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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 11:18

      

 

Michèle Alliot Marie, la ministre Française des Affaires étrangères est dans la tempête du JASMIN

 

  

 

MAM fait son Mea culpa 

 

 

       

MEA CULPA DE «MAM»

 

Elle assure qu’elle ne recommencera pas. Michèle Alliot-Marie a esquissé un début de mea culpa hier dans Le Parisien. «Je me rends compte que des gens ont été choqués», glisse la ministre des Affaires étrangères à propos de deux vols effectués dans un avion appartenant à un homme d’affaires décrit comme proche du clan Ben Ali. «De temps en temps nous avons besoin de nous reposer. Et dans ces moments-là on oublie la représentation, c’était une erreur », a-t-elle ajouté sur Europe 1. MAM est aussi revenue sur ses mots de samedi, assurant être «ministre 365 jours par an, 24heures sur 24». Et alors que les appels à sa démission se multiplient, la ministre assure que «cette polémique ne (la) détourne pas de sa mission».

L’opposition en appelle désormais à Nicolas Sarkozy : «la logique aurait voulu que, d’elle-même, elle s’en aille. Elle ne l’a pas fait. Je crois maintenant que c’est au président de la République qui l’a

nommée de prendre ses responsabilités », a déclaré hier François Lamy, bras droit de Martine Aubry. Le chef de l’Etat refuse de s’exprimer sur le dossier.

 

   

CONTESTATION EN EGYPTE : RETOUR AU CALME DANS LES RUES DU CAIRE 

 

 

 

 

 

 

  À

         

La vie semblait reprendre son cours, hier au Caire, après deux semaines de manifestations réclamant

le départ du président Hosni Moubarak. Dans les rues de la capitale égyptienne, de nombreux commerces et banques ont rouvert leurs portes et la circulation sur les routes et ponts a été rétablie.

Toutefois, si le régime et l’opposition (dont les Frères musulmans) ont entamé avant-hier un dialogue national afin de sortir de la crise, certains refusent d’abdiquer.

Plusieurs milliers d'égyptiens étaient ainsi toujours postés hier sur la place Tahrir, et ont empêché dans la matinée des fonctionnaires d’accéder à un édifice gouvernemental situé sur la place. Dimanche, les groupes de jeunes à l’origine du mouvement avaient annoncé la formation d’une coalition et assuré qu’ils ne quitteraient pas la place Tahrir tant que le président n’aurait pas démissionné.

   

   

POUR LE QUAI D' ORSAY, LA TUNISIE ÉTAIT " LE PAYS LE PLUS STABLE DU MAGHEB" 

 

 

 

 

EXCLUSIF - «LA VOIX DU PEUPLE» s'est procurée des câbles diplomatiques dévoilés par WikiLeaks...

Un nouveau document vient confirmer que la France avait bien mal jugé la situation en Tunisie. En janvier 2010, un an avant la chute du régime de Ben Ali, un diplomate français considérait la Tunisie comme «le pays le plus stable du Maghreb», et assurait que «ce pays ne connaîtra pas, à court terme, de période de déstabilisation». Des révélations contenus dans un câble américain confidentiel, obtenu par WikiLeaks, que LA VOIX DU PEUPLE a pu consulter.

Le câble en version originale par ici, en version française par là

L'histoire se passe à Paris, entre le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade américaine. Pendant plusieurs échanges, en janvier 2010, deux diplomates du Quai d'Orsay évoquent avec les Américains l'état des relations France-Maghreb.

«En ce moment, la France perçoit la Tunisie comme le pays le plus stable du Maghreb», assure l'un des deux Français à ses interlocuteurs. «La Tunisie a le taux de chômage le plus faible de la région et une bureaucratie qui fonctionne raisonnablement bien. L'économie tunisienne a une bonne réputation [...].»

«La population reste calme»

Le diplomate continue: «Les Tunisiens semblent percevoir un lien entre les pratiques d'un Etat policier et la réussite économique, en conséquence, ils acceptent une sorte de contrat social: en échange de la stabilité et de la croissance, la population reste calme.» Dès lors, «la France ne croit pas que le pays connaîtra, à court terme, de période de déstabilisation, à part lors de la succession de Ben Ali».

Le Quai d'Orsay n'est pourtant pas totalement aveugle. Pour son diplomate, la méthode Ben Ali «contient des risques significatifs: le développement d'une classe moyenne qui réclame plus de liberté politique et le risque que la croissance du pays freine ou s'arrête. Si le gouvernement ne peut plus fournir une sécurité sociale et financière, il aura rompu son contrat tacite. Et sa population pourrait devenir moins docile.»

La France aurait-elle pu prévoir l'insurrection tunisienne? «C'est un peu facile à dire après coup, répond Denis Bauchard, ancien diplomate et conseiller Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales. Ce mouvement a surpris tout le monde: diplomates, journalistes, Tunisiens eux-mêmes.»

Sarkozy «prend tout en main», «sans maîtriser la situation»

Un autre diplomate l'assume: «Je voyais plutôt ça dans dix ans.» A la fin de la dictature, l'ambassade manquait de marge de manœuvre. «Le régime de Tunis exerçait une pression très claire dès qu'un diplomate voulait rencontrer un opposant, même légal», poursuit Denis Bauchard.

Et Paris soutient Ben Ali. Selon Jacques Lanxade, ancien ambassadeur à Tunis, «les alertes du terrain ne remontaient pas jusqu'au Quai d'Orsay. On faisait la sourde oreille, on n'a pas pris la mesure de ce qui se passait.» Pour Denis Bauchard, «de Mitterrand jusqu'à Sarkozy, la politique de l'Elysée a toujours été de soutenir Ben Ali. Parce qu'on le voyait comme un rempart à l'islamisme. La tragédie algérienne des années 1990 avait traumatisé tout le monde.»

Les méthodes de Nicolas Sarkozy n'ont rien arrangé, dénonce une autre source: «Il prend toujours


  

  Une révolution est imprévisible, que nul ne peut  prévoir ni lieu, ni le jour et même la manière du mouvement.

C'est un mouvement spontané dont souvent on ignore les tenants et les aboutissants. C'est le traitement choc pour venir à bout d'une dictature. LES DICTATEURS SONT AVERTIS

     

  Brazzaville , Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

     

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

  

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 13:19

    

 

LA REVOLUTION INTERNET SE MET EN MARCHE 

 

  

 

PLUSIEURS PROJETS LANCÉS POUR RELIER LE CONTINENT  A LA TOILE 

 

  À

      

Au Soudan, le nombre de pages web visionnées a augmenté de 4 645 % en 2009.

 

3% de la population du continent africain est connectée à Internet, sur 963 millions d’habitants.

38%des nouveaux internautes africains, ces dix dernières années, habitent au Nigeria.

77,50 euros : c’est le coût moyen d’une connexion haut débit en Afrique.

 

Alors que le continent africain a adopté le téléphone mobile, avec déjà 500 millions de «puces» en circulation, Internet ne touche que 3 % de la population. Les grands opérateurs mondiaux devraient  toutefois combler rapidement ce retard. Satellites, câbles sous-marins… plusieurs projets ont été lancés pour y parvenir.

