensent qu’ils vont venir libérer le Congo ; mais le Congo n’est pas envahit par une armée étrangère que je sache ; je trouve vraiment que ce n’est pas sérieux.

La diaspora à en son sein des compatriotes qui ont des expertises que le Congo a besoin, si certains veulent dirigé notre pays ce qui est légitime, je penses qu’ils devraient d’abord s’entrainer à rassembler et à diriger cette diaspora truculente.

DAC PRESSE : Dernièrement une photo de vous avec le Général JF NDENGUET a jeté un coup de froid dans le milieu de la diaspora congolaise, on vous a même traité de tous les noms d’oiseau, nous savons aussi que vous avez fait une mise au point, seulement il subsiste un doute que pouvez–vous nous dire de plus pour lever ce doute ?

 

Je me demande de quel doute il s’agit ? Serais-je devenu l’ami du Général Jean-François Ndenguet ? La réponse est non. Pensez vous que le Général Jean-François Ndenguet soit devenu naïf  ou que je le sois moi-même ? La encore la réponse est non. Si un jour le Général Jean-François Ndenguet pense que je suis une menace pour la République, il n’hésitera pas une seule seconde à me faire subir le sort que subit actuellement le Colonel Marcel Ntsourou qui a fait beaucoup pour le régime. Un sourire ou une accolade sur une photo ne démontre pas la force des sentiments qu’il peut y avoir entre deux personnes.

Enfin je rappelle encore une fois ici que j’avais publié des images de moi avec le Révérend Frédéric Bitsamou « alias Ntumi » et j’avais essuyé les mêmes insultes, quelques jours avant la capture du Colonel Marcel Ntsourou je m’étais photographié avec lui et là encore j’avais été l’objet de plusieurs insultes. Juste avant que je vienne en France je suis allé manger avec les Sélékas et les Anti-balakas qui étaient à Brazzaville dans le cadre du forum pour la paix. Je redis aux lecteurs de DAC que je ne me connais aucun ennemi au Congo et même en France où j’ai vécu pendant 33 ans, les gens qui me détestent ont leurs raisons et je ne veux pas forcément attirer la sympathie des uns ou des autres. Je ne me considère pas comme un homme politique et donc je n’ai aucune intention de me présenter à une fonction élective.

Tous les congolais sont mes frères et donc je me donne le droit de parler à tous les congolais, ceux qui ne veulent pas me parler c’est pas grave, le ciel ne tombera pas parce que je ne serais pas apprécier par tel ou telle autre personne.

Bientôt je vais devenir le congolais le plus insulté sur les réseaux sociaux, c’est plutôt amusant vous ne trouvez pas ? La bonne question à me poser aurait été pourquoi ces rencontres et pourquoi ces photos ? Mais vous ne m’avez pas posé la question et donc je ne vous répondrais pas cette fois-ci.

DAC PRESSE : Serait-il plus aisé de mener le combat de l’intérieur que de proférer des critiques de l’extérieur ?

Moi je prône depuis quelques années déjà le retour de la diaspora, mon frère Benjamin Toungamani avait même parlé en 2010 d’une opération "Exodus" qui est resté sans lendemain.

Proférer des critiques je le faisais quand j’étais à l’extérieur, je continue à le faire maintenant que je suis à l’intérieur et je mène le combat à l’intérieur avec les autres. Je sais que la diaspora a besoin d’un certain nombre de garanties avant de rentrer au pays mais je suis désolé de dire à mes frères que vous n’aurez jamais ces garanties avec le pouvoir actuel, et d’ailleurs les congolais diplômé qui souffrent à Brazzaville ne comprendraient pas qu’on fasse un pont d’or à d’autres congolais, je me demande même si ce n’est pas discriminatoire et si notre constitution peut permettre cela.

Je reconnais que la vie à Brazzaville est difficile, je dirais même très difficile sur tous les points surtout quand on ne connaît pas les bonnes portes et c’est mon cas, en plus que je me suis aliéner beaucoup de personne qui pouvaient m’aider.

Je reste convaincu que plus les congolais de la diaspora seront nombreux au Congo, plus vite les changements que nous voulons tous pourront se mettre en place.

DAC PRESSE : Votre mot de fin

J’exhorte la diaspora de prendre vraiment ses responsabilités, si les congolais ne réussissent pas à bloquer le projet du changement de la constitution, alors plus rien ne sera possible avant longtemps pour notre pays et beaucoup de nos compatriotes reprendront les chemins de l’exil pas seulement pour aller vivre chez les autres mais pour aller y mourir.

Le Congo Brazzaville a besoin de sa diaspora, les congolais de l’intérieur attendent beaucoup de la diaspora, il faut vraiment que la diaspora prenne enfin ses responsabilités. La politique c’est d’abord le rapport de force et le compromis sans la compromission. Au fait, pensez vous que Nelson Mandela se soit compromis en travaillant avec ses geôliers, en serrant les mains de ses anciens bourreaux ?

Pour une fois le Président de notre République n’a pas le rapport de force en sa faveur, sommes nous capable aujourd’hui de faire des compromis sans nous compromettre pour atteindre les objectifs d’un Congo gouverné autrement ? Je pose cette question à tous mes frères, à tous mes compatriotes.

