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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 10:25

 

 

CONGO BRAZ  MOT LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE  QUE LE  PRESIDENT DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE CONGOLAIS A ANIMEE LE LUNDI 11 AOUT 2014.

 

            

Mes Dames, Mes Demoiselles, Messieurs les Chevaliers de la Plume ;

Encore une fois, j’ai choisi de me présenter à vous pour échanger sur les questions d’actualité nationale et internationale.

Pour ce faire, j’ai pris l’option de faire un mot introductif  dans lequel j’aborde :

  • Quelques aspects évoqués lors du Conseil des Ministres du 16 Juillet 2014.
  • L’école ;
  • La liberté de la presse ;
  • Le Sommet Etats-Unis-Afrique ;
  • Ledit Sommet et le Débat sur la Constitution.

 

  • Conseil des Ministres du 16 Juillet 2014

Cette réunion a entre autre examiné des points suivants :

  • Le Projet de loi des Finances rectificative pour l’année 2014.

Cette démarche s’explique semble-t-il principalement par :

  • La tendance baissière des recettes pétrolières ;
  • Les dépenses liées à certaines infrastructures qui se relèvent plus importantes que prévues ;

Ces tendances obligeraient, aujourd’hui le Gouvernement à réviser la loi des finances initiale. Tout ceci dans un contexte mondial assez bien orienté, avec une reprise de l’économie mondiale qui se confirme de nos jours.

Cette bonne tenue s’observerait au sein de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale où  le niveau de la croissance économique s’établira à 6.7% en 2014 au cours de cette année. S’agissant du Congo, le FMI prévoit une croissance de 8.1%.

Ainsi le budget exercice 2014 registré est arrêté en recettes à la somme de trois mille neuf cent trente-deux milliards  neuf cents trente-deux millions (3.932.932.000.000) de francs CFA et en dépenses à la somme de trois mille six cent quarante-sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-sept millions (3.647.897.000.000) de francs CFA.

L’excèdent budgétaire est de deux cent quatre-vingt-cinq milliards trente-cinq millions (285.035.000.000) de francs CFA.

En regardant dans les détails on note :

  • Une demande d’un complément de crédits de 135 milliards pour la ligne « Construction des infrastructures sportives » initialement prévue  pour 53.8 milliards soit une augmentation de 151% ;
  • Un complément de crédits de 50 milliards pour le complexe universitaire ;
  • 341 milliards de francs CFA pour les voies d’accès au complexe sportif de Kintélé dont 185 milliards de francs CFA à régler second semestre ;
  • 50 milliards comme acompte de démarrage du nouvel hôpital central des armées ;
  • 50 milliards pour renforcer les crédits affectés à l’opération « Eau potable pour tous ».

La nouvelle demande de crédits, s’élèverait à près de 620 milliards.

Si on considère le budget comme un outil de la politique économique et financière à court terme, on ne peut que trouver cela de très scandaleux. Il semble qu’il s’agisse d’un pilotage à vue, qui n’est pas assis sur des études sérieuses et qui entraine ce que l’on désignerait par un dangereux gaspillage.

Comment peut-on expliquer au mois d’août une augmentation budgétaire d’une ligne de 151%. Le reste se passe de commentaires.

Il est important de noter que dans un communiqué la Banque Mondiale a relevé que :

  •  la pauvreté s’est aggravée en milieu rural au Congo entre 2005 et 2011 passant de 57.7% à 74.8%.
  • Le Congo connait une croissance peu inclusive qui n’a pas généré des emplois ;
  • Le Congo ne comble pas les attentes en matière de diversification économique ;
  • Il y a une reprise de l’endettement.

Le Fonds Monétaire International quant à lui, a invité le Congo à plus de prudence, encouragé les autorités à adopter des mesures adéquates afin de tenir les objectifs budgétaires de recettes non pétrolières et de dépenses, recommandé au Gouvernement de déployer les efforts pour améliorer la sélection, l’évaluation et le suivi des projets d’investissements ainsi que la budgétisation des coûts d’exploitation et d’entretien y afférents.   

On est d’autant préoccupé que dans un article intitulé :

‘’ L’aide française au développement… du pillage ‘’, le Canard Enchainé fait des révélations stupéfiantes.

Ainsi, il relève par exemple qu’au Congo un forage d’eau coûte 75.000 euros l’unité soit près de 49.000.000 de francs CFA dans ce pays gorgé d’’eau, soit de cinq à sept fois plus cher, selon plusieurs ONG de développement que la réalisation d’un puits dans le sahel. Ce qui se passe de commentaires.

Il faut dénoncer cela avec force et exiger l’audit de la Délégation des Grands Travaux.

  • Erection de la Commission Nationale d’Elections en un organe indépendant.

Beaucoup de choses ont été dites sur l’amélioration de l’organisation des élections lors des mascarades de concertations de Brazzaville, Ewo et Dolisie.

A chaque fois, les participants partenaires du Gouvernement y ont cru. A chaque  fois c’était la désillusion.

Après Ewo, tout le monde a vécu les élections législatives de 2012. Elles ont été scandaleuses. Et il y a eu Dolisie. Jusqu’aujourd’hui, les conclusions et recommandations souffrent dans leur mise en application.

Tous les Congolais savent que le Recensement Administratif Spécial a été un fiasco.

S’agissant de la recommandation relative à l’indépendance de la Commission Nationale électorale, après maintes concertations entre le Parti au pouvoir et les partenaires du Gouvernement, le Ministre de l’Intérieur a introduit un projet de loi modifiant et complétant les dispositions de la loi n°9.2001 du 10 Décembre 2001.

Les réactions des partenaires du Gouvernement ne se sont pas faites attendre, car selon eux par le texte introduit, le Gouvernement refuse de faire aboutir les termes d’un processus électoral convenus consensuellement.

Ce que nous pouvons dire, c’est qu’une Commission électorale est véritablement indépendante lorsqu’elle a la maitrise du processus électoral depuis les opérations préélectorales jusqu’à la proclamation des résultats.

Il est bon de rappeler que l’une des recommandations prises par la Concertation de Dolisie concerne l’érection de la Commission Nationale des Elections en un organe permanent, indépendant, jouissant d’une autonomie administrative et financière.

Le projet de loi préparé et présenté par le Gouvernement ne correspond pas à cela car il ne touche pas les articles 15 et 16 qui disposent que la préparation des élections relève de la compétence du Ministère de l’Intérieur et que les actes préparatoires des élections sont exécutés par l’’administration, sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur.

Comme quoi, il y a un manque de volonté politique manifeste pour la mise en place d’une Commission électorale véritablement indépendante.

Ceci par un pouvoir qui a déclaré pendant longtemps qu’un démocrate sincère, ne pouvait avoir peur d’une Commission électorale Indépendante.

Nous exigeons l’annulation du Recensement Administratif Spécial et le retrait du projet de loi introduit par le Gouvernement sur la Commission Nationale d’Organisation des élections.        

 

 

  • La Catastrophe du 04 mars.

Notre attention a été retenue par l’aspect relatif à l’affectation d’une allocation d’urgence de 3.000.000 de francs CFA aux Chefs de famille sinistrées.

Selon les informations en notre possession près de 7.000 familles ayant-droits n’ont toujours pas touché ladite allocation et pour cause.

D’autant qu’en 2012, il y a eu un collectif budgétaire pour prendre en compte tous les aspects liés à cette catastrophe mais en plus en tenant compte des déclarations du Gouvernement selon lesquelles il y avait assez d’argent et que tout le monde serait payé.

L’on est d’autant plus préoccupé que l’opinion congolaise croit savoir qu’il y a des personnes qui n’en avaient pas droit mais qui ont pu la toucher.

Aussi, il n’est pas normal que le Conseil des Ministres ait pu déclarer que : ‘’ Cette mesure n’est plus susceptible d’être invoquée par qui que ce soit. ‘’

Nous dénonçons cette façon de faire qui n’est rien d’autre qu’une injustice et exigeons du Gouvernement des mesurées pour réparer cela et payer cette allocution nous disons bien à tous les véritables ayant-droits.

  • L’école

A plusieurs reprises l’on a cessé de dire que l’école est sérieusement malade et que malheureusement le Gouvernement n’apporte pas les solutions idoines et appropriées à cet épineux problème.

On est d’ailleurs très dubitatif sur les déclarations selon lesquelles le Congo sera émergent en 2025.

Comment peut-il l’être si l’on n’accorde pas une attention particulière aux problèmes de l’école.

Parmi les graves maux décriés, il y a celui du manque des enseignants. Les départements ministériels chargés des enseignements primaire, secondaire, technique et professionnel ont constaté au cours de l’année scolaire passée un déficit de 14.900 enseignants dont près de 14.000 pour des cycles primaire et secondaire.

L’on a vu les quotas de recrutements en 2014 avec 1684 éléments. On ne peut qu’être à la fois surpris et stupéfait surtout que pour le Ministère de l’enseignement primaire et secondaire le quota n’est que de 50.

Cela est d’autant plus préoccupant que l’on compte aujourd’hui près de 13.184 diplômés formés dans le domaine de l’enseignement.

Comment fait un pays comme Madagascar nettement plus peuplé et plus pauvre que le Congo pour recruter au même moment 10.000 enseignants.

Les conséquences sont extrêmement graves. Aussi, on a constaté une situation préoccupante à travers les résultats du Baccalauréat avec un  taux d’échec de 70%.

Il y’a urgence à agir sur cette question. L’on ose espérer que ce Gouvernement y accordera une attention particulière.

  • S’agissant des étudiants boursiers à l’étranger, une politique adéquate doit-être mise en place.

Il est ahurissant de constater qu’au Sénégal et dans bien d’autres pays, des étudiants boursiers aient perdu une année universitaire au motif que leurs frais de scolarité n’étaient pas payés et qu’il fallait que les parents paient d’abord les frais de scolarité pour qu’ils soient remboursés après. Quel système ?

A-t-on l’assurance que toutes les familles congolaises puissent trouver 500.000 francs ou plus pour honorer ce genre d’engagement.

Cette vision est dépassée aujourd’hui et il est de bon aloi que le Gouvernement prenne des dispositions à temps pour payer ces frais et permettre à l’étudiant d’étudier en toute quiétude.

