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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 08:56
 

C

CONGO BRAZZAVILLE : DECLARATION DES ASSISES NATIONALES DU CONGO

 

 

 

 

 
 
       
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 09:39
 

Gif animé drapeau des Usa Etats UnisEtats unis -Burkina Faso

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : WASHINGTON PREOCCUPÉ PAR LA SITUATION AU BURKINA FASO

 

Des manifestants opposés à la modification de la Constitution, sur la place de la Nation, à Ouagadougou, le mardi 28 octobre 2014.

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Dans un communiqué du département d'Etat publié ce mardi 28 octobre dans la soirée, Washington s'inquiète non seulement du tour que peuvent prendre les manifestations au Burkina Faso, mais aussi du changement de Constitution que le gouvernement a mise sur les rails, et qui arrive devant le Parlement ce mercredi.

Avec notre correspondante à Washington,Chantal TANOH

Sur le changement de Constitution en cours au Burkina, le communiqué de la porte-parole de John Kerry exprime sa « préoccupation pour ce qui concerne l’esprit et l’intention du projet de loi, qui vise à amender la Constitution, afin de permettre au chef d’Etat actuel de briguer un nouveau mandat de cinq ans ». Le président Blaise Compaoré n’est pas cité.

Cette communication est dans l’esprit des interventions de Barack Obama pendant le sommet Etats-Unis Afrique du mois d’août dernier. L’Amérique, avait expliqué le président, ne soutiendra pas le maintien au pouvoir des chefs d’Etat africains, quelles que soient leurs performances, quelle que soit leur réussite, et la stabilité des Etats en question.

Le communiqué du département d’Etat souligne le fait que « les limites constitutionnelles, et les élections, sont des mécanismes irremplaçables pour assurer des transferts de pouvoir pacifiques et démocratiques, afin de donner aux générations montantes, la possibilité de faire leurs preuves.» Dans ce communiqué, la porte-parole de John Kerry demande enfin instamment aux forces de sécurité burkinabè, de procéder sans violence, alors que le climat est volatile dans le pays.

 

Washington, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:53
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : UN MILLION DE PERSONNES HIER DANS LES RUES DE OUAGADOUGOU POUR EXIGER LE DEPART DE Blaise COMPAORÉ

 

Plus d'un million de personnes dans les rues de Ouagadougou mardi 28 octobre 2014 pour dire à Blaise Compaoré de partir du pouvoir et de ne pas modifier l'article 37 de la Constitution. 

 

 

 Plus d'un million de personnes dans les rues de Ouagadougou mardi 28 octobre 2014 pour dire à Blaise Compaoré de partir du pouvoir et de ne pas modifier l'article 37 de la Constitution. "C'est le dernier avertissement à Blaise Compaoré. A partir de maintenant ça passe ou ça casse", a averti Zéphirin Diabré leader de l'opposition.

Selon Zéphirin Diabré, le leader de l'opposition, "pas moins d’ un million de personnes. Notre marche est déjà un succès énorme, phénoménal".
"C'est le dernier avertissement à Blaise Compaoré a poursuivi le président de l’Union pour le progrès et le changement devant une foule immense qui scandait "Blaise doit partir", "Non à la modification de l'article 37 de la Constitution"...
« Il y a du monde. Beaucoup de monde à cette manif de l'opposition. Je n'en ai jamais vu autant », a partagé sur son compte Twitter le correspondant de la BBC, Yacouba Ouédraogo.
Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre sur la route d' l'Assemblée nationale.
Sur la route de Ouahigouya, le monument à la gloire de Blaise Compaoré a été détruit (tandis que celui de Mouammar Kadhafi posé sur la même stèle est resté intact !).

« Notre lutte est entrée en phase finale. Maintenant, ça passe ou ça casse, la patrie ou la mort », a encore lancé Zéphirin Diabré, pour qui « le changement est maintenant ou jamais ». « C'est le dernier avertissement que nous lançons à Blaise Compaoré pour qu'il retire dès aujourd'hui » le projet de révision constitutionnelle, a-t-il affirmé.

Grève générale des syndicats aujourd'hui 29 octobre 2014 dans tout le pays.

Agé aujourd’hui de 63 ans, Blaise Compaoré a déjà fait 27 ans au pouvoir alignant deux septennats et deux quinquennats.
Avec la modification de l'article 37 de la constitution, il entend se maintenir au pouvoir bien au-delà de ses 70 ans, c'est à dire à vie. C'est le 15 octobre 1987, surnommé le « Jeudi noir », qu'il s'est emparé du pouvoir lors d'un coup d'État sanglant au cours duquel le Président Thomas Sankara a été tué.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 13:23
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : L' OPPOSITION ENTRE EN DÉSOBÉISSANCE CIVILE

 

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Au pouvoir depuis vingt-sept ans, Blaise Compaoré vient de lancer le processus de modification de la Constitution afin de pouvoir briguer un nouveau mandat. L’Assemblée nationale doit se prononcer ce jeudi. Si la majorité des trois-quarts n’est pas atteinte, le référendum aura lieu. Une voie « inacceptable » pour l’opposition, qui appelle à la désobéissance civile à partir de ce mardi 28 octobre. Un grand rassemblement est prévu à Ouagadougou.