Au Burkina Faso où le problème se pose dans les mêmes termes que chez nous, il s’est formé un large rassemblement dans lequel on retrouve même les parents de monsieur Blaise Campaoré sur une thématique clair, simple et précis : NON au référendum.

Les congolais sont-ils capables de faire comme les Burkinabés ? Chacun doit se poser la question de savoir s’il est capable de faire chemin avec les autres rien que sur la thématique du NON au changement de la constitution. Notre Président à nous ne reculera qu’à cette condition

Les français et encore moins les américains ne viendront pas mourir pour sauver le Congo. Ces deux pays ont déjà fait le maximum que nous attendions d’eux comme d’ailleurs dans le passé quand ils avaient pesé de tout leur poids pour qu’on accorde à notre pays le PPTE (même si notre peuple n’a pas profité ce de statut). C’est maintenant à nous congolais de l’intérieur et de l’extérieur de faire le reste.

Nous vous remercions Monsieur Patrick Eric Mampouya de nous avoir accordé cette exclusivité, et d’avoir bien voulu apporter votre éclairage aux multiples interrogations qui risquaient de porter atteintes à votre intégrité morale et politique.

Mon intégrité morale et politique compte très peu. D'abord je ne me prends pas pour un homme politique, j’aime me définir comme un citoyen engagé. Je suis une personne atypique et je cultive ma singularité, j’essaye surtout de faire respecter mes droits constitutionnels. J’ai toujours avec moi la constitution de mon pays que je brandis régulièrement à ceux qui contestent mes droits de citoyen. Je pense que notre pays peut être gouverné autrement.

Il y a toujours un moment dans la vie ou un homme se pose la question ultime : « ai je donné mon maximum ou le meilleur de moi ». Pour ma part quand je m’engage, je donne toujours le meilleur de moi, même quand je n’arrive pas à mes fins. Dans mon petit parcours de militant j’ai toujours donné le meilleur de moi et j’ai inspiré beaucoup de ceux qui m’insultent maintenant sur les réseaux sociaux. Nelson Mandela disait : « le courage ce n’est pas de ne pas avoir peur mais d’inspirer les autres », sur ce plan, je pense que j’ai fait mon travail.

Quand à ma morale, toutes les personnes qui m’insultent ne peuvent pas prouver leurs assertions, malheureusement les congolais sont devenus maîtres dans l’insulte, l’insinuation et la rumeur qui leur sert d’argument politique ; il y a même un site internet congolais qui sert de défouloir à ceux qui ne peuvent pas s’offrir un thérapeute.

Les internautes qui vous suivent à travers notre site vous remercient. Nous vous souhaitons de passer de très bonnes vacances chez vous.

 

Milles mercis de m’avoir permis de m’exprimer sur le support de DAC et j’espère que nous serons en contact quand je serais à Brazzaville dans quelques semaines.

 

Propos recueillis le 26 juillet 2014 par la rédaction du DAC PRESSE

 

                          

 
 
 
 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:42

  

 

Auteur :  Bienvenu MABILEMONO 

 

CONGO BRAZZAL’ANCIEN PRESIDENT FRANÇAIS Nicolas SARKOZY AU FORUM ECONOMIQUE FORBES A BRAZZAVILLE POUR 100 000 €

 

 


   

 

 

Et si Seïf al-Islam Kadhafi avait raison en accusant Nicolas Sarkozy d'avoir reçu de l'argent de son père? En tout cas, Nicolas Sarkozy aime l'argent et sassou Nguesso le sait 

Nicolas Sarkozy qui rêve de retrouver son fauteuil présidentiel rendra publique en septembre sa décision au sujet de son avenir en politique. 

 

D'ici là, il applique comme prévu la stratégie de la carte postale. Mais les deux derniers messages envoyés par l'ancien chef de l'État (déjà mis en cause par Seïf al-Islam Kadhafi toujours pour les histoires d'argent) ne sont pas forcément à son avantage.

La photo de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à scooter fait (beaucoup trop) parler sur Twitter
Après être apparu sur un scooter sans casque avec son épouse, Carla Bruni, Nicolas Sarkozy aurait interrompu ses vacances. L'ex-Président serait à Brazzaville au Congo du vieux dictateur sanguinaire et corrompu, Denis Sassou Nguesso, pour assister au pseudo-Forum économique Forbes. D'après l'Express, sa participation "à titre d'ami" du vieux dictateur sanguinaire et corrompu congolais,serait rémunérée 100.000 euros.

Que c'est pitoyable !  

  Bienvenu MABILEMONO

  Auteur: Marcel OKIKA

 

CONGO BRAZZAV  De l'argent sale pour Nicolas Sarkozy à Brazzaville 

 

 

« Un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir » cela veut dire : qu’un homme malhonnête reste malhonnête. Il ne change jamais malgré son âge. Proverbe africain.

Nicolas Sarkozy aime l’argent. Il veut de l’argent et l’argent il en a bien besoin et il en aura toujours besoin à tout prix pour payer ses dettes, ses avocats et voire, sa future campagne présidentielle de 2017. Et Sarkozy aime tellement l’argent, qu’il va le chercher même avec les dents tel un chien qui cherche l’os dans une poubelle nommée le Congo Brazzaville. Tant pis. Même si c’est de l’argent sale provenant de la part d’un despote qui ne respecte ni l’argent, ni l’homme ni les droits de l’homme c’est toujours bon à prendre : «On assume complètement cette conférence » a-t-on déclaré dans son entourage.