Par ailleurs, il faut décrier le système qui fasse que ce gouvernement attribue, alloue ou renouvelle les bourses aux mois d’avril, mai, même parfois juin, au moment où  beaucoup de structures universitaires commencent à fermer leurs portes. C’est une vision d’échec qu’il faut immédiatement arrêter.

Il faut que les périodes d’attribution, de renouvellement de bourses correspondent avec la rentrée universitaire surtout à l’étranger.

 

  • La liberté de presse.

On est surpris par les déclarations des dirigeants de notre pays selon lesquelles il y a la liberté de la presse.

Déjà, tout le monde sait que les médias d’Etat surtout la Télé-Congo sont devenus la propriété privée d’un Clan, vouée chaque jour à se lancer dans le culte de la personnalité. Ce qui est grave.

La part belle y est faite au pouvoir, aujourd’hui à ceux qui se prononcent pour le Changement de la Constitution.

Il n’y a pas acceptation du droit à la différence et comme pour suivre certainement l’exemple de Radio Mille Collines au Rwanda, on cultive l’intolérance.

Ceci dans un pays où il existe soit-disant un organe régulateur appelé Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, qui comme les autres Institutions, se trouvent aux ordres du pouvoir.

On a vu cet organe agir avec rapidité pour suspendre ou interdire certains journaux considérés comme hostiles au pouvoir.

Que fait cet organe lorsque le Journal le Troubadour publie un article intitulé : ‘’ le coup de force : la seule voie de survie pour l’opposition radicale.’’

De même que fait-il lorsque le journal Polélé-Polélé traite les opposants de mendiants, portant ainsi atteinte à l’honneur et à la dignité des compatriotes qui pour certains ont choisi de mener honnêtement un combat et de défendre leurs idées.

Comment comprendre le silence et le mutisme de cette structure lorsque dans le n°290 du 21 Juillet 2014, le journal le Patriote publie un article intitulé : ‘’ le plan Machiavélique de l’Opposition.’’

Dans cet article ce journal évoque les aspects extrêmement graves selon lesquels  les membres de l’Opposition envisagent la liquidation de l’actuel Chef de l’Etat. Selon lui, pour atteindre cet objectif, tous les responsables de l’opposition radicale se sont retroussés les poches, des amis installés en Europe ont été mis à contribution.

Dans un pays sérieux, je dis bien sérieux, les services de la Police et la Justice devaient déjà se saisir d’un tel dossier.

Nous dénonçons le Comportement de ce journal qui pour nous ne traduit que l’idée de ce qui se trame dans certains milieux connus par ledit journal.

Nous demandons que les services de police et de la justice se saisissent de cette affaire et fassent la lumière là-dessus.

Quant au Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication nous lui rappelons que l’article 08 alinéa 1er de la Constitution du 20 Janvier 2002 stipule clairement que tous les Congolais sont égaux devant la loi.

Nous déplorons avec beaucoup de peine et de regret que cet organe soit partisan et l’invitons à se ressaisir et à accomplir sa mission non dans l’intérêt d’un homme ou d’un pouvoir mais dans l’intérêt de la Nation.

Beaucoup de choses sont préoccupantes sur ce terrain et il a intérêt à bien les prendre en main.

  • Sommet Etats-Unis-Afrique.

Il s’agit, à entendre tout le monde aujourd’hui, d’un Sommet historique auquel ont pris part près de 50 dirigeants africains et qui avait pour thème central : « Investir en Afrique pour la développer en pensant aux générations futures. Beaucoup de choses ont été dites. »

Il s’agit pour les Etats-Unis de :

  •  refaire une partie de leur retard sur l’Europe et la Chine ;
  • tisser des liens économiques solides avec l’une des régions les plus prometteuses du monde au taux de croissance plus élevé que ceux du reste du Monde. Le Fonds Monétaire International table sur un taux de 5.8% en 2015 ;
  • travailler dur pour que davantage d’entreprises américaines investissent en Afrique ;
  • mettre en place un partenariat d’égal à égal ;
  • renouveler l’Agoa, etc…

Il est important de noter que l’Afrique a une image fortement négative généralement associée aux conflits, à la maladie, à la pauvreté, à la mal gouvernance, au manque de démocratie, au non-respect des droits de l’homme et autres.

Plusieurs problèmes y ont été abordés avec le fait que pour le Président Obama l’avenir des africains est entre les mains des africains. Il a octroyé 100 millions de dollars US pour la formation d’une force militaire d’intervention rapide sur le Continent et a promis de consolider l’Initiative Power Africa en octroyant 13 milliards de dollars US. Il a également annoncé 33 milliards de dollars d’engagements américains en Afrique.

Il faut féliciter le Président des Etats-Unis Barack Obama pour l’organisation et la tenue réussie de ce Sommet.

En ce qui concerne notre pays il faut que les dispositions soient prises à tous les niveaux pour que le Congo puisse tirer au maximum profit des conclusions de cette importante rencontre.

Pour cela à notre avis il faut que nous mettons tout en œuvre pour respecter les principes démocratiques, l’état de droit, les droits de l’homme, la liberté de la presse et autres et que nous améliorons le climat de nos affaires qui est préoccupant au regard de notre classement Doing Bussiness qui nous situe parmi les derniers de la planète.       

  • Le Sommet Etats-Unis-Afrique et le débat sur le Changement de la Constitution.

Il faut dire que l’attention des africains et particulièrement des Congolais était tournée vers les Etats-Unis suite à la position que les dirigeants de ce pays avait annoncée sur cette question : Celle selon laquelle les dirigeants américains découragent les Chef d’Etats africains qui veulent changer leurs Constitutions pour demeurer au pouvoir.

Ce que nous retenons de ce problème c’est que :

  • Le Président Sassou Nguésso détient selon la Lettre du Contient n°659  de mai 2013, un projet de Constitution ;
  • Qu’il a envisagé depuis lors d’organiser un référendum début 2015 ;
  • Qu’il exerce son deuxième, ultime et dernier mandat en 2016, ce qu’il n’accepte pas ;
  • Qu’il ne veut pas quitter le pouvoir.

C’est dans ce cadre que nous assistons à la mise en scène, au folklore, à la manipulation et à l’instrumentalisation organisés par les membres du Parti Congolais du Travail, membres du Gouvernement et autres pour faire des déclarations demandant à Dénis Sassou Nguésso de changer la Constitution pour continuer à demeurer Président. Ce que notre Constitution ne permet pas.

Au début, l’on a pris du plaisir à suivre ce genre de déclaration dans la Likouala, le Niari et la Bouenza.

On a vu avec quel engouement le Chef de l’Etat recevait tous ceux des Congolais qui se prononçaient pour le Changement. Par la suite, la vérité a commencé à être établie.

Les cadres natifs du Niari, résidant à Brazzaville ont apporté un cinglant démenti. Le dernier meeting de l’UPADS à Dolisie en est une parfaite illustration.

D’autres ont suivi comme ceux du district de Lékana et du département du Kouilou et autres qui ont dénoncé cette supercherie.

Le Parti au pouvoir ne s’est toujours dit-on pas prononcé et pourtant le Président Dénis Sassou Nguésso a dévoilé clairement sa position à Washington.

Il a énoncé qu’il est pour le Changement de la Constitution même s’il se gêne d’annoncer clairement que c’est pour qu’il reste au pouvoir. Le scénario monté fait apparaitre clairement qu’il va organiser cette demande par le peuple soit-disant mais il rentrera dans un conflit d’intérêt.

A cette occasion il a énoncé des élements fortement discutables comme :

  • Le débat se développe au niveau du peuple ;
  • La constitution actuelle a atteint ses limites sans expliquer comment une Constitution qui n’a été ni appliquée ni respectée peut-elle atteindre les limites ?
  • Il s’agit du débat pour changer la Constitution, pas pour qu’un Président par une volonté veuille changer la Constitution pour lui, mais pour le pays, pour que les Institutions du pays progressent ;

Tous les Congolais savent que c’est faux et que tout cela est monté pour que Dénis Sassou Nguésso demeure au pouvoir.

  •      La question de sa nouvelle candidature en 2016 n’est pas selon lui, à l’ordre du jour.

                On sent son embarras car la Constitution sur laquelle il a prêté serment est claire sur cette question.

  • On change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser des Institutions et la démocratie, ou pas.
  • S’agissant du renouvellement du sang neuf, il met à nu mais maladroitement sa vision.

Il se base sur les exemples allemand et luxembourgeois où selon lui, lorsque les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait peut-être lui en donner un quatrième. Il a également noté la longévité de Jean Claude Juncker à son poste de Premier Ministre.

Dans les deux cas, il faut relever qu’il parle des Chefs de Gouvernement et des Premiers Ministres.

En Allemagne, il y a un Président Fédéral qui est élu pour un mandat de cinq ans et qui est rééligible une fois. La Constitution allemande est de 1949. Elle a été adaptée à l’évolution des choses et n’a jamais été changée.

Madame Merkel est Chef de Gouvernement  en tant que chef de la partie ou de la coalition des partis qui à la Majorité des sièges au Bundestag.

Jean Claude Juncker a été longtemps Premier Ministre. Dans le Gouvernement du Grand-duché du Luxembourg où il y a un Roi Grand-Duc qui nomme et révoque les membres du Gouvernement. Quant à la longévité au Gouvernement, elle ne peut pas surprendre Dénis Sassou Nguesso qui a des Ministres qui sont au Gouvernement depuis plus de vingt ans.

Doit-on comprendre que le Changement souhaité par Dénis Sassou Nguésso ne se justifie que par la recherche d’une position durable de Premier Ministre ou de Chef de Gouvernement ?

Pourquoi ne s’attarde-t-il pas sur le fait qu’en Allemagne il y a la limitation des mandats présidentiels.

Quant à l’efficacité du travail, il est à déplorer que Dénis Sassou Nguesso soit juge et partie et qu’il considère que son bilan est positif.

Le moins que l’on peut dire c’est que ces deux exemples sont malheureux.

Il est important de relever que dans les 2 modèles choisis, le Président a choisi de se comparer non aux Présidents de ces pays mais à leurs Premiers Ministres. Cette approche mérite une attention particulière.

Ce que l’on peut relever avec force c’est que Dénis Sassou Nguésso n’a cessé de violer la Constitution du 20 Janvier 2002 depuis son entrée en vigueur.

