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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 09:20

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  Déclaration du conseil des présidents de l'IDC suite au message du DICTATEUR  Denis  SASSOU NGUESSO

 

 

 

 

 

Samedi 26 septembre 2015 à Paris: Meeting de l'opposition congolaise

 

 

Par Gilda Moutsara

Gilda Moutsara

Congolaises, Congolais, Chers Compatriotes,

Le rubicond a été franchi. La convocation du référendum anticonstitutionnel par le Président de la République ne nous laisse pas d'autre choix que de nous mobiliser pour barrer la route à ce coup d'Etat constitutionnel. Le passage en force est engagé, les masques sont enfin tombés.

...

Le 27 septembre 2015, au Boulevard Alfred Raoul, le peuple va exprimer son indignation. Tous les poings seront levés pour dire non à la violation de la constitution du 20 janvier 2002. La peur sera derrière nous. La République nous attend. Nous devons la sauver. Les grandes Démocraties se sont construites sur l'engagement de citoyens conscients de leur responsabilité vis-à-vis de leurs nations. Je sais, le souvenir de tant de souffrances passées nous retient pieds et mains liés devant l'injustice, la violation des principes fondamentaux de la Démocratie et le non-respect de la parole donnée.

Quittons cette position coupable. Donnons à notre Congo  la chance de connaître une alternance démocratique pacifique. Cela passera par un "Non" dit haut et fort. Par un rappel à l'ordre de ceux qui nous dirigent. Ils doivent être les premiers à respecter les lois qu'ils forgent. La Démocratie n'est pas un alibi pour valider des dictatures. Il est grand temps d'arracher le Congo  aux griffes de ceux qui lui ont fait plus de mal que de bien. La Nation nous appelle à son chevet. Notre indifférence fera que nous soyons pointés du doigt demain.

Levons-nous! L'heure est grave. Le référendum ne passera pas comme un suppositoire.

Puisque la crise est voulue,  ne faisons pas l'autruche. Prenons le courage de la regarder en face, dimanche.

Pour ma part, j'ai pris date.  Ma peur se mérite. 

Vive le Congo!

Vive la Démocratie!

Gilda Rosemonde MOUTSARA GAMBOU

Secrétaire Général de La Conscience Libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 07:51

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 l’opposition dénonce un «coup d’Etat constitutionnel»

 

 

 

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Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir au Congo-Brazzaville depuis 1997, après avoir dirigé le parti unique de 1979 à 1992, a annoncé vouloir un référendum en vue d’un changement de Constitution. Celle-ci l’empêche pour l’instant de briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle prévue l’an prochain. Les chefs de file de l’opposition affirment qu’ils s’organiseront pour faire barrage à ce qu’ils qualifient de « coup d’Etat constitutionnel ».

A 71 ans, Denis Sassou-Nguesso, président du Congo-Brazzaville depuis 1997, est frappé par la limite d’âge qui lui interdit, selon la Constitution de 2002, de briguer un nouveau mandat présidentiel lors du scrutin qui doit se tenir mi-2016. La Constitution congolaise interdit également de briguer un troisième mandat. Dans un message adressé mardi, le président congolais a annoncé sa volonté de passer par voie référendaire, pour changer cette Constitution : « J’ai décidé de donner la parole directement au peuple afin qu’il se prononce sur le projet de loi énonçant les principes fondamentaux de la République définissant les droits et devoirs des citoyens et fixant les nouvelles formes d’organisation et les nouvelles règles de fonctionnement de l’Etat ». Pour le moment, aucun calendrier sur l’organisation de ce référendum n’a été communiqué, mais l’annonce a déclenché de très vives réactions au sein de l’opposition.

« Une déclaration de guerre au peuple congolais »

« Il a commencé par des concertations, des consultations, des dialogues et il était comme un planeur, et enfin, il a atterri. Et nous savions que c’est par là qu’il devait atterrir : il annonce qu’il doit changer la Constitution en réalité. Cela ressemble à une déclaration de guerre au peuple congolais », dénonce Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). « Le peuple congolais veut vivre en paix. Et au nom d’une paix qu’il [Denis Sassou-Nguesso] annonce tous les jours, dont il serait le gardien suprême, il vient de démontrer qu’en réalité, il n’est pas pour la paix. »

 

Interrogé par RFI, le premier secrétaire de l’UPADS affirme également que son parti est « en train de s’organiser » pour faire barrage à ce qu’il qualifie de « coup d’Etat constitutionnel ». Pour lui, les auteurs des conclusions du dialogue qui s’est tenu à Sibiti en juillet dernier n’ont pas de légitimité. « Le peuple congolais, qui ne voudra pas se faire voler les vertus de cette démocratie qu’il appelle de tous ses vœux, se lèvera et s’opposera. (…) Nous n’avons pas d’armée, nous n’avons pas d’arme. Mais avec nous, la raison, et c’est cette raison qui finira par triompher », affirme Pascal Tsaty Mabiala.

 

Des « dangers pour la société congolaise »

Denis Sassou-Nguesso « est en fin de mandat constitutionnel. Quand il sort de la guerre de 1997, il fait rédiger une Constitution qui lui donne droit à deux mandats légaux de deux fois sept ans. Il les a exercés. Il doit partir et créer les conditions d’élection de son successeur en travaillant avec l’opposition, avec la société civile, pour que ce successeur soit élu dans des conditions propres », estime pour sa part Joseph Ouabari Mariotti, représentant du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (FROCAD) en Europe.

L'ancien ministre de la Justice de Pascal Lissouba participait, ce mercredi, à un rassemblement d’opposants congolais à Paris. « Nous ne laisserons pas le président Sassou-Nguesso parachever son coup d’Etat militaire de 1997 par un coup d’Etat constitutionnel », affirme Joseph Ouabari Mariotti, qui dit craindre pour « les dangers qu’il comporte pour la société congolaise ».

« Et si les Congolais pensent qu’il mérite d’être là, pourquoi pas ? »

Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT), le parti présidentiel, défend pour sa part la voie d’un changement de Constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat de Denis Sassou-Nguesso à la tête du pays. « Et si les Congolais pensent qu’il mérite d’être là, pourquoi pas ? Nous avons tous confiance. Et tous les dirigeants pensent que cette Constitution pose problème », affirme-t-il. Il défend aussi l’homme, Sassou-Nguesso, qui est selon lui « mal connu ».

 

« Denis Sassou-Nguesso est un homme de parole. C’est quelqu’un qui sait aussi écouter. C’est un démocrate, il l’a prouvé plus d’une fois. Ce n’est pas la volonté de Denis Sassou-Nguesso de vouloir s’installer indéfiniment au pouvoir. Asseoir une dynastie, ça n’a jamais été sa préoccupation. Il a servi la République. Il n’était pas chef d’Etat quand il a commencé à servir. Il est chef d’Etat, il continue à servir. Les citoyens pensent, une bonne partie, qu’il mérite encore leur confiance. » Interrogé sur les craintes de violences politiques que l’annonce der ce référendum ont fait naître, Pierre Ngolo estime qu’« avec les drames que les Congolais ont subis, on ne peut pas replonger les citoyens dans le calvaire des affrontements, dans l’incertitude, dans l’insécurité ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 10:28

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LE DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO ANNONCE SON COUP D'ETAT CONSTITUTIONNEL- Brazzaville, le 22 Septembre 2015

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

-------------------
CABINET
---------
REPUBLIQUE DU CONGO
Unité *Travail* Progrès
-------------------
ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR DENIS SASSOU-N’GUESSO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO RELATIVE A LA CONVOCATION DU REFERENDUM SUR LA NOUVELLE CONSTITUTION
Brazzaville, le 21 septembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes Chers compatriotes,

Depuis plus d’un an, le Congo est en débat sur une question qui occupe largement l’opinion nationale et imprègne les consciences. Telle l’horloge de la vie, ce débat s’est imposé à nous. Il s’était instantanément répandu à l’ensemble des couches de la population dès qu’il avait été soulevé, suscitant intérêt et passions.