Visiblement, Nicolas Sarkozy qui veut tout changer en 2017 en France, ne veut pas lui changer. Ni sa personne, ni son rapport avec l’argent, ni ses relations avec les dictateurs africains. Et pire pour la France les français, c’est au moment où la France pleure une cinquantaine de ses ressortissants que, voilà un ancien Président de la République de la France et qui veut le redevenir à tout prix en 2017 nommé Sarkozy qui, au lieu d’être en communion avec la France entière et les français pour le deuil qui frappe la France suite au crash du vol AH5017 d’air Algérie. Non. Pour de l’argent donc, Nicolas Sarkozy a oublié la France endeuillé, il a interrompu ses vacances en famille au Cap Nègre avec la belle « Carla » (Ce n’est plus du sérieux entre eux) pour aller chez un autre Nègre : le dictateur et sanguinaire Denis Sassou Nguesso à Brazzaville au Congo dans un seul but : aller chercher de l’argent gratis au près de celui qu’on appelle à Brazzaville « Moyibi ya mbongo ya Congo ti na suka » (le voleur infatigable des deniers publics du Congo) « a pessa a tala té » (celui qui donne sans compter) combien à t-il donné à Sarkozy ? Via une opération d’enfumage « donner une conférence au Forum économique Forbes » alors qu’il ne faisait pas partie de la liste des intervenants prévus, contrairement à Jacques Attali, les journalistes Christine Ockrent, Olivier Galzi ou encore Macky Sall du Sénégal etc… contre la modique somme de 100.000 euros ? "Ça peut donner des idées" a dit Sarkozy.

L’argent appelle l’argent disait Pamelo Mounka. Et oui ! "Ça peut donner des idées" à telle enseigne que Sarkozy aurait ainsi déjà, annoncé sa candidature pour le prochain forum Forbes Afrique pour continuer ainsi sa Communion avec l’argent.

Aussi, " Ca peut donner des idées" aux français dignes de ce nom, pour bien comprendre qui est cet homme nommé Nicolas Sarkozy qui, a beaucoup d’idées pour redevenir Président de la France. Pourquoi faire quoi de la France qu’il n’a pu faire quand il fut Président au fait ? Pour de l’argent ! Assurément.

A Brazzaville la personnalité la plus applaudie a clairement été Nicolas Sarkozy. Nous, nous n’applaudirons pas cet homme qui fait honte à la France et à la fonction présidence de la République qu’il a occupé. Sarkozy fallait-il l’inviter au Forum Forbes à Brazzaville ? Non. Au vu de son bilan économique catastrophique durant sa mandature. Quelle leçon d’économie Sarkozy qui a mal géré la France peut-il prétendre donner et à qui ?

Le peuple français comprendra que le voyage de Sarkozy à Brazzaville est donc strictement égoïste et alimentaire. Et pour le tyran Sassou Nguesso qui veut à tout prix qui veut modifier sa constitution afin de se représenter en 2016 pour continuer à piller le Congo, Sarkozy à Brazzaville, c’était une très belle occasion pour lui, de montrer aux Con-golais qu’il a encore de l’aura international en réunissant un parterre de personnalités y compris, ceux qui s’en foutent royalement de l’Afrique, du Congo et de son économie (la dernière d’Afrique).

Comme quoi, tous ceux qui aiment l’argent tels Sarkozy et Sassou Nguesso, peuvent s’assembler autour de l’argent. Tant pis pour les droits de l’homme et la démocratie et vive et l’homme blanc européen nommé Nicolas Sarkozy qui est rentré dans l’histoire en allant prendre l’argent sale d’un dictateur africain et qui est, d’un pays pauvre et très endetté (PPTE). Quelle bonne leçon d’économie à 100.000 euros ?

Quand on voit l’état de délabrement des établissements scolaires et la misère dans laquelle vivent les étudiants congolais, on est en droit de se poser les questions sur l’état psychique du vieux dictateur sanguinaire congolais.

Marcel OKIKA 

 

                          

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

 
 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:07

  

 

 

 

CONGO BRAZZAV100 000 €   

 

Nicolas Sarkozy aux côtés d'Alain Marsaud, à Brazzaville. © @AMarsaud. Parler en public ça donne parfois des idées. Avec Nicolas #Sarkozy - Forum #Forbes 2014 - Brazzaville 
   

 

L'ancien président s'est rendu au forum économique Forbes, à Brazzaville, pour animer une conférence sur les "défis de la bancarisation".

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a participé vendredi au forum économique Forbes à Brazzaville (Congo), où il a donné une conférence rémunérée, a-t-on appris samedi dans son entourage. Nicolas Sarkozy a participé à cette rencontre consacrée aux "défis de la bancarisation" en plein milieu de ses vacances d'été. Il a également eu des entretiens bilatéraux avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, mais aussi avec le controversé président congolais Denis Sassou N'Guesso, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de l'hebdomadaire L'Express.

