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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 00:17

CONTRE LE MASSACRE EN GUINEE CONAKRY

 

LE MESSIE DEVENU DICTATEUR

 

 

 

Déclaration du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (F.P.O.C) sur la boucherie perpétrée par la junte militaire de Guinée -Conakry.

 

Le vent de la perestroïka qui avait balayé les régimes monopartites d’Afrique dans les années 1990, avait jeté  les bases de régimes démocratiques, fondées sur le pluralisme politique et l’organisation d’élections libres,  transparentes et équitables.

Malheureusement, après quelques années de timides  avancées sur le plan de la démocratie, les démons de la dictature ont réapparu dans la quasi-totalité des pays d’Afrique et les élections sont devenues aujourd’hui, la principale cause des conflits sanglants qui déchirent actuellement de nombreux pays africains. Les exemples récents du Kenya, du Zimbabwe,  de Madagascar, du Niger, du Congo Brazzaville, pour ne citer que ceux-là, illustrent cette dérive dictatoriale.

Le sommet de l’horreur vient d’être atteint avec la boucherie orchestrée, le 28 septembre 2009, par la junte militaire de Guinée-Conakry, qui a fait tirer à balles réelles sur la foule des militants et sympathisants de l’opposition, rassemblés dans un stade, faisant plus de 157 morts et plus de 1200 blessés selon des sources dignes de foi.

Les crimes commis (massacres des populations et viols des femmes) sont des faits constitutifs de crimes passibles de traduction devant la Cour Pénale Internationale.

Profondément indigné par cette barbarie d’un autre temps, le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC)  dénonce avec la dernière énergie les atrocités  commises par la junte militaire.  Il salue le courage héroïque  du peuple guinéen et soutient fermement les propositions de l’opposition guinéenne, visant l’implication de l’Union Africaine et de  la communauté internationale, en vue de la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit en Guinée-Conakry.

Le Front des Partis de l’Opposition congolaise exprime  la ferme conviction que malgré les meurtres collectifs crapuleux, le peuple et les patriotes guinéens, viendront à bout de la dictature, car, l’avenir de l’Afrique, c’est la démocratie et non la dictature.

Fait à Brazzaville, le 1er octobre 2009

Le collège des Présidents

 

 

 

Pour une République Juste et Démocratique. Vous trompez le peuple, nous dénonçons.                                                                                             

                                                

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:53

APPEL A LA MOBILISATION GENERALE DE LA DIASPORA

 


                                               
Nous invitons tous les démocrates congolais à se présenter le lundi 5 octobre 2009 à 14h30 au Tribunal de Grande Instance de Paris au n°4, Boulevard du Palais; métro: Cité.

 

                                                                           

 

 

PROCES DE MAURICE NGUESSO CONTRE LE LION DE MAKANDA

 

Chers Compatriotes,

 

Je ne reviendrai pas sur l’absence d’une opposition fiable et crédible ; je ne parlerai pas de la nécessité de s’organiser ; je ne parlerai pas de la misère de nos populations et de leur désarroi qui peuvent se traduire par le refus d’aller aux urnes. Tout cela a été dit et bien dit depuis des mois, et je constate avec satisfaction que nous sommes nombreux à demander le passage aux actes.


Cependant j’aimerais insister sur un point : L’absence de notre solidarité. La réponse à une question qui m’a taraudé dès que je suis sorti du bureau du président du conseil de la 17ème chambre du tribunal avec le Lion de Makanda.

Jusqu’à quand les congolais de la Diaspora de France pourront-ils demeurer indifférents face à une situation qui les interpelle?

J’entends encore et je lis encore sur la toile des théories savantes et des compliments aux bourreaux de nos populations et j’ai envie d’en parler.
Voilà une occasion d’action qui nous est offerte par ceux là même qui oppriment nos filles, nos fils, nos parents et donc nous oppriment. Au delà des obligations professionnelles, de la distance et que sais-je encore ! Il va de soi que la liberté n’a pas de prix, pour le combat de la liberté la distance n’existe pas. N’avons-nous jamais effectué des distances pour aller à un mariage à Paris, à Bordeaux ou à Lyon ? N’avons-nous jamais posé une journée de congé pour des convenances personnelles ? Mes chers frères et sœurs, croyez moi, la solidarité est une vertu.

Aujourd’hui c’est le lion de Makanda, mais demain ! C’est peut être Raphaël, Gertrude, Marie-Louise, Lionel, Maurice… bref serons nous toujours indifférents ?

 

Nous avons l’obligation d’être très nombreux le lundi 5 octobre 2009 pour notre première action de sensibilisation post électorale. Je vous invite donc de venir nombreux ce jour, tous ensemble nous donnerons un signe fort à ceux qui pensent que la Diaspora est inactive.

 

Raphaël GOMA

 

Chers Compatriotes,

 

PEU IMPORTE CE QUE LE LION DE MAKANDA A PU ÉCRIRE, IL NE PEUT PAS AVOIR COMMIS PLUS DE CRIMES QUE CEUX QUI LE POURSUIVENT, Pour cela, même si je n'en sais rien, il a mon soutien.


A tous les compatriotes de France et d'ailleurs, ce combat est le nôtre, le Lion de Makanda c'est vous, c'est moi, c'est nous tous réunis. Ce procès est également le nôtre et nous avons tous le devoir de nous l'approprier.

Raphaël et bien d'autres internautes ont raison; si nous ne sommes pas capable de nous soutenir et de nous montrer solidaires lorsque un des nôtres est menacé par nos bourreaux communs, si nous ne sommes pas capables de nous lever massivement, de faire bouclier  autour d'un de nos vaillants combattants qui défend NOS intérêts communs, si, après une prise de conscience et un réveil citoyen comme les nôtres, nous ne sommes toujours pas capables d'affronter raisonnablement nos semblables - humains mortels comme nous, mais qui se prennent pour des dieux en voulant manipuler nos destins - pour leur signifier notre détermination D'HOMMES LIBRES, à quelle occasion le serions-nous ?

Souvenons-nous de ceux de nos combattants qui ont payé de leur vie pour ce même type de combat sans que nous n'ayons significativement bougé pour les défendre; ils sont nombreux et nous les connaissons tous.

NOUS NE VOULONS PLUS DE MARTYRS, NOUS VOULONS DES HÉROS et Le Lion de Makanda en est un.

Aujourd'hui, il est encore temps, il nous est encore possible d'empêcher le pire et surtout, ce procès est l'occasion, pour nous, DE TRANSFORMER NOS PAROLES ET NOS ÉCRITS EN ACTION afin que le clan Sassou soit bien conscient que les temps ont bel et bien changé, et qu'ils ne s'avisent plus jamais à vouloir contrôler nos libertés même hors des frontières du Congo.

JE VIENDRAIS DE LOIN, DE L'EXTÉRIEUR DE LA FRANCE, JE FERAI LE VOYAGE UNIQUEMENT POUR SOUTENIR UN FRÈRE ET UN AMI : JE SERAI LA POUR NOTRE LION.

Chers compatriotes, où que nous soyons, s'il nous est possible de nous libérer, LIBÉRONS-NOUS ET RENDONS-NOUS A CE PROCÈS.

Si Le Lion de Makanda a commis un crime que la justice française juge impardonnable, alors, chers compatriotes, dépoussiérons les placards et sortons-y les squelettes cachés qui constituent aussi des crimes impardonnables contre le PEUPLE CONGOLAIS.