Aujourd’hui encore, il retient toute l’attention des hommes et des femmes politiques de notre pays.

Ce débat, c’est celui portant sur l’évolution des institutions de notre République.

Tout bien considéré, il se pose dans des termes simples, à savoir : faut-il changer ou non la Constitution en vigueur dans notre pays ?

Interpellé maintes fois par vous, mes chers compatriotes, j’ai appelé à des consultations républicaines.

Des dirigeants, délégués des partis politiques, des associations de la société civile et des autres forces vives de la nation, qui ont répondu nombreux à mon invitation, m’ont partagé leur conviction sur la question.

Une très large majorité a soutenu devant moi qu’il y a nécessité et urgence à faire évoluer les institutions de la République aux fins de les adapter au nouveau contexte socio-économique de notre pays. Selon les défenseurs de cette opinion, la poursuite harmonieuse du développement du Congo en dépend.

D’autres dirigeants, peu nombreux, m’avaient dit leur opposition à l’idée de faire évoluer en profondeur les institutions de la République. Cependant, ils n’écartaient pas la possibilité de procéder à quelques aménagements de celles-ci en tant que de besoin.

Le débat engagé étant celui des Congolais, entre eux, il était de mon devoir de créer les conditions pour qu’ils se parlent directement.

Cela fut fait avec la convocation du Dialogue national, à Sibiti du 13 au 17 juillet de cette année, Dialogue consacré non seulement aux institutions, mais aussi à la problématique de la gouvernance électorale au Congo.

Comme tous vous le savez, les 629 participants au Dialogue ont, sur la question de la gouvernance électorale, à l’unanimité, réuni de nécessaires convergences sur la manière dont nous, Congolais, devons désormais organiser les élections dans notre pays. Dans le même esprit fraternel et citoyen, les participants au Dialogue « ont, par consensus, selon leurs propres termes, opté pour les réformes institutionnelles, s’en remettant au Président de la République, initiateur du Dialogue, pour qu’il en tire les conséquences, conformément à ses prérogatives constitutionnelles ».

En observant l’évolution de la société congolaise, depuis plus de 50 ans, j’ai retenu que les Congolais ne veulent pas que l’on décide à leur place. Ils ne veulent pas qu’on leur impose un idéal. Ils ne veulent pas non plus qu’on restreigne ou qu’on les prive de leur liberté.

Ils veulent être entendus sur les choix qui engagent leur avenir. Ils veulent être libres de dire “oui” ou “non”, s’il y a un choix à faire les concernant. Ils veulent tous être respectés parce qu’ils sont Congolais et fiers de l’être.

Conscient de tout cela et dans la perspective d’apporter la réponse à la sollicitation des participants au Dialogue national de Sibiti, j’ai interrogé la Cour suprême, en sa qualité de conseil du gouvernement, et requis l’avis de la Cour constitutionnelle sur la possibilité d’organiser un référendum sur l’évolution des institutions de la République.

Ces deux hautes juridictions m’ont répondu positivement.

Mes Chers Compatriotes,

En me fondant sur le premier alinéa de l’article 3 de la Constitution qui stipule que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce au moyen du suffrage universel par ses représentants élus ou par voie de référendum », et sur le troisième alinéa de l’article 110 de la Constitution qui attribue l’initiative des référendums au Président de la République concurremment avec le Parlement,

J’ai décidé de donner la parole directement au peuple afin qu’il se prononce sur le projet de loi énonçant les principes fondamentaux de la République, définissant les droits et devoirs des citoyens et fixant les nouvelles formes d’organisation et les nouvelles règles de fonctionnement de l’Etat.

Après adoption du projet de Constitution qui sera élaboré par une commission mise en place à cet effet, le gouvernement déterminera les modalités de convocation du scrutin référendaire qui aura lieu dans un proche horizon.

Congolaises, Congolais, mes chers compatriotes, allons donc aux urnes, décider nous-mêmes de notre avenir ! C’est l’authentique exigence de la démocratie que nous avons voulue et instaurée dans notre pays au début des années 1990.

L’aventure et le désordre ne relèvent pas de la démocratie. Ils n’ont aucune place dans la République et ne sauraient être tolérés.

Que tous les hommes et toutes les femmes politiques, retiennent, comme moi, que les Congolais n’ont pas besoin de violence. Ils n’ont pas besoin d’être instrumentalisés. Ils n’ont pas besoin de voir certains d’entre eux s’opposer à d’autres dans des combats fratricides. Ils n’ont pas besoin de revivre les tristes et douloureux événements des années 1990.

Les Congolais ont besoin de vivre en paix. Une paix pérenne. Ils ont besoin de travailler et de profiter, en toute sérénité, du fruit de leur travail. Ils ont besoin de partager leur bonheur en famille et leur joie de vivre avec les autres citoyens du monde bénéficiant de la paix.

Les Congolais ont besoin de jouir pleinement de leur droit à la liberté et à la souveraineté, pour façonner, à leur manière, leur destin : en dehors de tout diktat ; loin des égos suicidaires, des ambitions personnelles et des prétentions partisanes.

Je veillerai personnellement à ce qu’il en soit ainsi. De la même façon, je serai attentif au bon déroulement des scrutins à venir de sorte que, dans la transparence requise, seule la volonté du peuple soit faite.

Vive la démocratie, Vive la paix, Vive la République.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:01

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Pourquoi le combat des Burkinabé est aussi le nôtre  

 

 

Blaise COMPAORE ET Denis SASSOU NGUESSO  deux dictateurs aux moeurs identiques

Marien NGOUABI et Thomas SANKARA  les victimes des deux dictateurs

 

MARIEN%20NGOUABI

La constitution le totem des deux DICTATEURS, la pomme de la discorde avec leurs oppositions respectives

 

Le Congo n’est pas le Burkina et vice versa, entend-on souvent dire, en haut lieu. C’est vrai. Mais, ce qui se passe au Burkina, nous concerne à double titre.

A l’origine, deux dictateurs aux mœurs identiques, assoiffés de pouvoir, arrivés aux affaires avec des cadavres dans leurs placards, et à qui certaines langues de vipère, imputent l’assassinat du président Marien Ngouabi pour l’un et de Thomas Sankara pour l’autre, pour ne citer que les plus connus. Ironie de l’histoire, c’est à leurs victimes-bienfaitrices que ces dictateurs doivent tout, mais ils n’ont eu aucun scrupule de leur infliger un destin si atroce. Cela en dit long sur les personnages.