Selon L'Express, Nicolas Sarkozy a touché 100 000 euros pour cette conférence. Interrogé par l'Agence France-Presse, son entourage a confirmé que la conférence était rémunérée, sans en préciser le montant. "On assume complètement cette conférence. Ça fait deux ans que Nicolas Sarkozy donne des conférences payées", a-t-on ajouté. C'est la deuxième fois que l'ancien chef de l'État participe à une conférence en Afrique subsaharienne. "Son intervention a été acclamée", a assuré son entourage.

L'an dernier, Jean-François Copé, alors président du parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP, avait été fortement critiqué par la gauche pour avoir participé à la précédente édition du forum économique Forbes. Le Journal du dimanche avait affirmé que Jean-François Copé avait touché 30 000 euros pour sa participation. Son entourage avait assuré que la rémunération était "largement inférieure".

LE POINT

Sarkozy au Congo pour une conférence, Par Benjamin Bonneau

L'ancien président a fait une pause dans ses vacances pour donner une conférence au Forum économique Forbes.
L’INFO. Les vacances, c’est bien, le business, c’est mieux ? En milieu de semaine, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, enlacés sur un scooter, faisaient la Une de Paris-Match sous le titre "Deux amoureux en vacances". Vendredi, on apprend que l’ancien président a délaissé le Cap Nègre pour donner une conférence au Forum économique Forbes qui se tient à… Brazzaville, au Congo, selon L’Express.
Nicolas Sarkozy était accompagné, selon l’hebdomadaire, de Christine Ockrent, du vice-président d'Havas, Stéphane Fouks et du député UMP Alain Marsaud. Pour ce dernier, le doute n’est pas permis puisqu’il a lui-même tweeté sa présence à Brazzaville, aux côtés de Nicolas Sarkozy.

L’Express croit savoir que cette petite visite rapporterait 100.000 euros à l’ancien président.
Souviens-toi l’été dernier. Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique français se rend sur les terres de Denis Sassou Nguesso. L'an dernier, Jean-François Copé s'était lui aussi fait inviter au même Forum. Mais l’ancien patron de l’UMP n’avait touché, selon le Journal du Dimanche, "que" 30.000 euros.

EUROPE 1

Sarkozy au Congo : les dessous d'une conférence embarrassante, Par Fabrice Arfi et Marine Turchi

L'ancien président français a été copieusement rémunéré par Forbes Afrique pour une conférence controversée, donnée le 25 juillet au Congo, en présence de l'autocrate Denis Sassou Nguesso. Selon plusieurs documents judiciaires obtenus par Mediapart, le directeur de la société propriétaire du magazine est aujourd'hui suspecté par la police française d'être un homme de paille du clan Sassou dans plusieurs opérations de détournements de fonds pouvant atteindre 60 millions d'euros.
Où a-t-il encore mis les pieds ? Avant un possible retour politique à la rentrée en France, c’est chez le très controversé président congolais Denis Sassou Nguesso que Nicolas Sarkozy a fait cette semaine un discret et très rémunérateur aller-retour, comme plusieurs médias s'en sont fait l'écho ces dernières 48 heures. L’ancien chef de l’État s’est en effet rendu, vendredi 25 juillet, au Congo-Brazzaville, pour une intervention au Forum économique Forbes, organisé par le magazine Forbes Afrique, en présence de Sassou Nguesso.
D'après un organisateur, qui s'est confié à Mediapart sous le couvert de l'anonymat, Nicolas Sarkozy a été directement rémunéré par Forbes – certains ...

MEDIAPART

                          

 
 
 
 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:41

  

 

Auteur :  Benjamin BILOMBOT BITADYS  

 

CONGO BRAZZAV LA GUERRE DES TRANCHÉES  AU MCDDI. LE DICTATEUR Denis SSASSOU NGUESSO TIRE LES FICELLES DANS L’OMBRE  

 

 
   

 

On croyait la sérénité revenue au MCDDI, le parti de Bernard Kolelas, après la répudiation de Hellot Mantson Mampouya, Mouanga Nkéoua, Hervé Mayika et Sita Bitori. On croyait le calme politique avoir pris le pas sur le flou artistique après l’éclatement du MCDDI en deux entités. On pensait que Guy Parfait Kolelas se servirait du poignard contre Sassou.
Erreur. C’était sans compter sur la capacité de nuisance de Sassou le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ».

Les frères ennemis

En indexant les talents de « dribleur » de Sassou, Guy Parfait Kolélas a troublé, un moment, l’homme des actions secrètes. Le malheureux a simplement oublié que Sassou, comme un chat, sait retomber sur ses pattes et qu’il détient également la palme d’or de la manipulation et des intrigues politiques au Congo-Brazzaville. Le tsar d’Oyo, tenant en son bec le fromage, a inversé la situation à son avantage. « Vous verrez qu’il va sortir sa botte secrète » prévinrent les spécialistes des rites politiques made in Mpila. En effet Sassou a armé la main de Landry Kolelas pour poignarder dans le dos Guy Parfait Kolelas, son frère aîné.

