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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 15:17

  

  

 

 

 

 

 


Le président malien par intérim Dioncounda Traoré (d) à Bamako, le 12 juin 2013

 

 L'accord conclu entre le gouvernement malien et les rebelles touareg a ouvert la voie à la présidentielle prévue le mois prochain au Mali, mais Bamako, pressé par le temps, dispose de moins de 40 jours pour organiser ce scrutin crucial pour sortir le pays de la crise.

L'accord signé mardi à Ouagadougou après dix jours de négociations avec les Touareg qui occupent Kidal, leur fief du nord-est du pays, a été bien accueilli au Mali et à l'étranger.

Le président français François Hollande, qui a pris l'initiative d'intervenir militairement au Mali au début de l'année, a salué mercredi "un texte qui permet de concilier le respect de l'intégrité territoriale du pays et en même temps la reconnaissance des problèmes spécifiques au nord du pays dans la perspective de l'élection présidentielle prévue a priori le 28 juillet prochain".

Le département d'Etat américain a salué un accord "qui ouvre la voie au retour des autorités maliennes à Kidal pour permettre la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet", le Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'est également félicité de l'accord, "invitant tous les signataires à appliquer pleinement ses clauses".

L'accord a en effet permis de lever un obstacle essentiel, celui de Kidal, abondent aussi des analystes maliens.

Pour un proche du président malien par intérim Dioncounda Traoré ayant suivi de près les discussions à Ouagadougou, "c'était ça ou rien. On allait tout droit dans le mur si on n'arrivait pas à obtenir l'organisation de la présidentielle dans la région de Kidal".

 

Djeri Mahmadou Maiga (d), chef de la délégation MNLA, le 16 juin 2013 à Ouagadougou
 

 

Avant la signature, la tenue de la présidentielle dans le délai fixé paraissait peu probable aux yeux de beaucoup de Maliens, particulièrement en raison du statut de Kidal.

Depuis fin janvier, les rebelles touareg se sont installés dans cette région à la faveur de l'intervention franco-africaine qui a délogé les groupes jihadistes qui occupaient les deux tiers du pays depuis 2012. Ils y refusaient la présence des armée et administration maliennes.

"C'est un accord intermédiaire, pour permettre l'organisation de l'élection présidentielle" sur l'ensemble du territoire, y compris à Kidal: "On n'a pas réglé tous les problèmes, on a déplacé une partie des problèmes", a estimé auprès de l'AFP le sociologue Mamadou Samaké.

En vue de la présidentielle, l'accord prévoit que les forces de défense et de sécurité maliennes doivent entamer "dans les meilleurs délais" un "déploiement progressif" dans la région de Kidal, tandis que des éléments précurseurs seront envoyés dans la ville elle-même "sans délai".

Les groupes armés touareg devront cantonner leurs hommes mais le désarmement n'interviendra qu'une fois signé un accord "global et définitif de paix" après la présidentielle.

 

Matériel électoral réceptionné

La vérification du cantonnement des Touareg peut s'avérer difficile et le renvoi de leur désarmement à la période post-électorale suscite des inquiétudes.

"Le processus DDR (démobilisation, désarmement, et réinsertion) est long. Il peut durer plusieurs mois. Il faut de la patience, surtout que la machine reste huilée", pointe un membre de la mission africaine au Mali Misma.

La présidentielle de juillet est jugée cruciale par la communauté internationale pour aider le Mali à sortir de la plus grave crise de son histoire, ouverte en 2012 par la prise du nord du pays par des groupes jihadistes, un temps alliés au MNLA et délogés début 2013 par l'armée française.

L'opération franco-africaine a permis de chasser les jihadistes des grandes villes, mais des poches de résistance demeurent dans certaines zones, posant la question de la sécurité.

Avant même l'accord, les autorités maliennes avaient déjà lancé les opérations préparatoires du scrutin. Mardi, alors qu'une grande partie des Maliens et de la communauté internationale avaient les yeux tournés vers Ouagadougou, le ministère de l'Administration du territoire -en charge de l'organisation des scrutins- réceptionnait du matériel électoral, ont rapporté la télévision publique ORTM et le quotidien national L'Essor.

Une partie "est destinée au remplacement du matériel électoral dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal", vastes provinces du Nord ayant été sous occupation rebelle et jihadiste, a expliqué à l'ORTM un responsable du ministère ayant réceptionné le matériel.

Tout doit être y acheminé avec l'appui de l'ONU.

 

LES GRANDES LIGNES DE L' ACCORD SIGNÉ A OUAGADOUGOU

 

Le président burkinabè, Blaise Compaore (C) salue Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du Mouvement national de libération de l'Azawad  (MNLA), après la signature de l'accord,  le 18 juin 2013 à Ouagadougou.

 


Un accord a été signé à Ouagadougou, 12 pages, 25 articles. Après onze jours de négociations, les autorités de transition de Bamako et les groupes du nord du Mali viennent donc de parapher « l'accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali ». L'accord a été signé, pour Bamako, par le ministre de l'Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, et par Bilal Ag Acherif et Algabass Ag Intalla au nom des deux mouvements touaregs, en présence du président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne. Un accord qui fait la part belle à Bamako, admettent tous les signataires, mais qui n'occulte pas les problèmes de développement du nord du Mali.

Les négociations ont débuté dans un climat de grande méfiance. Le 6 juin, à la veille de l'ouverture des discussions entre les deux camps l'armée malienne prend Anéfis verrou stratégique tenu par les combattants touaregs à une centaine de kilomètres de Kidal. Le lendemain, l'émissaire du président malien Tiebile Dramé demande que deux autres groupes armés du Nord, le mouvement arabe de l'Azawad et les milices Gandakoye participent aux négociations. Refus des touaregs et de la médiation burkinabè.