 

L’essor de l'internet mobile

Le mobile, qui a l’avantage de fonctionner sans l’électricité du secteur, mais qui n’est pas disponible partout, constitue un support privilégié pour l’accès à Internet. Son utilisation implique

le développement du réseau 3G (troisième génération). Cette technologie est déjà implantée dans plusieurs pays, notamment au Soudan, au Ghana, en Afrique du Sud ou encore en l’Egypte. Et le nombre de pages visionnées augmente de façon exponentielle : + 4 645 % au Soudan en 2009 ! Encouragés par ce succès, les opérateurs sud-africains Vodacom et MTN vont introduire la 3G cette

année en Tanzanie et au Nigeria. Pour les régions disposant de l’électricité sur secteur (20 % de la population dans les zones urbanisées), deux projets sont annoncés. Google, la banque européenne HSBC et le câblo-opérateur Liberty Global ont commandé seize satellites de communication

à l’européen Thales Alenia Space. La mise en service est prévue pour ce début d’année.

Le second projet consiste en un câble sous-marin eurafricain, dont les travaux ont commencé début 2010, lancé par Alcatel-Lucent et France Télécom. Il reliera le sud de l’Europe à vingt-trois pays africains, la commercialisation des connexions internet haut débit étant prévue en 2012. Les bénéfices attendus s’élèvent à 881 millions d’euros.

 

Au congo Brazzaville, c'est le calvaire avec cette éternelle pénurie d'électricité, la connexion à internet est un luxe. Alors qu' internet est un véritable enjeu pour l'avenir, les poliques  congolais préfèrent les 4x4 de luxe, que d' imaginer une véritable politique de désenclavement du pays à travers une politique audacieuse de l'auto route de l'information.

 

  DOLISIE, Gaspard PINDA pour la Voix du Peuple

     

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

  

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 20:34

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LA REVOLUTION EGYPTIENNE EN IMAGE UN REPORTAGE DE NOTRE CORRESPONDANT AU CAIRE Mohamed El DJAFAR

drapeu egypte.gif (7298 octets)

"A VOULOIR ETOUFFER LES RÉVOLUTIONS PACIFIQUES ON FAVORISE LES RÉVOLUTIONS VIOLENTES ". John FITZGERALD KENNEDY  

 

  

A protester draped in an Egyptian flag climbs atop an army tank to shake hands with a soldier in Cairo 

NO COMMENT

A VOULOIR ETOUFFER LES RÉVOLUTIONS PACIFIQUES  ON FAVORISE LES RÉVOLUTIONS VIOLENTES

 

John FITZGERALD KENNEDY

   

 A protester reaches out as a soldier holds a child during a demonstration in Cairo

   

A protester shouts in front of a burning barricade during a demonstration in Cairo

   

egypte manifestations

   

egypte manifestations

 

egypte manifestations

    

Protesters hold a banner during a demonstration in Cairo

   

egypte manifestations

 

egypte manifestations

   

An Egyptian Army officer shouts slogans as he is carried by protesters in Cairo

 

A protester holds an Egyptian flag during a protest in Cairo

   

  Egypte manifestation Tahrir le caire

   

A VOULOIR ETOUFFER LES RÉVOLUTIONS PACIFIQUES ON FAVORISE LES RÉVOLUTIONS VIOLENTES

 

John FITZGERALD KENNEDY

 

  CAIRE, Mohamed El DJAFAR pour la Voix du Peuple

     

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:50

     drapeu egypte.gif (7298 octets)

 

NOUVELLE DEMONSTRATION DE FORCE DE L'OPPOSITION EGYPTIENNE 

 

  

 

Des manifestants rassemblés au Caire tiennent un drapeau égyptien 

Des manifestants rassemblés tiennent le Drapeau Egyptien

 

Des centaines de milliers de personnes ont investi la place Tahrir vendredi, au Caire, pour réclamer une nouvelle fois la démission du président Hosni Moubarak dans le cadre d'une grande manifestation baptisée « jour du départ ».

 

 La manifestation, qui se déroule dans le calme, est marquée par la présence de personnalités politiques, dont le chef de la Ligue arabe Amr Moussa, très populaire dans son pays. Des intellectuels, des écrivains, des artistes et des journalistes se sont également joints au rassemblement.

 Seuls quelques affrontements entre opposants et partisans du régime ont été rapportés aux abords de la place Tahrir, épicentre de la contestation. De violents accrochages entre les deux camps ces derniers jours avaient fait au moins 8 morts et 800 blessées.

 

Les dernières nouvelles

  • Le guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Badie, se dit prêt au dialogue avec le vice-président Omar Souleimane , mais après le départ du président Moubarak;
  • Dans l'est du pays, une roquette antichar a été tirée sur le siège de la sécurité de l'État à El-Arich, non loin de la frontière avec la bande de Gaza;
  • Al-Jazira affirme que son bureau du Caire a été pris d'assaut par des « bandes de voyous » qui ont incendié et endommagé de l'équipement;
  • Une équipe de CBC a été libérée après avoir été arrêtée au Caire. La journaliste Susan Ormiston, le producteur Erin Boudreau et le cameraman Richard Devey étaient allés tourner près du palais présidentiel.

Au terme de la prière traditionnelle du vendredi, les seules voix qui s'élevaient scandaient : « Va-t'en Moubarak! Dégage! ».

« Ils veulent qu'on se fatigue. Ils disent que nous sommes des Frères musulmans, mais nous ne sommes pas des Frères, nous sommes le peuple », explique Hatem, un ingénieur de 29 ans, venu exiger le départ de Moubarak.

Le ministre de la Défense, Mohamed Tantaoui, s'est rendu sur place pour évaluer la situation, première visite sur le terrain d'un haut responsable du régime depuis le début de la contestation.

« L'homme vous a dit qu'il n'allait pas se représenter », a-t-il adressé à la foule à propos du président. Un manifestant lui a répondu : « Si nous arrêtons [le mouvement], la vengeance va être terrifiante. »

Le mouvement de protestation contre le pouvoir a également cours dans plusieurs villes de province.

 

Nombre de manifestants par ville
(Selon des sources de sécurité)

        Alexandrie (nord) : Dizaines de milliers

  • Mansoura (delta du Nil) : Dizaines de milliers
  • Louxor (sud) : Dizaines de milliers
  • Mahalla (delta du Nil) : 20 000
  • Menoufiya (nord) : 10 000
  • Suez (est) : 5000
  • Assiout (centre) : 5000

 

Un important dispositif de sécurité

Pour rejoindre le centre du Caire, les manifestants doivent traverser un cordon de l'armée qui a été déployée pour éviter que des éléments perturbateurs ne s'immiscent dans la mobilisation.

Des protestataires effectuent également eux-mêmes des contrôles d'identité pour empêcher que des policiers en civil pénètrent sur l'esplanade, la carte d'identité égyptienne mentionnant la profession des citoyens.

Le premier ministre Ahmad Chafic, qui a présenté ses excuses pour les violences, a demandé au ministre de l'Intérieur de ne pas intervenir dans les manifestations pacifiques.

M. Moubarak s'est engagé à partir à la fin de son mandat, en septembre prochain, mais a refusé de démissionner d'ici là, estimant que le pays risquait le chaos.

L'appel au rassemblement de jeudi a été lancé après 10 jours de manifestations. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des milliers de manifestants ont de nouveau bravé le couvre-feu nocturne place Tahrir, campant sous des tentes et se réchauffant autour de feux après une journée de heurts intermittents.