Mais, ce n’est pas tout. Après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré a voulu changer la constitution qui lui interdisait de briguer un nouveau mandat. On sait comment il a fini. Dans quelques jours, c’est le Congo de Sassou Nguesso, déjà en ébullition, qui emboitera le pas, lorsque ce dernier annoncera son référendum pour changer lui aussi sa constitution qui lui barre la route pour un énième mandat, après 32 ans au pouvoir.

Deux pays, deux peuples, mais une même tragédie politique. Sassou et Compaoré sont la pire des choses qui nous soit arrivée. Les Burkinabé comme les Congolais veulent tourner la page de cette Afrique qui fait honte. Celle des dictatures qui rime avec gestion clanique et conduit inéluctablement à la pauvreté, celle du pouvoir à vie, des crimes impunis, où les putschs seraient le moyen d’arriver au pouvoir. Nos frères Burkinabé aspirent à une Afrique juste et démocratique débarrassée de ses vieux démons et de ses vieux dictateurs ringards issus des comptoirs coloniaux et qui ne pensent qu’à eux et à leurs obligés. Une Afrique où chaque citoyen serait libre de son choix, gage d’alternance politique et du vrai développement. Voilà pourquoi le combat des Burkinabé est aussi le nôtre.

Les dictateurs ont une tare. Ils sont teigneux et n’abdiquent jamais. Laissés libres, après leur chute, ils sont et restent un véritable poison pour nos pays qui aspirent à la démocratie. Comme Sassou, hier, revenu au pouvoir en 1997, par la force des armes, après avoir été congédié par le verdict des urnes, 5 ans auparavant. Ou Compaoré, aujourd’hui, chassé du pouvoir comme un malfrat et dont les velléités de revenir aux affaires sont restées intactes, sinon vivaces. Lui, en liberté, le Burkina sera un pays instable. Les derniers événements dans ce pays en sont la preuve. C’était sans compter avec la mobilisation du peuple burkinabé.

D’après certaines indiscrétions, le coup d’Etat militaire au Burkina serait parti de Brazzaville. Quoi que dise le général putschiste et l’homme fort du Burkina, il est clair que Compaoré, qui n’aurait jamais digéré son éviction, aurait continué à tirer les ficelles en coulisses et serait resté très actif, comme nous le rapporte la Lettre du Continent N°713 du 16 septembre 2015. On apprend donc que ce dernier a séjourné au Congo le 28 Août 2015 et partagé un mets avec un des neveux de l’autocrate congolais (Jean Dominique Okemba). Autre curiosité, l’ex président burkinabé aurait été vu mercredi à Brazzaville, le jour même du putsch (RFI, à 9h50).

Aujourd’hui, c’est donc cette triste réalité qui se rappelle à nous et nous appelle à des vraies réponses. Celles du sort à réserver à nos vieux dictateurs déchus, mais prêts à tout, quitte à enjamber de nombreux cadavres pour satisfaire leurs vieux fantasmes.

Les temps ont changé. Sauf eux. Si les Congolais venaient à tourner la page Sassou, aussi longtemps que ces vermines seront en liberté, et leurs bras armés opérationnels (RSP au Burkina, police politique de Sassou au Congo) nos pays ne seront jamais en paix et l'histoire bégayera.

Si l'Afrique veut  se donner une chance et tourner définitivement la page, il n'y a pas mille solutions. Le cas du Bénin avec Mathieu Kérékou, reste une exception. En leur temps, la Côte-d’Ivoire et le Libéria avaient opté pour une solution radicale. Scellant définitivement et respectivement le sort du général Robert Gueï, et de Samuel Doe. Depuis, on n’en a plus jamais entendu parler. Faut-il vraiment en arriver là ?

La plume libre !

Diaz Mahindou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 09:53

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  carteanime.gifSource : zenga mambu

 

 Coup d’Etat constitutionnel : Réponse de la cour constitutionnelle au Président Sassou

 

 

 

 

 

 

La semaine dernière, le site Zenga-Mambu avait diffusé l’information selon laquelle la cour constitutionnelle allait se réunir en catimini à la demande du président Sassou pour statuer sur la réforme des institutions.

Au vue de la question alambiquée posée par ce président en mal de popularité et qui souhaite mourir au pouvoir, la réponse apportée par la cour constitutionnelle composée de corrompus et d’affidés du pouvoir est du même tonneau. On a l’impression d’assister à un dialogue de sourds.

Mal inspiré et complètement hors sujet, le Président Sassou se base sur l’article 110 qui stipule « Le parlement a l'initiative législative et vote seul la loi. Il consent l'impôt, vote le budget de l'Etat et en contrôle l'exécution. Il est saisi du projet de loi de finances dès l'ouverture de la session d'Octobre. Il a l'initiative des référendums, concurremment avec le Président de la République » pour réaliser son referendum et valider son coup d’Etat constitutionnel alors que l’organisation du referendum, en ce qui concerne le président, ne peut pas s’écarter du champ référendaire défini dans l’article 86 qui stipule « Le Président de la République peut, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’Etat ou tendant à autoriser la ratification d’un traité. Avant de soumettre le projet au référendum, le Président de la République recueille l’avis de la cour constitutionnelle sur sa conformité à la constitution. En cas de non-conformité à la constitution, il ne peut être procédé au Referendum. La cour constitutionnelle veille à la régularité des opérations de referendum. Lorsque le referendum a conclu à l’adoption du projet, la loi est promulguée dans les conditions prévues à l’article 83 alinéa 2. »

Pourquoi ne pose t-il pas ouvertement la question du changement ou non de la constitution à la cour constitutionnelle ?

Quoi qu’il en soit, ce président isolé sur le plan national et international et qui n’a plus d’alliés politiques, n’a aucune marge de manœuvre pour réaliser son rêve de faire du Congo une monarchie. Le peuple congolais l’attend au tournant.

Analyse de l’avis rendu par la cour constitutionnelle le 17 septembre

Dans sa lettre de saisine de la cour suprême, le Président de la République déclare en substance « L’article 110 dernier alinéa de la constitution dispose : II (le parlement) a l’initiative des referendums, concurremment avec le Président de la République.
Serais-je en droit de prendre appui sur le dernier alinéa de l’article 110 de la constitution pour consulter le peuple, par voix de referendum, sur l’évolution des institutions de la Républiques …
»


Telle est la teneur de la demande d’avis sur laquelle a délibéré la cour constitutionnelle.
La cour constitutionnelle a, naturellement, rendu un avis favorable en déclarant : « Que le président de la République est, sur le fondement de l’article 110 alinéa 3 de la constitution du 20 janvier 2002, en droit de consulter le peuple, par voix référendum, sur l’évolution des institutions de la République ».

Cet avis appelle quelques observations :

1- S’agissant de la saisine, celle-ci soulève aucune question. En effet, le Président de la République fait partie des autorités qualifiées pour saisir la Cour Constitutionnelle par voix consultative ; c’est ce qui ressort de l’article 148 de la constitution. C’est sur ce fondement que la Cour a déclaré recevable la lettre de saisine du Président de la République en d’autres termes, cette saisine est régulière ;

2- S’agissant de l’avis rendu, il sied de noter qu’une seule question posée à la Cour, à savoir si le Président de la République pouvait se basé de l’article 110 alinéa 3 consulter le peuple par Referendum sur l’évolution des institutions ; répondant à cette question, la cour reconnu que sur le fondement de l’article invoqué, le Président de la République pouvait consulter le peuple par voix de Referendum.