  • Pourquoi veut-on changer une Constitution qui n’a jamais été ni appliquée ni respectée ?
  • Qu’est ce qui a empêché à Dénis Sassou Nguésso de déclarer son patrimoine conformément à l’article 48 de la Constitution. Espère-t-il ne jamais se soumettre à cette obligation en changeant la Constitution ?
  • Comment les Congolais se sentent-ils en ayant à la tête de leur pays des dirigeants qui ne respectent pas les lois et règlements de la République et particulièrement la Constitution ?
  • Doit-on penser que la Constitution du 20 Janvier 2002 n’était pas faite dans l’intérêt du peuple et du pays ?
  • Dénis Sassou Nguésso ne sait-il pas qu’il est lié par le serment qu’il a prêté ?

Bref, autant de questions qui mettent en lumière le scénario mis en place pour permettre à Denis Sassou Nguesso de demeurer au pouvoir.

A travers John Kerry, les dirigeants américains ont insisté sur le respect des mandats et souligné avec force que la démocratie était universelle. Ils ont fustigé le concept de la démocratie à l’africaine en relevant que les sociétés civiles fortes, le respect de la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme ne sont pas seulement des valeurs américaines. Ce sont des aspirations universelles.

Il est à noter, sur ce créneau qu’en Janvier 2013, le Président Boni YaYi, Président sortant de l’Union Africaine avait demandé à ses collègues de ne pas tripatouiller la Constitution de leur pays pour demeurer au pouvoir.

La Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Bonne Gouvernance interdit tout amendement ou révision de la Constitution portant atteinte à l’alternance démocratique.

Le Président Sénégalais Macky Sall a déclaré lors de ce sommet sur RFI qu’ils sont les Premiers à décourager les Changements de Constitution en Afrique.

Le discours des autorités américaines de dérangent pas les dirigeants sénégalais puisqu’ils le font tous les jours.

A l’évidence, le Sommet USA-Afrique a permis de mettre en évidence l’existence de deux camps présidentiels en Afrique :

Celui de la Jeune génération des Présidents africains qui sont très respectueux des principes démocratiques, de l’état de droit, de l’alternance démocratique, de la limitation des mandats et une génération d’hommes se disant forts, qui s’accrochent au pouvoir et ne veulent pas le quitter considérant qu’ils sont irremplaçables, indispensables alors que leurs bilans comme dans le cas du Congo ne sont pas brillants.

Quand on se réfère au Congo et à la pratique Constitutionnelle qui s’y déroule, on peut se demander s’il existe une Constitution que nos dirigeants actuels peuvent respecter.

Les Congolais savent ce qui s’est passé le 18 mars 1977. La Constitution n’a pas été respectée. Celle du 15 mars 1992 a été violée de façon permanente par les acteurs politiques qui pour certains ont créé des milices.

Quant à celle de 2002, les violations ont été flagrantes.

Il est préoccupant pendant que l’on prétend que ce débat se poursuit, de suivre sur RFI, le journaliste François Soudan annoncer qu’il y’aura un référendum, changement de la Constitution, qu’il n’y a pas d’opposition au Congo et que Dénis Sassou Nguésso sera candidat en 2016. Ce qui permet aux Congolais de dire que le scénario et les résultats sont connus d’avance avant même que le Parti au pouvoir et voire même le peuple auquel on se réfère, n’aient décidé. Le débat alors, pourquoi ?

Il s’agit en réalité d’un passage en force, d’un Coup d’Etat Constitutionnel. Le Message est clair : je suis arrivé au pouvoir par les armes et j’entends y rester. Je ne respecterai pas les lois et règlements de la République. Mais les Congolais qui ont beaucoup souffert, ont besoin  de la Paix, de la véritable paix.         

En Conclusion, nous dirons tout simplement que beaucoup de défis restent à relever. Pour l’heure, l’actualité nationale est dominée par le faux débat sur le Changement de la Constitution. A 734 Jours (disons deux ans) de la fin du deuxième, ultime et dernier mandat, les Congolais devraient se préoccuper de la tenue en 2016 d’une élection libre, démocratique et transparente, échéance dont le premier tour se tiendra le 10 Juillet 2016.

Fort est de constater que le Gouvernement ne prend les Choses au sérieux tant du point de vue de la maitrise du corps électoral, de la mise en place d’une Commission électorale véritablement indépendante que de l’élaboration d’un chronogramme qui permettrait que l’élection Présidentielle se déroule dans les délais Constitutionnels et sans la moindre précipitation.

Sur la Constitution, nous disons que le Président Dénis Sassou Nguésso s’est dévoilé et les choses sont claires. Il veut changer la Constitution pour demeurer au pouvoir alors que cette Constitution n’a jamais été ni appliquée ni respectée.

A ce propos, nous lui lançons un appel urgent pour qu’il déclare son patrimoine conformément à l’article 48 de notre loi fondamentale.

Pour le reste sur la Constitution nous réaffirmons notre position à savoir :

  • Non au Changement de Constitution ;
  • Non à la révision de la Constitution ;
  • Non au 3eme mandat de Dénis Sassou Nguésso.

Je vous remercie pour votre aimable attention.                    

 

 

    

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:48
 

Auteur : DIASPORA

 

CONGO BRAZ GRAND MEETING A PARIS LE 15 AOÛT 2014

 

 

                

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:08
 

 

 

CONGO BRAZ MOUVEMENT CITOYEN POUR LE RESPECT DE L’ORDRE CONSTITUTIONNEL .

 

Discours de Gilda Rosemonde MOUTSARA-GAMBOU

Guilda Rosemonde Moutsara-Gambou

Le courage d’une femme qui dénonce les injustices au péril de sa vie.

 

Touche pas a ma constitution

 

 

 

Meeting du 03 Août 2014

Palais des Congrès

 

 

Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel

Et

Sauvons le Congo

 

Discours de Gilda Rosemonde MOUTSARA-GAMBOU

Porte-Parole du Mouvement Citoyen

 pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel
 

Chers citoyens,

 

Le Président de la République s’est exprimé à Washington, lors d’une conférence de presse et sur RFI. A la question de savoir si la Constitution va être changée ou non, le Président de la République répond que le débat se développe au niveau du peuple, qu’il s’agit d’un débat en vue d’un changement de Constitution pour l’intérêt du pays, pour que les institutions du pays progressent.

Mais il est clair pour nous tous que le changement de la constitution voulu par la majorité présidentielle n’a pour seul but que celui de permettre au Président de la République de pouvoir prétendre à un mandat supplémentaire.

Oui, chers citoyens, avec le changement de la Constitution, le Président de la République veut ouvrir la porte d’une nouvelle candidature en 2016. Il l’exprime clairement en évoquant l’exemple de l’Allemagne où les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Mme Angela Merkel, à cause, dit-il, de l’efficacité de son travail.

Nous rejetons cet argument pour la simple raison que Madame Angela Merkel est Chancelière de la République d’Allemagne, de ce fait, les allemands peuvent lui accorder autant de mandats possibles sans jamais avoir le sentiment d’enfreindre aucune loi et remettre en cause l’avancement de la Démocratie dans leur pays.

Il faut aussi noter que si les allemands ont accordé un troisième mandat à Angela Merkel, c’est sûrement parce qu’ils ont estimé que la politique sociale menée par la Chancelière a été à la hauteur de leurs attentes. Est-ce le cas pour notre pays ?

Nous ne le dirons pas assez : la mise en application du projet de société « Le Chemin d’Avenir » du Président de la République, a été un échec sur le plan social. Ceci s’explique par la non- application des dispositions comprises dans le Titre II de la Constitution du 20 janvier 2002. Il s’agit notamment des Droits et Libertés fondamentaux des citoyens. Il faut dire que de nombreux problèmes sociaux persistent depuis plus d’une décennie. Si le Président de la République affirme avoir donné la priorité au système éducatif, à la scolarisation devenue gratuite dans les écoles publiques et rendue obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, la réalité est malheureusement tout autre. En effet, la plupart des établissements scolaires publics sont délabrés. Les écoles primaires manquent de tables-bancs, certaines salles de classe n’ont ni portes ni fenêtres alors que le Congo est un pays producteur de bois. Les collèges et les lycées ne sont pas mieux équipés. Ce qui est contraire à l’article 16 de la Constitution qui dispose que le droit à l’éducation est garanti. A ceci, il faut ajouter le manque criard d’enseignants dans le système primaire et secondaire.

La dégradation du système éducatif oblige les parents à se tourner vers les écoles privées. Certains les parents font même le choix d’envoyer leurs enfants au Sénégal, au Maroc, en France ou même à Kinshasa. De telles initiatives coûtent cher aux familles et accroît l’appauvrissement de celles-ci. Le niveau d’études est en baisse comparé aux années 80, beaucoup  d’enfants quittent l’école avant l’âge de 16 ans, les jeunes filles se livrent à la prostitution, se marient très tôt, leur avenir est hypothéqué par des grossesses précoces.

Le non –accès de la grande majorité des congolais à l’eau potable et la consommation d’une eau non traitée a de conséquences graves sur la santé des populations. En effet, beaucoup de congolais, surtout les enfants, meurent suite à des diarrhées provoquées par cette eau impropre à la consommation. Les femmes et les enfants sont de corvée à longueur de journée, ils transportent des bidons d’eau de 25 litres sur de longues distances. Ce qui les expose à une malformation de la colonne vertébrale, par exemple.

Le Congo-Brazzaville présente une situation sanitaire très préoccupante. Les hôpitaux sont mal équipés, manquent d’eau, de lits, de médicaments. Le congolais se soigne mal ce qui justifie le taux de mortalité constamment en hausse dans notre pays. Pourtant l’article 30 de la Constitution dispose que « l’Etat est garant de la santé publique, les personnes âgées et les personnes handicapées ont droit à des mesures de protection en rapport avec leurs besoins physiques, moraux ou autres, en vue de leur plein épanouissement ». 

Les personnes souffrant de maladies mentales et de névroses se retrouvent dans la rue, sont mal vêtues ou pas du tout, malpropres, se nourrissent dans les décharges publiques, dorment au carrefour de grandes avenues ou au pied des arbres, boivent dans des caniveaux. Elles ont perdu leur dignité. Or l’article 7 dispose que « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation absolue de la protéger et de la respecter ». Tous les citoyens étant égaux devant la loi (article 8), l’Etat a donc le devoir de créer des structures d’accueil permettant à ces citoyens de jouir de leurs droits fondamentaux et de retrouver leur dignité humaine.