Selon un bilan non confirmé de l'ONU, les violences de la première semaine de contestation en Égypte avaient déjà fait moins 300 morts et des milliers de blessés.

 

  CAIRE, Mohamed El DJAFAR pour la Voix du Peuple

     

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

  

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 09:22

   

 

 

Qui peut accepter qu'un certain Monsieur CHOÏ se comporte encore  comme une commandant de cercle?

 

 

 

    

 

Gaston KELMAN   

 

 

Vous me connaissez. Je n’ai jamais été ni le céroféraire ni le thuriféraire d’un afrocentrisme militant, parce que tous les centrismes sont naïfs, nocifs et stériles. Je n’ai jamais supporté une Afrique tournée vers un passé qui ne se concevrait que dans l’âge d’or des pyramides ou l’âge de cendres de la colonisation et de l’esclavage. J’ai pu – ou su - crier à Douala que la France ne devait rien au Cameroun quand on se placerait sous cet éclairage des relations passées.Avec Frantz Fanon, j’ai dit que je n’étais pas prisonnier de l’histoire, que je n’y cherchais pas un sens à ma destinée. J’ai toujours brandi le Hic et Nunc comme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui. C’est ce Hic et Nunc qui m’autorise aujourd’hui à dire avec Aimé Césaire «fin à ce scandale » mais aussi «this scandal must be put to an end», pour me faire comprendre du maître de l’Outre-Atlantique ; à ne pas rester sourd à tant de souffrances et de dignité bafouées ; à me demander – pure question de rhétorique – quelle position aurait prise le défenseur de la liberté, de la justice et de l’Algérie meurtrie, Frantz Fanon.

 

Depuis les indépendances africaines, loin des positionnements stratégiques des politiques et des organismes internationaux – Union africaine, Cedeao - bien peu d’événements auront autant ébranlé le nationalisme populaire dans ce continent, que la situation ivoirienne. On peut penser à la mort de Patrice Lumumba, à celle de Thomas Sankara, à la chute de l’apartheid…

L’une des constantes de ces événements, c’est que dans aucun, l’Afrique n’a pu se féliciter de l’action de la «communauté internationale». Quand elle a été actrice, elle l’a fait en dépit de toute considération pour les Etats et les peuples, ou alors s’est enfermée dans un silence d’une complicité active.

Les populations africaines, jeunesse en tête, crient leur colère envers cette «communauté internationale» informe, insipide, qui se fait haineuse et haïssable et envers toutes les communautés adjacentes – Onu, Ue, Ua, Cedeao. Que ces communautés persistent à maintenir en Côte d’Ivoire, le cap du bruit des bottes et des menaces d’asphyxie financière, est interprété par les manifestants de Paris, Bruxelles, Douala ou Abidjan et par les rédacteurs de pétitions africaines qui circulent sur la Toile, comme un mépris inacceptable. La France, plus que tout autre nation – mais ses élites s’en rendent-elles seulement compte – devient l’objet d’une rupture profonde avec les populations africaines.

Un jour, un pays dirigé par un président élu, dont la légitimité n’est contestée par personne, ni la communauté domestique, ni les nations étrangères, ni les opposants politiques – Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara en tête -, est fragilisé par une tentative de coup d’Etat dont le moins que l’on puisse dire, est qu’il est ethno porté, puisque revendiqué explicitement et exclusivement par la rébellion venue des populations du nord du pays.

Alors, ni la communauté internationale, ni les opposants politiques, ni celle qu’on appelle l’ancienne puissance coloniale – comme si c’était un grade ou une qualité –, ne condamnent cette attaque barbare contre la démocratie. Ni la communauté internationale, ni les communautés adjacentes, ni les opposants politique, ne proposent une intervention militaire pour ramener le pays à l’ordre démocratique. Certains iront même plus loin dans l’absurde.

La France qui est liée à l’Etat ivoirien par des accords militaires, fortifie la légitimité des rebelles en les invitant à la table des négociations marcusiennes, au même titre que l’Etat ivoirien, avec son gouvernement, son Parlement et son Président élu. On imagine mal la France et la rébellion corse convoquées à l’Onu.

On se demande pourquoi personne ne vole au secours d’une Belgique sans gouvernement depuis des mois. Mais rien n’est trop bas quand il s’agit de l’Afrique. La France installe une ligne de démarcation entre le Nord et le Sud, actant la partition de la Côte d’Ivoire en deux entités, l’une laissée à la gestion barbare d’une bande rebelle.

Le cynisme n’ayant pas de limite dans cette affaire, le nord devient plus souverain que le sud. La rébellion peut continuer à s’armer tranquillement, mais elle ira aussi siéger au gouvernement du sud. Guillaume Soro devient Premier ministre. Supposé préparer les élections, il peut se permettre de ne pas respecter les résolutions des divers accords, notamment le désarmement de la rébellion, préalable indispensable à la tenue d’élections fiables. La communauté internationale n’en a cure et pilonne systématiquement le Président ivoirien élu, le pressant d’organiser les élections dans des conditions dont on sait qu’elles conduiront inévitablement vers une impasse.

Les élections ont lieu. Au nord, la rébellion est toujours armée. Le lendemain du second tour – le 29 novembre 2010 – la presse, qu’on la dise favorable à un bord ou à un autre, est unanime pour souligner la baisse de la participation par rapport au premier tour. On parle de 70%. Le même jour, un communiqué de l’Onuci – la représentation armée des Nations Unies en Côte d’Ivoire - fait état d’un taux de participation «avoisinant les 70%». Le jour après, miracle, le taux de participation fait un bond de sauteur à la perche et franchit la barre des 80%.

La «communauté internationale» et l’Onuci valident, adoubent leur champion, le portent sur les fonts baptismaux de l’innommable et le couronnent nuitamment dans son quartier général de campagne, sous l’œil attendri des ambassadeurs de France et des USA. Guillaume Soro change de camp avec armes – c’est le cas de le dire – et bagages, sans tirer le moindre cri d’indignation, allant ainsi récupérer une rançon dont vous devinerez aisément la contrepartie.

Le plus naïf des observateurs aura compris le rôle qu’il jouait dans l’équipe de Laurent Gbagbo : veiller justement au non-désarmement de la rébellion, car elle pourrait resservir. Le camp de Laurent Gbagbo conteste l’action de la «communauté internationale», proteste, affirme que comme dans bien des pays démocratiques dont la France et les USA – Barack Obama n’a-t-il pas demandé aux Africains de respecter leurs institutions -, la légitimité de la proclamation des résultats en Côte d’Ivoire revient au Conseil constitutionnel.

Il est difficile à quiconque de comprendre, contre tous les textes qui régissent son action, l’entêtement de la «communauté internationale» et des communautés adjacentes à imposer leurs décisions à la Côte d’Ivoire. Qui pourra aujourd’hui nous dire ce que c’est que cette «communauté internationale» qui se définit à l’exclusion de l’Union africaine. Qui peut imaginer que, si elle réussissait à la fin à convaincre la Cedeao d’envoyer un corps expéditionnaire déloger le «méchant», comme le lui demande «le bon», par une guerre civile ou une opération ciblée sur le palais présidentiel, opération dont les puissances occidentales assureraient l’armement et la logistique, les soldats de la Cedeao dont des parents résident dans cette Côte d’Ivoire qui a toujours été une terre d’accueil des migrants africains, se grandiraient à aller verser leur sang et le sang d’autres Africains, civils et militaires, pour une cause dont la justesse reste à démontrer et pour obéir à des diktats étrangers ?