Les sifflets des manifestants vont résonner dans la capitale pour dire à Blaise Compaoré que « le match est terminé et qu’il n’est pas question de jouer les prolongations », car l’objectif est de demander le retrait immédiat et sans condition du projet de loi, qualifié de « coup d’Etat constitutionnel ».

Dans la rue, il y aura du monde, cela ne fait guère de doute. L’opposition a déjà organisé d’importantes manifestations ces derniers mois. Avec une différence de taille cependant cette fois-ci : ce n’est plus un simple test de mobilisation, comme les marches précédentes, on est entré dans le rapport de force. « Blaise Compaoré doit réviser sa position. Il a fait 27 ans, et 27 ans ce n’est pas 27 jours », affirme un Ouagalais qui s’apprête à aller manifester ce mardi. « Il a osé nous affronter. Personne ne va reculer. » « C’est le commencement de la fin », renchérit un autre. « On peut dire : y en a marre. Pour un facilitateur, un médiateur [Blaise Compaoré l'a été dans plusieurs crises régionales, ndlr], il doit comprendre. »

D’autres habitants de Ouagadougou se montrent un peu plus circonspects sur la stratégie de l’opposition : « Il faut choisir des voies légales pour arriver à trancher le différend entre le pouvoir et l’opposition. Il n’y a pas d’autres voies sinon une voie illégale qui va braquer les uns contre les autres. On va tomber dans une crise que personne ne peut maîtriser. »

Stratégie de l’opposition

Manifestations et sit-in, grève du zèle et barrages sur les principaux axes… L’opposition n’a pas beaucoup d’autre choix que la rue, à vrai dire. Si elle plie sans broncher, elle sera débordée. Les opposants sont convaincus que le pouvoir veut passer en force, que si référendum il y a, il ne répondra pas aux normes démocratiques. Ils affirment d’ailleurs déjà qu’« une corruption à grande échelle est en préparation pour soudoyer certains députés afin qu’ils votent en faveur du projet de loi ».

D’où l’importance de cette journée de protestation qui s’inscrit dans cette campagne permanente de « désobéissance civile ». Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition à l'Assemblée nationale, président du parti Le Faso autrement, « une désobéissance civile, vous savez quand vous la déclenchez. Elle peut durer des semaines, elle peut durer des mois. Nous n’avons pas le choix que de travailler avec les populations, de façon à empêcher que ce projet de loi ne soit adopté le 30 octobre 2014. »

« Il y a des lois »

En face, le pouvoir joue la carte de la sérénité. Et de la fermeté. « La démocratie ne se joue pas dans la rue. Le peuple des grandes villes ne représente pas le Burkina tout entier », fait-on savoir du côté des partisans de Blaise Compaoré.

Surtout, on appelle au respect des lois. « Le gouvernement ne pense aucunement restreindre les libertés démocratiques, de manifestation, d’opinion et d’expression, explique Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement. Nous pensons fondamentalement que c’est leur droit. Maintenant, il y a des lois. Nous appelons les uns et les autres simplement au respect strict des lois et règlements car c’est aussi ça qui fait l’Etat de droit, la démocratie. Mais s’ils posent des actes qui sont contraires aux lois et règlements, ils vont aussi en assumer les conséquences. C’est aussi simple que ça. »

Des risques de débordement

Dans ce contexte, la pression est montée d’un cran à Ouagadougou et ils sont nombreux les Ouagalais à redouter des incidents plus ou moins graves. Le gouvernement a d’ailleurs décidé de fermer les écoles et les universités toute cette semaine.

« Le risque est réel », explique un observateur de la vie politique burkinabè, surtout chez les jeunes et les sankaristes qui pensent qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure. Certains militent d’ailleurs pour le soulèvement populaire. Ils jugent la stratégie de l’opposition trop molle, trop républicaine. « Il suffit que des ultras de l’opposition comme du pouvoir d’ailleurs, fassent de la provocation et que les forces de l’ordre répondent brutalement et Ouaga peut s’enflammer », dit-on.

Il convient néanmoins de rappeler que, jusqu’à présent, les manifestations organisées par l’opposition se sont toujours déroulées dans le calme.