Le taux de chômage est de plus en plus important surtout en milieu jeune. De nombreux jeunes diplômés peinent à trouver un emploi en rapport avec leur formation. Ce qui est contraire aux dispositions de l’article 24 : « L’Etat reconnaît, à tous les citoyens, le droit au travail et doit créer les conditions qui rendent effective la jouissance de ce droit ».

La baisse du pouvoir d’achat des ménages, surtout dans des familles à revenu unique augmente la précarité des populations. Quant aux retraités,  quelle misère après avoir servi la nation ! La situation  des étudiants au Congo comme à l’étranger devient de plus en plus préoccupante à cause des paiements irréguliers de leurs bourses d’études.

L’allègement quotidien du panier de la ménagère dû à l’augmentation incontrôlée des prix sur le marché,  obligent de nombreuses familles à se contenter d’un seul repas par jour. Un œuf coûte aujourd’hui 200 F CFA.

Le système de transport est médiocre. A cause du mauvais état des routes, les congolais sont confrontés au quotidien au phénomène de « demi-terrain », dépensant en moyenne 1000 F CFA par jour.

L’environnement insalubre dans lequel vivent les congolais s’expliquent par l’absence d’une politique d’assainissement des lieux publics comme les marchés, les hôpitaux, les avenues… Ce qui va à l’encontre de l’article 35 de notre Constitution qui dit que « Tout citoyen a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable. L’Etat veille à la protection et à la conservation de l’environnement ».

Conformément à l’article 34, l’Etat a le devoir de protéger les enfants et les adolescents contre l’exploitation économique ou sociale. Combien d’enfants travaillent, vendent dans les marchés ou dans les coins de rues ? Combien d’entre eux parcourent de longues distances à pieds parce qu’ils ont la responsabilité d’accompagner un parent handicapé ou aveugle ?

Notre Constitution dispose aussi en son article 31 que l’Etat doit assister la famille dans sa mission de gardienne de la morale et des valeurs compatibles avec l’ordre républicain. On assiste malheureusement à la perte des valeurs, de la morale, du respect. Les mineurs accèdent librement aux débits de boissons, ils consomment de l’alcool à outrance, fument et déambulent dans les rues jusqu’à des heures tardives.

De nombreux citoyens détenus dans les postes de police et les prisons subissent des actes de tortures, des traitements cruels, inhumains et dégradants, actes interdits par l’article 9 de la Constitution. 

L’absence de salles de cinéma, des théâtres, des maisons d’édition porte atteinte au droit à la culture garanti à tous par l’article 22.

Le droit de propriété et le droit de succession garantis aux citoyens par l’article 17 sont constamment violés. On ne compte plus le nombre de veuves et d’orphelins chassés du domicile familial après le décès de l’époux ou du père.

Chers citoyens,

Au regard de toutes les situations évoquées ci-dessus, dont la liste n’est pas exhaustive, il n’y a aucun doute sur le fait que la Constitution du 20 janvier 2002 n’a pas été appliquée. Par conséquent, son changement n’est pas justifié. Bien au contraire, elle doit être maintenue et appliquée afin de permettre au peuple Congolais de jouir des droits et libertés fondamentaux qu’elle lui garantit.

Peuple Congolais,

Reconstruire une nation, c’est avant tout reconstruire les hommes. Mais le constat est que toute action politique, tout projet, tout investissement a jusqu’ici laissé les congolais au bord de la route. Sinon comment expliquer cette pauvreté criarde des familles ? Comment expliquer l’inexistence  d’une classe moyenne et ce grand fossé entre les riches et les pauvres ?

Nous sommes une nation, de ce fait, nous avons en partage un territoire, une histoire, une culture et des traditions, mais surtout les richesses et les ressources naturelles de notre pays. La mission de tout citoyen élu à la tête de notre pays devrait être celle de faire en sorte que chaque citoyen congolais retrouve sa part de richesse dans sa vie quotidienne. Vivre dans un environnement sain et salubre, fréquenter des écoles publiques bien équipées, être accueilli et soigné dans des hôpitaux modernes, trouver un emploi, se loger, se nourrir…C’est ce à quoi nous devrions tous avoir droit.

La non-application de notre Constitution a remis en cause notre patriotisme et l’unité nationale. En effet, beaucoup de congolais n’aiment plus le Congo, ils n’ont plus d’amour pour leur pays. Qu’ils vivent sur le territoire national ou ailleurs, les congolais ne sont plus fiers d’être citoyens du Congo-Brazzaville parce que  leurs espoirs ont été trahis par les politiques. 

Je veux vous dire aujourd’hui que ce n’est pas la Constitution du 20 Janvier 2002 qui a montré ses limites et ses insuffisances, mais c’est le système actuel qui n’a pas su répondre à nos attentes. La mauvaise gouvernance a plongé la plupart des congolais dans une détresse extrême et une solitude profonde.

Notre responsabilité aujourd’hui consiste à être exigent sur le fait qu’à l’avenir qu’aucun Président ne se maintienne à la tête de notre pays en faisant sauter le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels par le changement de la Constitution, et ce quel que soit son bilan.

Si en ce jour, 3 août 2014, il y a dans cette salle du Palais des Congrès, un citoyen, un jeune, une femme, un enfant, un homme qui, après la déclaration du Président de la République, a le sentiment que  les jeux sont faits, qu’un référendum aux apparences démocratiques aura lieu, et que de ce fait, le président de la République obtiendra un troisième mandat malgré le serment qu’il a prêté de défendre et de respecter la Constitution, d’assurer la continuité de l’Etat, qu’il trouve ici sa réponse.

Pour finir, je vais vous raconter une histoire. Un jour, dans cette même salle s’est tenue la Conférence Nationale Souveraine, à l’issue de laquelle nos aînés, assis sur ces mêmes sièges,  ont pris le courage et la responsabilité de donner une nouvelle orientation politique à notre pays. Ils ont fait le choix de la Démocratie. Ils ont décidé ensemble, en toute responsabilité, que plus jamais, il ne sera permis à quiconque de conserver le pouvoir indéfiniment. Ils ont traduit cette résolution dans la Constitution de Mars 1992 à travers la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Cette disposition a été reprise dans la Constitution du 20 janvier 2002, mettant ainsi notre pays sur la voie de l’alternance démocratique.

Il nous appartient, aujourd’hui, jeunesse congolaise, de prendre notre part de responsabilité. C’est à notre tour de décider de l’avenir de notre pays. Oui, le moment est venu pour nous de défendre ces acquis. Pour que notre pays avance, défendons ensemble la Constitution du 20 janvier 2002, malgré les limites et les insuffisances qui lui sont reprochées. Oui, nous y arriverons, avec détermination et courage, parce que le Congo passe avant tout, parce que nous sommes le Congo, parce que nous sommes une Nation.

 

Je vous remercie.

 

                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 13:52

 

 

CONGO BRAZ SOMMET USA/AFRIQUE : PLACE A LA NOUVELLE GENERATION

 

Le premier sommet Etats-Unis / Afrique se déroule du 4 au 6 août 2014 à Washington. Les pays africains estiment que l’Amérique ne s’intéresse pas beaucoup au Continent, sauf lors des crises. Ce sommet est, pour les autorités américaines, l’occasion d’inverser cette tendance, comme l’explique Robert Jackson, directeur Afrique du département d’Etat américain, et invité d’Anne-Marie Capomaccio.

SOMMET USA AFRIQUE

Un panneau annonçant le sommet Etats-Unis-Afrique devant le bâtiment du département d'Etat à Washington, le 31 juillet 2014

Un panneau annonçant le sommet Etats-Unis-Afrique devant le bâtiment du département d'Etat à Washington, le 31 juillet 2014 (Photo Paul J. Richards . AFP)

 

RFI : quel est l’objectif de ce sommet ?

Robert Jackson : Nous voulons mettre en exergue toutes les bonnes choses qui se passent en Afrique et la croissance de l’Afrique. Huit des dix économies qui croissent le plus rapidement sont actuellement des économies africaines. Et sur les 20 pays qui croissent le plus rapidement, il y a 10 pays africains. L’Afrique est en train de changer et c’est une occasion de regrouper tous les chefs d’Etat et de gouvernement africains pour parler de l’avenir. Nous avons eu un sommet très réussi avec les jeunes entrepreneurs africains. C’est vraiment une occasion pour mettre en exergue la prochaine génération et voir comment gouverner pour mieux préparer l’Afrique pour les nouveaux défis.

Le thème du sommet est « investir dans la nouvelle génération » avec ce rassemblement des jeunes entrepreneurs. Est-ce que le sous-titre du message est que la génération, qui est en place aujourd’hui, n’a pas réussi ?

Non, au contraire, je crois que l’on peut dire qu’il y a beaucoup de réussites vu les changements économiques qui sont déjà en progrès. Cependant, nous avons plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement qui vieillissent. C’est clair que dans peu d’années, il y aura plusieurs changements de leader, alors c’est le moment de préparer tout le monde aux changements qui arrivent au sens politique et au sens économique.

Le secrétaire d’Etat, John Kerry, a d’ailleurs pris position contre les changements de Constitution et les chefs d’Etat qui veulent se maintenir au pouvoir. Est-ce que c’est un sujet qui sera abordé lors du sommet ?

Je suis certain que cela va être abordé lors du sommet. Notre position est très claire : nous ne voulons pas de changement dans les Constitutions. Il y a au moins quatre ou cinq leaders actuels qui parlent d’un changement de leur Constitution. Il faut regarder l’histoire récente et, à ma connaissance, il y a onze pays africains qui ont étudié des changements pour enlever les limites sur les mandats des chefs d’Etat. Huit ont voté pour éliminer ces limites, mais trois ont déjà décidé de garder ces limites. Et notre préférence, c’est de prendre une position claire que nous croyions que ces trois ont raison, et nous espérons que les autres vont suivre leur exemple.

Quelle sera la réaction de l’administration américaine si les Constitutions sont changées et si les chefs d’Etat se maintiennent au pouvoir ?

Si les Constitutions sont changées par les citoyens, c’est leur droit. Mais nous espérons, en prenant une position claire, que nous pouvons encourager de rester avec les limites de mandats qui sont en place.