Et toi, «communauté internationale», mon amie, où étais-tu donc quand en Afrique l’on assassinait la liberté et l’espérance qui avaient pour noms Ruben Oum Nyobè, le nationaliste camerounais dans le maquis des années 50 et sa guerre d’indépendance, Patrice Lumumba, Premier ministre congolais dans les années 60, et même, hier encore, sous nos yeux parisiens, Dulcie September, la représentante de l’Anc dans les années 80 ? Où étais-tu donc quand Nelson Mandela croupissait dans les geôles de la honte et du racisme ; son peuple du sud chanté par Senghor, dans les ports, les chantiers, les mines et les manufactures, le soir, ségrégué dans les kraals de la misère, alors qu’il entassait des montagnes d’or noir, d’or rouge et crevait de faim ; sous le regard goguenard de l’Onu ? Qui s’imaginerait que par une métempsychose fortuite, «communauté internationale», tu te mettes à défendre les intérêts de ce continent, toi qui n’as jamais su lui trouver une place au sein du Conseil de sécurité de ton bras actif, l’Organisation des Nations Unies. Grand prêtre Laocoon réveille-toi, on leur fait des cadeaux ! Serait-ce un cheval de Troie ! Que cacherait le cheval d’Abidjan ?

Et toi, peuple de France, je te connais et suis désormais tien. Je sais qu’en tes veines, coule l’esprit de Champagney. Je pense à toi, Champagney, modeste commune de Haute-Saône, un beau jour, rebaptisée Champagney-la-grande par Camille Darsière, député de la Martinique. Tu fus terre chantre de la Liberté, terre recréatrice de l’Egalité, terre symbole de la Fraternité universelle. Tu chantas ton humanisme flamboyant en ce jour béni du 19 mars 1789 quand dans l’article 29 de ton cahier des doléances, tu gravas ta grandeur et l’âme de la France éternelle sur le marbre républicain.

«Les habitants et communauté de Champagney ne peuvent penser aux maux que souffrent les nègres dans les colonies, sans avoir le cœur pénétré de la plus vive douleur en se représentant leurs semblables unis encore à eux par le double lien de la religion, être traités plus durement que le sont les bêtes de somme. Ils ne peuvent se persuader qu’on puisse faire usage des productions desdites colonies, si l’on faisait réflexion qu’elles ont été arrosées du sang de leurs semblables, ils craignent avec raison que les générations futures plus éclairées et plus philosophes n’accusent les Français de ce siècle d’avoir été anthropophages ; ce qui contraste avec le nom de Français et plus encore celui de chrétien. C’est pourquoi leur religion leur dicte de supplier très humblement Sa Majesté de concerter les moyens pour faire de ces esclaves des sujets utiles au Roy et à la patrie». C’était le temps béni où à Champaney, les nègres étaient des semblables, des frères. Générations futures, réveillez-vous donc ! C’est un ordre venu du fond des âges !

Que vos mânes, à vous les 444 Champagnésiens de l’Histoire, reposent en paix. Votre humanisme est intact dans l’âme de vos descendants et de tous les Français, ce peuple dont j’ai tant chanté l’humanisme et l’antiracisme ; peuple de fraternité, champion du monde des mariages mixtes – tabou suprême du racisme - parce que le voisin devient bien vite frère, beau-fils et beau-frère ; mais peuple malade de ses élites – toutes ses élites, intellectuelles et journalistiques, politiques - qui perpétuent l’arrogance civilisatrice et dominatrice.

Aujourd’hui, le peuple de France se demande pourquoi il est honni par monts et par vaux lointains. J’entends les trémolos de ce bon peuple de petites gens, mes amis, qui me demande pourquoi on n’aime plus la France en Afrique ou ailleurs. Il ne comprend pas malgré les explications de Stephen Smith qui nous apprit naguère comment la France a perdu l’Afrique, comme on perd une possession et non un ami ou ce parent que Senghor voulut inventer avec la création de la Francophonie, après la double bestialisation portée par la colonisation – celle du maître par ses actes et celle du colonisé par le maître.

Et l’on pense à nos enfants français à Niamey, dont l’un venu tisser par le mariage avec une Africaine, les plus forts et les plus nobles et les humains et les plus beaux liens de fraternité, massacrés par des fous, mais qui – à tort, à grandissime et bestial tort – peuvent prétendre se venger de l’arrogance de la France politique. Et l’on pense à ce ministre qui, non contente de signer des autorisations de vente des outils de la répression à un régime dictatorial aux abois, proposait de former les assassins à l’art et la manière inodores d’en faire bon usage pour mater une révolution portée par la jeunesse. Alors avec les errements du discours politique français sur la révolution tunisienne, mes amis ne se demandent plus comment ils seront désormais accueillis sur les plages d’Hammamet et de Port El Kantaoui, dans les souks de Sousse et Nabeul, les destinations privilégiées de leurs vacances.

Mânes de Champagnésiens, je vous sais vivantes dans l’âme française. Et je l’entendrai toujours, malgré les justes questionnements du poète malgache Jacques Rabemananjara, «claire innocence, ton chant trop pur, ta voix trop douce dans le croassement des ténèbres» de la barbarie humaine. Certes, Rabemananjara, «la force aveugle de l’abîme tire de son fouet le son aigre de l’agonie». Certes, cher défunt maître, «les étoiles meurent sans un soupir» à Niamey, Abidjan et ailleurs. Mais vaine est la barbarie et la justice triomphe toujours.

Pour revenir à la Côte d’Ivoire et aux positionnements des élites françaises, la journaliste et l’intellectuelle ne sont pas en reste. La presse tout entière, de la plus révolutionnaire à la plus révoltante, à l’exception notable du Gri-Gri international – si j’en oublie, mea culpa -,  relaie, à l’envi, le discours nauséeux des politiques aveugles et les pétitions impies – le Monde des idées - d’une intelligentsia borgne en cette occasion – elle ne l’a pas toujours été, Dieu merci – que signent, assourdis par le tintamarre ambiant, quelques Africains dont l’un d’eux m’avouera implicitement son erreur et rectifiera le tir avec une tribune intermédiaire.

Communauté internationale et consorts, me direz-vous un jour de quel charme improbable, de quelle virginité soudaine, vous habillez Alassane Ouattara, l’ancien Premier ministre dont on peut dire sans méchanceté aucune qu’il incarne un passé bien peu démocratique dont furent d’ailleurs victimes des Ivoiriens coupables d’opposition, et son âme damnée, le rebelle Guillaume Soro, improbable faiseur de rois, qui promet des châtiments à tire-larigot ? Me direz-vous un jour ce que vous récompensez en eux - pour Salomé, fille d’Hérodiade, ce furent ses talents de danseuse - pour leur offrir sur un plateau comme jadis celle de Jean-Baptiste, la tête de la Côte d’Ivoire qui ne vous appartient pas ? Quels intérêts – permettez-moi une naïveté passagère, ponctuelle – vous poussent à la diabolisation subite d’un homme, Laurent Gbagbo, qui fut le seul leader ivoirien à mener une opposition impossible, mais pacifique à Félix Houphouët-Boigny, accepter la prison et l’exil, à briguer la magistrature suprême, à la gagner en venant de l’opposition, sans jamais avoir compromis son combat par l’acceptation d’un maroquin corrupteur ; qui peut dire avec Rabemananjara «mes doigts son clairs comme le printemps, mon cœur est neuf comme une hostie» ?