LE  IMAGES DU DEBUT DE LA DESOBEISSANCE CIVILE CE MATIN AU BURKIVA FASO

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:42
 

Auteur : UNION EUROPEENNE e2.gif (2596 bytes)

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : L'UNION EUROPEENNE INVITE AU RESPECT DES DISPOSITIONS CONSTITUTIONNELLES EN VIGUEUR

 

 

 

Dans une déclaration dite "déclaration commune locale", publiée ce 27 octobre 2014, la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso qui dit parler au nom des chefs de mission des Etats membres de l’Union européenne accrédités dans notre pays « rappelle son attachement au respect des dispositions constitutionnelles en vigueur ainsi qu’aux principes définis par l’Union africaine et la CEDEAO sur les changements constitutionnels ».

"La Délégation de l’Union européenne publie cette déclaration en accord avec les Chefs de mission des Etats membres de l’Union européenne au Burkina Faso. 

L’Union européenne suit avec attention les développements de la vie politique burkinabé, et tout particulièrement depuis la tenue du Conseil des Ministres extraordinaire du 21 octobre dernier, qui a enclenché une procédure de révision de la Constitution. Elle entretient à cet égard un dialogue régulier avec toutes les parties.

L’Union européenne rappelle son attachement au respect des dispositions constitutionnelles en vigueur ainsi qu’aux principes définis par l’Union africaine et la CEDEAO sur les changements constitutionnels. Elle considère que tout débat sur un éventuel changement doit permettre l’expression d’un véritable libre choix, dans le respect de la diversité de toutes les convictions.

Soucieuse de la stabilité et de l’approfondissement de la démocratie au Burkina Faso comme en Afrique de l’ouest plus généralement, l’Union européenne en appelle au sens de la responsabilité de tous les acteurs, compte tenu des initiatives annoncées pour les prochains jours par les autorités du Burkina Faso, les partis politiques et la société civile.

Elle invite chacun à contribuer à la libre expression des opinions dans un climat apaisé, ouvert et respectueux des différences, renforçant ainsi l’unité nationale et le consensus politico-social."


UNION EUROPEENNE

Délégation au Burkina Faso

 

 
       
 
 
 
 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 16:19
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : La semaine de tous les dangers

 

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Mobilisation des opposants burkinabè contre la révision de la Constitution, le 15 octobre 2014.

 

Au Burkina Faso, c’est une semaine de tous les risques qui commence. Jeudi prochain, les députés vont statuer sur le projet de loi du gouvernement portant révision de la Constitution. Avec le ralliement de l’ADF/RDA à la majorité, le projet de loi du gouvernement a des chances d’obtenir les trois quarts des voix nécessaires pour une modification de l’article 37 sans passer par un référendum. La décision de l’ADF/RDA pousse l’opposition à adopter une nouvelle stratégie.

L’opposition politique change de stratégie. A défaut d’empêcher le vote de la loi portant révision de la Constitution, elle se battra à l’Assemblée pour obtenir l’organisation d’un référendum. « Il n y a pas de contradiction, nous évoluons en fonction du contexte qui se présente à nous, précise Ablassé Ouedraogo, du parti le Faso autrement. Le pouvoir ne cherche pas à organiser un referendum, il cherche à réaliser le KO debout. La seule chose à faire c’est de barrer le chemin à cette possibilité. »

C’est une semaine cruciale qui commence pour les Burkinabè. Durant toute une partie de la journée du dimanche, les opposants à la modification ont sillonné les domiciles des députés pour, disent-ils, « attirer l’attention des parlementaires sur les menaces qui planent sur la paix sociale ». « Nous sommes venus au domicile du président de l’Assemblée nationale pour dire qu’il faut régler d’abord le problème en famille », affirme Marcel Tankoano du M21.

Marche de femmes ce lundi 27 Octobre 2014

La police et la gendarmerie patrouillent de jour comme de nuit dans les rues de Ouagadougou. L’opposition prépare le lancement de sa campagne de désobéissance civile prévue pour ce mardi 28 octobre. Face à cette situation de crise, les femmes des partis politiques et des organisations de la société civile opposées à la révision de la Constitution prévoient une marche pacifique ce lundi pour demander au président Blaise Compaoré de retirer le projet de loi au nom de la paix.

« L’heure est grave. C’est un appel très fort que nous voulons lancer afin que le président Blaise Compaoré retire cette proposition de loi. Ce n’est pas encore tard », explique Henriette Zounbaré, de l’Union pour le progrès et le changement.

Dans un communiqué, les ministères en charge de l’Education et de l’Enseignements secondaires et supérieurs ordonnent la fermeture de toutes les écoles et universités à compter de ce lundi et ce pour une semaine.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 09:17
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : LE BRAS DE FER CONTINU

 

 

 

Les députés burkinabè se prononceront le 30 octobre sur le projet de réforme de la Constitution, inscrit à l’ordre du jour de la session en cours à l’Assemblée nationale. Le texte proposé par le gouvernement prévoit de modifier l'article 37 et d'autoriser Blaise Compaoré à briguer un nouveau mandat, lors de l'élection présidentielle de 2015. Si les trois quarts des députés approuvent l'idée, la Constitution sera modifiée directement. Sinon, les parlementaires peuvent voter l'organisation d'un référendum sur cette réforme. Les opposants n'acceptent toujours pas cette idée et ils ont prévu de le faire savoir dans les jours à venir.