 

Marie-Louise ABIA

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:38

LES BIENS MAL ACQUIS LA SUITE DU FEUILLETON

 

Nouvelle inquiétude sur les "Biens mal acquis"

Linternationalmagazine.com, publié le 19/09/2009

La suppression en France du juge d’instruction pourrait mettre à mal l’affaire des "biens mal acquis", mettent en cause les richesses accumulées en France par des chefs d’Etat africains.

                    

                    L’affaire dite des "biens mal acquis" vient de prendre une nouvelle dimension. Depuis la première plainte déposée en mars 2007, ses promoteurs mettent en cause les richesses accumulées en France par des chefs d’Etat africains et se heurtent au refus du parquet (contrôlé par le gouvernement) de valider la procédure.

Jeudi 17 septembre devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, ils ont mis en garde contre un nouveau risque : que la réforme voulue par Nicolas Sarkozy visant à supprimer le juge d’instruction ne tue dans l’œuf leur initiative.

La procédure, qui vise les présidents Omar Bongo du Gabon (aujourd’hui décédé), Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée-Equatoriale), a été relancée, le 5 mai dernier, par la décision inattendue de la doyenne des juges d’instruction de Paris, Françoise Desset, qui a déclaré recevable la plainte déposée par l’association Transparency International (TI) pour "recel de détournement de fonds publics" visant ces chefs d’Etat africains.

Cette appréciation n’a pas été du goût du parquet qui a fait appel. L’audience s’est tenue à huis clos, jeudi 17 septembre, et la décision sera rendue le 29 octobre. L’enjeu est l’ouverture, ou non, d’une instruction qui permettra de déterminer si les biens en cause – immeubles et voitures de grand luxeont été ou non acquis avec de l’argent public prélevé sur les budgets des Etats africains, comme le soutient Transparency.

Pour le parquet, l’association n’est nullement fondée à porter plainte parce qu’elle ne justifie d’aucun préjudice personnel et que son combat "contre la corruption au niveau international" est si large qu’il relève "à l’évidence de l’intérêt général" que le parquet a précisément en charge de défendre.

William Bourdon, président de l’association Sherpa qui est à l’origine de la procédure, et avocat de TI, rétorque en citant plusieurs cas où la justice a jugé recevable des plaintes d’associations défendant des intérêts collectifs, en matière de défense de l’environnement et de lutte anti-tabac notamment. Il soutient que TI, en tant que personne morale, a subi un "préjudice personnel et direct" puisque les faits reprochés aux potentats africains mettent directement eu cause "les intérêts que l’association a statutairement pour objet de défendre".

Criminalité à caractère transnational

Mais la défense de Transparency International a élargi son propos en produisant à l’audience de jeudi un mémoire rédigé par la juriste Mireille Delmas-Marty, professeur au Collège de France et membre du conseil d’administration de Sherpa. Dans ce document, elle approuve l’ordonnance de la juge d’instruction jugeant la plainte recevable. Pour Mme Delmas-Marty, la tendance actuelle au renforcement des pouvoirs du parquet et la perspective de la suppression du juge d’instruction "ne font que renforcer la nécessité de contre-pouvoirs". Elle "approuve" l’évolution tendant à "élargir" le droit pour les "acteurs civiques" comme TI de porter plainte dans les affaires de corruption, "tout particulièrement lorsqu’il s’agit, comme en l’espèce, de lutter contre une criminalité à caractère transnational".

Ces arguments ne relèvent pas uniquement du débat juridique de principe. La plainte contre les chefs d’Etat africains et leurs familles est directement menacée par le projet de réforme qui tend à supprimer le juge d’instruction et à réserver au parquet l’initiative des poursuites.

Quelle que soit la décision rendue le 29 octobre – favorable ou non à TI –, elle fera l’objet d’un pourvoi en cassation qui mettra au moins un an avant d’être jugé. Entre-temps, la réforme pourrait rendre obsolète l’actuelle procédure des "biens mal acquis". Car en supprimant le juge d’instruction, elle ferait perdre son objet à l’actuelle controverse sur sa saisine.

Source : Le Monde.fr

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:48

LU POUR VOUS

ALERTE GENERALE !  Après  AUNG SAN SUU KYI c’est toute l’opposition congolaise qui est assignée à résidence et bayonnée

                                    

LA STRATEGIE SUCCESSORALE DES NGUESSO PASSE PAR L'ARRESTATION DES CHEFS DE L'OPPOSITION 
 
Depuis une semaine, Kinfoussia et Ngouélondelé (le 15 septembre), Marion Mandzimba et Bonaventure Mizidy (le 17 septembre), Poungui (le 19 septembre) sont convoqués dans des conditions dégradantes à la Direction Générale de la gendarmerie selon une procédure dite "de flagrant délit pour coups et blessures volontaires " (sic). L'interrogatoire qui pour chacun des "convoqués" (dont certains, rappelons-le ,étaient candidats à l'élection présidentielle au moment des faits ) leur a pris , pour chacun d'entre eux plus de 8 heures , n'est pas supportable et fait montre du peu de considération que Sassou-Nguesso a pour des concitoyens qui lui ont disputé la présidence de la République au cours d'une élection à l'issue de laquelle il s'est autoproclamé élu dès "le premier tour" alors qu'en dépit du taux d'abstention particulièrement élevé (plus de 90%), il n'a pas réussi à totaliser 50% de votes favorables des 10 % de votants. 
 
La vérité est que face à cette opposition de plus en plus unie et cohérente, le clan des Nguesso désormais maîtres de tous les postes de souveraineté et de répression de l'Etat à travers le pôle de ministères rattachés à "l'oncle Yoka Emmanuel" veut museler dé- 
finitivement l'opposition à travers un complot ourdi de toute pièces par le laboratoire militaro-judiciaire de Mpila. 
 
La raison est toute trouvée : "la marche pacifique de l'opposition «le 15 juillet dernier, troublée par la police qui a tiré sur nos patriotes à balles réelles. Et comble de ridicule c'est l'opposition toute entière qui est accusée de "coups et blessures volontaires". Le plus ridicule dans l'histoire est que même des leaders qui n'étaient pas présents à cette marche (tels Marion Mandzimba et Tchibinda-Kouangou) s'y trouvent impliqués. 
 
Manifestement, Sassou -Nguesso cherche à mettre le pays à feu et  en sang pour légitimer son pouvoir. 
C'est pourquoi, chers compatriotes, évitons les divisions unitiles. Que ces leaders soient du front ou pas, ils doivent être tous considérés comme opposants à un régime inique et  sans scrupule qui veut tuer les congolais ou arrêter ceux qui pensent que le Congo, notre "Bien commun", peut être géré de façon différente. 
 
Le scénario en préparation est clair et limpide."Le Chemin désespéré d'avenir" veut restaurer le monopartisme prélude à la succession héréditaire du pouvoir au sein du clan des Nguesso. Le Scénariste "Maître Yoka" est déjà à l'œuvre (le procureur de la république étant Monsieur AKIERA, cousin germain et son propre directeur 
de cabinet). 
 
Chers compatriotes réveillons-nous !   L'union fait la force, les congolais souffrent et nous interpellent sans distinction d'ethnie ou d'affiliation politique. Si l'opposition et décapitée, nous mettront longtemps à nous réorganiser. Pendant ce temps le pays est en cours de privatisation générale. 
 
