Assis au village, devant ma télévision, je suivais tranquillement les informations sans imaginer qu’en l’espace de quelques minutes, elles allaient provoquer en moi une profonde réflexion.
D’abord, un reportage sur l’investiture du président du Bénin. Ensuite, une interview de Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle française. Puis enfin, la lecture d’un communiqué signé par le président Bassirou Diomaye Faye.
Ces trois séquences, en moins de quinze minutes, ont réveillé en moi un véritable questionnement sur notre génération.
Même si je regrette personnellement la crise politique actuelle au Sénégal, je ne peux pas ignorer ce que ces images et ces discours ont provoqué dans mon esprit.
Je me suis alors posé une question simple, mais profondément dérangeante.
Sommes-nous, nous les jeunes ivoiriens, en retard sur notre époque ou sommes-nous tout simplement trop pressés ?
Quand on regarde le monde aujourd’hui, une chose devient évidente. C’est qu’une nouvelle génération est en train de prendre sa place.
Gabriel Attal porte déjà des ambitions présidentielles à seulement 37 ans.
Bassirou Diomaye Faye est devenu président du Sénégal à 44 ans.
Mahamat Idriss Déby dirige le Tchad à 42 ans.
Daniel Noboa est devenu président de l’Équateur à 35 ans.
Emmanuel Macron est devenu président de la France à 39 ans.
Sanna Marin dirigeait déjà un gouvernement à 34 ans.
Jacinda Ardern est arrivée au pouvoir à 37 ans.
Et pendant que le monde évolue à cette vitesse, une interrogation grandit en moi. Sont-il exceptionnellement précoces ou sommes-nous simplement en retard ?
Car au fond, qu’est-ce qu’être jeune ?
Est-ce seulement une question d’âge ?
Ou est-ce avant tout une question de mentalité, de vision, de courage et de préparation ?
J’ai toujours pensé qu’on pouvait avoir 25 ans et déjà être fatigué dans sa manière de penser. Et à l’inverse, on peut avoir 75 ans tout en gardant l’énergie, l’audace et la capacité de rêver comme un jeune bâtisseur.
Mais malgré cela, les réalités du monde actuel nous obligent à nous regarder avec honnêteté.
Le monde change.
Une jeunesse se lève ailleurs avec confiance.
Une jeunesse qui ose parler, décider, proposer, gouverner et assumer ses ambitions.
Et nous ? Où en sommes-nous réellement en Côte d’Ivoire ?
Avons-nous créé un environnement qui pousse les jeunes à croire en leur potentiel ? Ou avons-nous construit une société qui apprend aux jeunes à attendre, à douter d’eux-mêmes et à penser que leur heure viendra toujours plus tard ?
Je ne prétends pas détenir la vérité.
Je ne cherche pas non plus à opposer les générations.
Mais je pense sincèrement qu’il est temps pour nous d’avoir cette discussion sans hypocrisie.
Parce qu’au final, derrière toutes ces réflexions, une seule question demeure : Sommes-nous prêts à devenir la génération que nous attendons depuis si longtemps ?
REPONSE DE LA GRAINE A STEPHANE KIPRE
La graine répond à STÉPHANE KIPRÉ après sa sortie.
Beau discours de façade, mais derrière, quel manque de profondeur…
Personne n’a empêché la soi-disant “nouvelle génération” de prendre le relais des anciens en Côte d’Ivoire. Le preuve, Assalé Tiémoko essaie tant bien que mal. Si aujourd’hui la jeunesse continue de se tourner vers des figures jugées “has-been”, c’est parce qu’au moins elles résistent encore.
Le problème n’est pas l’âge. Le problème, ce sont les convictions.
L’exemple du Sénégal l’a montré : être jeune ne suffit pas pour incarner l’espoir d’un peuple. Il faut du courage, une ligne claire et une capacité à tenir tête au système.
Et oui, Stéphane Kipré, je vais le dire clairement : tu manques de convictions et de discipline. Ce n’est pas ton âge qui te conduira au sommet.
Ibrahim Traoré est jeune, mais il porte une vision et des convictions fortes ; c’est pour cela qu’une partie de la jeunesse africaine se reconnaît en lui.
Assimi Goïta est jeune et assume ses positions ; la jeunesse le soutient pour cela.
Abdourahamane Tiani n’est peut-être plus dans la catégorie des très jeunes, mais il affiche une ligne assumée ; là encore, une partie de la jeunesse africaine s’y retrouve.
Curieusement, tu n’as pas cité ces exemples-là… mais tu as cité Idriss Déby. Quel drôle de hasard.
Tu peux écrire tous les discours que tu veux, multiplier les concepts et les slogans : la jeunesse ne suit pas les belles paroles, elle suit les actes. Ce sont les actions qui prouvent qu’un homme est fiable et digne d’être suivi.
Et comme l’a rappelé récemment Laurent Gbagbo : un héritier ne se désigne pas sur papier, il se révèle devant le peuple. À vous donc de montrer que vous méritez la confiance populaire.
Quant à toi… pour beaucoup, tu es déjà éliminé!!!!!!
Réélu avec 94,82 % DES VOIX A LA SOVIETIQUE QUOI ! Ah LE CONGO
Réélu avec 94,82 % DES VOIX A LA SOVIETIQUE QUOI ! Ah LE CONGO
Lelll
NON AU, ON PREND LES MEMES ET ON RECOMMENCE. TOURNER EN ROND
REPUBLIQUE DU CONGO BRAZZAVILLE
« Un chef paresseux, tribaliste et voleur ne peut donner le bon exemple à ses collaborateurs…Le chef doit s’imposer par l’exemple. Il est le modèle sur lequel ses collaborateurs tireront leur propre comportement…je suis candidat pour fixer les fondements de cette République apaisée qui doit reposer sur un pacte républicain dont les principes de base seront : l’exemplarité du chef de l’Etat, des ministres et des hauts fonctionnaires de l’Etat à leurs différents niveaux de responsabilités...
Ne nous laissons pas voler notre victoire qui est certaine »