Marches, meetings, sit-in et désobéissance civile : à partir du 28 octobre prochain, les opposants à une modification de l’article 37 de la Constitution - qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, et qui empêche en principe Blaise Compaoré de se présenter en 2015 -, prévoient une série de manifestations dans tout le pays.

Pour le gouvernement burkinabè, aucune manifestation ne sera interdite si elle se tient dans le respect des lois. Alain Edouard Traoré, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement affirme que « le gouvernement ne pense aucunement restreindre les libertés démocratiques, donc de manifestation, d’opinion et d’expression. Quelle que soit la façon. Maintenant il y a des lois, il y a des textes. Et nous appelons les uns et les autres simplement au respect strict des lois et règlements parce que c’est ça aussi qui fait l’Etat de droit, c’est ça aussi qui fait la démocratie. »

Plusieurs organisations de la société civile entendent s’installer devant le Parlement burkinabè le jour du vote de la loi portant révision constitutionnelle. L’objectif est d’interpeller les députés sur leurs responsabilités. Selon Alain Edouard Traoré, cette manifestation ne devrait pas troubler la quiétude des députés. « Nous sommes dans un Etat de droit, dit-il, et l’Etat de droit est organisé de sorte que chacun assume son rôle. Ils vont vouloir envahir [le Parlement]. C’est leur droit de le vouloir. Mais s'il y a des actes qui sont contraires aux lois et règlements, ils vont aussi en assumer les conséquences. C’est aussi simple que ça. »

icone-drapeau-francais.gif (4970 octets)Position prudente de Paris



 

La France a réagi jeudi 23 Septembre 2014, pour la première fois, sur le projet de révision constitutionnelle engagé au Burkina Faso. La question ne suscite guère l'enthousiasme de Paris. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères laisse ainsi entendre qu'il ne soutient pas le maintien au pouvoir des dirigeants. Mais Romain Nadal reste très prudent. « Ce n’est pas à nous de nous ingérer dans ce débat, a-t-il déclaré à RFI. Mais la France a une position de principe qui est son attachement à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. C’est un texte que l’ensemble des Etats africains doivent respecter. Et son article 23 est très clair en matière de révision des Constitutions qui aurait pour objectif d’empêcher des alternances démocratiques. En affirmant ce principe et en rappelant ce principe, la position de la France est très claire. Et elle a cette position à l’égard de l’ensemble des Etats africains car il en va de la crédibilité de l’Union africaine et de la Charte. »

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:34
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : L'OPPOSITION PROMET DE POURSUIVRE LA BATAILLE

 

Koudougou

 

 

Apres plusieurs mois de manifestations dans les rues et dans les stades, les parti au pouvoir et l’opposition attendaient tous la décision du président Blaise Compaoré sur le sort qui sera réservé à l’article 37 de la Constitution. Le gouvernement vient d’adopter un projet de loi qu’il a soumis aux députés en vue de convoquer un referendum pour décider s’il faut oui ou non lever la limitation du nombre de mandat présidentiel. De chaque coté – majorité comme opposition – chacun se prépare pour les futures batailles.

Quelques heures seulement après le conseil extraordinaire des ministres, le gouvernement a déposé à l’assemblée nationale son projet de loi portant révision de la Constitution. Sur les chances pour la majorité de voir ce projet de loi adopté par les députés, les avis sont partagés.

Les partisans du président Blaise Compaoré dispose de 70 députés à l’Assemblée nationale alors qu’il faut 64 voix pour obtenir la majorité simple. Et si l’Alliance pour la démocratie et la fédération Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) rejoint les partis de la mouvance présidentielle (UFR et UNDD), le projet de loi obtiendra la majorité qualifiée des trois-quarts. Ce qui pourrait permettre une modification de l’article 37 de la Constitution (qui limite à deux quinquennats consécutifs le nombre de mandats présidentiels) sans passer par un référendum.

Le pouvoir se prépare

« Que ce soit le conseil national du CDP, que ce soit également au niveau du groupe parlementaire, l'appel des 81 députés, nous sommes satisfaits parce que le gouvernement a répondu à l'ensemble de ces sollicitations en prenant la décision d'introduire au niveau de l'assemblée un projet pour aller au référendum afin de départager les Burkinabès sur des questions politiques d'importance », a calmement déclaré Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national des Congrès pour la démocratie et le progrès.

Réunis en session extraordinaire, le bureau politique national parti au pouvoir affute donc ses armes pour le référendum, le projet de loi du gouvernement sur la révision constitutionnelle étant déjà à l’Assemblée nationale. « Nous allons nous organiser, sensibiliser, informer nos militants pour qu'ils comprennent et sachent d'abord comment va s'opérer le vote du référendum et un travail de sensibilisation et de formation pour le vote référendaire », a poursuivi le responsable politique.