SAUVONS LA REPUBLIQUE EN DANGER !

Par la Résistance interne (Organisation clandestine siégeant à Brazzaville)

 

La Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 est ainsi bafouée.

Aujourd'hui, la plupart de ces droits sont bafoués dans les pays qui se disent démocratiques. C'est pourquoi ce texte est toujours "révolutionnaire". Une nouvelle mobilisation des citoyens est nécessaire pour réaffirmer ces droits et les faire respecter par tous, y compris par le CONGO. Vive le congo libre



Po
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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 22:12

Le chemin d’avenir : vers une nouvelle désillusion ?

Par Paul Bissila, 19 septembre 2009



             

 

A

u Congo-Brazzaville les scrutins se succèdent et se ressemblent. Il y a un peu plus d’un an l’on s’indignait tous de la désorganisation et la tricherie constatées lors des élections locales et législatives. Le pouvoir l’avait du reste reconnu, toute honte bue. A l’occasion de la dernière présidentielle du 12 juillet 09, les mêmes acteurs nous ont servi un remake de leur sport de prédilection : la fraude, la manipulation des listes électorales, le bourrage des urnes et l’achat des votes[1]. Encore une fois l’adage selon lequel « les mêmes causes produisent les mêmes effets » se vérifie avec justesse. Ce qui, en toute objectivité, n’a pas surprit les observateurs les plus avisés du paysage politique congolais.

Ce qui ne les surprendra pas non plus c’est l’issue prévisible du nouveau projet de société dont le slogan sonne tout aussi pompeux et creux que le premier: le « chemin d’avenir ». Ainsi donc les Congolais passent sans transition de la « Nouvelle espérance » au « Chemin d’avenir ». Ici, il faut remarquer que l’on ne s’embarrasse pas de bilan puisque l’on passe de l’un à l’autre sans avoir fait une évaluation sérieuse du premier.

Dans un pays normal on devait s’attacher à vérifier si la Nouvelle espérance a atteint ses objectifs et quel héritage a-t-elle laissé aux Congolais! Par exemple quelle a été son efficacité dans l’un des principaux volets, à savoir « la municipalisation accélérée ». Ce projet était sensé moderniser les infrastructures des principales villes du pays : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Owando. Qui peut aujourd’hui raisonnablement affirmer que ces localités ont connu des changements notables dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations ? Les infrastructures routières, l’accès à l’eau et à l’électricité demeurent problématiques jusqu’à ce jour. Quant à l’insalubrité dans nos villes, les mots ne sont pas suffisamment forts pour décrire l’indescriptible et l’innommable.

Mais à quoi bon parler bilan puisque tout le monde reconnaît que le pays a reculé dans tous les domaines, sauf en termes de budget grâce au boom pétrolier de ces dernières années ? C’est peut-être la raison pour laquelle le pouvoir n’en fait pas! Car le pays est toujours le plus endetté par tête d’habitant au monde ; plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 dollar ou plus exactement moins de 250 F CFA par jour. Qui peut imaginer vivre avec si peu alors que le pays importe la majorité des produits alimentaires, y compris l’huile de palme, la farine de manioc (foufou) pour ne citer que ces deux denrées qui constituent la base de l’alimentation du Congolais moyen? Sachant que chez nous la famille suppose plusieurs personnes dépendantes d’un seul individu, qui lui-même vivote plus qu’il ne jouit du fruit de son travail ! En d’autres termes, ce sont près de 2 660 000 personnes sur une population totale estimée à 3 800 000 habitants[2]. Pour être plus explicite, ce sont 2 congolais sur 3 qui ne mangent pas à leur faim !

Voilà donc le contexte dramatique dans lequel vivent les congolais alors qu’ils étaient sensés jouir des retombées de la Nouvelle espérance. Pour quelle (s) raison(s) allaient-ils plébisciter lors de l’élection présidentielle de juillet denier un pouvoir qui les maintient dans un tel dénuement dégradant ? Après tant de battage médiatique sur ladite nouvelle espérance, quel crédit cette population malmenée des décennies durant peut-elle accorder à ce soit disant « chemin d’avenir »?

Ce nouveau slogan est le dernier avatar des élucubrations des « conseillers blancs » venus des bords de Seine et à qui le pouvoir déverse des sommes d’argent faramineuses. C’est à croire que les neurones des Congolais ne pèsent pas lourd face à tant de pseudos « génies » venus de l’Hexagone ! Toutefois, venant des individus qui n’ont que le profit personnel et immédiat comme boussole et carburant, donc se nourrissant sur la bête, on ne peut être que méprisant, car ils ignorent les aspirations profondes des Congolais, bref l’âme congolaise. Mais s’agissant de nos propres dirigeants, c’est la preuve incontestable de leur manque d’ambition pour ce peuple. Dès lors, aucune circonstance atténuante ne peut leur être accordée dans la mesure où 12 ans après avoir usurpé le pouvoir, ils prétendent avoir trouvé « le chemin » pour l’avenir de nos enfants!  Des enfants qui pour certains avaient 10 ans en 1997 et qui en ont maintenant 22. Quel avenir pour eux dans la mesure où ils ont grandi, de l’avis de tous, sous le règne d’un système éducatif en déliquescence, d’un système sanitaire où il ne fait pas bon de tomber malade alors que le paludisme endémique fait des ravages et dans un contexte d’accroissement irrésistible de la pauvreté ?

Non, à n’en pas douter, cette nouvelle « usine à gaz » ne peut constituer l’avenir des Congolais. D’ailleurs comment croire que le système tel qu’il est constitué et fonctionne nous fera oublier la corruption endémique, la gabegie, l’incompétence, le détournement et la confiscation des deniers publics érigés en vertus, le népotisme et le clientélisme, bref la mal-gouvernance ? D’ailleurs, le nouveau-ancien président lui-même l’a reconnu dans son récent discours d’investiture. Il n’y aura que quelques nostalgiques thuriféraires pour croire encore à ce nouveau mirage proclamé sur tous les médias nationaux et même internationaux. Les mêmes qui hier encore ne tarissaient pas d’éloges pour la Nouvelle espérance! Où sont-ils aujourd’hui pour faire au moins leur travail de journalistes : chercher à savoir ce qu’est advenu de ce projet de société ? Mais bon, ceci est une autre histoire ! Nombreux sont les observateurs nationaux et internationaux à penser que ce corps de métier en Afrique doit absolument faire sa « révolution ». En effet, il lui faut passer d’agent  propagandiste des pouvoirs locaux à un véritable contre-pouvoir afin de faire évoluer les sociétés africaines. Certes, il s’en trouvera quelques uns pour perpétuer cette « tradition » inique, mais pas la majorité tout de même !

49 ans de solutions inefficaces à des problèmes bien connus de tous, c’est assez ! Il n’est pas possible de penser que ces ayatollahs de la politique de la soumission au néocolonialisme porté à bout de bras par les réseaux politico-mafieux de la Françafrique, seront en mesure de faire que l’Afrique prenne son destin en main comme le souhaite les populations africaines et récemment le Président américain Barack Obama. Dans un monde où la compétition et l’approche comparative sont la règle, il est des moments où, en tant qu’africain, il nous est difficile de supporter l’humiliation du fait des comportements de nos dirigeants politiques. Des résultats extrêmement difficiles à cautionner et à expliquer.