Le président Obama a des origines africaines. La rue africaine, l’opinion publique a été extrêmement heureuse lorsqu’il a été élu. Et aujourd’hui, ils sont quand même un peu déçus, car ils pensent qu’il n’y a pas une assez forte implication. Que pouvez-vous leur répondre ?

Je répondrais ceci : je sais que le président regrette de n’avoir pu voyager en Afrique que deux fois depuis son arrivée au pouvoir et je pense que c’est une des raisons de ce sommet. Il invite les leaders africains à venir ici et c’est une occasion pour avoir les conversations qu’il n’a pas pu avoir dans leurs pays. Toute la semaine va être focalisée sur l’Afrique et c’est une très bonne chose. Parce que vous savez bien que normalement, l’Afrique est connue pour ses crises, mais il y a beaucoup de bonnes nouvelles et c’est cela que nous voulons mettre en exergue.

Source : RFI

                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 11:21

 

 

CONGO BRAZ SOMMET USA/AFRIQUE : MESSAGE DE John KERRY AUX DIRIGEANTS AFRICAINS

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le 4 août 2014 à Washington D.C.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le Lundi  4 août 2014 à Washington

 

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, s'est exprimé lundi devant un parterre d'acteurs africains de la société civile, au premier jour du sommet États-Unis - Afrique. Il a vanté les valeurs démocratiques et les droits de l'homme.

"Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques". Les propos prononcés lundi 4 août par le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, devant un parterre d'acteurs africains de la société civile n'ont rien de surprenants.

Depuis des mois, Washington s'oppose à toute modification de la Constitution destinée à permettre à un chef d'État de se maintenir au pouvoir. Une option évoquée dans plusieurs pays du continent (Burkina Faso, RDC, Congo-Brazzaville ou encore Burundi) alors que se rapprochent les prochaines échéances électorales.

Le dictateur Denis SASSOU NGUESSO l'entendra t'il de cette oreille ?

Washington, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:07

 

 

 

CONGO BRAZZLE SOMMET USA/AFRIQUE A OUVERT LE BAL SUR L'ALTERNANCE POLITIQUE & DEMOCRATIQUE 

 

Le président sénégalais Macky Sall et le conseiller à la Maison Blanche John Podesta durant le sommet Etats-Unis / Afrique à la Maison Blanche à Washington, le 4 août 2014

Le président sénégalais Macky Sall et le conseiller à la Maison Blanche John Podesta durant le sommet Etats-Unis / Afrique à la Maison Blanche à Washington, le 4 août 2014 

 

Lutte contre la corruption, protection de la liberté de la presse mais surtout respect de l’alternance politique au sommet de l’Etat: Washington a insisté lundi 4 Août 2014 sur les composantes de la démocratie au premier jour d’un sommet USA-Afrique sans précédent largement centré sur l’économie.

Cinquante pays sont représentés dans la capitale fédérale américaine: 35 présidents, neuf Premiers ministres et un roi, celui du Swaziland, dernière monarchie absolue d’Afrique, ont notamment fait le déplacement pour cette rencontre de trois jours qui débute au moment où le continent fait face à l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière jamais enregistrée.

Tisser des liens économiques plus solides entre les Etats-Unis et l’Afrique, région prometteuse à la croissance supérieure à celle du reste du monde (le FMI table sur 5,8% en 2015): tel est l’objectif central de ce sommet annoncé il y a un an par le président Barack Obama qui voit dans le continent le «prochaine grande +success story+ mondiale».

Mais au premier jour des discussions, le vice-président Joe Biden a d’abord appelé les leaders africains à lutter contre «le cancer de la corruption» tandis que le secrétaire d’Etat américain John Kerry insistait sur la nécessité d'«une société civile forte, le respect pour la démocratie, l’Etat de droit et les droits de l’homme».

Citant l’exemple de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, M. Kerry a affirmé que la plupart des peuples d’Afrique étaient favorables à une limitation à deux mandats pour leurs dirigeants. «Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques», a-t-il assuré.

Le secrétaire d’Etat s’est cependant gardé de nommer qui que ce soit et n’a pas évoqué ouvertement les cas de la Guinée équatoriale, du Rwanda, de l’Ouganda, de l’Angola ou du Cameroun et de leurs indéboulonnables présidents Teodoro Obiang Nguema, Paul Kagame, Yoweri Museveni, Eduardo dos Santos et Paul Biya, tous invités à Washington.

Dans la matinée, il a rencontré dans la matinée le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila à qui il avait demandé directement, en mai, lors d’une visite à Kinshasa, de respecter la limite à deux mandats imposée par la loi fondamentale congolaise, dans la perspective des élections de 2016.

«Un Etat de droit, c’est aussi le fait que les dirigeants ne gardent pas le pouvoir éternellement», avait martelé il y a quelques jours Barack Obama devant des étudiants africains.

 

- «Respect de l’appareil judiciaire» -

Sur le dossier sécurité, la menace d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), les attaques répétées de Boko Haram, la guerre civile au Soudan du Sud ou encore les offensives meurtrières des shebab somaliens au Kenya seront immanquablement abordés.

Pour le président des Etats-Unis, l’un des sujets centraux du sommet sera «de trouver les moyens de renforcer les capacités africaines dans les efforts de maintien de la paix et de résolution des conflits».

Avant son départ pour Washington, le président camerounais Paul Biya a souligné que cette rencontre devait être l’occasion de mettre en place, avec le Nigeria, le Niger et le Tchad, une véritable «stratégie régionale» pour lutter contre Boko Haram.

M. Kerry s’est entretenu lundi avec le président burundais Pierre Nkurunziza devant qui il a plaidé pour le «respect de la loi, de l’appareil judiciaire, de l’armée et d’institutions qui protègent les citoyens». Le chef de l’Etat burundais lui a répondu, en français, que son pays était en «post-conflit» et qu’il «savourait aujourd’hui les dividendes de la paix».

La communauté internationale et des organisations des droits de l’homme s’inquiètent depuis plusieurs mois d’une montée des tensions sur fond de violence politique et d’entraves aux libertés au Burundi, à l’approche du scrutin de 2015 dans ce pays des Grands Lacs sorti en 2006 de 13 ans de guerre civile.

Mais c’est une crise sanitaire, celle du virus Ebola, à l’origine de près de 900 morts en Afrique de l’Ouest, qui était dans tous les esprits au lancement de ce sommet. Accaparés par la gestion de la crise, le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma et son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf ont renoncé à venir aux Etats-Unis.

Des contrôles médicaux seront mis en place à l’arrivée sur le sol américain pour les délégués venant de pays affectés, avec un éventuel placement en quarantaine si un individu présente des symptômes de la maladie.

Si M. Obama n’a prévu aucune rencontre bilatérale, un dîner à la Maison Blanche aura lieu mardi soir, à l’issue d’une journée exclusivement consacrée à l’économie.

La prolongation de l’Agoa, le programme américain accordant des avantages commerciaux à certains produits africains, ou encore l’initiative «Power Africa», qui vise à doubler l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, seront au menu des discussions.

 

Washington, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 
                          
 
 
 
 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:46

 

Auteur: Fernand OKOKO ATIPO

 

CONGO BRAZZLe gros mensonge du Dictateur Denis SASSOU NGUESSO sur RFI 

 

 

 
LE PEUPLE CONGOLAIS a été réveillé le samedi 02 Août dernier, dans la stupéfaction, par, par une fable politique nauséabonde diffusée sous forme d’interview par RFI. L’auteur inattendu de cette tragi-comédie n’était que Dénis SASSOU-NGUESSO déterminé à tordre le cou à la sacro-sainte Constitution qui limite ses mandats à deux non renouvelables à l’immédiat.

Le ton hésitant, chancelant, presque moribond, Dénis SASSOU NGUESSO est allé sur les traces noire de MOUDOUDOU, MABIALA, KOUMBA, MOUNGALA, ETEKA YEMET…qui sans succès, pardon sans convaincre, ne cachent pas leur diabolique et cynique hantise de créer au Congo une tradition de changement des Constitutions, donc une culture d’instabilité constitutionnelle chronique.

En clair, cette interview vise à exorciser sa propre peur et celle de son clan de se retrouver au pied du mur constitutionnel et intègre une stratégie d’agitation et de gesticulation inutiles et absurdes.

Dans cette interview le Président de la République du Congo a utilisé des mensonges et contre-vérités, certainement par ignorance pour justifier son changement souhaité de la Constitution du 20 janvier 2002. C’est regrettable pour un homme qui a prêté serment deux fois de suite, en 2002 et 2009, sur cette Constitution. Il s’était engagé à la respecter et la défendre et subitement à la fin de son 2e et dernier mandat, elle devient limitée! Qui et quand a fait l’évaluation de la mise en œoeuvre de notre Constitution ?

Bloqué par le fait qu’il ne peut plus se représenter aux élections présidentielles de 2016 par la même Constitution, il a décidé d’enfumer le peuple congolais et la communauté internationale.
Depuis quelques mois, il est entrain de mener un lobbying auprès des autres présidents africains, concernés par la limitation du nombre des mandats constitutionnels, afin que tous derrière lui, dans un élan syndical, s’opposent à la volonté des peuples respectifs et de la communauté internationale.

Notre dictateur national a vite fait d’oublier que le Congo est signataire de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui stipule en son préambule que les Etats parties sont :

Conscients des conditions historiques et culturelles de l’Afrique; Soucieux d’enraciner dans le continent une culture d’alternance politique…; Préoccupés par les changements anticonstitutionnels de gouvernement qui constituent l’une des causes essentielles d’insécurité, d’instabilité, de crise et même de violents affrontements en Afrique.

Les objectifs de cette Charte libellés dans l’article 2 au chapitre 2 demandent aux Etats de :

Promouvoir l’adhésion de chaque Etat partie aux valeurs et principes universels de la démocratie et le respect des droits de l’homme; Promouvoir et renforcer l’adhésion au principe de l’Etat de droit fondé sur le respect et la suprématie de la Constitution et de l’ordre constitutionnel dans l’organisation politique des Etats; Interdire, rejeter et condamner tout changement anticonstitutionnel de gouvernement dans tout Etat membre comme étant une menace grave à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement ;

L’article 5 dit que les Etats parties prennent les mesures appropriées afin d’assurer le respect de l’ordre constitutionnel;

Article 10 : Les Etats parties renforcent le principe de la suprématie de la Constitution dans leur organisation politique; Les Etats doivent s’assurer que le processus d’amendement ou de révision de leur Constitution repose sur un consensus national…;

Or en toute évidence, le débat sur la Constitution divise le pays et est porteur d’un mauvais germe conflictuel.