C’est sur cette unique question que la cour s’est prononcée, et la réponse y relative ne devait porter que sur cette question sans extrapolation.
Cependant, nonobstant ce qui vient d’être dit, il convient néanmoins de s’interroger sur le sens de cette décision :

1- Pourquoi le Président dont les compétences en matière de référendum sont contenues dans le Titre V (du pouvoir exécutif) et particulièrement à l’article 86, va invoquer une disposition qui réglemente les attributions d’une autre institution ; autrement dit, pourquoi le Président de la République a t-il préféré s’appuyer sur l’article 110 qui est relatif au pouvoir législatif au lieu de l’article 86 qui détermine les matières sur lesquelles il peut recourir au Referendum.

Par ailleurs, il faut rappeler que cet article 110 réaffirme simplement un principe, à savoir, la compétence du parlement en matière référendaire ; que cet article ne peut servir de fondement à l’exercice d’une quelconque compétence par le Président de la République.

2- La cour constitutionnelle dans ses considérants procède à la définition de plusieurs expressions utilisées par le Président de la République notamment les termes référendum, initiative et concurremment.
Pourquoi est-elle passée sous silence le terme « évolution des institutions », ce silence peut prêter à controverse, d’autant plus que ce même terme a fait l’objet d’une autre interprétation lors du dialogue de Sibiti qui l’a assimilé au changement de constitution. La cour aurait mieux fait, dans cette démarche pédagogique, de définir aussi ce terme pour éviter toute ambiguïté.

3- Que signifie en réalité évolution des institutions ? Il faut se référer à l’article 86 pour trouver un élément de réponse. En effet cet article dispose pour trouver un élément de réponses. En effet, cet article dispose à son alinéa 1er : que le Président de la République, peut soumettre, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics ….. en clair, la constitution confère au Président de la République la compétence de consulter le peuple pour moderniser ou rationaliser par exemple le fonctionnement de telle ou telle institution par le biais du Referendum. Cette opération aboutit à la révision de la constitution.

L’évolution des institutions doit s’appréhender dans le cadre de l’article 86, et non sur une autre disposition, puisque en effet, quelles que soient les innovations institutionnelles à apporter, celles-ci intègrent forcement la constitution en vigueur. Cette expression ne peut donc pas servir de fondement à un changement de constitution. En d’autres termes, le terme évolution des institutions ne saurait être assimilé au changement de la constitution. Il s’agit de deux notions distinctes.


Auteur : Marcel ITOUA

 

Confidentiel: En exclusivité, l'avis de la cour cour constitutionnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 09:36

Ancien Ministre des finances, économie et budget, ancien directeur de la banque BEAC, président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), plateforme de l’opposition congolaise regroupant une dizaine de partis politiques, Mathias DZON est aussi président de l’Union patriotique pour le renouveau national,( UPRN ) en sigle. Dans cette interview, il montre les carences du pouvoir actuel.

Ancien Ministre des finances, économie et budget, ancien directeur de la banque BEAC, président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), plateforme de l’opposition congolaise regroupant une dizaine de partis politiques, Mathias DZON est aussi président de l’Union patriotique pour le renouveau national,(UPRN) en sigle. Dans cette interview, il montre les carences du pouvoir actuel.

Ancien Ministre des finances, économie et budget, ancien directeur de la banque BEAC, président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), plateforme de l’opposition congolaise regroupant une dizaine de partis politiques, Mathias DZON est aussi président de l’Union patriotique pour le renouveau national,(UPRN) en sigle. Dans cette interview, il montre les carences du pouvoir actuel.

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Mathias DZON DEMONTRE LES CARENCES DE L'ECONOMIE DU SYSTEME SASSOU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 00:04

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LE JOUR OU LE DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO ANNONCERA LE REFERENDUM  IL RISQUE D'ETRE RENVERSÉ

 

 

 

On ne gagne jamais contre un peuple, sauf le temps d’une illusion éphémère…

 

 

Malgré les grandioses festivités des jeux africains dont les lampions viennent de s’éteindre, le Congo actuellement reste divisé. D’une part, ceux qui refusent le changement de la constitution, l’organisation d’un référendum qui n’en vaut pas la peine, tout comme l’éventualité d’une troisième candidature de l’actuel président.

Et d’autre part, les durs du parti au pouvoir, habitués au pillage des deniers publics-qui paniquent à l’idée de rendre des comptes au peuple de leur gestion scabreuse. Non sans un président angoissé par un départ imminent, qui joue avec le feu.

Si l’intention du président Denis Sassou Nguesso au pouvoir depuis trente-deux ans, un record absolu dans l’histoire du Congo, n’est plus à mettre en doute, ses moult hésitations pour passer à l’action, témoignent de l’angoisse et de la peur. En clair de la crainte d’une plongée dans l’abîme qui risque de le poursuivre toute sa vie, et de finir par consumer l’image qu’il s’est efforcée de donner.

On peut certes, comprendre son émotion de devoir quitter cette fonction qui aime tant et qu’il a exercée pendant de longues années, au point qu’il se prenne pour le seul à même de l’assumer. Mais qu’à cela ne tienne, les hommes passent, seule la Nation reste, même s’il est des hommes irremplaçables.

Il y a eu Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Débat (dont-on cherche encore la sépulture aujourd’hui), Marien Ngouabi, Jacques Joachim Yhombi Opanagault et même Pascal Lissouba, le président démocratiquement élu, emporté par le coup d’état de Sassou en 1997. Des hommes qui tous s’en sont allés un jour, pour certains l’amertume à la bouche. Pourtant c’est le destin. Et il faut l’accepter.

Comme l’on peut s’y attendre le suspens et le jeu du chat et de la souris ne font que ranimer les questions sur le destin du Congo. Que cela soit clair, aucun consensus n’a émergé sur la question du changement de la constitution, de sa révision ou même de celle d’une nouvelle candidature de Denis Sassou Nguesso.

Le moment est donc venu pour le président Sassou de faire triompher l’alternance, qui sera son meilleur héritage au peuple congolais. Parce que les Congolais sont prêts, si Sassou s’enferme dans son égoïsme, de le repousser comme ils le voient ailleurs sur le continent. Il y aura une désobéissance civile sans fin jusqu’à ce qu’il se rétracte, et s’en aille enfin. Les Congolais sont désormais mûrs. Se cacher par intimidation derrière les douloureux événements de 1997 ou des intimidations à peine voilées, ne changeront rien à l’élan au changement qui anime la jeunesse congolaise. Car un pays ne peut se limiter à un seul individu, aussi surdoué soit-il.

De plus l’avenir du Congo devra être décidé par des élections auxquelles le président Sassou ne participera pas.

Aujourd’hui, à de rares exceptions près, la quasi-totalité de la classe politique rejette l’idée d’un référendum, celle d’une révision. Et même celle d’une troisième candidature de Sassou. Puisqu’il faut faire triompher l’alternance au Congo.

Plusieurs années durant Sassou a dirigé le pays, il a donc eu tout le temps de faire ce qu’il pouvait. L’heure est arrivée pour lui, de passer la main à un autre fils du pays. Son obstination à prendre le Congo en otage et à le mettre à souhait en danger sera impardonnable, ce d’autant plus que de par le monde, l’on est déjà gêné et agacé de ce péril qu’il s’entête à vouloir mettre dans la demeure Congo.