Opposition à l'Assemblée d'abord

Mais la tâche ne s’annonce pas facile pour le parti au pouvoir. « A la suite de l'échec des discussions avec la majorité, on sentait bien que l'initiative allair venir. Ca a aussi le mérite de clarifier la situation. Jusque-là, on entendait des discours contradictoires, et maintenant on est très persuadé de la volonté telle qu'elle est manifestée. En tant qu'opposition, nous restons sur la position que nous avons toujours défendue, à savoir que c'est un référendum inutile et inapproprié dans le contexte actuel de la vie de notre pays. Par conséquent, nous allons nous organiser pour le mettre en échec », assure Zéphirin Diabré, président de l'Union pour le progrès et le changement (UPC).

« L'opposition politique va se battre, c'est sûr et certain, promet Maître Benewendé Stanislas Sankara, président de l’UNIR/PS. Nous allons voir à l'Assemblée si les députés vont aller dans le sens de ce que le peuple veut, ou aller dans le sens des intérêts de quelqu'un. »

« Tous les moyens légaux »

L’opposition entend donc s’opposer à toute révision de la Constitution par tous les moyens légaux : allant de la « résistance active à la désobéissance civile ». « La première étape, c'est sans doute au niveau de l'assemblée nationale. Il est clair que l'opposition fera un travail avec tous les patriotes qui veulent s'associer à son action, pour voter contre ce projet. Si d'aventure il passait le cap de l'Assemblée, il y a d'autres formes de lutte », détaille Zéphirin Diabré.

Certaines organisations de la société civile qualifient déjà ce projet de loi « d’un attentat à la Constitution », ou d’un « coup d’Etat civil et constitutionnel » en préparation qu’elles jugent « inacceptable et illégitime ». Elles entendent organiser « une journée d’interpellation des députés » devant l’Assemblée nationale le jour où la loi sera votée.

 

 LE RÉFÉRENDUM DE LA DISCORDE  

DES MANIFESTANTS S'INSURGENT CONTRE L’OBSTINATION DE BLAISE COMPAORÉ

Des manifestations ont émaillé la nuit de mardi à mercredi à Ouagadougou, après l'annonce par le gouvernement burkinabè d'un référendum, qui doit rendre possible la candidature à l'élection de 2015 du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans.

Une centaine de personnes ont barré le trafic d'environ 21h00 mardi à 03h40 GMT mercredi sur la nationale 1, la principale route du Burkina Faso, qui relie Ouagadougou à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays et porte vers la Côte d'Ivoire et le Mali voisins, a observé l'AFP.

La police a débloqué l'axe dans le calme vers 03h40, alors qu'un bouchon de plusieurs kilomètres s'était formé, a constaté l'AFP. Aucune dégradation n'est à déplorer, hormis quelques pneus brûlés.

"Nous sommes sortis pour manifester, barricader les rues. Nous voulons tout paralyser pour que le président Blaise Compaoré comprenne que le pouvoir à vie, nous ne sommes pas d'accord", a lancé Pascal Ilboudo, un membre du bureau politique du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, opposition).

D'autres manifestations se tenaient ailleurs dans la ville, alors qu'un mouvement de plus grande ampleur est annoncé mercredi à Ouagadougou, un projet de "ville morte" ayant notamment été mentionné à l'AFP.

Le gouvernement burkinabè a mis fin mardi à un long suspense en annonçant la tenue d'un référendum visant à modifier l'article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche Blaise Compaoré de se présenter au scrutin de novembre 2015.

Le projet de loi a été déposé dès mardi au bureau de l'Assemblée nationale, a déclaré une source gouvernementale à l'AFP. Personnage central de la diplomatie ouest-africaine, Blaise Compaoré, 63 ans, s'est hissé au pouvoir en 1987 en renversant son ex-compagnon d'armes Thomas Sankara, tué lors du putsch.

Il a ensuite effectué deux septennats (1992-1998 et 1998-2005) et terminera fin 2015 son deuxième quinquennat (2005-2010, 2010-2015). Majorité et opposition s'affrontent depuis des mois sur son maintien au pouvoir par meetings géants interposés.

En septembre, le chef de l'Etat avait tenté d'instaurer un dialogue politique entre les deux camps. Mais faute de s'entendre sur la révision de l'article 37, celui-ci s'était achevé piteusement début octobre, sans aucune avancée.

Le référendum s'annonce pour le pouvoir comme une formalité. L'Assemblée nationale devra voter le projet de loi à la majorité simple, soit avec 64 voix sur 127, quand le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti du président, dispose à lui seul de 70 sièges.