C’est l’histoire de Cain et Abel dans l’Ancien Testament. « Les familles seront divisées, les frères se révolteront contre les frères... » disent les Ecritures. Il semble que la fratrie MCDDI vit aujourd’hui cette parole des Evangiles. On comprend qu’en politique il n’y a pas de frères, il n’y a que des intérêts. Disons qu’il il n’y a que des frères ennemis. Ou encore : il n’y a de pouvoir que fondé sur la fraternité sans amitié. Pire : il n’y a pas de politique assortie de fraternité.

Le plus grand des corrupteurs

Sassou Nguesso est un orfèvre dans l’art de créer des intrigues et de tirer les ficelles sans oublier de jeter des os en pâture à une meute de chiens affamés. Et, quand il s’agit de payer, le budget du Congo-Brazzaville est fait pour cela. Il est suffisamment doté d’espèces sonnantes et trébuchantes pour corrompre ceux qui osent encore lever la tête. « A fouta a tala té » (Il dépense sans calculer). Il calcule d’autant moins que ce n’est pas son argent. C’est le plus grand corrupteur devant l’Eternel que le Congo ait jamais connu. Et, du coup, le plus petit chef d’Etat que l’Etat ait jamais compté depuis 1960, année des Indépendances.

Cheval de Troie

Comme les Grecs, ce Napoléon d’Oyo use de la tactique du cheval de Troie. Pour arriver à ses fins, notre corrupteur historique a placé des anciens du PCT grassement rémunérés dans toutes les formations politiques du Congo-Brazzaville. Guy Parfait Kolélas vient de se rendre compte (à ses dépens) que Bernard Tchibambéléla était le cheval de Troie de Sassou au sein du MCDDI. Pour arroser ses potentiels rivaux, le « dribleur » ne saurait être à court de recettes. Près de 4 000 milliards de francs CFA pour l’exercice budgétaire corrigé 2014 : un vrai pactole.

« Venez, j’ai des fruits d’or ! » : Une vraie manne financière qui, comme le miel, attire les abeilles et les mouches.
Alléchés par l’odeur des pétro-cfa, Bernard Tchibambeléla (retenez ce nom), Noël Loutounou, deux transfuges du PCT, et Landry Kolelas ont succombé à l’appât du gain (Cf, congopage.com, 19 juillet 2014).

Les deux lignes

Deux lignes de fracture politique se font désormais jour au sein du MCDDI. Celle, majoritaire, incarnée par le secrétaire général, Guy Parfait Kolelas, largement soutenue par les militants et les sympathisants farouchement hostiles à la gouvernance de Sassou et à la modification de la Constitution du 20 janvier 2002. En effet les militants, les sympathisants et les organes intermédiaires du MCDDI ont apporté le 19 juillet 2014 un soutien appuyé et sans faille au secrétaire général Guy Parfait Kolelas après la publication de la lettre de Bernard Tchibambeléla, Noël Loutounou et Landry Kolelas (Les dépêches de Brazzaville, 21 juillet 2014).

Et, celle, fragmentaire, représentée par Landry Kolelas lesté des anciens apparatchiks du Pct édictée par Sassou et le PCT qui prônent le statu quo : « bikeno koua ». Les deux frères de lait, qui ont failli en venir aux mains, ne communiquent plus que par missive interposée. Les frères Kolelas s’observent en chiens de faïence. « Je suis venu apporter l’épée et non la paix » peut se vanter Sassou.

Bernard Tchibambeléla l’Hermite

Dans les coulisses, Sassou et le PCT, par le biais de Bernard Tchibambeléla et Noël Loutounou, s’activent en vue de l’arrivée de Landry Kolelas à la tête du MCDDI. Bernard Tchibambeléla n’est pas à son coup d’essai. Déjà Hellot Matson Mampouya goûta à sa duplicité lorsque Guy Brice Kolelas l’expulsa du MCDDI. Bernard Tchibambeléla montra sa capacité de nuisance en rejoignant le MCDDI après avoir fait croire à Hellot Mampouya qu’il était avec lui dans la DRD (Dynamique Républicaine pour le Développement).
De son côté, Guy Parfait Kolelas serait prêt à suspendre du MCDDI Landry Kolelas et ses deux compagnons de fortune. Quelle sera la position du bureau exécutif national (BEN) ? La guerre est engagée entre les deux frères Kolelas. Qui l’emportera ? Eh ben, qui vivra verra. Et celui qui verra n’en croira sûrement pas ses yeux.


Benjamin BILOMBOT BITADYS
 

                          

 
 
 
 

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LA VOIX DU PEUPLE
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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 08:47

  

 

Auteur:  Journal Observateur n° 536 

 

CONGO BRAZZAVCONGO BRAZZAVILLE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION: CE QUE PROPOSE MBERI Martin   

 

Débat sur la constitution: Maître MBERI Martin propose la voie d’un large consensus des forces vives de la nation
   

 

Journal Observateur n° 536 du 11 juillet 2014

Q : Question : quel est le sens de ce débat selon vous ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Ce débat n’a pas tout simplement de sens parce qu’il va dans tous les sens. Au discours militant souvent simpliste et toujours partisan se mêle un discours plutôt scientifique et peu concret de quelques sachants ; et entre les deux, s’auto-entretient un quiproquo qui embrouille davantage le débat. On a l’impression qu’il ne sert à rien même s’il faut se méfier souvent des impressions. Nous savons que ce débat qu’on le veuille ou non aura un certain impact sur tout ce qui va suivre sur le plan politique jusqu’en 2016 et pourquoi pas après 2016...