Des exemples de contrats signés sans avoir pris la peine de lire les termes desdits contrats foisonnent et sont connus de tous. La mise à l’écart, au moment de la signature des contrats, du cadre spécialiste ayant élaboré et porté un projet, sous le prétexte fallacieux qu’il n’est pas originaire de la même région ou du même clan que le Ministre de tutelle ou le Président. Mais aussi, l’enrichissement illicite alors même qu’on ne peut justifier des revenus du travail correspondant. Voilà quelques exemples, non exhaustifs, de faits ou situations qui font la réputation de nos pays, qualifiés de républiques « bananières » par ceux-là même qui en profitent le plus. Nul ne doute que les Robert Bourgi, Jacques Toubon, Jacques Chirac, et bien d’autres encore, n’en pensent pas moins même s’ils en ont profité ou continuent à en profiter.

Dès lors, la question qui mérite d’être posée est de savoir : qui de la diaspora ou des dirigeants politiques de nos pays font véritablement la réputation de l’Afrique ? Car, pour que nos partenaires considèrent nos pays comme des républiques bananières, il faut bien qu’ils en aient fait l’expérience à un moment où à un autre. Dans ces conditions, il faut clore le débat lancé par le pouvoir congolais lorsqu’il accuse les compatriotes de la diaspora de « donner une mauvaise image du pays », bref d’œuvrer contre les intérêts du pays.

C’est l’occasion de dire une fois pour toute qu’une diaspora d’un pays qui aspire au développement, si elle n’en est pas la vitrine, est une des composantes essentielles. Tout dirigeant politique digne de ce nom devrait en tenir compte et tout mettre en œuvre pour l’impliquer dans le développement de son pays. Certains, même en Afrique, l’ont compris. C’est le cas du Mali. Voilà un pays qui, l’ayant tellement compris, dispose même d’un ministère ou secrétariat d’état pour sa diaspora qui, il est vrai, contribue au budget de l’état à hauteur de 30% !

Mais le Congo de Mr Sassou n’a que faire des Congolais de l’étranger s’ils ne sont pas à sa botte. Dommage ! Car en réalité, le pays a besoin de tous les congolais. La preuve en est qu’avec seulement ceux qui sont à l’intérieur des frontières nationales (encore que les plus méritant ne sont pas à la place qu’il faut !), le pays avec un « électrocardiogramme » aussi plat, est désespérément malade. C’est comme cet entraîneur de club qui, bien que disposant de joueurs talentueux, n’intègre pas les bons éléments mais en plus n’arrive pas à en faire une équipe performante. Le problème ici ne vient pas seulement de certains « joueurs » mais surtout du coach. Quand notre fameux « coach » comprendra-t-il qu’il n’est pas l’homme de la situation et que son système et les hommes qui l’incarnent ne font pas l’affaire?

Le peuple lui, l’a bien compris et l’a manifesté en refusant de cautionner la mascarade électorale du 12 juillet 09. Qui osera encore prétendre que le peuple congolais ne sait pas ce qu’il veut ! Il n’y a aucun doute qu’il veut des dirigeants qui ont la capacité d’unir le pays en proie au doute et qui donnent à chacun la force de se battre pour sa construction dans la paix et le respect de chacun. Des dirigeants et une élite férus de valeurs comme la compétence, le goût du travail bien fait, le respect de la chose publique et des institutions, la tolérance, la justice, l’équité, etc.

C’est bien Mr Sassou qui confiait dans un article[3], je cite « Nous sommes meurtris de voir que notre petit pays de 2,5 millions d’habitants (évoquant la période de 1992 à 1996) est divisé à cause d’un groupuscule qui affiche une conception tribaliste de la gestion de la chose publique. Nous nous sommes battus longtemps pour un idéal : celui de voir ce pays uni, allant vers son développement par étapes solidement maîtrisées… ». Mais douze années de pouvoir sans partage plus tard, ce verdict sans appel peut lui être soumis. Pire, si hier il partageait avec Mr Lissouba la responsabilité du désastre, aujourd’hui il est le seul responsable, puisque seul maître à bord. Il y a donc récidive et perpétuation des mauvaises pratiques. Sous son « règne » jamais ces travers n’ont bénéficié d’un quelconque début de solution. Au contraire, cela a empiré ! Et « le développement par étapes solidement maîtrisées » ne fait même plus parti de ses rêves. En un mot, seul le journaliste de l’époque pouvait croire à ces élucubrations de circonstance, car tout congolais sérieux sait pertinemment  que ces propos sonnaient faux.

C’est du reste ce que constate une mission parlementaire de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale Française effectuée en République du Congo entre le 11 et le 15 décembre 2000 et conduite par Mr Gérard Charasse, Mme Monique Collange et Mr Michel Terrot[4]. Ils considéraient que le Congo est « un pays qui a perdu ses structures et ses repères » avec l’éclatement de la société congolaise d’une part, et l’absence de vision à long terme du développement de l’autre. Sur ce dernier aspect, il est symptomatique de voir l’abîme qui sépare les déclarations d’intention et les actes. Ils rapportent que : « En dépit de cette situation, un des constats les plus inquiétants, résultants des nombreux entretiens que nous avons eus, est l’absence quasi-totale de prise en compte des questions économiques et de développement. Autant les représentants de la société civile que nous avons rencontrés, au premier chef les représentants des grandes religions, ont mis en avant les enjeux liés au développement, la nécessité de réformer l’économie et surtout l’éducation, autant les hommes politiques, à l’exception du Président Sassou, semblent préoccupés par l’organisation des élections et le dialogue politique. Le plus inquiétant est que l’on parle donc beaucoup de politique au Congo, mais jamais sur une base programmatique. » . Plus loin, ils donnent même ou presque la piste à suivre impérativement : «… Pourtant, les carences béantes d’un pays dont les potentialités sont si grandes exigeraient un effort sans précédent pour sortir du sous-développement. Le Congo a la chance d’avoir une population peu nombreuse, des ressources naturelles –pétrole bien sûr, mais aussi le bois, encore très peu exploité-, un approvisionnement en eau abondant…… ».

 Force est de constater que nous sommes nombreux à partager ces observations de bon sens. Mais si les leçons avaient été tirées, nul ne doute que le Congo serait dans une conjoncture favorable aujourd’hui. Mais hélas ! Hélas ! Hélas ! Même celui qui semblait avoir tout compris (selon la mission parlementaire de la Commission des affaires étrangères évoquée plus haut) et qui a eu toutes les cartes en mains, n’a pas été en capacité de mettre le pays sur de bons rails. Alors, on peut être certain que le chemin qu’il nous propose aujourd’hui nous conduira dans l’impasse. Avec des mentors venus tout droit des bords de Seine, même si certains comme François Soudan affirment que « La France a lâché l’Afrique »[5], l’Afrique est loin d’avoir fini avec les dictateurs soutenus par la France officielle et affairiste.

 

 

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[1] Source OCDH in « Election présidentielle du 12 juillet 09 : Très faible taux de participation et vote peu crédible »

[2] Source: Human Rights Report: Republic of The Congo, 2008; www.state.gov/g.