Le Chapitre VIII de cette charte, traitant « DES SANCTIONS EN CAS DE CHANGEMENT ANTICONSTITUTIONNEL DE GOUVERNEMENT » en son article 23 explique que : Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union, entre autre, au point 5, il est écrit :
Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteintes aux principes de l’alternance démocratique, est passible de sanction, donc prohibé.


Dans son livre « parler vrai pour l’Afrique », une sorte de compilation d’entretiens avec Edouard DOR, dédiée à sa fille Edith Lucie et au Père de la Nation arc-en-ciel, dont une préface, attribuée à Nelson MANDELA fût contesté par Madiba de son vivant, SASSOU dit en 2009 au préambule: « J’ai fait sans doute de bonnes choses, sans doute de moins bonnes – comme tout responsable politique, comme tout être humain. Comme tout être humain, je souhaiterais que l’on m’écoute, et comme tout responsable politique, je souhaiterais être compris. Seul le chemin de la vérité peut y conduire. J’en suis persuadé ».

En page 89 et à la question de savoir s’il y’a un renouvellement de la classe politique au Congo ? Est-ce que l’on assiste, par exemple à l’émergence de jeunes intéressés par la gestion de la cité ? SASSOU répond : « Oui, ils sont assez nombreux. Beaucoup de partis politiques sont créés par des jeunes. On sent cette poussée. De la part des femmes aussi.

Nous sommes d’ailleurs entrain de les aider à monter en puissance et à s’intéresser davantage aux affaires publiques…Le jeunes qui ont la volonté de se lancer dans la vie publique de créer des partis politiques, d’espérer demain participer à la direction du pays, sont de plus en plus nombreux…Je suis persuadé que le Congo ne manque pas de jeunes capables de prendre la relève ».

Le journaliste lui retourne la question comme pour tirer le vers du nez. Les plus âgés font-ils la place aux plus jeunes ? SASOU répond : « Sans doute.
Ceux de nos dirigeants politiques qui peuvent être considérés comme des anciens commencent à quitter la scène, qu’il s’agisse de KOLELAS, de YHOMBI, de LISSOUBA, et d’autres. Moi-même d’ailleurs, à 67 ans, je commence à envisager la sortie, parce que notre Constitution stipule que, à plus de 70 ans, on ne peut plus être candidats à la présidentielle. Mr DOR insiste : Cela veut dire que si vous êtes réélu en juillet 2009 ce sera votre dernier mandat ? SASSOU répond sans détours : « En tout cas, la
Constitution précise que le président ne peut effectuer plus de deux mandats».

Comment un Chef d’Etat peut-il être si inconséquent ? 5 ans à peine sont passés et il pense le contraire. Allez-y comprendre. Le vrai problème de SASSOU doit être solutionné par toute la classe politique. Donnons-lui l’immunité nécessaire pour qu’il puisse sortir par la grande porte. S’il a des garanties de ne pas aller à la CPI ou d’être poursuivis pour les BMA et autres ennuis judiciaires, il cédera. C’est le prix à payer et la seule proposition que OBAMA doit lui faire, comme il l’avait faite à la famille GBAGBO. Sinon le monsieur est fort capable d’appliquer la politique de la terre brûlée. Et cela coutera très chers à tous.

QUI DIT MIEUX ?

Concernant le changement de la Constitution du 20 janvier 2002, qu’il évoque, celle ci ne prévoit aucun mécanisme de son changement. Personne n’a l’initiative de son changement. Par contre l’article 86 de cette Constitution ne donne pas le droit au Président de changer la Constitution. Il lui confère le droit d’initier des Lois en application de la Constitution du 20 janvier 2002. C’est à dire des lois subséquentes.

Cet article stipule : « Le Président de la République peut, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’Etat tendant à autoriser la ratification d’un traité. Avant de soumettre le projet au référendum, le Président de la République recueille l’avis de la Cour constitutionnelle sur sa conformité à la Constitution. En cas de non conformité à la Constitution, il ne peut être procédé au référendum ».

Il est clair pour tous, même pour DSN que le Changement de la Constitution en utilisant cet article est forcé et relève d’une violence inouïe sur la Loi fondamentale. La Constitution de 2002 a été verrouillée à telle enseigne que pour le changer, il faut sortir du cadre constitutionnel, donc passer par un Acte Fondamental. Ce qui n’est possible qu’en cas de force majeur, de blocage des institutions républicaines. Or tout fonctionne bien.

Le Président DSN est devenu tellement impopulaire qu’il ne peut plus prendre des bains de foules sans une garde pléthorique sur armée. La volonté populaire dont il parle est le résultat de la tricherie par la manipulation du corps électorale, l’instrumentalisation des paysans, par l’organisation des meetings en salles des membres du PCT. Le RAS par exemple a été fait pour préparer la mascarade électorale.

Pour que la volonté populaire s’exprime librement, il faut que la CONEL soit véritablement indépendante et que la communauté internationale supervise tout le processus électoral. Le peuple ne peut s’exprimer librement dans l’intimidation quotidienne, les interpellations et arrestations arbitraires.
Le peuple congolais est apeuré. Le droit de manifester est subordonné aux autorisations et tracasseries administratives. Si SASSOU est si sûr de lui, il n’avait qu’à reprendre le RAS.

Concernant le cas de Mme Angela MERKEL qui aurait changé la Loi fondamentale de l’Allemagne pour se maintenir au pouvoir.

Le Président du Congo a tout faux, sur toute la ligne ; il vit comme dans une bulle, il prend ses causeries de salon pour des vérités, oubliant au passage que comparaison n’est pas raison et qu’aucun vice n’est beau, mais le plus laid de tous c’est le mensonge.
Le Président a menti, ou alors son Conseiller juridique lui a dressé une mauvaise fiche.

D’abord, il ne peut se comparer à Mme MERKEL qui n’est pas Présidente, mais Chancelière de l’allemagne, c-en d’autres termes le Premier ministre constitutionnel dans un régime parlementaire.

Donc, l’homologue de SASSOU c’est le Président fédéral de l’Allemagne qui lui est élu pour deux mandats ; l’article 54 de la loi fondamentale de l’Allemagne stipule : « Le Président fédéral est élu sans débat par l’Assemblée fédérale…La durée des fonctions du Président fédéral est de cinq ans. Une seule réélection immédiate est permise ».

Mme MERKEL est chancelière fédérale, son mandat n’est pas limité tant que son parti est vainqueur des élections. Le chapitre VI de la loi fondamentale de l’Allemagne dit en ses articles 62 et 63 ce qui suit : « Le gouvernement fédéral est composé du chancelier fédéral et des ministres fédéraux… Le chancelier fédéral est élu sans débat par le Bundestag sur proposition du Président.

Au sujet du Luxembourg, le dictateur congolais âgé de 71 ans commence à perdre la mémoire et s’est royalement trompé. Il ne sait pas que le Premier Ministre est le chef du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg qui est sous un régime parlementaire et le Premier ministre, chef de son parti est élu par le parlement autant de fois que le parti gagne les élections législatives. Le nombre de ses mandats n’est pas limité.

C’est pour cette raison que M Jean-Claude JUNCKER a été investi le 26 janvier 1995 à 41 ans Premier ministre et y est resté jusqu’au 4 décembre 2013 à 60 ans Et son parti a élu M Xavier BETTEL, âgé de 41 ans comme Premier Ministre pour le remplacer.

Il sied de rappeler que l’homologue de SASSOU est le Grand duc de Luxembourg, Duc de Nassau, il s’appelle Henri et est le Chef de l’Etat luxembourgeois, ses compétences politiques et institutionnelles sont régies par la Constitution du Luxembourg. En vertu de l’article 3 de cette constitution « la Couronne du Grand-Duché est héréditaire dans la famille Nassau ». M SASSOU rêve t-il de devenir Roi, Prince ou Duc du Congo ?

Que SASSOU regarde l’âge des MERKEL, JUNCKER, BETTEL, HOLLANDE, SARKOZY, OBAMA. D’ailleurs quand en 1979, SASOU est Président du Congo pour la toute première fois OBAMA avait 18 ans. Non. Décidemment le ridicule ne tue pas.


 
 
 
                          
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 16:05

 

Par M.U.D.C

 

CONGO BRAZZALETTRE DU M.U.D.C AU Président Américain Barack Hussein OBAMA à l’ occasion du   PREMIER SOMMET  ETATS UNIS / AFRIQUE DU 5 ET 6 Août 2014  

 

obama

        

 

Mouvement pour l’Unité et

le Développement du Congo

          M.U.D.C

         ********          

  Le Secrétaire Général

   190B, rue des Landes

        78400 Chatou

            France

 

                                      Monsieur OBAMA Barack Hussein,

                                        Président des Etats Unis d’Amérique,

 

                                                             1600 Pennsylvania,

                                                              Ave NW Washington, DC 20500

                                                                                                          

                                                                                        Paris, le 30 juillet 2014

 

Objet : Avez-vous bien compris le rôle historique qui vous  attend pour que les choses changent en Afrique ?

 

Monsieur le Président,

Les 5 et 6 août prochains, vous allez accueillir, à Washington, les chefs d’Etat africains à l’occasion du premier sommet Etats Unis / Afrique. Il s’agit d’un grand moment historique, qui ouvre une nouvelle ère dans les relations entre les Etats Unis d’Amérique et l’Afrique. Mais c’est surtout pour nous, Jeunes et Démocrates Africains, l’opportunité de vous poser cette question fondamentale : Avez-vous bien compris le rôle historique qui vous attend pour que les choses changent en Afrique ?

 

Cette question devrait interpeller votre conscience, en tant que démocrate mais aussi en tant que le fils de votre père, Barack OBAMA Sr, qui s’était beaucoup battu en son temps pour cette problématique cruciale de la démocratie dans son pays, le Kenya. Aujourd’hui vous êtes face à l’Histoire et c’est tous les peuples opprimés d’Afrique qui ont placé leurs espoirs en vous et qui attendent de ce sommet des mesures concrètes et non pas de simples postures diplomatiques sur cette problématique cruciale de la Démocratie et du respect des Constitutions en Afrique. Ce sommet USA / Afrique est le sommet de tous les espoirs et c’est tout un continent qui retient son souffle et attend ses conclusions. Ne les décevez pas.