Q. Au cours de ce débat on parle de souveraineté ici et de référendum plus loin, qu’y a-t-il d’insensé dans ces propos ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Une chose est à retenir : pour la première fois, l’intérêt particulier que l’opinion congolaise porte sur une question constitutionnelle est surprenant. Souhaitons que ce soit le commencement d’une nouvelle ère de ce point de vue.
- On constate aussi, que l’opinion est largement divisée sur la nécessité de changer la Constitution du 20 janvier 2002 et cela au su et au vu de tout le monde sans complexe.
Ce sont deux formes de progrès démocratique à retenir.

(Q) Ce constat pertinent vous empêche t’il de nous parler de la souveraineté et du référendum ?

Réponse : Maître Martin MBERI

La souveraineté est un concept juridique qui a un sens très précis et se rapporte à l’Etat et à la Nation mais fondamentalement au peuple appelé aussi « souverain primaire ». Ceci dit, les populations qui dansent, qui participent aux meetings politiques et aux manifestations sportives pour ne citer que ces cas ne sont dans leurs différentes postures que des fractions
du peuple comme le sont également les différentes forces vives de la nation prises chacune dans son cadre. Un individu quelque soit sa place et son rang dans la société n’est pas aussi le peuple et il ne peut parler au nom du peuple que s’il en est mandaté conformément à la Constitution.

Q : Alors quand est ce que l’on peut effectivement parler de peuple ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Le concept peuple intervient lorsque l’ensemble des citoyens est appelé à assurer leur devoir électoral y compris dans le cas du référendum. Les résultats de ces élections engagent tous les citoyens congolais y compris les absents. A travers leur vote s’exprime le souverain primaire. C’est dire qu’on ne peut conclure en droit, que les participants au débat sur la Constitution constituent le peuple congolais et qu’en leur nom on peut prendre des décisions opposables aux citoyens. L’interprétation que l’on peut porter sur le débat sur la Constitution est tout simplement de l’ordre politique et inopposable par leurs auteurs aux citoyens qui seraient d’un avis contraire.

Q : Au sujet du concept peuple et de son rapport avec la souveraineté que dit la Constitution ?

Réponse : Maître Martin MBERI

A cet effet, référons nous à l’article 3 de la Constitution qui dispose : « la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce au moyen du suffrage universel, par ses représentants élus ou par voie de référendum. L’exercice de la souveraineté ne peut être l’oeuvre, ni d’un citoyen, ni d’une fraction du peuple. »

Q : Convient-il de dire qu’il faut attendre le rendez vous avec les urnes lors du prochain référendum pour connaître la volonté du peuple sur le changement de la constitution ?

Réponse : Maître Martin MBERI

La souveraineté est un concept juridique qui a un sens précis. Il est évident qu’au regard de l’article 3 de la Constitution susvisée, ce n’est qu’après le référendum si référendum il y a, que l’on pourrait juridiquement et décemment parler de la volonté du peuple. Avant cela, parler de la volonté du peuple, relève de l’amalgame et de la démagogie.

Q : Le Président de la République est-t-il compétent pour organiser un référendum ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Oui, en principe mais son pouvoir constituant est limité. Il ne peut pas organiser un référendum sur tout et sur
n’importe quoi. Son pouvoir ne s’étend que sur les deux domaines suivants :
- Tous les articles de la Constitution sauf ceux qui sont non révisables (V. les articles 185, 186 et 187 de la Constitution du 20 janvier 2002).
- Les matières relevant de l’article 86 de la constitution.

Il est clair que le changement de la Constitution (entrainant l’abrogation de celle-ci), qui ne relève ni du domaine des articles révisables ni des matières soumises à référendum dans l’article 86 ne peuvent faire l’objet d’une initiative du Président de la République en vue d’organiser un référendum.

Quant aux membres du Parlement (députés), leur pouvoir constituant est limité à la révision des dispositions constitutionnelles. Ils ne peuvent donc prendre aucune initiative sur la révision de la constitution.

Q : Comment dans ce cas, peut-il y avoir un changement de Constitution ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Le changement de la Constitution n’est pas une règle juridique comme telle. Il n’est pas prévu dans la Constitution du 20 janvier 2002, tant du point de vue de son principe que de la procédure de son déroulement.
Il y a donc impossibilité de changer notre Constitution légalement.
Toutefois, on peut procéder à la place du changement, par ce que l’on appelle « une révision d’ensemble » qui permet de conférer à une Constitution de nouvelles articulations et orientations jugées nécessaires par le détenteur du pouvoir constituant.
Cette formule bloque certains, parce que l’article 57 reste hors d’atteinte de la révision-ce qui est contraire à leur objectif politique.

Que peut-on conclure au sujet de la révision de la Constitution ?

Réponse : Maître Martin MBERI

La révision de la Constitution est légale sauf pour les articles non révisables tel que précisés plus haut. Seul le Président de la République et le Parlement peuvent en prendre l’initiative dans les domaines concernés par la révision et selon des procédures bien précises et sous le contrôle de la Cour constitutionnelle.