-'Le masque est tombé' -

"Il n'y a pas de démocrate véritable qui rejette le référendum parce que par définition le référendum, c'est appeler à consulter le peuple", a réagi Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national du CDP.

"Ce que nous étions en train de dénoncer est finalement arrivé (...) le masque de Blaise Compaoré vient de tomber", a à l'inverse regretté Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l'Union nationale pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS, opposition), pour qui "rien" n'est toutefois "exclu" du fait que les députés sont appelés à voter "en leur âme et conscience".

"S'il n'y a pas la corruption (...), s'ils entendent le cri de détresse du peuple burkinabè, cette loi peut ne pas passer à l'Assemblée nationale", a lancé Me Sankara, qui a appelé à "la désobéissance civile".

La consultation populaire, dont le résultat devrait être favorable au régime en raison d'une bonne implantation dans les campagnes, selon plusieurs politologues, s'annonce comme un entérinement du "pouvoir à vie" de Blaise Compaoré, dont ne veulent pas entendre parler ses détracteurs.

En 27 ans de pouvoir, l'économie a connu des avancées, mais la population de ce pays sahélien reste l'une des plus pauvres du continent.

En témoigne le 181e rang sur 186 occupé par le Burkina Faso en termes d'indice de développement humain (IDH), selon l'ONU. L'IDH se fonde sur trois critères majeurs : l'espérance de vie à la naissance, le niveau d'éducation, et le niveau de vie.

Dans ce pays où 60% des 17 millions d'habitants ont moins de 25 ans et n'ont donc jamais connu d'autre régime que celui de l'actuel président, la jeunesse, surtout dans les grandes villes, se montre réfractaire à une perpétuation du pouvoir en place.

Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
       
 
 
 
 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 15:29

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : VERS  UN REFERENDUM POUR UN COUP D'ETAT CONSTITUTIONNEL

 

 

 le gouvernement va organiser un référendum pour permettre la candidature de Compaoré

Le gouvernement burkinabé soumettra un projet de loi à l’assemblée nationale afin de convoquer un référendum en vue de modifier l’article 37 de la constitution, limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Selon le ministre de l’administration territoriale, Jérôme Bougouma, le conseil des ministres en sa séance extraordinaire du mardi 21 Octobre 2014 a adopté un projet de loi pour convoquer un référendum qui sera soumis à l’assemblée nationale.

«Avec ce projet de loi, on s’achemine vers la levée du verrou limitant le nombre de mandat présidentiel et à une candidature du président Blaise Compaoré», a commenté un membre de l’opposition.

C’est dire que le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, et dont la
contution Rechercher constitution actuelle empêche une nouvelle candidature, envisage sérieusement se représenter pour la magistrature suprême en 2015.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, pouvoir) et ses alliés disposent de 81 élus sur les 127 qui siègent à l’assemblée nationale.

L’opposition politique, qui a manifesté à plusieurs reprises contre un référendum, mobilise ses troupes pour empêcher ce ‘’coup d’Etat constitutionnel’’.

 

Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
       
 
 
 
 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:38

CongoAuteur L'EXPRESS

 

CONGO BRAPPEL TOURNONS LA PAGE DES DICTATEURS EN AFRIQUE COMME AILLEURS

 

Joseph Kabila confirme qu'il ne veut pas une armée congolaise forte

 
L'avenir du continent africain est intimement lié à la gestion politique des Etats. Pour le collectif "Tournons la page", il est temps de lutter pour l'alternance. 

"L'Afrique continent de l'avenir". Le slogan est devenu la tarte à la crème des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux. Mais de l'avenir de qui parle-t-on? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes? L'économie internationale a besoin des richesses de l'Afrique, mais elle peut prospérer sans les Africains (plus de 2 milliards de personnes en 2050). Elle le fait d'autant plus facilement que leur parole est confisquée. L'avenir du continent n'appartiendra aux Africains qu'à condition d'une véritable démocratie. Or, pas plus qu'ailleurs, il n'est de démocratie en Afrique sans alternance. 

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Tournons la page

Le pouvoir de père en fils 

Les constitutions sont théoriquement les garantes de cette alternance. Fixer une limite au nombre de mandats présidentiels constitue en effet une saine mesure, adoptée par la majorité des pays africains. La disposition est parfois même inamovible. Ces précautions n'ont toutefois pas empêché nombre de chefs d'Etat de se maintenir au pouvoir, des décennies durant, par une violation répétée des principes démocratiques et dans l'indifférence générale des médias et de l'opinion publique internationale. Dans certains pays africains, de véritables dynasties se sont emparées du pouvoir transmis de père en fils. Douze familles aujourd'hui au pouvoir en Afrique l'étaient déjà en 1990. 87% des Gabonais et 79% des Togolais n'ont connu qu'une seule famille à la tête de l'Etat! 