Aussi, compte tenu de l’importance et du caractère historique de ce sommet, et pour que chacun prenne bien conscience des enjeux historiques qui se jouent actuellement sur le continent africain, nous avons pensé qu’il était de notre devoir de vous apporter un certain éclairage, en mettant en exergue quelques éléments d’appréciation avant la tenue de cette rencontre tant attendue de Washington.

 

Vous avez dit, à Accra, au Ghana, que l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts, et parmi les Institutions fortes, il y a la Constitution. Pourtant, comme vous le savez, ils sont un certain nombre de chefs d’Etat africains qui sont concernés par la limitation du nombre de mandats et qui sont tentés par des modifications constitutionnelles. Nous pouvons citer, pêle-mêle : le Béninois Thomas Boni YAYI, le Burkinabè Blaise COMPAORE, les Congolais Denis SASSOU N’GUESSO (Congo Brazzaville) et Joseph KABILA (République Démocratique du Congo), le Rwandais Paul KAGAME, etc.

Parmi eux, certains affichent à leur compteur 27 voire 30 années d’exercice de pouvoir sans partage, une longévité au pouvoir hors norme. Et d’ailleurs, nous ne vous apprendrons rien si nous vous disons que Denis SASSOU N’GUESSO par exemple, qui est aujourd’hui âgé de 72 ans dont la moitié passée au pouvoir, était déjà Président, en 1979, quand vous n’étiez vous-même encore qu’un jeune garçon de 18 ans, loin, très loin même, d’imaginer que vous deviendriez un jour le premier Président Noir des Etats Unis d’Amérique.

Nul doute qu’ils seront tous présents à Washington les 5 et 6 août. Ils vous écouteront sagement mais au final, ils vous rétorqueront que chaque Etat est souverain et que par conséquent, ce qui est important, c’est ce que pense le peuple.

 

Leur stratégie est simple et c’est une stratégie commune. Il s’agit d’utiliser l’arme constitutionnelle du référendum pour abroger le verrou constitutionnel de la limitation du nombre de mandats. Nul besoin donc de s’appeler Cassandre ou Protée pour deviner qu’ils se concertent régulièrement et en parlent entre eux. De toute façon en Afrique c’est bien connu, dès qu’un chef d’Etat ouvre la marche, tous les autres suivent comme par reflexe. C’est un vrai club d’amis et ils agissent par mimétisme.

 

Le principal argument avancé pour défendre leur projet de référendum sur la modification ou le changement de Constitution, c’est de dire que le peuple est souverain et c’est à lui de décider. Or, cela suppose que le vote soit totalement libre, honnête et transparent ; ce qui, chacun conviendra, est très loin d’être le cas dans tous ces pays aujourd’hui. Il s’agirait en réalité d’organiser de pseudo-référendums en trompe-l’œil pour masquer leur passage en force. Et d’ailleurs, ils disent tous, « je vais gagner car le peuple est avec moi ».

 

Et puisque leurs peuples sont avec eux, seraient-ils donc prêts à accepter que, dans un souci d’équité, de sincérité et de transparence, le référendum que chacun d’eux appelle de ses vœux soit organisé, en amont et en aval, par un organe véritablement indépendant, sous le contrôle strict et la supervision totale des Nations-Unies ? Si tel n’est pas le cas, il s’agit donc bien là d’un argument purement fallacieux. En vérité, chacun sait que s’ils envisagent tous d’organiser des référendums pour abroger le verrou constitutionnel sur la limitation du nombre de mandats destiné à limiter la durée de vie au pouvoir de chefs d’Etat, c’est tout simplement parce qu’ils savent qu’ils vont en truquer les résultats.

 

Quant à l’idée selon laquelle la limitation du nombre de mandats serait anti-démocratique, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne tient pas la route non plus car cela reviendrait à mettre en question la réalité même de la démocratie aux Etats Unis, qui est la plus grande démocratie du monde, et où la limitation, au nombre de deux maximum, des mandats présidentiels est pourtant la règle admise par tous et incontestée.

 

C’est autant dire que le véritable enjeu est là. Il faut donc à tout prix maintenir ce verrou constitutionnel sur la limitation du nombre de mandats, seul gage de l’alternance à la tête de l’Etat dans ces pays où l’histoire des élections prouve à chaque scrutin que les gens ne peuvent pas faire leur choix librement et en toute sincérité.

 

L’autre argument tout aussi fallacieux qui est également avancé c’est de dire que ces chefs d’Etat sont indispensables notamment pour la paix et la stabilité de leur pays mais aussi plus généralement pour le reste du continent. Véritables artisans infatigables de paix dans l’espace continental, que deviendrait donc l’Afrique sans eux ?

 

Ce genre d’argument montre à quel point ces chefs d’Etat manquent cruellement de sagesse et d’humilité. Ils se considèrent comme étant irremplaçables. C’est à se demander qu’en serait-il advenu du peuple de l’Inde sans le Grand GANDHI, du peule Noir-Américain sans le Grand Martin LUTER KING ou du peuple Sud-Africain sans le Grand Nelson MANDELA ? C’est dire que notre Humanité a connu bien de Grands Hommes d’exception mais qui pourtant ont bien fini tous par partir un jour sans pour autant que cela n’interrompe la marche de l’Humanité. Nul n’est éternel et il faudra donc bien partir un jour. Ainsi va le cycle de la vie.

On voit bien qu’il s’agit là encore d’une insulte à l’intelligence collective des peuples africains. La vraie question ne serait-elle pas de savoir si ces chefs d’Etat qui passent pour d’incontournables négociateurs, médiateurs et pacificateurs, souvent autoproclamés, de la plupart des conflits sociopolitiques sur le continent et qui en ont fait leur assurance-vie et leur fonds de commerce pour se rendre indispensables, notamment aux yeux de la France, ne seraient-ils pas tout simplement de véritables « pompiers pyromanes » ? Et puis, faudrait-il croire par ailleurs en l’existence d’une corrélation intrinsèque entre le fait d’être un grand négociateur, un médiateur et un pacificateur des conflits sociopolitiques et le fait d’être chef de l’Etat, en ce sens que l’un n’irait pas sans l’autre ?

Si l’on s’intéresse d’un peu plus près au cas particulier de Denis SASSOU N’GUESSO, l’homme qui fait feu de tout bois, médiateur autoproclamé dans les crises sociopolitiques en Centrafrique et en République Démocratique du Congo, qui, selon sa propagande officielle, serait devenu semble-t-il l’infatigable et l’incontournable artisan de la paix dans cette partie du continent, eh bien, hormis la fanfaronnade et le spectacle qu’il fait en organisant chez lui, à Oyo ou à Brazzaville, des rencontres à coups de millions de pétrodollars dont son peuple est privé, est-ce qu’il peut énumérer les francs succès qu’il aurait déjà obtenus dans le cadre de ces médiations et qui pourraient par conséquent être unanimement reconnus et salués par l’ensemble de la communauté africaine et internationale ?

Quant à l’argument qui consisterait à faire croire au monde entier que ces chefs d’Etat seraient les seuls hommes forts capables de garantir la stabilité dans leur pays, il faut tout simplement souligner que la véritable stabilité d’un Etat ce sont des Institutions fortes, l’indépendance de la justice et le respect du droit et de la Constitution. Ceux qui oppriment leur peuple, qui privent leur peuple de liberté et musellent leur peuple, sont ni plus ni moins que des dictateurs et certainement pas des garants de la paix et de la stabilité.

Un argument qui est également utilisé par ces chefs d’Etat africains pour justifier les bilans de leurs longs règnes à la tête de leur pays, qui sont largement négatifs à tout point de vue, c’est de dire qu’on a trop tendance à appliquer un peu facilement à l’Afrique les concepts occidentaux de gouvernance et de démocratie. Selon eux, être à la tête d’Etats africains, cela n’a rien à avoir avec être Président de la France ou des Etats Unis.

Il s’agit là encore, d’une insulte inacceptable faite à l’Afrique et aux Africains. Car cela reviendrait à dire que les pays et les peuples d’Afrique seraient un monde à part. De quoi accréditer cette théorie méprisante et insultante chère à l’ancien Président français Nicolas SARKOZY selon laquelle l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire, ou donner raison à un autre ancien Président français, Jacques CHIRAC, lequel affirmait que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie. C’est dire combien de telles assertions émanant de surcroit de chefs d’Etat africains, dans ce monde mondialisé et interconnecté du 21ème siècle, sont tout simplement insultantes et inacceptables. Cela ne peut que témoigner de l’indignité de ces chefs d’Etat.

Pire, alors qu’ils ont déjà passé 10, 15, 20, 25 voire 30 ans au pouvoir, ils disent tous qu’ils ont encore besoin de plus de temps pour obtenir des résultats.

Par exemple, à 72 ans dont la moitié passée à la tête d’un petit pays riche en pétrole, avec une faible population d’à peine 3,5 millions d’habitants, Denis SASSOU N’GUESSO ne se gêne guère de dire haut et fort, au mépris total du principe élémentaire de la continuité de l’Etat, qu’il a besoin de plus de temps pour mener jusqu’à leur terme les « grands travaux » d’infrastructures qu’il aurait engagés et qui feraient, selon lui, du Congo un pays émergent en 2025. Autrement dit, il ne veut pas quitter le pouvoir avant 2025, au moins.

Or, tous les Congolais savent que Denis SASSOU N’GUESSO est le seul Président du Congo qui a eu et l’argent et le temps et la stabilité politique qui auraient pu lui permettre de faire beaucoup de choses pour ce pays mais il n’a rien fait.