C’est pourquoi, avant d’annoncer son projet « fou » de référendum, il devra se concentrer seul devant sa conscience, tout justement parce que le peuple, le vrai, longtemps oppressé attend simplement qu’il franchise la ligne « rouge » pour qu’il réclame son pouvoir. Une insurrection est inévitable, tant l’armée congolaise même si beaucoup ne veulent pas l’admettre, est divisée entre « pro Sassou », « Pro Okombi » et les « nostalgique du régime Lissouba ». Le risque d’une guerre civile est imminent et évident. Les signes annonciateurs ne trompent pas. Et l’homme de pouvoir qu’est Sassou le sait. Tout ce qu’il entreprend depuis bientôt deux ans exactement volent en éclat. Quand il faut s’en aller, il faut vraiment le faire. Mobutu s’était fait dire « que son cadavre devait être traîné dans les rues s’il ne partait pas, les tombes de sa mère, et de son épouse profanées »; Les généraux Dzimbi, Baramoto et Lukulia avaient proposé de faire un coup d’état pour sauver le dictateur, nous connaissons tous la suite, une fuite lâche et petite, un homme diminué et fini. Qui repose désormais au cimetière chrétien de Rabat. Ngonga ekoki (Il est temps de s’en aller)!

© Toukasse Valence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 00:00

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 IL EN FAUT BIEN PLUS POUR DISSUADER TOUS CES DICTATEURS AFRICAINS QUI CONSIDERENT LE POUVOIR COMME LEUR PROPRIÉTÉ, LEUR PATRIMOINE

 

 

 

 

 

 
Ce qui vient de se produire au Burkina Faso est la conséquence directe de l'incapacité à agir avec la plus grande fermeté dont a fait montre la communauté internationale face à Pierre Nkurunziza, au Burundi. 

Le fait pour la communauté internationale d'avoir été trop complaisante face à l'entêtement de Pierre Nkurunziza; le fait de l'avoir laisser massacrer impunément les manifestants opposés à son 3è mandat, en leur tirant dessus comme des lapins, le fait de l'avoir laisser tuer des opposants politiques, le fait de l'avoir conforté dans sa position en le reconnaissant comme le seul Président légitime du Burundi après le putsch perpétré contre lui par une partie de l'armée burundaise, le fait de l'avoir tout bonnement caressé dans le sens du poil jusqu'à le laisser organiser tranquillement son simulacre d'élection, sans que, ni la Belgique, ni les Etats-Unis, ni la France, ni l'ONU, ni l'EU, ni personne n'ait véritablement tapé du poing sur la table, est apparu très clairement aux yeux des autres grands dictateurs africains comme une marque de faiblesse de la part de l'ensemble de la communauté internationale, qui, selon eux, au-delà des simples déclarations et des menaces molles et verbales, ne peut et ne pourra absolument rien faire pour les empêcher d'aller au bout de leur volonté de se maintenir au pouvoir coûte que coûte.
 
En termes plus clairs, le cas Nkurunziza n'a fait que nourrir les regrets de la part de Blaise Compaoré et ses amis, qui, craignant sans doute la réaction de la communauté internationale, avaient choisi de quitter le pouvoir plutôt que de réprimer les manifestations dans le sang. Après avoir observé le comportement de la communauté internationale face à la détermination de Pierre Nkurunziza, le beau Blaise et ses camarades se disent certainement qu'ils ont été "trop bêtes" d'avoir imaginé une réaction très forte de ladite communauté internationale au cas où ils auraient choisi de mater dans le sang les manifestants, ce vendredi 31 octobre 2014, le jour où Blaise Compaoré a perdu le pouvoir.  
 
C'est donc, sans nul doute, en s'inspirant du cas Nkurunziza que Blaise Compaoré et ses amis putschistes de son ancienne garde prétorienne, encouragés par le vieux ogre du Congo et autres, ont pensé qu'ils pouvaient rattraper le coup en perpétrant un putsch et en réprimant cette fois les manifestations dans le sang, tout en faisant la sourde oreille devant les menaces molles et verbales de la communauté internationale (exactement comme l'a fait Nkurunziza, au Burundi).
 
C'est pourquoi nous disons à Barack Obama, François Hollande et l'ensemble de la communauté internationale que vos simples menaces verbales ne suffiront pas à dissuader les dictateurs endurcis de la trompe de Denis Sassou Nguesso, au Congo, ou Joseph Kabila, en RDC, lesquels n'ont jamais fait mystère de leur volonté d'écraser leur peuple dans le sang, et qui s'apprêtent à renouveler l'expérience de Pierre Nkurunziza, qu'ils ont du reste tous les deux ouvertement encouragé et soutenu au vu et au su de tout le monde, sans que le ciel ne leur tombe sur la tête.
 
En effet, pour Denis Sassou Nguesso, Joseph Kabila et autres dictateurs endurcis, le cas Nkurunziza est une marque d'encouragement, et, à vrai dire, ils n'ont rien à foutre des menaces molles et verbales d'un Barack Obama, d'un François Hollande ou d'un Ban Ki-Moon... 
 
Il en faut bien plus pour les dissuader. Ils considèrent le pouvoir comme leur propriété, leur patrimoine. Sans une action très forte de la part de la communauté internationale, et tant que Pierre Nkurunziza ne sera pas chassé du pouvoir au Burundi, il sera naïf de penser que les autres dictateurs africains accepteront de respecter leurs Constitutions et de quitter le pouvoir sur la base de simples menaces molles et verbales d'un Barack Obama, d'un François Hollande ou d'un Ban Ki-Moon. 
 
Ce qui vient de se produire au Burkina Faso est bien la conséquence directe de l'inaction et de l'incapacité de la communauté internationale à taper du poing sur la table face à Pierre Nkurunziza, au Burundi.
 
Bienvenu MABILEMONO    
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 23:42

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DECLATATION DU FROCAD SUITE AU COUP D'ETAT MILITAIRE PERPETRÉ AU BURKINA FASO

 

 

FRONT RÉPUBLICAIN POUR LE RESPECT DE L’ORDRE CONSTITUTIONNEL ET L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE ( FROCAD )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jeudi 17 Septembre 2015, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) au service de l’ex-Président du Faso, Monsieur Blaise Compaoré, a séquestré Monsieur Michel Kafando, Président de la Transition, Monsieur Isaac Zida, Premier Ministre ainsi que certains membres du gouvernement de transition du Burkina Faso ; un comportement barbare qui n’honore pas notre continent. Cette séquestration a dégénéré en un coup d’état militaire mettant ainsi brutalement un coup d’arrêt à une transition qui devait s’achever le 11 octobre prochain, date du déroulement du scrutin présidentiel à l’issue duquel un nouveau Président de la République devait être démocratiquement élu.