Ces régimes ne jouissent pas moins d'un soutien plus ou moins tacite des dirigeants des autres États. Ils ont réussi à asseoir une légitimité internationale, après la Guerre froide, par une subtile manipulation de la menace terroriste. Au Nord, tout se passe comme si la démocratie était un luxe que les pays d'Afrique ne pouvaient se payer. Il résulte de ces situations des conséquences mortifères pour les sociétés africaines. En témoignent les troubles politiques et militaires qui secouent certains pays. Les citoyens qui se mobilisent pour l'alternance et le respect des règles constitutionnelles et démocratiques paient un lourd tribut à la répression. 

Le souffle démocratique n'est cependant pas près de s'estomper. Les tentatives de succession dynastique ont été mises en échec au Sénégal par les urnes, en Tunisie et en Egypte par les révolutions arabes. Et le cri "Y en a marre !" venu de Dakar en 2012 résonne bien au-delà du Sénégal. Les rues de Maputo, Bujumbura, Libreville, Kampala, Ouagadougou ou Alger expriment une même aspiration à l'alternance. Un même refus du pouvoir dynastique. 

La menace de coups d'Etat constitutionnels 

Dans les années 1990, le vent de constitutionnalisme avait conduit de nombreux pays africains à limiter les mandats et à s'ouvrir au multipartisme. La mobilisation citoyenne interne fut décisive pour contraindre au changement les régimes autoritaires de l'époque, avec le soutien de forces démocratiques extérieures. Aujourd'hui est venu le temps d'une nouvelle alliance entre citoyens d'Afrique, d'Europe et d'ailleurs, pour une nouvelle étape : faire vivre l'alternance. 

Le refus de toute manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle en est la première pierre. Si, en soi, la révision d'une constitution n'est pas une pratique antidémocratique, sa transformation en instrument de perpétuation d'un pouvoir personnel est aux antipodes des attentes citoyennes et des valeurs affichées par la communauté internationale en termes de promotion de l'Etat de droit. L'invocation de la stabilité politique et l'artifice de la lutte contre la menace terroriste ne doivent pas faire illusion. Partout dans le monde, l'expérience a montré que le respect des règles démocratiques constitue le meilleur antidote contre l'instabilité politique, les conflits armés et le terrorisme. C'est la solidité des institutions qui garantit la stabilité et non la pérennité du pouvoir personnel. 

Or la menace d'un coup d'Etat constitutionnel se profile en 2015 au Burkina Faso avec Blaise Compaoré, en 2016 au Congo avec Denis Sassou Nguesso et en RDC avec Joseph Kabila, ou encore en 2017 au Rwanda avec Paul Kagamé. Au Togo la succession dynastique a déjà eu lieu en 2005 au prix d'un tripatouillage constitutionnel faisant 800 morts. L'héritier, au mépris du dialogue politique autour des réformes institutionnelles et des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation, s'apprête à se porter candidat pour un troisième mandat. 

Les dirigeants ont rendez-vous avec l'Histoire

Dans ces pays, les présidents et leur entourage posent des actes qui ne trompent personne sur leur volonté de se maintenir au pouvoir par une manipulation constitutionnelle. Par le passé, de nombreux chefs d'Etats africains se sont parjurés sur cette question: Gnassingbé Eyadema au Togo en 2002, Idriss Deby Itno au Tchad en 2005, Paul Biya au Cameroun en 2008, Ismaïl Omar Guelleh à Djibouti en 2010, ou Yoweri Museveni en Ouganda en 2010, Abdoulaye Wade au Sénégal en 2012. D'autres ont par contre fait le choix de l'alternance, à l'instar de Jerry Rawlings au Ghana, Mathieu Kérékou au Bénin, Pinto da Costa à Sâo Tomé e Principe, ou encore des présidents Aristides Pereira, Antonio Mascarenhas et Pedro Pires qui se sont succédé aux îles du Cap-Vert. Les dirigeants attirés par la tentation dynastique ont rendez-vous avec l'Histoire: en acceptant l'alternance, ils rendraient le pouvoir à son ultime dépositaire, le peuple, posant un dernier acte marqué du sceau de l'apaisement. 

De son côté, l'absence de réaction de l'opinion internationale serait, pour les régimes africains concernés, un véritable blanc-seing pour imposer, y compris par la violence, une intolérable modification constitutionnelle pour se maintenir au pouvoir. Laisser l'un d'eux perpétrer ce parjure, c'est ouvrir la brèche qui les autorisera tous à s'y engouffrer. Mais l'effet domino peut jouer en sens inverse : après l'alternance sénégalaise en 2012, après le renoncement du président sortant au Mozambique début mars 2014, il est temps d'agir pour obtenir les conditions d'une alternance ailleurs aussi, à commencer par le Burkina, le Burundi et le Togo. Et dans bien d'autres pays, où la mobilisation se cristallise sur des enjeux autres que constitutionnels (l'usage de la biométrie, la liberté de manifestation, l'indépendance des commissions électorales...). L'Europe fut surprise par les révolutions arabes. Elle trahirait ses intérêts et ses valeurs à cautionner par son silence la perpétuation de régimes archaïques au sud du Sahara. 