Faudrait-il lui rappeler que la production pétrolière journalière du Congo s’élève à pas moins de 300 000 barils/jour et le prix du baril de pétrole est en moyenne de 100 dollars depuis 2008, avec des pics allant jusqu’à 150 dollars/baril ? Et qu’a-t-il donc fait de toute cette manne pétrolière pendant toutes ces années ? En 30 ans de pouvoir sans partage et couronnés de booms pétroliers ayant généré des flux financières colossaux dans le pays, est-il parvenu à améliorer significativement le niveau de vie des Congolais ? Eh bien, pas du tout. Et pour cause, dans son rapport 2014, la Banque Mondiale note que la moitié des Congolais vivent toujours sous le seuil de pauvreté, avec moins de 1 dollar US par jour et le Congo est classé 136ème sur 182 à l’Indicateur de développement humain (IDH) du PNUD. Et que dire de la situation sanitaire du pays, de l’école, de la couverture du pays en électricité et en eau potable…

Quand il n’a pas servi à acheter des armes en Chine, en Russie ou en Corée du Nord (en violation de l’embargo international) destinées à massacrer le peuple en cas de révolte populaire, l’argent du pétrole congolais est utilisé à des fins purement personnelles de Denis SASSOU N’GUESSO et sa famille, qui le détournent et le placent dans leurs comptes bancaires privés, en Chine, au Maroc et dans des paradis fiscaux ; ou achètent des biens mobiliers et immobiliers de luxe en France (cf. Affaire des Biens Mal Acquis), à Dubaï et un peu partout ailleurs dans le monde ; ou organisent de somptueuses fêtes d’anniversaires à Saint-Tropez ou encore de pseudo-forums à Brazzaville, qui ne sont en réalité que des opérations de communication à la gloire de Denis SASSOU N’GUESSO lui-même, à l’instar des forums Build Africa et du fameux Forbes Africa.

Ces messes à sa gloire sont des moments qu’il affectionne particulièrement car cela lui permet surtout d’affirmer sa grandeur et d’afficher ostensiblement sa puissance financière devant des personnalités venues du monde entier et qui pour la plupart sont devenues ses obligés, et dont il ne boude même plus son plaisir de les voir à ses pieds et de les cadeauter à sa guise. C’est le cas notamment de l’ancien Président français Nicolas SARKOZY, lequel rêve pourtant de retrouver son fauteuil présidentiel en 2017 mais qui n’a pas hésité le moins du monde d’interrompre ses vacances, le 25 juillet, pour aller faire honneur au tout puissant Denis SASSOU N’GUESSO en échange de 100 000 euros. Et avant lui, le désormais ex-président de l’UMP, Jean-François COPE, s’était lui aussi plié à cet exercice, en 2013, et avait empoché 30 000 euros. Denis SASSOU N’GUESSO est donc devenu le maître du jeu. Pas sûr que si Nicolas SARKOZY redevenait Président de la France, il ait encore le courage de monter sur ses grands chevaux face à ce dernier.

Et, pendant que Denis SASSOU N’GUESSO s’amuse et dépense sans compter l’argent du pétrole congolais, les Congolais eux, broient du noir. A titre d’exemple, plus de deux ans après la catastrophe des explosions d’armes de guerre du 4 mars 2012, les milliers de sinistrés vivent toujours dans des abris de fortune et ne sont toujours pas indemnisés, tout comme les parents des victimes de cette catastrophe. Idem pour d’anciens salariés des entreprises étatiques ou multinationales qui ont été dissoutes (Office National des Postes et Télécommunications, Banque Commerciale du Congo, Compagnie Minière de Logoué, AIR AFRIQUE…). Le chômage est endémique et dépasse les 30% au niveau national, plus de 48% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique…

Bref, partout dans le pays la situation devient intenable et le ressentissement est grandissant, à cause notamment de toutes ses frasques financières et de son mépris évident pour le peuple. Pourtant, Denis SASSOU N’GUESSO continue d’affirmer, avec le cynisme quasi-diabolique qu’on lui connaît, que s’il veut modifier ou changer la Constitution c’est parce que le peuple le réclame. Qui peut croire à cela surtout quand on sait que dans l’histoire de ce pays, d’autres Présidents avant lui comme Fulbert YOULOU ou Joachin YHOMBI-OPANGAULT ont été vilipendés pour avoir été accusés, à tort ou à raison, de détournement des deniers publics ? Comme tout le monde entier, tous les Congolais connaissent l’affaire des Biens Mal Acquis et l’affaire des 350 Disparus du Beach ; quel peuple au monde voudrait avoir à la tête de son pays des dirigeants véreux, qui le tuent et qui détournent à grande échelle l’argent public ?

A la lumière de ce qui précède, chacun peut comprendre aisément ce qui anime réellement Denis SASSOU N’GUESSO dans sa volonté de vouloir modifier ou changer la Constitution et rester au pouvoir à vie : c’est tout simplement la volonté de s’accrocher à ses privilèges. A moins qu’il ait tout simplement peur de se retrouver à la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité (cf. Affaire des 350 Disparus du Beach dont l’instruction est toujours ouverte en France). 5 Comme vous pouvez le voir, à la lecture de ces quelques éléments d’appréciation que nous avons très humblement souhaité porter à votre connaissance avant la tenue de ce sommet USA / Afrique, avec cette problématique cruciale du respect des Constitutions, l’Afrique aborde un tournant décisif de son histoire. Très clairement, c’est l’avenir même de la démocratie sur le continent qui est en jeu en ce moment. Cela met tous les Jeunes et Démocrates Africains à la croisée des chemins de leur destin et appelle plus que jamais tous les démocrates du monde entier à condamner fermement et sans plus attendre, toutes les velléités de modifications de Constitutions en Afrique.

Parce que nous savons, Cher Monsieur le Président OBAMA, que vous êtes viscéralement attaché au respect de la dignité humaine, la liberté et la démocratie, nous sommes convaincus que vous aller user de toute votre influence pour contraindre tous ces chefs d’Etat africains qui sont tentés par des modifications constitutionnelles d’y renoncer.

Il ne vous aura pas échappé par ailleurs de voir que nombre de ces pays africains où les chefs d’Etat affichent à leur compteur une longévité au pouvoir hors norme et qui sont tentés par des modifications constitutionnelles, font partie notamment de l’espace francophone et se situent dans la zone d’influence française en Afrique. Il y a donc une impérieuse nécessité de convaincre également la France d’avoir le même point de vue que les Etats Unis sur cette question du respect des Constitutions en Afrique.

Vous disposez en effet d’importants leviers pour faire pression notamment sur le Président français, François HOLLANDE. Habitué à manier très habilement le double langage, même s’il donne publiquement la fausse impression de ne pas cautionner les velléités de ces chefs d’Etat africains de se maintenir au pouvoir, il semble plutôt prêt à les laisser faire, au nom d’un prétendu respect de la France de la souveraineté de ces Etats africains. Il faut dire qu’il est fortement influencé par des lobbies militaro-économiques français qui sont à la solde de ces chefs d’Etat africains.

Cependant, s’il est vrai que le respect de la Constitution implique le respect de la limitation du nombre de mandats, il convient de souligner que cela ne saurait être une fin en soi. Car encore faudrait-il réaliser les nécessaires alternances au pouvoir dans la paix. Autrement dit, il faudra bien prendre garde à ce que les alternances au pouvoir ne se transforment pas en de simples tours de passe-passe à la POUTINE, c’est-à-dire en des glissements dynastiques de pouvoir entre père et fils ou entre oncle et neveu ou encore entre amis. En somme, il faudrait éviter de faire le changement dans la continuité; ce qui risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale et à la stabilité politique. Pour ce faire, il faudrait prendre toutes les mesures nécessaires pour que tout le processus électoral soit organisé, en amont et en aval, par un organe totalement indépendant et idéalement sous le contrôle strict et la supervision totale de l’ONU. L’objectif étant que le vote soit totalement libre, honnête et transparent, et donc ne soufre d’aucune contestation possible. Telle est la condition sine qua non de la réalisation des nécessaires alternances au pouvoir dans la paix sur le continent.

C’est vous dire, Cher Monsieur le Président OBAMA, à quel point la tâche n’est pas si aisée. D’où cette question : Avez-vous bien compris le rôle historique qui vous attend pour que les choses changent en Afrique ?

Mais nous avons pleinement confiance en votre capacité d’agir pour changer le monde. Nous y croyons. Et comme vous l’avez toujours dit vous-même : Yes we can.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, les assurances de ma plus haute considération.

 

Bienvenu MABILEMONO

 Secrétaire Général du M.U.D.C

 

 
 
                          
 
 
 
 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 08:57

 

Auteur: PSCRC

 

CONGO BRAZZAPlateforme de la société civile pour le respect de la constitution du 20 Janvier 2002    

 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                          
 
 
 
 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 13:42

 

Par RFI

 

CONGO BRAZZA Benghazi: les milices islamistes prennent le dessus sur l’armée   

 

media

Scène de guerre à Benghazi, est de la Libye. 

 

A Benghazi, dans l'est libyen, les milices islamistes ont pris le dessus sur l'armée régulière. La caserne des forces spéciales, attaquée depuis une semaine par les milices du Conseil de la Choura, des révolutionnaires de Benghazi, a été prise mardi soir. Les militaires se sont repliés dans d'autres secteurs de la ville.

Ansar al-Charia et les milices du Conseil de la Choura ont employé les grands moyens. Selon les médias locaux, les combattants ont déversé mardi un déluge de missiles sur la caserne des forces spéciales, obligeant les soldats du colonel Wanis Abu Khamada à quitter les lieux. Dans la nuit, le chef d'Ansar al-Charia, Mohamed al-Zahawi posait pour la postérité devant la base des forces spéciales, diffusant ensuite le cliché sur les réseaux sociaux.

Un revers sérieux pour Haftar

Cette victoire des milices islamistes est un coup dur pour l'opération Dignité lancée par le général dissident Khalifa Haftar. Les forces spéciales constituent en effet un élément important du dispositif mis en place par le responsable militaire. Celui-ci est positionné à 35 kilomètres au sud de Benghazi et conserve une capacité de riposte aérienne avec notamment des avions de chasse.

Selon un habitant de la ville, contacté ce mercredi matin par RFI, la situation est désormais calme à Benghazi. Il n'y a plus de combat. Mais les forces spéciales du colonel Wanis Abu Khamada qui ont apparemment rejoint les troupes du général Haftar promettent de revenir combattre les milices qui tiennent désormais tout Benghazi. Force est de constater, ce mercredi, que l'opération Dignité du général Haftar, dont l'objectif était de chasser les milices de Benghazi, a pour l'instant échoué.

                          
 
 
 
 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                              drapeau france

    

                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

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