[3] Le Nouvel Afrique Asie n°142-143, pages 8 à 12, juillet-Août 2001

[4] Rapport d’information : « Le Congo-Brazzaville après la guerre civile : un pays à reconstruire », 2001, n° 2918

[5] L’Intelligent n°2098- du 27 mars au 2 avril 2001, page 20 à 29.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 21:17

Quand Sassou vend le mensonge aux Congolais

                                          Le Pays d’avenir


Les Congolais ont la rancune tenace. Sassou a beau leur tracer le « chemin d’avenir », rien n’y fait : ce chemin-là, ils n’en veulent pas. Au contraire, ils en rigolent à gorge déployée, à défaut de pleurer et de lui signifier son congé. Pauvre homme. Malgré tout le mal qu’il se donne pour redorer son image d’autocrate corrompu qui lui colle désespérément à la peau, les Congolais prennent un malin plaisir de l’afficher en tête de gondole comme un vulgaire menteur qui n’a jamais tenu parole. Quel peuple ingrat !

 Le chemin d'avenir refusé par le peuple le 12/07/2009

Pas étonnant car le personnage empile les promesses année après année. Si on ne le connait pas, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. En inaugurant son nouveau septennat par la promesse de la « modernisation » du Congo Sassou, qui ne manque pas d’humour, est passé sans le vouloir aux aveux : à part « veiller sur la paix », une paix qu’il est d'ailleurs l'un des seuls à avoir compromis dans ce pays,  il reconnaît de ce fait qu’il n’a rien fait de notable jusque-là. Pathétique et pitoyable. Comme si la paix, à elle seule, suffisait à rendre les gens heureux !

Sassou serait donc sorti de sa léthargie. On voudrait bien le croire. Avec sa nouvelle promesse, il ne prend pas la mesure de son propos. Même le plus crétin des Congolais s’en trouve offusqué. « Moderniser le Congo ». Les Congolais auraient pu lui dire « Amen ». Pour cela, encore eût-il fallu qu’il fût crédible.

Pourquoi donc lui, Sassou, n’y a-t-il pas pensé plus tôt ? Le Congo se serait déjà hissé au niveau des pays émergents. Ce serait une belle vitrine dont il aurait été si fier sur le continent. Les Congolais ne rêvent que de ça ! Un habitat moderne, des infrastructures dans l’air du temps, de vrais hôpitaux, de vraies écoles, boire à volonté une bonne eau potable, manger à sa faim, travailler et réaliser ses projets, accomplir ses rêves, profiter simplement de tous ces plaisirs qui rendent la vie plus agréable et plus douce, comme lui, Sassou et son clan, profitent de la vie à Marbella ou ailleurs.

C’est un truc de fous. Il lui aura donc fallu plus de 25 ans au pouvoir pour enfin se rendre compte que son peuple vit dans des masures, complètement démuni ! Que ce pays pour lequel il se plie en quatre est classé parmi les nations les plus pauvres au monde malgré toutes ses richesses. Comment cette information si capitale, a-t-elle pu échapper aussi longtemps à ses indics qui lui rapportent toutes les infos en live ? Les moindres faits et gestes de la population sont passés au peigne fin puis consignés, le moindre pet des opposants, qu’il a fini par tous assigner à résidence, surveillé. C’est sûr, sa police secrète n’a pas fait correctement son boulot. Nous croupissons dans la misère depuis des décennies, les Okemba et les Ndenguet n'en ont rien dit à leur patron. Finalement, tout ce matériel de renseignements ultra moderne acheté avec notre fric ne sert donc qu’à glaner des infos sur les impérialistes et contre-révolutionnaires assoiffés de pouvoir. Pas sur nos bobos au quotidien. Voilà qui est bien. Nous sommes bien dans un Etat policier. Pas en démocratie. Qu’on arrête de nous prendre pour des cons !   


                     Le pays se modernise

                     Municipalisation accélérée

Trêve de plaisanterie. Prenons Sassou au mot. Il veut « moderniser le Congo » ? OK. Mais comment va-t-il s’y prendre cette fois-ci, lui qui n’a jamais rien fait qui vaille et qui, par populisme, a fait croire aux Congolais que l’on pouvait moderniser un pays en si peu de temps avec ce concept bidon de la « municipalisation accélérée » ? Le résultat, nous le connaissons tous : Des travaux bâclés, de nombreux chantiers inachevés, des caisses de l’Etat dilapidées, des opérateurs économiques volatilisés, une urbanisation laissant à désirer : une vraie catastrophe ! Sa promesse ne tient décidemment pas la route. Trop bancale !

Le sujet est vraiment trop sérieux pour être galvaudé. Contrairement à ce que notre homme veut faire croire, la modernisation, tout comme l’industrialisation d’un pays, sont un processus à long terme. C’est une affaire de générations. Aucun pays au monde ne s’est modernisé en un ou deux septennats. C’est impossible. Personne avant lui n’a réalisé pareil exploit. Il aurait dû y penser dès son arrivée au pouvoir en 1979. Les Congolais lui en sauraient gré et ne l’auraient pas viré comme un malfrat en 1992. En plus, il aurait pu rêver de mourir au pouvoir, sans qu’aucune personne ne lorgne sur son fauteuil. Le roi émirati a tout donné à ses sujets : un habitat moderne, des infrastructures flambant neuves, des hôpitaux ultra modernes, des écoles qui n’ont rien à envier à ceux des grands pays de ce monde, le plein emploi... Que demande le peuple ? Rien d’autre. Sassou aurait bien pu s’en inspirer. Hélas.

Au lieu de cela, « l’homme des masses » s’est tracé son « chemin d’avenir » à lui. Il a choisi de faire la une des tabloïds du monde quand ce n’est pas de celle de certaines télévisions étrangères telle El Jazeera où il est présenté comme un tyran qui a fait fortune sur le dos de ses concitoyens sans leur apporter le minimum vital. C’est tout le problème de Sassou :  « moderniser » le Congo alors que voici plus d’un quart de siècle il est censé y travailler. Or il nous ressasse les discours ringards. Pendant ce temps, le peuple, lui, voit le pays s’enfoncer chaque jour davantage dans les abimes du sous-développement. Ce qu’il avait hier, à savoir l’eau courante, l’électricité, la désinsectisation de la ville, le service de voirie, il ne l’a plus. Aujourd’hui il en est réduit à boire l’eau des puits et à s’éclairer à la bougie ou à la lampe tempête. Vraiment, il faut en finir avec le soutien à Sassou et son système complètement pourri qui appauvrit les populations tout en enrichissant ses « dirigeants ». Un homme incapable de reproduire chez lui ce qui se fait de mieux ailleurs mais qui a le toupet de s’autoproclamer « bâtisseur infatigable ». Lui qui, en plus d’un quart de siècle, aura écumé les pays de ce monde. La honte. Ailleurs, c’est sûr, cet homme du passé serait un « has been ». Pas au Congo, où certains abrutis le prennent pour un bâtisseur. Qu’a-t-il bâti ? Rien. Que dalle. Nada, à part peut-être le mausolée Savorgnan de Brazza et l’aéroport international d’Ollombo lequel jusque-là ne sert qu’à recevoir son hélicoptère pour ses week-end à Oyo. Un exemple unique au monde. Le tout construit après nous avoir piqué notre pognon en plus de nous avoir plongés dans la misère. Sassou, un bâtisseur ? Quelque chose ne tourne visiblement pas rond dans ce pays.