Dans une chronique récente, j’interpellais l’intellectuel africain, afin qu’il prenne position, qu’il embarque dans ce train de la renaissance qui passe devant sa porte. Parodiant Aimé Césaire, je lui intimais de parler, afin d’attaquer à leurs bases, oppression et servitude pour rendre possible la fraternité. Quelques-uns l’avaient déjà fait. D’autres m’ont écouté. Mais lequel, de la fantasque Calixthe Bayala – Laurent Gbagbo n’est pas seul - au vieil Olympe Bhêly-Quenum – Je fustige les rebelles de Ouattara -, en passant par le flegmatique prix Renaudot, le peul Tierno Monenembo – l’Onu ne doit pas recoloniser l’Afrique – ou l’indomptable Achille Mbembe – La démocratie au bazooka - ; a tissé le moindre laurier même en papier recyclé à la «communauté internationale» ? Lequel a salué Barack Obama ou encensé Nicolas Sarkozy ? Combien ont reconnu la légitimité de Ouattara ? Lequel n’a pas apporté son soutien explicite ou implicite à Laurent Gbagbo, les plus minimalistes demandant comme lui, que l’on respecte les textes d’un Etat souverain ; que l’on arrête les bruits de bottes et les rodomontades grotesques – incontournable pléonasme –, que cette affaire soit laissée à la discrétion des Ivoiriens ? Quel homme politique africain a envoyé le plus petit courriel de félicitations à Ouattara ?

Qui pourrait comprendre qu’au lendemain de la célébration du cinquantenaire des indépendances des anciennes colonies françaises d’Afrique, ce continent soit encore regardé avec les yeux du documentaire récemment diffusé par France télévision sur la Françafrique, documentaire inattendument prophétique, qui annonçait la victoire de Ouattara – les explications alambiquées du réalisateur n’y pourront rien – alors qu’il avait été produit des mois avant les élections ivoiriennes ? Qui peut accepter qu’un certain Monsieur Choi se comporte encore comme un commandant de cercle ? Nos enfants ne nous mépriseraient-ils pas à juste titre s’ils savaient que nous étions restés muets devant le spectacle grotesque d’une furtive proclamation de la victoire d’un candidat par les ambassadeurs étrangers dans son Quartier général.

Je voudrais, comme le Chaka de Senghor, voir «l’Afrique comme une fourmilière de silence au travail». Mais ce ne sera plus sous le fouet des Boers, ce ne sera plus ce peuple du Sud «soumis à la règle, à l’équerre et au compas», ce ne sera plus derrière «les forêts fauchées et les collines anéanties» pour l’enrichissement des autres. Ce sera par l’Afrique, pour l’Afrique son peuple et sa jeunesse qui commencent à monter au front de la dignité. Et lentement, sûrement, progressivement – merci Césaire -, la vieille négritude se cadavérise. Vous serez obligés de laisser la Côte d’Ivoire écrire les premières lettres de son épitaphe. Le destin l’a choisie car elle le vaut bien, cette Hirondelle du printemps africain.

 

 Par l' Ecrivain Gaston Kelman

   

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:11

  

EGYPTE : LA REVOLTE TOURNE A LA GUÉRILLA URBAINE

 

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La place Tahrir s'est transformée en champ de bataille     

                          

                 Affrontements sur la place TAHRIR au CAIRE 

  

 

   Les manifestations festives ont laissé place à des scènes de violences. Au lendemain des marches qui avaient rassemblé plus d’un million de personnes dans toute l’Egypte, des heurts ont éclaté hier au Caire entre des milliers de partisans du président Hosni Moubarak – jusque-là discrets – et ceux réclamant son départ, faisant au moins un mort dans les rangs de l’armée et plus de 600 blessés. Sur la place Tahrir, le cœur de la contestation, les pro-Moubarak ont chargé les manifestants à cheval et à dos de chameau, avant d’être désarçonnés puis frappés à coups de bâtons et traînés au sol. Selon l’opposition, des policiers en civil se trouvaient parmi les «pro», preuve que le régime n’entend pas plier.

«On ne partira que lorsque Moubarak partira !»

Le pouvoir tentait pourtant, hier matin, de rétablir un semblant de stabilité, allégeant le couvre-feu et rétablissant en partie l’accès à Internet, en espérant que l’intervention télévisée du président la veille aurait calmé les esprits. Dans son discours, Hosni Moubarak (en poste depuis 1981) a annoncé qu’il ne chercherait pas à briguer de nouveau mandat en septembre, mais qu’il restait en place d’ici là pour assurer «la transition pacifique du pouvoir». Une annonce qui n’a pas satisfait la rue. «On ne partira que lorsque Moubarak partira !», scandait la foule après son discours. Et alors qu’une nouvelle manifestation d’ampleur est prévue demain, les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont fait savoir qu’ils refusaient de voir Moubarak rester jusqu’en septembre.

Un refus exprimé à demi-mot par l’Occident : Nicolas Sarkozy a souhaité hier que la transition s’engage «sans tarder ». Son homologue américain Barack Obama avait estimé auparavant qu’une «transition bien ordonnée doit être significative […], pacifique et elle doit commencer maintenant».

 

«Une transition (…) doit être pacifique et elle doit commencer maintenant.»

Barack Obama,

président américain

 

   L’armée appelle les manifestants à rentrer chez eux Face à ces pressions, difficile de croire que le régime puisse se maintenir pendant des mois. Le gouvernement a pourtant fait savoir hier qu’il refusait les appels à une transition immédiate. L’avenir du pays repose donc toujours sur l’armée, qui avait jusque-là soutenu le mouvement mais qui a appelé hier les manifestants à rentrer chez eux. Elle a usé de tirs de semonce pour faire cesser les violences, mais après avoir tardé à intervenir sur la place Tahrir. Or c’est bien elle qui peut faire basculer l’avenir du pays, soit en mettant un frein au mouvement par la force, soit en précipitant Moubarak plus vite que prévu vers la sortie.

 

YÉMEN : LA CONTESTATION CONTINUE

     

    

Le Président ne se représentera pas                       

Ali Abdallah Saleh 32 ans au pouvoir                 

 

  

Les exemples de la Tunisie et de l’Egypte font sans doute trembler le président du Yémen. Ali Abdallah Saleh est revenu hier sur sa volonté de briguer un nouveau mandat, pour apaiser la grogne qui monte dans son pays. Il a en effet renoncé à une révision constitutionnelle qui lui aurait permis de rester au pouvoir à vie, et qui devait être examinée le mois prochain. Une décision prise, selon lui, «dans l’intérêt national». «Je suis contre un renouvellement de mon mandat, et contre la transmission héréditaire du pouvoir», a-t-il déclaré devant le Parlement.

  Au pouvoir depuis 1978, Ali Abdallah Saleh devrait ainsi céder la place en 2013.

L’opposition persiste

Des milliers de Yéménites avaient déjà manifesté jeudi dernier dans la capitale, Sanaa, pour réclamer le départ du chef de l’Etat. Ce dernier a depuis quelques jours multiplié les mesures – extension de la couverture sociale à un demi-million de personnes, réduction de l’impôt sur le revenu, augmentation des salaires – pour apaiser la colère des protestataires. Mais l’opposition reste

déterminée à manifester aujourd’hui, comme prévu.