Donner un contenu à l'alternance 

Pour que le mot alternance ait un sens, il s'agit aussi de lui donner un contenu. C'est bien sûr à chaque peuple qu'il revient de le définir suivant son histoire, sa culture et son imagination créatrice. Mais quelques mesures pourraient ancrer une véritable alternance porteuse de démocratie: transparence sur le budget de l'État, les contrats avec les multinationales et les recettes issues de l'exploitation des ressources naturelles ; respect des normes républicaines dans les nominations aux postes de commandement militaire et policier ; liberté d'opinion, de presse et de manifestation sans préalable autre que l'information de l'autorité administrative ; nomination des magistrats indépendamment du pouvoir politique... 

Nous citoyens d'Afrique, d'Europe et d'ailleurs, intellectuels, artistes, militants, journalistes, responsables religieux, associations, syndicats, appelons à un large rassemblement pour tourner la page des régimes autoritaires et construire les conditions d'une véritable démocratie en Afrique. Partageant les mêmes valeurs démocratiques et non-violentes, nous sommes déterminés à faire vivre les conditions d'une mobilisation citoyenne pour l'alternance démocratique, dans tous les pays d'Afrique subsaharienne. Il en va du devenir du continent africain. 

Devenez signataire de l'appel, cliquez ici : 
Tournons la page

Premiers signataires de l'Appel "Tournons la page!" 

Personnalités / intellectuels 


Olivier De Schutter, Juriste, ancien rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Belgique
Jean Baptiste Baderha, Journaliste, RDC
Bertrand Badie, Politologue, France
Richard Banégas, Politologue, France
Jean-François Bayart, Politologue, France
William Bourdon, Avocat, France
Sylvie Bukhari-de Pontual, Avocate et présidente de la Fédération internationale de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Fiacat), France
Monique Chemillier-Gendreau, Juriste et présidente d'honneur de l'Association européenne des juristes pour la démocratie et les droits de l'Homme dans le monde (AEJDH), France
Noam Chomsky, Linguiste et philosophe, Etats-Unis
John Christensen, Economiste, Royaume-Uni
Alex Cobham, Economiste, Royaume-Uni
Christophe Dabire, Philosophe, Burkina Faso
Miguel De Barros, Sociologue, Guinée-Bissau
Catherine de Wenden, Politologue et sociologue, France
Thomas Deltombe, éditeur, France
Djibril Diaw, Réalisateur et journaliste, Mauritanie
Mamadou Diouf-Mignane, Coordinateur du Forum social sénégalais, Sénégal
Jean-Pierre Dubois, Constitutionnaliste et président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme, France
Vincent Foucher, Politologue, France
François Gèze, Editeur, France
Michel Griffon, économiste et agronome, France
Dieudonné Hamadi, Réalisateur, RDC
Eva Joly, eurodéputée, ex-présidente de la Commission Développement au Parlement européen, France
Robert Kabakela, Journaliste, RDC
Toussaint Kafarhire Murhula sj, poète, RDC
Gustave Massiah, Ingénieur et économiste, France
Achille Mbembe, Historien, Cameroun
Ernest-Marie Mbonda, Philosophe, Cameroun
Jean Merckaert, Rédacteur en chef de la Revue Projet, France
Staaf Meyaa, Artiste, Gabon
Olivier Mongin, Philosophe, ancien directeur de la Revue Esprit, France
Edgar Morin, Philosophe et sociologue, France
Valentin-Yves Mudimbe, philosophe, écrivain, poète, RDC
Gilbert Mussumba, Président du Comité africain du scoutisme, Burundi
Maria Nowak, Présidente de l'ADIE, France
Jean-Pierre Olivier de Sardan, Anthropologue, Niger/France
Cécile Renouard, Philosophe, religieuse de l'Assomption, France
Pierre Rosanvallon, Historien et sociologue, France
Abderrahmane Sissako, Cinéaste, Mauritanie
Smockey, Artiste, Burkina Faso
Youba Sokona, Ancien directeur du Centre africain de politique climatique, Mali
Cheikh Tijaan Sow, Ecrivain, auteur compositeur, Sénégal/France
Moussa Sow, Anthropologue, Mali
Louis-George Tin, président du CRAN, France
Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, France
Chico Whitaker, cofondateur du Forum social mondial, membre de Justice et Paix Brésil, Brésil
Patrice Yengo, Politologue et anthropologue, Congo Brazzaville
Bob Kabamba, politologue, RDC /Belgique
Arnaud Zacharie, économiste,Belgique
Kasereka Kavwahirehi, philosophe, Canada / RDC
Alain Deneault, essayiste, Canada 

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Tournons la page 
       
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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