C’est bien connu. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. D’ici à ce que les industries voient le jour au Congo de Sassou, que les 40.000 emplois annuels  promis en 2002 soient créés, que notre pays connaisse l’autosuffisance alimentaire annoncée il y a plus de vingt ans, que les plans quinquennaux passés ou supra-quinquennaux à venir se traduisent dans les faits, je vous le jure sans le moindre risque de me tromper d’un iota que mes enfants, mes petits enfants, mes arrières-petits enfants et moi-même, nous aurions tous déjà quitté ce bas monde. Inch Allah !

La plume libre !
Diaz MAHINDOU
Diaz.mahindou@hotmail.com

                                              

Pour une République Juste et Démocratique. Vous trompez le peuple, nous dénonçons.                                                                                            

                                                

 dpeuplelavoix@yahoo.fr

                           lavoixdupeuple58@hotmail.fr                

 

                                                                              


           
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 12:04

ON PREND LES MÊMES ET ON RECOMMENCE       


Sans aucune surprise le gouvernement du « chemin d’avenir » a été rendu public ce mardi 15 septembre 2009.


                                           Le serment du mensonge, rien n’a changé


1- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle des infrastructures de base, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande : M. Isidore Mvouba


2- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle économique, ministre de l’économie, du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration : M. Pierre Moussa

3- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains : M. Aimé Emmanuel Yoka

4- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle socioculturel, ministre du travail et de la sécurité sociale : M. Florent Tsiba

5- Ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé : M. Rodolphe Adada

6- Ministre des finances, du budget et du portefeuille public : M. Gilbert Ondongo

7- Ministre des affaires étrangères et de la coopération : M. Basile Ikouébé

8- Ministre de l’intérieur et de la décentralisation : M. Raymond Zéphyrin Mboulou

9- Ministre des mines et de la géologie : M. Pierre Oba

10- Ministre du développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement : M. Henri Djombo

11- Ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat : M. Guy Brice Parfait Kolelas

12- Ministre de l’équipement et des travaux publics : M. Emile Ouosso

13- Ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat : M. Claude Alphonse Nsilou

14- Ministre de l’agriculture et de l’élevage : M. Rigobert Maboundou

15- Ministre à la présidence chargé de la défense nationale : M. Charles Zacharie Bowao

16- Ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat : Mme Adélaïde Mougany

17- Ministre du commerce et des approvisionnements : Mme Claudine Mounari

18- Ministre de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi : M. André Okombi Salissa

19- Ministre de l’enseignement primaire, secondaire chargé de l’alphabétisation : Mme Rosalie Kama Niamayoua

20- Ministre de l’enseignement supérieur : M. Ange Antoine Abena

21- Ministre de la pêche et de l’aquaculture : M. Hellot Mampouya Matson

22- Ministre de la santé et de la population : M. Georges Moyen

23- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : M. Bruno Jean Richard Itoua

24- Ministre des hydrocarbures : M. André Raphaël Loemba

25- Ministre de la recherche scientifique : M. Henri Ossebi

26- Ministre de la culture et des arts : M. Jean Claude Gakosso

27- Ministre des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité : Mme Emilienne Raoul

28- Ministre des sports et de l’éducation sportive : M. Jacques Yvon Ndolou

29- Ministre à la présidence chargé des zones économiques spéciales : M. Alain Akouala Atipault

30- Ministre des postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication : M. Thierry Moungalla

31- Ministre de l’industrie touristique et des loisirs : M. Mathieu Martial Kani

32- Ministre des affaires foncières et du domaine public : M. Pierre Mabiala

33- Ministre de la communication et des relations avec le parlement : M. Bienvenu Okiemy

34- Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement : Mme Jeanne Françoise Leckomba Loumeto-Pombo

35- Ministre de l’éducation civique et de la jeunesse : M. Zacharie Kimpomi

36- Ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, chargé de la marine marchande : M. Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou

37- Ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre de l’économie, du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration, chargé de l’aménagement du territoire et de l’intégration : M. Josué Rodrigue Ngouonimba."


Les entrants et les sortants de la nouvelle espérance au chemin d’avenir

Entrent au gouvernement : Rodolphe Adada, Claudine Munari, Ange Antoine Abena, Georges Moyen, André Raphaël Loemba, Mathieu Martial Kani, Pierre Mabiala, Bienvenu Okiemy, Zacharie Kimpomi et Josué Rodrigue Ngouonimba.

 

Quelques poids légers (c'est de bonne guerre) du gouvernement ont été remerciés. Ce sont Pacifique Issoïbeka (remplacé par Gilbert Ondongo), Jeanne Dambendzet, Justin Ballay Megot, Lamyr Nguelé, Pierre Michel Nguimbi, Émile Mambondzo, Paul Mbot (remplacé par Raymond Zéphyrin Mboulou), Serge Michel Odzocki et Gaston Gapo.

Me Jean Martin Mbemba est également prié de faire valoir ses droits à la retraite.

Brazzaville, STEVE OBORABASSI pour la Voix  du Peuple                                            

Pour une République Juste et Démocratique. Vous trompez le peuple, nous dénonçons.                                                                                            

                                                

                                                                                 dpeuplelavoix@yahoo.fr

                                                                            lavoixdupeuple58@hotmail.fr                

 

 

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 19:50

SASSOU :UN PÊCHEUR ENDURCI

 

Quand vous avez le mal en vous, vous n’aurez jamais la sagesse

 

 



Malgré l’abstention massive qui a entaché la crédibilité du scrutin du 12 juillet dernier, M. Denis Sassou-Nguesso continue de boucher ses oreilles, refusant ainsi d’entendre ce nième massage de désaveu que vient de lui infliger à nouveau le peuple congolais. Et bien que ce rejet va croissant dans tout le pays à mesure qu’on avance dans le temps, il refuse obstinément de voir cette réalité en face et continue de s’accrocher à son fauteuil doré. Envers et contre tous, il poursuit le seul but qu’il semble s’être fixé et qu’il poursuivra contre vents et marées, celui de se maintenir au pouvoir jusqu’à sa mort. Pire, il continue de braver les signes du temps en refusant de relancer le processus démocratique par l’ouverture d’un large dialogue national que tous les congolais appellent pourtant de tous leurs vœux. 

 

Nous au M.U.D.C, nous disons qu’avec une abstention aussi massive (plus de 90%), le scrutin du 12 juillet 2009 a perdu en crédibilité et donc la légitimité de M. Sassou-Nguesso est remise en question. Et pour cause, aucun chef d’Etat des grandes démocraties telles que la France ou les Etats-Unis d’Amérique n’a pris le risque de le féliciter. Et ce, d’autant plus qu’au regard d’importants moyens matériels et financiers qu’il avait mobilisé, il tout laissait penser qu’il aurait voulu que ce scrutin rassembla à un plébiscite pour lui, et donc du coup, le taux de participation devait être la question clé cette élection. C’est autant dire que s’il était vraiment un homme d’honneur comme il a toujours prétendu l’être, doté d’un minimum de clairvoyance, Denis Sassou-Nguesso aurait immédiatement accepté un dialogue national dès le lendemain du 12 juillet. On ne le répétera jamais assez, le dialogue national reste le seul moyen qui nous permettra de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve englué le Congo depuis le coup d’Etat sanglant du 5 juin 1997.