 

Face à la révolte populaire, le point commun de tous ses tyrans est qu'ils promettent de ne plus se représenter aux prochaines élections présidentielles. Mais ceci ne suffit pas à calmer la révolte du peuple qui réclame une véritable liberté et une bonne gouvernance.

 

 Comme au CONGO Brazzaville, après tant d'années de tyrannie, les dictateurs n'ont toujours pas compris que le pouvoir n'est pas héréditaire, ni transmissible par filiation. Mais c'est la volonté du peuple qui s'exprime dans les urnes pour déterminer qui assurera le destin de la nation pour un temps bien déterminé par la constitution. Le tripatouillage constitutionnel est une caractéristique tyrannique de se maintenir coûte que coûte au pouvoir contre la volonté du peuple.

CAIRE, Mohamed EL DJAFAR pour la Voix du Peuple

   

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 13:17

   

 

 RETOUR SUR UNE SEMAINE DE MOBILISATION POPULAIRE CONTRE LE PRÉSIDENT ÉGYPTIEN HOSNI MOUBARAK

 

 

 

    

  Comprendre la crise égyptienne

Les manifestants égyptiens réclament le départ du président Hosni Moubarak. Depuis une semaine, les rassemblements vont crescendo et l'armée, pilier du régime, refuse de les réprimer dans le sang.

   

   

La "contagion tunisienne"?

Après la révolution de jasmin en Tunisie, l'Egypte faisait partie des pays jugés comme "vulnérables" à une contestation du régime, selon l'ex-diplomate Denis Bauchard. Notamment parce que le "problème de la succession" du président Hosni Moubarak, 82 ans dont 30 à la tête du pays, "n'est toujours pas réglé"...  

"La chute de Ben Ali a sans doute fragilisé de l'intérieur le régime du Caire", appuie Sophie Pommier, ancienne du Quai d'Orsay. D'autant que "le régime égyptien semblait aspirer au modèle tunisien: parti au pouvoir hégémonique, fermeture du champ politique, priorité au domaine économique". 

Le peuple exprime sa colère

Trente années de règne, pas ou peu de libertés, des violences policières connues et reconnues, la corruption, la pauvreté... Voilà tous les griefs accumulés par la population égyptienne à l'égard du régime de Moubarak, dont ils réclament désormais le départ. 

 

Ce que le régime Moubarak répond

Face à la contestation, Hosni Moubarak a dans un premier temps limogé son gouvernement, nommé un vice-président, Omar Souleimane, (une première depuis trente ans) et un nouveau Premier ministre, Ahmed Chafik. Des proches du pouvoir qui, ainsi, se recroqueville sur sur sa base militaro-sécuritaire, écritLe Monde.  

Un nouveau gouvernement a été annoncé lundi et aussitôt rejeté par l'opposition qui réclame le départ du président avant toutes négociations. "Les Egyptiens ne veulent pas de compromis, le dictateur doit partir", assène Alaan al-Aswani, auteur de L'Immeuble Yacoubian et éditorialiste dans la presse d'opposition. 

Après la manifestation de mardi qui a rassemblé plus d'un million de personnes, Hosni Moubarak a finalement annoncé mardi dans la soirée qu'il ne se représenterait pas aux prochaines élections. Au Caire, l'annonce de Moubarak a été aussitôt rejetée par les milliers de manifestants rassemblés, malgré le couvre-feu, dans le centre-ville. 

 

Et Internet dans la crise?

"Révolution numérique" en Egypte, où les blogueurs sont à la pointe de la contestation, comme le montrent des notes diplomatiques publiées par WikiLeaks? Le Web se fait l'écho de la révolte qui gronde dans les rues du pays et qui s'est trouvé une icône, Khaled Saïd. Le régime ne s'y est pas trompé: il a donc coupé les robinets très rapidement! Du jamais vu à cette échelle

L'armée, la clé de ce bras de fer

Tous les présidents sont issus de ses rangs depuis 1952: l'armée est un pilier du régime égyptien. A tel point qu'elle est "la seule à disposer d'un droit de veto sur la succession", estime l'analyste Issandr el-Amrani. Elle ne se réjouissait pas de voir le fils de Moubarak, Gamal, succéder à son père; avec la montée en puissance d'autres hommes forts du régime comme Omar Souleimane, cette option s'éloigne. 

"Les militaires égyptiens n'ont guère intérêt à un changement de régime qui remettrait en cause leurs intérêts et leurs privilèges", souligne notre correspondant en Egypte, Tangi Salaün. Et pourtant, la foule les acclame et les scènes de fraternisation se sont multipliées depuis une semaine. "Car l'armée ne veut pas non plus aller contre le peuple", expliquait-il dimanche dans la vidéo ci-dessous.  

Le dilemme aura duré une semaine, l'état-major s'est engagé à ne pas recourir à la force face aux manifestants, ce lundi. 

 

Ce que le régime Moubarak répond

Face à la contestation, Hosni Moubarak a dans un premier temps limogé son gouvernement, nommé un vice-président, Omar Souleimane, (une première depuis trente ans) et un nouveau Premier ministre, Ahmed Chafik. Des proches du pouvoir qui, ainsi, se recroqueville sur sur sa base militaro-sécuritaire, écritLe Monde.  

Un nouveau gouvernement a été annoncé lundi et aussitôt rejeté par l'opposition qui réclame le départ du président avant toutes négociations. "Les Egyptiens ne veulent pas de compromis, le dictateur doit partir", assène Alaan al-Aswani, auteur de L'Immeuble Yacoubian et éditorialiste dans la presse d'opposition. 

Après la manifestation de mardi qui a rassemblé plus d'un million de personnes, Hosni Moubarak a finalement annoncé mardi dans la soirée qu'il ne se représenterait pas aux prochaines élections. Au Caire, l'annonce de Moubarak a été aussitôt rejetée par les milliers de manifestants rassemblés, malgré le couvre-feu, dans le centre-ville. 

 

Et Internet dans la crise?

"Révolution numérique" en Egypte, où les blogueurs sont à la pointe de la contestation, comme le montrent des notes diplomatiques publiées par WikiLeaks? Le Web se fait l'écho de la révolte qui gronde dans les rues du pays et qui s'est trouvé une icône, Khaled Saïd. Le régime ne s'y est pas trompé: il a donc coupé les robinets très rapidement! Du jamais vu à cette échelle

L'armée, la clé de ce bras de fer

Tous les présidents sont issus de ses rangs depuis 1952: l'armée est un pilier du régime égyptien. A tel point qu'elle est "la seule à disposer d'un droit de veto sur la succession", estime l'analyste Issandr el-Amrani. Elle ne se réjouissait pas de voir le fils de Moubarak, Gamal, succéder à son père; avec la montée en puissance d'autres hommes forts du régime comme Omar Souleimane, cette option s'éloigne. 

"Les militaires égyptiens n'ont guère intérêt à un changement de régime qui remettrait en cause leurs intérêts et leurs privilèges", souligne notre correspondant en Egypte, Tangi Salaün. Et pourtant, la foule les acclame et les scènes de fraternisation se sont multipliées depuis une semaine. "Car l'armée ne veut pas non plus aller contre le peuple".  