Le peuple burkinabè dont on connait la combattivité et le patriotisme légendaires avait démontré le 31 octobre 2014 à la face du monde qu’il était possible de mettre un terme à une dictature quoique féroce par la voie pacifique. Depuis lors l’exemple burkinabè avait suscité des espoirs et forgé l’admiration de tous les peuples africains et du monde entier, et était en passe de devenir un cas d’école, source d’inspiration de toutes les luttes des peuples opprimés. C’est pourquoi, tous les peuples en lutte contre les tyrans regroupés au sein de ce qu’il convient désormais d’appeler l’ « internationale de la dictature en Afrique » et qui tripatouillent les constitutions de leur pays pour briguer un 3e mandat en vue de demeurer éternellement au pouvoir, doivent se mobiliser pour sauver le modèle burkinabè. Le Burkina Faso était devenu comme le Bénin et bien d’autres pays avant-gardistes, une référence en Afrique en matière de démocratie. Pays des hommes intègres, il avait ainsi confirmé cette aspiration de compter parmi les grands peuples d’Afrique et du monde, tout en restant dans le sillage des idéaux incarnés par le Président Thomas Sankara.

Malheureusement cette belle épopée qui aurait pu s’inscrire dans les annales de la construction de la Démocratie en Afrique est en passe de connaître une fin tragique. Nous, militantes et militants, regroupés au sein des partis politiques et associations, membres du FROCAD :

Condamnons avec fermeté le coup d’état militaire qui vient d’être perpétré au Burkina Faso quelque soient les justifications.

2)- Exhortons toutes les forces politiques et sociales du Burkina Faso à conjuguer leurs efforts en vue de barrer la route aux putschistes dont les intérêts égoïstes et corporatistes sont à l’antipode de ceux de la grande majorité du peuple souverain.

3)- Demandons au gouvernement congolais de condamner ce coup d’état comme il l’avait fait lors de la tentative du putsch au Burundi et de prendre des initiatives fortes dans le cadre de l’Union africaine pour aider le peuple frère et ami du Burkina à retrouver le chemin de la paix et de la démocratie.

4)- Invitons la Communauté internationale à soutenir la cause du peuple burkinabè et à tout mettre en œuvre pour que la Transition poursuive son cours normal jusqu’au déroulement des élections présidentielles et législatives.

5)- Exigeons la libération immédiate et sans conditions du Président Michel Kafando et du Premier Ministre Isaac Zida ainsi que des membres du gouvernement séquestrés en plein conseil des Ministres.

Fait à Brazzaville, le 18 Septembre 2015

Pour le FROCAD, le Porte-parole

Professeur Anaclet TSOMAMBET

 

AFRICAINE

A LA UNE : BURKINA FASO CE COUP D'ETAT MILITAIRE QUI INDIGNE L' AFRIQUE

 

Vingt-huit ans après le dernier coup d’Etat, le Burkina renoue avec le « pouvoir kaki, se lamente le quotidien Aujourd’hui, car les raccourcis militaires font rarement bon ménage avec la démocratie ».

« C’était donc lui ! », lance L’Observateur Paalga, sur une photo de Gilbert Diendéré. Le grand journal ouagalais souligne d’abord que le chef des putschistes est « tout sauf un homme nouveau. Tant il a été au cœur du régime défunt de l’ex-président Blaise Compaoré ». Mais en second lieu, L’Observateur Paalga bucheronne : à quelques semaines seulement du terme de la transition au Burkina Faso, « l’effet » de coup de force contre elle est « désastreux », déplore par trois fois le quotidien. « Désastreux pour notre démocratie. […] Désastreux pour nos maigres finances publiques […]. Désastreux pour l’image du pays dont l’insurrection avait été saluée quasi unanimement partout en Afrique et ailleurs ».
 
Alors, bien sûr, L’Observateur Paalga a entendu les déclarations du général Dienderé tentant d’expliquer le coup d’Etat. Mais le confrère n’y voit que des « prétextes aussi futiles que contestables ». Car « rien, absolument rien, […] ne saurait expliquer ce coup d’arrêt du processus de normalisation dans lequel le pays s’était engagé il y a bientôt une année de cela, martèle L’Observateur Paalga. Ni l’exclusion de certains caciques du CDP des élections […], ni la dissolution projetée du RSP, ni le nouveau code de l’information qui muselle la presse ». Conclusion, le Burkina Faso vient d’enregistrer un « gros gâchis dont on ignore le prix à payer », se récrit L’Observateur Paalga.
 
Et puis il y a l’appel à la résistance publié en « Une » de son site Internet par le grand quotidien burkinabè
Le Pays, à savoir la proclamation de Chérif Sy. « La nation est en danger, lance le président du Conseil national de transition, qui assume désormais les pouvoirs dévolus au chef de l’Etat. Aucun sacrifice ne doit être trop grand pour préserver les acquis de la marche vers le renouveau du peuple burkinabè ».
 

Burkina Faso : le parrain Compaoré
 
Blaise Compaoré, qui « coule des jours paisibles en Côte d’Ivoire », comme le rappelle le quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier, est en effet dans le collimateur de la presse en Afrique de l’Ouest.
 
Témoin
Ledjely.com, selon lequel c’est bien « Blaise Compaoré qui est à la manœuvre ». Le site d’informations guinéen estime que le « péché mignon » de la transition burkinabé est certainement de n’avoir pas compris que « Blaise Compaoré n’est jamais véritablement parti. Certes, devant la grosse mobilisation populaire d’octobre 2014, il s’était éclipsé. Mais c’était pour se donner du temps et pour guetter l’occasion favorable. Son départ n’était donc pas une chute, mais un recul stratégique », énonce Ledjely.com.
 

La Nouvelle Tribune n’a pas de mots assez durs contre le général Gilbert Diendéré, que le journal béninois qualifie de « putschiste invétéré et exécutant des basses besognes de Compaoré depuis les années Sankara ». Le coup d’Etat au Burkina Faso rappelle brutalement les Burkinabè à la « triste réalité que le pouvoir restera encore pour longtemps en Afrique, à l’exception de quelques rares pays, au bout du fusil », se lamente La Nouvelle Tribune. Qui le souligne : « L’argument de l’exclusion d’une partie de la classe politique brandi par les putschistes n’est qu’un prétexte. La vraie raison de ce putsch visiblement bien préparé par Diendéré en complicité active ou passive de son mentor Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire toute proche est de remettre tout à plat, pour revenir à cette démocratie dite consensuelle où l’impunité règne en maître. De ce point de vue, les Burkinabè n’ont d’autre choix que de recourir au pouvoir de la rue, pour “finir le job” qu’ils ont commencé en octobre dernier ».
 

En Côte d’Ivoire, l’hebdomadaire satirique L’Eléphant Déchaîné considère que, désormais, le capitaine Sanogo, l’ex-putschiste du Mali, peut « dormir tranquille » à présent dans sa cellule en prison. Lui qui détenait la palme de l’auteur du coup d’Etat « le plus stupide du monde vient d’être “détrôné” par les“copains armés de Blaise Compaoré” », car sur « l’échelle de la stupidité, il est difficile de faire mieux », se navre L’Eléphant Déchaîné. De son côté, Blaise Compaoré, qui « prospère à Abidjan », il n’était soi-disant « pas au courant » du coup d’Etat, dixit Diendéré.Commentaire de L’Eléphant Déchaîné : « On n’a jamais vu pareil innocent depuis Al Capone » !