  Même Sassou-Nguesso continue de fermer les yeux, refusant de voir la réalité en face, le monde entier a compris que les congolais dans leur écrasante majorité ne veulent plus de lui à la tête du pays. Et ses discours flatteurs qui invitent le peuple congolais à préserver la paix, l’unité nationale, promouvoir les valeurs de solidarité, fraternité et le culte du travail bien fait, n’y changeront rien. Et encore moins ses belles promesses (qui resteront des lettres mortes comme d’habitude) de ne laisser aucune bonne volonté en marge de son fameux projet de société, « Le chemin d’avenir ». Après 25 années d’exercice de pouvoir sans partage et de prédation sans répit, Sassou ne convainc plus personne.

 

Par exemple lorsqu’il appelle les congolais à, je cite : «Vivre ensemble, bâtir ensemble, dans la paix : telle est la condition sine qua non pour assurer la promotion et le renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit, des libertés, de toutes les libertés. Telle est la condition pour consolider les acquis de l’indépendance nationale» ; estimant que chaque Congolais était appelé à jouer sa partition en vue de contribuer au développement socioéconomique du pays, eh bien son message peine à convaincre tant le peuple a été massacré et négligé pendant trop longtemps. En effet, depuis 25 ans qu’il gouverne ce pays d’une main de fer, Sassou-Nguesso n’a jamais pensé qu’avec ses 342.000km2 de superficie, la République du Congo avait besoin de l’apport de tous ses ressortissants pour susciter son développement tous azimuts. Il a toujours privilégié sa famille et ses proches et ne s’est jamais appuyé sur les valeurs cardinales que sont la compétence et le strict respect de l’éthique républicaine et de la bonne gouvernance. Alors serait-il subitement devenu ce digne fils dont rêve le Congo ? Difficile d’y croire.  

 

Et même quand il annonce en grande pompe l’amnistie du Président Pascal Lissouba (le seul Président que les Congolais aient jamais élu), chacun comprend que Sassou-Nguesso veut non pas montrer qu’au-delà des clivages et divergences idéologiques, les Congolais ont quelque chose de commun : la nation, mais que ce ne sont là que des feux qu’il allume pour tenter d’entrer dans les bonnes grâces du peuple congolais qui l’a rejeté à plus 90% le 12 juillet. En vérité depuis ce jour-là, l’homme est sonné et il ne dort plus tranquille. Lui qui, très sûr de lui et avec l’arrogance qu’on lui connaît, avait affirmé dans l’hebdomadaire Jeune Afrique : « boycott ou pas, l’élection aura bien lieu. Et elle sera crédible », vit ce désaveu massif du peuple comme une blessure profonde. Il y a donc fort à parier qu’il fera tout pour essayer (en vain) de caresser les Congolais dans le sens du poil. C’est dire que les effets d’annonces et les déclarations flatteuses de ce genre il y en aura beaucoup dans les mois à avenir. Mais malheureusement pour lui, les Congolais ne sont pas dupes. Ils savent que bien qu’en ayant atteint un âge où on est censé avoir la sagesse, l’homme de Mpila a le mal en lui et il ne changera jamais. Il est habitué à la violence politique, il en a fait sa marque de fabrique, et les congolais le considèreront toujours comme une menace existentielle. Sassou-Nguesso a fait trop de mal à ce pays, il n’inspire plus confiance aux congolais. Ils savent en effet qu’il ne sait pas dire la vérité et à cause de lui, le Congo est engluée dans une crise politique sans précédent. Pour cela, quoi qu’il fasse, quoi qu’il promette, il ne remontera jamais dans l’estime des congolais. Et d’ailleurs, ne dit-on pas que l’amitié se nourrit de vérité ?

 

Bien qu’aujourd’hui âgé de 67 ans (un âge où d’aucuns seraient habités par la sagesse), M. Sassou-Nguesso n’a pas su rompre avec la rhétorique du clivage et de l’affrontement politique qu’il affectionne tant. Comment expliquer autrement que pendant qu’il annonce en grande pompe l’amnistie de Pascal Lissouba, il refuse d’amnistier les Moungounga, Koukebéné, Bikikita ; continue d’arrêter et d’interdire les opposants de sortie ? Sassou-Nguesso caresse le rêve de prendre la place du feu-Président Omar Bongo Ondimba, mais Bongo, lui, était un homme de dialogue et de tolérance. Habité par le mal, incapable de se remettre en question, M. Sassou-Nguesso n’aura jamais la sagesse et l’étoffe d’un Bongo.

 

Bienvenu MABILEMONO - Secrétaire général du Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo (M.U.D.C)

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 19:24

COMMUNIQUE DU GRP (groupe de réflexion) de Paris SUITE A L’ARRESTION DU GENERAL FERDINAND MBAOU



       


COORDINATION CONGOLAISE DE LA SOCIETE CIVILE

(CCSC)

Groupe de Réflexion de Paris

(GRP)

__________o0o________

COMMUNIQUE SUR L’ARRESTATION DU GENERAL FERDINAND MBAOU

Nous Venons d’apprendre l’arrestation à Brazzaville du Général Ferdinand MBAOU  membre du Conseil de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie (CODICORD).

Cette arrestation arbitraire intervient après celle du responsable de l’équipe de sécurité affectée au candidat Mathias Dzon. Ce qui indique qu’il s’agit d’une opération de provocation et d’intimidation orchestrée par le pouvoir de Brazzaville en direction de l’opposition Congolaise et de la Diaspora Congolaise.

Au moment où nous publions ce communiqué, nous n’avons aucune nouvelle concernant le sort réservé  au Général Ferdinand MBAOU et aux éléments  chargés de la sécurité de M. DZON Mathias qui croupissent dans les geôles du pouvoir de Brazzaville dans des conditions inhumaines et sous le sceau de l’arbitraire.
C’est pourquoi, nous
, membres du GRP (Groupe de Réflexion de Paris) de la Coordination Congolaise de la Société civile (CCSC) :

Dénonçons avec véhémence les arrestations arbitraires et surtout les atteintes et les violations répétées de Droits de l’Homme dans notre pays ;

Condamnons avec fermeté les arrestations et les détentions arbitraires du Général Ferdinand MBAOU  sans oublier les autres détenus, victimes de la politique d’oppression et de la dictature du régime de Brazzaville ;

Demandons aux autorités du Congo-B d’avoir un regard lucide sur l’histoire politique de notre pays souvent émaillée de violences meurtrières afin d’éviter de créer un climat de tension susceptible d’entraîner un conflit armé ;

Envisageons d’entamer, avec l’aide d’une équipe des Avocats congolais, une « procédure conservatoire » à titre préventif auprès de la Cour Pénale Internationale contre les personnalités qui seraient tentées de commettre des violations graves de Droits de l’Homme, après la mascarade électorale ;

Appelons à la libération immédiate du Général Ferdinand MBAOU  et des autres détenus, victimes de la politique d’oppression et de la dictature du régime de Brazzaville  afin de soulager les souffrances des familles des victimes déjà meurtries par la dégradation sans précédent des conditions de vie et des conséquences de la vie chère dans notre pays ;

Réclamons l’organisation - sans délais et sans condition - de la « Concertation Nationale Inclusive » afin de trouver des solutions consensuelles à la crise congolaise ;

Prenons à témoin la Communauté internationale notamment l’Union Africaine, l’Union Européenne, la France et la Chine concernant le sort de nos compatriotes concernés par ces dernières arrestations arbitraires, mais aussi par rapport à l’absence de la démocratie véritable dans notre pays.