Le dilemme aura duré une semaine, l'état-major s'est engagé à ne pas recourir à la force face aux manifestants, ce lundi 1er Février 2011 jour de la grande manifestion dite "manifestation du million". 

 

Source :

   

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 12:53

   

 

LA MIR (Monnaie Ivoirienne de la Résistance) est elle infaisable?

 

 

 

    

 

   

 

En ces temps de « guerre », il est de plus en plus question d'une « Monnaie ivoirienne de la résistance » soit la « MIR » dont vous apercevez le spécimen ici présent. Les économistes sont plutôt divisés sur la question à savoir si la Côte d'Ivoire peut battre monnaie dans les circonstances actuelles, avec une Côte d‘Ivoire coupée en deux entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. On dit souvent que « l’argent est le nerf de la guerre » et cela s'avère vrai.

 

Cependant, l'idée d'une nouvelle monnaie nationale en Côte d'Ivoire taraude l'esprit des économistes ivoiriens depuis près de 5 ans déjà. En 2007, Mamadou Koulibaly, docteur en économie et président de l'Assemblée nationale se plaignait du fonctionnement du « compte d’opérations » déposé au Trésor français et où se trouve la majorité des avoirs extérieurs des pays de la zone franc : « Pour être libres, nous allons créer notre monnaie » avait t-il lancé. « Ce serait une catastrophe pour la zone UEMOA et toute l'Afrique. Car la Côte d'Ivoire représente, à elle seule, la locomotive de l'Union. Et le Sénégal qui l'épaule, ne pourra pas seul tenir debout. Ce sera alors l'éclatement de l'union », lui avait répondu le Sénégalais Doudou N'Doye, président l'UPR.

 
Certains économistes posent des préalables à la question de faisabilité du projet, tel que : l’unification des caisses entre le nord et le sud, la réunification militaire du pays et la stabilité économique et sociale de la Côte d’Ivoire. Au delà des préalables, d’autres mettent en garde contre la probable non reconnaissance de la devise ivoirienne à l’extérieur des frontières ivoiriennes et même à l’intérieur du pays, notamment les zones centre, nord et ouest (communément appelé zone CNO). De sorte que certains économistes parlent d’une monnaie mort née.

  

Néanmoins, le projet est-il réellement infaisable ?

On pourrait dire non, il est empiriquement démontré que des situations graves révèlent de grandes créations. Déjà au 19ème siècle, précisément en 1862, Clément Juglar, le spécialiste des crises que l’on retrouve dans tout cours d’économie, disait ceci à propos des crises: « Tout s’arrête pour un temps, le corps social paraît paralysé ; mais ce n’est qu’une torpeur passagère, prélude de plus belles destinées. En un mot, c’est une liquidation générale. Il ne faut donc jamais désespérer ni trop espérer de son pays, se rappelant sans cesse que la plus grande prospérité et la plus grande misère sont sœurs, et se succèdent toujours ». Il est bien dit que la crise est le prélude de belles destinées. Au 20ème siècle, les régulationnistes tels que Michel Aglietta, Bernard Billaudot, Robert Boyer, Benjamin Coriat démontraient théoriquement et empiriquement (sur une étude allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1970) que la crise est l’occasion du changement du mode de regulation et des régimes d’accumulations. Parmi ces changements figurent le changement des formes de la monnaie incluses parmi les 4 autres formes institutionnelles.

 

Au-delà du volet théorique, l’histoire nous montre bien que les grandes crises révèlent les grands changements, Notons que bien souvent d'importantes décisions monétaires ont été prise en temps de crise : la crise de 1929, la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1947 avec le Plan Marshall puis la Guerre du Kippour et les chocs pétroliers en 1979. Il est donc possible, voire souhaitable, pour un pays en mal de souveraineté nationale de poser le problème de son autonomie monétaire.

Au niveau technique, les économistes pessimistes invoquent un supposé problème d’inconvertibilité d’une nouvelle monnaie ivoirienne à l’extérieur ce qui poserait le problème de l’exportation de nos biens à l’étranger. Ce qui n’est en réalité pas un problème ou du moins un problème déjà présent. Rappelons que le franc CFA étant une monnaie divisionnaire, elle n’est point convertible internationalement, pourtant nous commerçons bien avec les États-Unis dont la devise est le dollar. En d’autres termes, il nous suffira d’établir une intra-conversion administrée par le Trésor public ivoirien ou la future Banque Centrale Ivoirienne (BCI), qui elles pré-détiendront des stocks de devises internationales.

 

L’autre problème que pourrait poser la MIR relève du domaine psycho-politique. Car une nouvelle monnaie ivoirienne devra compter sur la confiance totale de l’ensemble des ivoiriens en elle. Or, les partisans de Ouattara ne reconnaitrons pas cette monnaie. En sus, nul ne doute que l’économiste Alassane Ouattara n’hésitera pas à faire circuler du Franc CFA sur la territoire ivoirien tout en émettant des faux « MIR » afin de pousser à l’hyperinflation comme en Zimbabwe en 2009, ce qui pourrait conduire au désordre monétaire.

En somme le projet du « MIR » n’est pas infaisable. Mais face aux possibles difficultés exogènes et endogènes que cette monnaie devra affronter, il nous faudra de la volonté et du professionnalisme afin d’assurer nos échanges de manière efficace.

 

Jean-Philippe OBO

 

Economiste ivoirien à Paris

   

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:16

   

LA MANIFESTATION GÉANTE EN EGYPTE

  SNI MOUBARAK  PERSISTE, LES EGYPTIENS AUSSI

MOUBARAK PERSISTE, LES EGYPTIENS AUSSI  

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    rassemblent au Caire, sur la place Tahrir 

 

partis laïques, islamistes ou simples mécontents, ils étaient plus d’un million rassemblés hier au Caire, à Alexandrie et dans d’autres grandes villes du pays, une semaine après le début du mouvement réclamant le départ du président Moubarak. Place Tahrir (place de la Libération),

dans la capitale, régnait une ambiance de kermesse. «La manifestation est très bon enfant et

familiale, décrivait hier Karim, un Français. Les gens pique-niquent, chantent et dansent. Ils veulent donner une bonne image de leur mouvement au monde.» L’annonce, la veille, d'un gouvernement

renouvelé de moitié et de l’ouverture d’un dialogue avec l’opposition n’avait donc pas entamé la détermination des manifestants.

 

Pas de nouveau mandat

Face à l’ampleur du mouvement, le président a fait hier soir un discours à la télévision nationale pour tenter d’apaiser la foule. Il a annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle de septembre, mais qu’il avait l’intention de rester à son poste d’ici là. «Je tiens à finir ma mission», a-t-il déclaré. Il a également demandé au Parlement de «garantir la stabilité» et «la transition

pacifique du pouvoir».

Un discours qui ne semblait toutefois pas convaincre la foule, celle-ci réclamant toujours hier soir le départ sans délai de Moubarak.

Dans la journée, un comité représentant les forces de l’opposition avait déjà fait savoir qu’il n’entamerait pas de négociations avant le départ du président, en poste depuis 1981. Parmi les membres de ce comité, l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohamed El Baradei, qui avait déclaré que Moubarak devait quitter le pouvoir «d’ici à vendredi

(…). J’espère qu’il aura compris cela et qu’il quittera le pays pour prévenir [davantage] d’effusion de sang.»