Q : Que pensez-vous des prises de position de l’opposition qui tient à renvoyer la révision de la Constitution après 2016 ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Ce qu’il convient de remarquer sur le plan politique, c’est que l’opposition congolaise est partisane de la révision de la Constitution.
C’est l’occasion de rappeler à tous nos compatriotes qui ont confondu changement et révision de la Constitution de se raviser. Leur contribution à une révision globale de la Constitution est espérée et possible.
Quant à l’opposition, en dépit de son accord sur le principe de la révision, elle pose un problème de timing que rien ne justifie en droit et dont la résonance est plutôt politique, voire politicienne.
Nous ne voyons pas comment l’opposition peut s’opposer au Président de la République ou aux députés lorsque ceux-ci décideraient de prendre l’initiative de la révision d’un ou plusieurs articles de la Constitution.
Le problème de l’opportunité de sa date, s’il est justifié politiquement ne peut trouver sa solution que dans un débat constructif.
Faute de compromis ce serait prendre la voie de l’impasse qui peut être évoquée également sur le choix à faire entre changement et révision de la Constitution indiquée ci-dessus.
Faute de quoi, le Président « détenteur du pouvoir constituant » en déciderait unilatéralement notamment sur la date de la révision.

Q : Est-ce à dire que le changement de la Constitution est tout simplement impossible?

Réponse : Maître Martin MBERI

· Du point de vue du respect de la règle du droit la réponse est oui parce que le changement de la constitution n’est pas une norme de droit, n’existant pas dans la constitution;
· Du point de vue politique, dans un pays où prévaut une culture juridique approximative, non appropriée, où l’on peut dire sans vergogne : « que ce sont les hommes qui font les lois, et qu’en conséquence, ils peuvent les défaire…. » - c'est-à-dire ne pas les respecter, ….

Ma réponse est plutôt dubitative. Mais ce serait un bonheur si pour une fois le droit prenait le dessus sur la politique.

Q : Le PCT reproche, par sa voie la plus autorisée, que ceux qui ont combattu la Constitution de 2002 - lors du dernier référendum, la défendent aujourd’hui.
Vous sentez-vous concerné ?


Réponse : Maître Martin MBERI

Formellement oui parce que je compte effectivement parmi ceux qui ont dit non à la Constitution de 2002. Sur le plan politique et moral je n’ai aucun regret parce que mon attitude aujourd’hui face à cette Constitution montre simplement que je me suis soumis à la loi de la majorité, comme tout démocrate et tout républicain qui se respecte. Je suis dans mon droit et heureux une fois de plus d’apporter ma modeste contribution à son évolution possible.
Je profite de cette occasion pour dire aux constituants qui ont participé à l élaboration de notre Constitution, que celle-ci est remarquable par un certain nombre d’innovations qu’elle contient et qu’il faudra maintenir, pour une avancée certaine de notre système démocratique, même si certains articles, plutôt conjoncturels et partisans devraient disparaître d’un texte qui est censé être l’expression la plus achevée de l’intérêt général (La Constitution).

Q : Vous n’avez toujours pas répondu à notre question sur le PCT ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Je reconnais aux camarades du PCT le droit absolu de revenir sur la Constitution du 20 janvier 2002 totalement ou partiellement, même si au départ c’est leur produit et certains parlent d’eux comme ayant trahi leur constitution.
Ce genre de reproche relève de l’irrationnel et ne mérite pas d’être retenu.
La constitution est devenue depuis le référendum de 2002 la Constitution du Congo et de tous les congolais dont nous sommes tous partie intégrante.
Le PCT par sa déclaration sus-évoquée, pose un faux problème qu’il faut vite enterrer, parce que nous n’avons pas besoin de nous encombrer la tête des choses qui n’en valent pas la peine. Il y a mieux à faire.

Q : Dans le contexte d’aujourd’hui, que pensez-vous du rôle que joue le PCT, Parti dominant de notre système politique dans l’évolution démocratique de notre pays.

Réponse : Maître Martin MBERI

Nous n’avons pas de leçon particulière à faire au PCT. Nous avons simplement le regret de constater qu’il n’est pas toujours là où nous l’attendons, car il ne doit jamais oublier ce qu’il représente de bon, de moins bon et de critiquable dans l’histoire politique de notre pays. Son antériorité lui donne des devoirs particuliers vis-à-vis de la nation. Malheureusement pour nous, il va dans tous les sens et il n’est plus une école pour les générations futures par le modèle qu’il diffuse dans la
société, mais un lieu de rencontre pour tous ceux qui croient avoir un destin lié avec la politique.
Toutes les dérives politiques que cela peut provoquer ne sont plus assumées par le PCT qui a toujours tendance à ne s’occuper que de son encrage et de sa pérennisation au pouvoir par tous les moyens, oubliant que le pouvoir n’est pas une fin en soi et qu’il a aussi le devoir de participer activement à la promotion de la vie politique nationale et au progrès démocratique dans notre pays, compte tenu de sa place historique, comme nous l’avons dit plus haut.

Q : Quel rapport entrevoyez-vous entre le débat actuel et le PCT ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Ce rapport est certain. En donner des détails c’est faire un procès d’intention au P.C.T qui ne me tente pas beaucoup. Mon souhait est qu’il y ait un aboutissement heureux et patriotique du débat actuel sur la Constitution, mais aussi sur les débats à venir, aboutissement que nous souhaitons avoir avec l’apport positif du PCT. C’est l’essentiel.