Source : RFI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 23:27

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CALIXTE BANIAFOUNA DE RETOUR D'UN SEJOUR AUCONGO FAIT LA POINT SUR L'ETAT DE LA NATION 2015

 

 

 

 

 

 

 

Je rentre de Pointe-Noire au Congo Brazzaville où je viens de séjourner pendant six semaines comme j’ai pris l’habitude d’y passer mes vacances d’été depuis 10 ans sans interruption. Dans les discours politiques, on évoque la paix, la modernité, l’État, les grands travaux, la gestion du pays, etc. qui connaîtraient des « avancées très significatives ». Point par point, je reviendrai sur ce que j’ai pu voir, entendre et toucher du doigt sur chacun de ces « slogans ». Je signale d’emblée que l’oeil qui a vu, l’oreille qui a entendu et la bouche qui parle sont strictement miens et ne sauraient s’identifier à ceux d’un quelconque autre observateur que moi-même. Raison pour laquelle j’illustrerai certains de mes propos par du vécu personnel. Qu’ai-je vu, qu’ai-je entendu et qu’ai-je dit ?


Cette paix, parlons-en !

La paix n’est pas exclusivement synonyme d’absence de guerre armée. N’est pas en paix le chômeur ou le diplômé qui n’a jamais trouvé du travail ; n’est pas en paix celui qui manque à manger, celui qui n’accède ni à l’électricité ni à l’eau courante, celui qui a du mal à boucler la fin du mois, celui qui n’a pas la liberté de parole, celui qui ne peut pas payer son loyer par manque d’argent, celui qui subit les tracasseries quotidiennes de la police et de la gendarmerie du régime, etc. Or, entre ceux qui mangent à satiété et ceux qui dorment affamés, ceux qui accèdent à l’eau potable à foison et ceux qui boivent l’eau des puits non traitée, ceux qui dorment sous la lumière et ceux qui passent les nuits de tombeaux, entre ceux qui s’accaparent l’essentiel du revenu national et ceux qui ignorent tout des fruits tirés des richesses du pays, ceux qui trouvent la solution au moindre problème qui se pose dans le quotidien de leur vie et ceux qui sont infichus de résoudre le plus petit problème qui se pose en eux… s’articulent respectivement la paix et son opposé. C’est dire que l’idéal social ou politique qui s’identifie au calme, à la tranquillité, à l’absence de perturbation ou d’agitation est loin d’être le même pour tous au Congo Brazzaville. La paix désignant l’état d’un esprit placide et serein, des sentiments enthousiastes et positifs n’est pas donnée à tous les Congolais. Ainsi, la guerre, la violence, le conflit et la colère psychologiques et sociaux sont-ils implantés de façon permanente dans l’esprit de la majorité des Congolais depuis la fin de la guerre armée.

De la modernité et des grands travaux

Du fait de la modernité et des grands travaux, on cite les petits bâtiments des aéroports de Brazzaville ou de Pointe-Noire coincés au milieu des quartiers populaires à l’endroit même où les colons français s’en servaient comme aérogares dans une zone jadis non habitée, des pistes dans les axes nord du pays ou de Brazzaville/Pointe-Noire au bitumage inachevé, des petites villas individuelles dispersées ici et là dans le nord du pays ou en bordure du fleuve et des plages non sécurisées… rien que ça en 50 ans de règne sans partage, et dire qu’on se bat pour se maintenir au pouvoir! Ordures, sable, poussière et odeurs nauséabondes en saison sèche, boue et mares en saison des pluies… quand vous circulez dans les quartiers populaires des principales villes du pays, de loin plus sales que toutes les poubelles européennes réunies, vous n’avez qu’un constat à l’esprit : « la population congolaise survit par l’amour de Dieu ! » Inutile de penser à suivre télé Congo, la plus pauvre et la plus minable des télévisions d’Afrique avec, au programme, trois émissions : la gloire du roi du Congo, le sport hippique et les communiqués nécrologiques… puis, fin des programmes au moment même où toutes les autres télévisions africaines émettent 24 h sur 24 avec des débats et une variété d’émissions politiques, économiques, culturelles, etc. ! Tout constat fait, il n’est pas bien méchant d’affirmer avec certitude que le Congo n’est pas gouverné par des Congolais car la simple incompétence ne suffit pas à expliquer que le pays soit laissé en si pitoyable état de poubelle !

Dans les administrations

Comme tout Congolais désireux d’entreprendre, j’ai décidé de créer une entreprise dans l’espoir d’occuper un bel échantillon parmi les jeunes diplômés ou détenteurs d’un métier (maçonnerie, charpenterie, peinture, électricité, plomberie, etc.) sur un marché encore vierge et sans concurrence. Renseignement pris auprès de l’autorité de l’État sur l’activité que je désirais exercer, il m’a été demandé de commencer par me procurer la photo encadrée du « président de la République ». Je me suis présenté à la préfecture qui se charge de la fournir.

Dans le couloir du premier étage, un employé m’a demandé de le suivre. Après m’avoir fait attendre à 5 mètres du bureau du fournisseur présumé, tous deux en sont sortis pour m’informer que la photo coûtait cher mais qu’ils pouvaient me la négocier à 70 000 FCFA et me la remettre immédiatement si je faisais un « geste ». J’ai payé les 70 000 FCFA. Pour n’avoir pas compris ce que « faire un geste » signifiait, ils m’ont demandé d’attendre le « chef ». Comme celui-ci avait « bougé », je n’ai pu me procurer la photo du « président de la République » que deux jours après.

Il m’a ensuite été exigé une autorisation du ministère avant d’entreprendre une quelconque activité. L’autorisation devait être signée depuis Brazzaville par le ministre en personne, quel que soit le coin d’implantation de l’entreprise en création. Dans l’un des bureaux du rez-de-chaussée qui m’était indiqué pour commencer à effectuer mes formalités, un espace de 9 m² où s’étaient confinés 5 femmes et 7 hommes qui y travaillent de façon permanente, des dossiers papiers entassés à même le sol sous une épaisse poussière, je me suis passé du vacarme assourdissant qui y régnait chacun évoquant qui un problème de deuil dans son quartier, qui un problème de voisinage, qui un problème de mariage, qui un problème de ménage, qui un cas divers… pour me concentrer à l’écoute de la personne indiquée qui venait de me remettre la liste des documents à fournir. Une douzaine de documents techniques et administratifs, 350 000 FCFA de frais d’études et 15 000 FCFA de frais d’enquête. Mais rien de bien grave si les frais d’études faisaient défaut dans l’immédiat. Il y avait possibilité de commencer avec une attestation au démarrage de mes activités, attestation susceptible d’être délivrée le jour même et devant me couvrir pendant un an, à condition de s’acquitter d’une somme de 50 000 FCFA. J’ai payé la somme en échange d’une décharge signée par l’employé au dos de la liste des documents et d’un rendez-vous pour le retrait de l’attestation le lendemain, le temps que le « chef » signe. Le retrait de l’attestation n’a pu se faire que deux semaines plus tard, à la chaise vide de l’employé qui suivait l’affaire lors de mes nombreux passages chaque jour se répétait la même réponse : « le chef a bougé ». Il m’a été signifié le jour de la visite sur le terrain qu’il me fallait verser au ministère une taxe mensuelle correspondant à 10% de la recette mensuelle (bonjour courage !). Toutefois, comme c’est encore le démarrage, la Direction régionale aurait la prérogative de décider d’accord partie avec moi d’une taxe forfaitaire, qu’en plus les frais des déplacements de l’employé lors de ses différents contrôles sur le terrain n’étaient pas conventionnels, ce serait à moi de voir ! « Affichez cette attestation au mur pour vous prémunir des pickpockets (militaires, gendarmes, policiers, contrôleurs des impôts, autres agents de l’État) qui sillonnent partout pour racketter les commerçants », m’a conseillé l’employé du ministère. Reste à constituer le dossier définitif.