L’armée soutient le mouvement

Hier en tout cas, les manifestants pouvaient compter sur la retenue de l’armée, qui s’était engagée la veille à ne pas faire usage de la force, jugeant les revendications du peuple «légitimes». Les

militaires veillaient toutefois à la sécurité : des hélicoptères survolaient le Caire, les accès à la capitale et à d’autres villes étaient bloqués, les manifestants fouillés. Les soldats étaient applaudis par les protestataires. «On leur apporte même à manger», confiait Karim, qui signalait que la police, accusée d’avoir violemment réprimé le mouvement (300 morts selon un bilan non confirmé évoqué

par l’ONU), était absente.

L’armée se trouvait donc au centre des attentions, prise entre la foule qui lui a accordé sa confiance et le président Moubarak, dont elle s’est distancée sans toutefois l’abandonner. Pour empêcher

que le pays ne sombre dans le chaos, elle pourrait conduire Moubarak plus vite qu’il ne le souhaite vers la sortie et gérer la transition vers des élections.

 

   

  CAIRE, Mohamed El DJAFAR pour la Voix du Peuple

   

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 13:17

   

: L' EUROPE GELE LES AN BEN  ALI

  

L' EUROPE GELE LES AVOIRS DU CLAN BEN ALI

  

    

 

    

                               Ben ALI &  LEILA son épouse à Cartage, près du palais Présidentielle avant la débandade

  

   

L' Europe met la pression sur Ben Ali. Réunis hier à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de geler les avoirs du président tunisien déchu et de son épouse, Leïla Trabelsi. Cette décision fait suite à une demande des autorités tunisiennes, qui ont lancé la traque aux avoirs du clan Ben Ali. Ce dernier est soupçonné de s’être livré, en vingt-trois ans de règne, à un pillage massif des richesses du pays. Une dizaine d’autres membres du clan pourraient être concernés. L'union européenne entend par ailleurs participer à la transition démocratique en Tunisie.

Elle devrait aider au financement des prochaines élections libres, prévues dans les mois à venir. Interrompues par le soulèvement, les négociations entamées en mai 2010 pour l’octroi d’un statut avancé à la Tunisie devraient reprendre. Il permettrait notamment au pays de bénéficier de droits de droits de douane avantageux avec l’Union Européenne.

   

 

QUAND L'HOMME FORT DU POUVOIR EST UNE DAME

  

  Source : Le Nouveau Réveil

                    

                Madame Leila Ben Ali                                        Aghate Habyarimana

                   

 

De tout temps, les épouses de despotes ont mis le nez dans les affaires de leur mari, et bien sûr dans les caisses du pouvoir. Les premières dames africaines ne font pas exception, rappelle le journal «Le Nouveau Réveil».

  Dans l’histoire des dictatures, on a vu des hommes entraîner leurs compagnes, soumises ou impuissantes, dans leur folie du pouvoir. On a aussi vu des premières dames entraîner des hommes qu’elles ont réussi à transformer en tyrans dans leur goût du lucre. Il arrive aussi qu’un dictateur dans l’âme rencontre une femme qui nourrit les mêmes appétits de toute puissance que lui.

Ainsi, Leila Ben Ali, née Trabelsi, 53 ans, surnommée l’«Imelda Marcos du monde arabe», du nom de l’ex-première dame des Philippines, célèbre pour ses dépenses somptuaires, notamment en chaussures. Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a dit d’elle qu’il avait  «l’impression» que c’était elle qui dirigeait le pays en réalité.

Elle se serait enfuie avec un butin surréaliste de 1,5 tonne de lingots d’or. Cette femme avide a réussi à faire de sa famille, les Trabelsi, la plus détestée de Tunisie. Peut être est-ce elle qui a coulé Ben Ali, par ses tendances excentriques, son goût du pouvoir, son affairisme rampant, son ingérence dans les affaires politiques ? Une chose est certaine, elle restera dans les mémoires comme une femme dont l’influence politique n’a pas servi la cause de son président de mari, qui a pris la fuite. Comme une première dame bien connue, elle est issue d’une famille nombreuse et modeste.

Les dictateurs comme Hitler, Lénine, Mussolini, Staline ont entraîné des femmes (Eva, Nadia, Clara, Magda) dans leurs entreprises. Mais ce sont aussi très souvent des femmes qui enferment leurs maris dans le giron de la dictature. Avec un résultat plus que catastrophique.

Qu’on se souvienne d’Elena Petrescu, la femme du dictateur roumain Nicolae Ceausescu, exécutée le même jour que son époux après une révolte du peuple, un 25 décembre 1989. Elena Ceausescu, née Petrescu, est devenue l’épouse du dictateur en 1946. Jusqu’à la chute de son mari, son influence et son rôle au sein de la machine de répression vont grandissant. Exactement comme une première

dame bien connue. La famille, c’est-à-dire le clan, n’est pas très loin. Elena Petrescu se présente comme une enseignante- chercheuse (qui nous rappelle une autre première dame), ce qui lui vaut d’occuper de hauts postes ministériels dans les gouvernements successifs de son époux.

Au Rwanda, Agathe Habyarimana, l’épouse du défunt président Juvenal Habyarimana [assassiné en 1994], est accusée de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité. Courant 2009, elle a été brièvement interpellée par la police française. Elle est soupçonnée d’avoir dirigé d’une poigne de fer l’Akazu [organisation proche du pouvoir qui aurait planifié le génocide rwandais].

Renversé en 1991, le dictateur malien Moussa Traoré aurait, avec son épouse Mariam, détourné des fortunes. Un an après sa chute, Moussa Traoré est condamné à mort pour «crimes politiques», avant d’être gracié par le président Alpha Oumar Konaré en 2002. L’influence de Mariam, sans grande instruction scolaire, fut très importante sous la dictature qui a duré de 1968 à 1991.

 

  

En Cote d' Ivoire l' homme fort s'appellerait - il Simone GBAGBO ? 

 

 

 

                                   Simone EHIVET GBAGBO

  

En Côte d’Ivoire, on ne saurait traiter Laurent [Gbagbo] de dictateur, loin s’en faut. Encore moins Simone d’épouse de dictateur. «L’homme fort de la Côte d’Ivoire s’appellerait-il Simone Gbagbo ?», s’interrogeait le quotidien français Le Monde après l’avoir vue défendre la légitimité de son mari devant près de 5 000 personnes survoltées qui se pressaient au Palais de la Culture.

A cette occasion, cette universitaire cumulant une demi-douzaine de mandats politiques identifia Alassane Ouattara, une main sur la Bible, comme «un chef bandit» et Nicolas Sarkozy comme «le diable». C’est connu, tous les dictateurs et leurs épouses ont perdu leur capacité à penser juste. Et qu’on ait été l’épouse de Bokassa ou de Salazar, dictateurs du XXe siècle, ou qu’on soit la première dame d’un régime dictatorial du siècle suivant, on croit fermement, jusqu’à la chute, que ceux qui parlent d’ouverture démocratique, de tolérance, d’arrêt des massacres et du pillage des ressources, méritent les flammes de l’enfer parce qu’ils sont tout simplement les suppôts du diable, s’ils ne sont le diable lui-même.

 

Prince B, Le Nouveau Réveil, Abidjan

         

 

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                              drapeau france

    

                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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        Leparisien

 

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        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

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