Q : Quels sont vos rapports avec le PCT?

Réponse : Maître Martin MBERI

Ils sont naturels avec ses dirigeants, même si je n’en suis plus membre depuis plus de deux décennies.
Je n’ai jamais oublié que je compte parmi les chefs historiques de cette école politique qui s’évapore peu à peu dans l’air du temps, sans laisser un modèle crédible susceptible de nourrir la volonté de servir et d’agir pour toutes les générations - parce qu’il est le premier dans la lignée des Partis qui ont initié et construit notre système politique moderne.
J’ai par conséquent le devoir de le rappeler tout en n’ayant conscience que mon apport personnel n’a pas toujours été ce qu’il y avait de mieux à faire. C’est en pensant à mes propres limites que je m’adresse aux dirigeants actuels du P.C.T pour qu’ils fassent mieux que nous ne l’avons fait.

Q : Et au bout de toute cette promenade, que devient l’alternance ?

Réponse : Maître Martin MBERI

La voie de l’alternance qu’ouvre l’article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002 est une avancée démocratique indéniable. Il faudra en prendre soin. Ceci dit, nous n’avons pas le droit d’en faire un problème tabou si nous estimons que cela est nécessaire d’avoir une vision partagée à son sujet. La solidité de notre système politique et sa stabilité en dépendent. Des compromis féconds sans nécessairement mettre en
cause l’article 57 et son fondement sont des voies susceptibles d’être explorées, pour mieux asseoir et protéger le principe de l’alternance politique que nous considérons comme une avancée démocratique certaine.

Q : Finalement, face à ce bric-à-brac qui n’honore pas notre pays, quelle solution ultime selon vous ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Ce bric-à-brac est une expérience qui a son mérite comme nous l’avons relevé plus haut et qui ne manque pas de faiblesse. Ceci dit, l’essentiel c’est de tout faire pour en tirer quelque chose de positif pour notre pays. L’expérience de la Conférence nationale souveraine peut nous servir d’inspiration, pour construire un modèle de rencontre qui nous permettrait de sortir une résolution de large consensus sur le point focal de nos débats, dans la mesure ou il ne s’agit pas de refaire le monde, mais de trouver une solution idoine sur un problème bien identifié et bien qualifié, dont l’issue est déterminant pour notre avenir.

Q : Pourquoi un large consensus serait-il la seule issue à la crise ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Il ne faut pas oublier qu’au centre du débat il y a le respect de la Constitution et la continuité de notre expérience démocratique, sans contre performance, de nature à ralentir ou bloquer le processus démocratique.
Face à de telles situations, les seules solutions légitimes sont l’application du règlement en vigueur ou l’adoption, par les parties concernées, d’un compromis consensuel. En dehors de cette voie, il ne resterait plus que les conflits et la guerre - qui sont de fausses solutions à des vrais problèmes.

Q : Le consensus national ne présent-il pas des limites ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Les limites du consensus national sont nos propres limites. Dans un pays où les dirigeants de la majorité et de l’opposition se regardent en chien de faïence et qui ont transformé et réduit la question constitutionnelle dont dépend l’avenir démocratique du pays en un simple enjeu de pouvoir, vous comprendrez facilement qu’un large consensus est un pari que nous avons toutes les chances de perdre - mais il faut admettre aussi que nous n’avons pas d’autres choix.

Q : Vous ne nous avez rien dit sur le point de vue des juristes qui pensent le contraire de ce que vous dites ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Le droit est une science interprétative. Dès lors que leurs points de vue a un fondement juridique, on ne peut pas les rejeter systématiquement. L’essentiel c’est de rechercher la solution la plus conforme possible au droit positif interne. Les autres considérations doctrinales et autres ne sont pas à rejeter non plus, parce qu’ils peuvent nous éclairer sur tel ou tel aspect du débat en cours. Il est évident qu’il ne peut pas se substituer au droit positif interne. Par rapport aux juristes étrangers, quelque soit leur réputation et leur notoriété, ils ont à mon humble avis un déficit dont il faut tenir compte, c’est le ressenti de la vie politique nationale dans la mesure où il s’agit de comprendre et d’analyser une constitution locale. Tout est relatif.

Q : Où va le pays ?

Réponse : Maître Martin MBERI

Le pays n’est pas en déroute comme semble le faire croire certains pessimistes indécrottables. Les difficultés font partie de la vie d’une nation. C’est en cherchant à les vaincre et à les dépasser de façon raisonnée et raisonnable qu’une nation grandit et s’affirme.
Le débat sur la Constitution, quelque soit ses vicissitudes, nous apprend à nous approprier notre Constitution. C’est essentiel, si nous voulons vivre
ensemble, dans l’harmonie, la justice et la légalité dans le cadre d’un état moderne.
Nous apprenons à vivre notre constitution tout en prenant garde aux embuches que nous pourrons rencontrer sur notre chemin qui est encore long et que nous devons parcourir jusqu’au bout.
Si ensemble nous le voulons, nous le pourrons.

Je vous remercie.


 

                          

 
 
 
 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

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     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

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   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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