.

Vive la République !

Fait à Paris, le 23 juillet 2009

Le GRP

_____________________________________Contacts_______________________________________

Paul BISSILA (06.84.04.20.41) ; Raphael GOMA (06.22.27.18.64) ; Jean-Pierre MOULANGOU (06.21.30.76.34) ;

Marcel KIDJAFOURI (06.88.62.57.08)

bissila_map@yahoo.fr; raphael.goma@numericable.com ; jpmoulangou@yahoo.fr; kid.koffi@wanadoo.fr

__________________________________________________________________________________________________ Pour une République Juste et Démocratique 
Vous trompez le peuple, nous dénonçons

                                                                                        dpeuplelavoix@yahoo.fr

                                                                                   lavoixdupeuple58@hotmail.fr

                                 
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:54

CLEMENT MIERASSA CONFOND LE POUVOIR  PAR LA VERITE DES CHIFFRES


Election présidentielle congolaise 2009 : la vérité par les chiffres

                     

                                                               
                    Monsieur BOUKA                                  Monsieur mboulou

                                      
LES DES DEUX INCOHERENTS               



En publiant les résultats de l'élection présidentielle du Congo le 15 juillet 2009, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation était loin de se douter de l'incohérence des chiffres qu'il donnait et surtout de ce qu'il venait de confirmer qu'il y avait gonflement des listes électorales, non fiabilité de celles-ci et surtout non maîtrise du corps électoral. Il donne ainsi raison à tous ceux qui pensent  que  l’élection n'était ni libre, ni transparente, ni démocratique.

Déjà peu avant la contradiction est apparue même au sein du pouvoir sur cette épineuse et importante question du corps électoral.

En effet :

-    le 9 juillet, le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation a indiqué un corps électoral de 2.200.000 électeurs.
-    Samedi  11 juillet, le Ministre a été comme confondu par le Président de la Conel (la commission d'organisation des élections) qui a revu le corps électoral à la baisse et l'a estimé à 1.800.000 électeurs. Il a déclaré à ce propos : "
Nous devrions, plus tard, tirer celle affaire au clair et établir les responsabilités des uns et des autres pour le bien de la Nation ".

- le I5 juillet, à la proclamation des résultats, les Congolais découvrent finalement que le corps électoral  est de 1 078.802 électeurs.

Comment expliquer tous ces  changements en un laps de temps aussi court ?

Pour illustrer notre propos, nous avons classé les départements du Congo selon l'importance, de leur corps électoral du 12 juillet 2009.

Pour suivre l'évolution des données les lecteurs pourront se référer aux corps électoraux de juin 2008 et celui de juin 2009 qui figurent sur le tableau ci-dessous :

Données sur la population et le corps électoral de 2007 à 2009 (1)                                          

Cela permet de découvrir des aspects scandaleux.
De cette approche, on relève le 12 juillet que :

• le corps électoral correspond selon la structure démographique de notre pays à une population d’environ 4 330 838 habitants que le Congo est censé atteindre en 2013.

• les Plateaux et la Cuvette ont sensiblement le même corps électoral alors que leurs populations sont respectivement de 174167 el 156136 habitants en 2007 ;
• Il existe un drôle d'écart entre le corps électoral de  117 023 du Pool qui a une population en 2007 de 236 616 et celui du Niari qui n'est que de 89 526 électeurs pour une population en 2007 de 231 297 habitants ;
• curieusement les corps électoraux des Plateaux et de la Cuvette qui sont respectivement de 102 925 et de 102 559 sont largement supérieurs à celui du Niari (89.526) qui a une population de 231 297 habitants ;
• le corps électoral de la Likouala (86 461) qui a une population de 154 154 habitants est très proche de celui du Niari ;
• le Kouilou avec une population de 92 006 a un corps électoral de 63 232 largement supérieur à celui de la Lékoumou qui a un corps électoral de 34 164 électeurs pour une population de 96 424. Cela semble difficile a expliquer ;
• la Sangha qui a une population de 85 831 habitants a un corps électoral de 58 461 tandis que la Lékoumou a un corps électoral de 34 164 électeurs pour une population de 96 424 habitants ;
• il est invraisemblable que la Cuvette Ouest qui a une population de 73 011 habitants ait un corps électoral de 34 164 électeurs tandis que la Lékoumou qui a 96 424 habitants ait un corps électoral seulement de 34 164 électeurs.
Par ailleurs il faut signaler que :

• le corps électoral de Pointe-Noire de 495 146 électeurs correspond à une population d'environ 1.031.551 habitants qui est loin d'être celle de cette ville  qui en 2007 ne comptait que 711 128 habitants.
• le corps électoral de la Cuvette de 102 559 électeurs correspond à une population d'environ 213 665 habitants qui est  loin d'être celle de ce département aujourd'hui, lequel ne comptait que 156 136 habitants en 2007 ;
• le corps électoral de 58 461 de la Sangha qui comptait 85 834 habitants en 2007, correspond en réalité à une population estimée à 121.794 habitants. Cette remarque est valable pour Brazzaville, le Kouilou, les Plateaux, la cuvette Ouest et la Likouala.
• En fait le chiffre du corps électoral donné pour chaque département correspond à la population que celui-ci est censé avoir aux environs de 2013.

Il apparaît clairement que les données du corps électoral ont été gonflées de façon générale et de façon particulière dans le Kouilou, la Sangha, la Cuvette Ouest, les Plateaux, la Likouala, la Cuvette et Pointe-Noire. Lorsque l'on a vu cela, on se rend compte que l'élection présidentielle congolaise s'est en réalité caractérisée par un taux record d'abstention.

Ce qui gêne énormément le Gouvernement et son Chef et plus particulièrement le Ministre de l'Administration du Territoire el de la Décentralisation, la Direction Générale des Affaires Électorales et la Conel qui n'ont cessé de clamer haut et fort que tout était prêt et se déroulerait sans le moindre dysfonctionnement.

Aujourd'hui, il est clairement établi que les organisateurs ont précédé à des gonflements de listes électorales, à des fraudes massives, à des bourrages des urnes, à des manipulations des chiffres et autres, pour arriver à un taux de participation de 66% incohérent par rapport au comportement des Congolais pendant cette  élection 2009.

Aux dires du ministre de l'Administration du Territoire el de la Décentralisation l'abstention était très élevée lors des élections locales. Tous les Congolais savent que le 12 juillet l'abstention a battu le record des précédentes élections.
fausses.
L'élection présidentielle 2009 a été une farce donc : ni libre, ni transparente, ni démocratique et les résultats ont été largement tronqués
Tout ce qui précède permet de découvrir la vérité par les chiffres et de dire que, sur toute la ligne, les données qui ont été communiquées sont une fois de plus toutes.

Clément Miérassa                                                              


 
Pour une République Juste et  Démocratique   
                                                                                    
                                            
Vous trompez le peuple, nous dénonçons

                                                                                        dpeuplelavoix@yahoo.fr

                                                                                   lavoixdupeuple58@hotmail.fr

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La Voix Du Peuple

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

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     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

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   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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