 

 

 

 

 
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La négociation démarre avec trois jours de retard et très vite, les questions sécuritaires suscitent des frictions. Bamako veut un désarmement du MNLA dès l'entrée de ses troupes à Kidal. Les rebelles touaregs exigent la suspension des poursuites judicaires à l'encontre de certains de leurs membres. Bras de fer, blocage. Djibril Bassolé, le ministre des Affaires étrangères burkinabè se rend à Bamako le 12, accompagné des représentants de la communauté internationale pour convaincre le président malien que le désarmement est un processus de longue haleine.

Après une série de versions corrigées, les deux délégations finissent par s'entendre sur un texte. Mais le président malien exige alors de nouvelles modifications. Lundi, les présidents François Hollande et Alassane Ouatarra calment le jeu en s'entretenant par téléphone avec Dioncounda Traoré. Epilogue hier, avec la signature de l'accord intérimaire qui n'est qu'une première étape sur le chemin de la réconciliation et de la paix au Mali.

Gérer l’urgence et permettre des élections

Cet accord contient deux parties, deux phases distinctes. La première, gérer l'urgence et permettre la tenue de l'élection présidentielle à Kidal mais aussi dans toutes les régions du Nord dans un environnement sécuritaire stable. Et il faut aller vite car le premier tour est toujours prévu le 28 juillet prochain.

Pour y arriver, il est prévu qu'une commission mixte, comprenant quatre membres de l'armée et quatre autres des groupes du Nord, se mette immédiatement au travail pour définir les conditions et le calendrier d'un retour de l'armée et de l'administration dès la signature de l'accord. Les Nations unies, l'armée française et la Minusma sont également représentées dans cette commission. Leur rôle : encadrer le processus sécuritaire qui s'engage pour éviter toute reprise des hostilités.

Cessez-le-feu

Ce processus prévoit un cessez-le-feu immédiat, un cantonnement des combattants du Nord et un redéploiement en parallèle des forces de sécurité du Mali et de membres de l'administration capables d'organiser le scrutin présidentiel.

Bamako a dû renoncer à son exigence d'un désarmement immédiat des combattants touaregs à Kidal. Le MNLA a dû, lui, accepter le déploiement de l'armée malienne dans son fief. Cette controverse a sans doute été l'obstacle le plus difficile à franchir.

Autre point de friction, Le gouvernement malien s'opposait à ce que le mot Azawad, terme utilisé par les autonomistes touaregs pour désigner la région du nord malien, figure dans l'accord. Il n'a pas eu gain de cause. La délégation touarègue du MNLA et du HCUA qui réclamait que les poursuites judiciaires contre certains de ses membres soient suspendues n'a pas de son côté obtenu satisfaction.

La seconde phase viendra 60 jours après cette élection, le nouveau chef d’Etat du Mali devra organiser des pourparlers plus consistants, notamment pour définir le statut administratif de l'Azawad et les stratégies de développement de la zone. Pour garantir le suivi et le respect de son application, les Nations unies, l'Union africaine et l'Union européenne sont signataires de l'accord.

Pour le président François Hollande, cité par la porte-parole du gouvernement français Najat Vallaud-Belkacem, l'accord conclu est un « signal important pour toute l'Afrique, un texte qui permet de concilier le respect de l'intégrité territoriale du pays et en même temps la reconnaissance des problèmes spécifiques au nord du pays dans la perspective de l'élection présidentielle prévue a priori le 28 juillet prochain ».

 
Premiers signes de la mise en œuvre de l'accord de Ouagadougou sur le terrain

« Signer un accord est une chose, avoir la volonté de le mettre en œuvre en est une autre », explique Pierre Buyoya, le chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma).

Si l'on suit le texte, les deux camps se sont engagés à observer un cessez-le-feu et stopper toutes formes d'hostilités dès la signature du traité. Ce sont les articles 4 et 5 de l'accord. Autre élément important, l'armée malienne - notamment les soldats postés à Anéfis - et les combattants des groupes armés n'ont plus le droit, pour le moment, de se déplacer.

Les conditions du redéploiement des militaires maliens et le cantonnement des combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), seront normalement discutées à partir de ce mercredi, 19 juin, à Ouagadougou.

C'est le rôle de la commission mixte de sécurité. Son fonctionnement est expliqué dans l'article 7 de l'accord. Présidée par le commandant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), elle est composée de quatre membres de l'armée malienne et de quatre officiers des groupes du nord qui doivent arriver à Kidal ce mercredi après-midi. Selon les informations de RFI, ce sont d'anciens colonels de l'armée régulière du Mali qui ont déserté l'an passé.

Cette commission doit donc organiser le retour de « l'Etat malien » à Kidal. D'après une source diplomatique basée au Burkina Faso, l'idée serait de faire revenir dans un premier temps des gendarmes mais aussi des médecins. Surtout, le retour des membres de l'administration capables d'organiser l'élection présidentielle est souhaitée car le temps presse : le premier tour est toujours prévu le 28 juillet.

Si les autorités du Mali veulent un retour des soldats le plus rapidement possible, sur le terrain, ce redéploiement est assez complexe. Il faut éviter toute confrontation directe mais aussi organiser la logistique.

Enfin, ce redéploiement doit être encadré par la Misma et la force Serval. L'adoption du dispositif pourrait donc prendre plus de temps que prévu.

 

Bamako, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

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           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

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