Attestation du ministère à la main, je me suis présenté au Centre des formalités administratives des entreprises (CFE) pour me faire établir le Registre du commerce. Accueilli dans un bureau de 24 m² que se partagent 5 femmes et 4 hommes, des dossiers papiers rangés au sol, une liste d’une dizaine de documents à fournir m’a été remise dans laquelle figurait une taxe unique de 100 000 FCFA de création d’entreprise. Mais il fallait payer en plus et dans l’immédiat la somme de 50 000 FCFA pour me faire délivrer dans l’après-midi un Extrait de registre du commerce et du crédit mobilier. J’ai payé les 50 000 FCFA sans qu’il ne me soit donné de reçu ni de décharge. Le « chef » ayant « bougé » chaque jour lors de mon passage, l’extrait n’a pu être délivré qu’au bout d’une semaine. « Cet Extrait vous servira pour lancer votre activité et vous protéger contre les pickpockets de l’État qui sont omniprésents dans la zone », m’a rassuré l’employée du CFE. Reste à constituer le dossier définitif.

Mes activités n’étaient pas encore lancées que j’ai « osé » me présenter à la Direction des impôts pour en savoir de ce que cela me coûterait en termes de patente, licence ou autres taxes. Tels des démarcheurs en quête de la clientèle, hommes et femmes employés des impôts attendaient dans le hall du bâtiment l’arrivée d’éventuels contribuables. J’ai été pris en charge depuis l’entrée du hall par une dame qui m’a conduit dans son bureau de 8 m² qu’elle partage avec 2 autres femmes et 2 hommes, des dossiers papiers rangés dans une armoire commune placée dans le couloir. Après avoir rempli le Bordereau de versement, elle m’a prié de l’accompagner auprès du directeur qui, seul, devait évaluer le montant de la taxe à payer. Curieux de me voir, le directeur a cherché à savoir auprès de la dame si je m’y étais rendu sous « contrainte » à la suite d’un contrôle par les inspecteurs des impôts, ce qui n’était pas le cas, les activités n’ayant même pas encore commencées. Il m’a alors remercié et m’a félicité pour mon civisme : « il n’est pas donné à n’importe quel Congolais de se présenter librement aux services des impôts pour déclarer son activité » a-t-il commenté.

Qu’à cela ne tienne et comme je n’étais qu’en phase de projet, il m’a demandé de verser la somme de 100 000 FCFA d’Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) plus 72 000 FCFA de patente par anticipation, soit un total de 172 000 FCFA du fait de ma bonne foi au lieu de 350 000 FCFA si je m’y étais contraint. Et le directeur de conclure : « prenez garde contre les pickpockets de l’État, vous devez leur exiger une Lettre de mission à chaque passage ! » Le Bordereau de versement signé m’a été remis en échange du paiement avec à la clé la promesse d’une Quittance qui me serait délivrée le lendemain après la signature du « chef ». Sans compter que le jour même, l’annonce du décès par accident de l’une des collègues venue de Brazzaville en week-end à Pointe-Noire aurait terriblement attristé le « chef » au point de le plonger dans l’incapacité de signer le moindre document déposé sur son bureau. Je suis donc rentré à Paris après trois semaines d’attente de la signature sans avoir jamais vu la couleur de la Quittance des impôts.

Absence de volonté politique et non de moyens économiques

Si, de manière générale et par la technique de délestage, des quartiers entiers sont laissés dans le noir et la soif par manque d’électricité et d’eau courante, les techniques de barrières policières et de péage consistent, elles, à engraisser les virtuoses du régime en extorquant de l’argent à la population au nom de la loi pour compenser la non-redistribution du revenu pétrolier devenu propriété privée du clan au pouvoir. Des points de pillage officiels sont donc installés dans l’ensemble et à la périphérie de la ville de Pointe-Noire. Le quartier Ngoyo, par exemple, situé en pleine ville de Pointe-Noire, a été divisé en deux par le système de péage qui contraint tout automobiliste petit gabarit de s’acquitter d’une somme de 500 FCFA, 1000 FCFA aux automobilistes grand gabarit à chaque passage-allée et d’une somme équivalente à chaque passage-retour : 100 fois vous y passez dans la journée, 100 fois vous payez ; 100 fois vous y retournez, 100 fois vous payez.

À 1 km du péage de Ngoyo sur la route de la frontière, gendarmes et policiers s’alternent chaque jour, du lundi au samedi, de 7h00 à 18h00, sur un point de pillage d’automobilistes en règle ou non (ils trouvent toujours une raison). Une fois le sifflet retentit, vous glissez dans le dossier réclamé la somme allant de 2 000 FCFA à 10 000 FCFA si vous voulez éviter de payer jusqu’à 10 fois plus ou de voir votre voiture embarquer à la fourrière. Le vol est officiellement organisé d’autant que le total de la somme d’ordre macroéconomique extorquée dans la journée est réparti entre le « chef » resté dans son bureau et les « pilleurs d’État » qui opèrent sur le terrain. Rien de surprenant si la cotisation individuelle au sein de la tontine des policiers de Pointe-Noire s’élève à 25 000 FCFA par jour. Allez-y comprendre, vous qui connaissez le niveau des salaires des fonctionnaires congolais ! Le régime de Brazzaville est parfaitement au courant de ces pratiques des brigands d’État pour ne pas dire qu’il en est le principal instigateur. Mais qui reprocherait à un père malfrat de fermer les yeux face à ses enfants pickpockets ? Les exclus du butin se livrent quant à eux à la débrouillardise comme ils peuvent. C’est ainsi qu’on nomme « emplois de Sassou » la vente à la sauvette pratiquée dans les rues de Pointe-Noire par les « pâyets-pâyets, lire paillets paillets ».

Du fait de la bonne gestion

Il s’agit en réalité de mettre la main dans la poche pour la tendre aux pickpockets de l’État qui sont positionnés aux points de pillage respectifs, points de pillages organisés en fonction de l’activité de chacun, du chef de l’État lui-même (son point de pillage s’appelle puits de pétrole) au plus petit voleur de la rue en passant par le haut fonctionnaire (Trésor public), le directeur général (entreprise) ou l’employé de bureau (petits papiers).

Face aux Congolais qui travaillent bien (rares mais il y en a !), il est quand même conseillé de bien comprendre le sens des mots et d’en maîtriser le vocabulaire officiel pour éviter d’être surpris ou envoyé au cran supérieur voir le « chef » avec le risque que celui-ci ait « bougé ». « Faire un geste, faire quelque chose, voir le cas du colonel X ou du général Y, veiller au dossier du chef, etc. » sont autant d’expression dont il faut comprendre le sens pour mieux opérer au Congo Brazzaville.

Nous avons tous du pain sur la planche pour remettre le Congo sur les rails mais il le faut : c’est notre devoir car ce pays n’est pas un héritage de nos ancêtres mais nous l’avons emprunté de nos enfants !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

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        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

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   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

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         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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