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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 00:00

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Blaise COMPAORÉ A PROPOS DE LA  SITUATION AU MALI  : 

" J e pense que le problème est à BAMAKO "

 

 

   

 

                  

Blaise COMPAORE  sur

 

 

 

 

   

 

Baise Compaoré : On peut regretter que malgré l’engagement et la détermination de la communauté internationale et bien sûr la grande disponibilité de la CEDEAO, nous constatons que le processus de sortie de crise au Mali est en manque de souffle. Cela, parce que, d’une part, à cause de la fragilité des institutions républicaines à Bamako et d’autre part, il n’y a pas un engagement très ferme pour aller au dialogue politique. Sans oublier qu’il y a la difficulté pour la CEDEAO et le Mali à s’accorder sur le dispositif militaire à mettre en place.


France 24 : Le Mali, par l’intermédiaire de son président par intérim, Diocounda Traoré, a officiellement demandé l’aide militaire de la CEDEAO, mais de façon très limitée que ce soit pour le nombre de troupes, mais aussi géographiquement. La CEDEAO peut-il intervenir dans ces conditions ?
Blaise Compaoré : C’est vrai qu’il y a eu la requête, mais les conditions qui accompagnent cette requête font qu’il est impossible pour la CEDEAO, aujourd’hui, d’être de façon efficace, sur le terrain. Ce qui fait que les discussions continuent avec les autorités maliennes.


France 24 : Il n’y aura pas pour le moment de nouvelle demande d’une résolution du conseil de sécurité des Nations unies parce qu’en gros, c’est impossible ?
Blaise Compaoré : Pour le moment, il va falloir attendre que les deux parties : la CEDEAO et le Mali puissent s’accorder sur un dispositif avant que cela soit apprécié correctement.


France 24 : Est-ce que c’est au sein de la CEDEAO que certains Etats sont moins volontaires pour envoyer des soldats ou est-ce que le problème est à Bamako ?
Blaise Compaoré : Je pense que, pour l’instant, le problème est à Bamako, parce que Bamako voudrait avoir les troupes de la CEDEAO, mais il ne souhaite pas les avoir dans le Sud du pays. Ce qui est impossible pour la CEDEAO d’être efficace si elle n’a pas d’aéroport, d’antenne médicale et de transmission dans cette région. Si elle n’a pas aussi un dispositif qui permet d’éviter que les mouvements armés, par des infiltrations, puissent déstabiliser Bamako, où il y a des ambassades des pays qui vont s’engager et aussi la représentation de la CEDEAO. Tout cela fait que la CEDEAO veut intervenir, mais en tant que partie malienne.


France 24 : Où est le blocage à Bamako ? Est-ce le capitaine Sanogo, le Premier ministre ou le président de la transition ?
Blaise Compaoré : C’est probablement parce qu’il manque un leader actuellement dans ce processus du côté du Mali.


France 24 : Vous êtes aussi en contact avec les forces qui contrôlent le Nord du Mali. Ici, on les considère en Occident comme des fous de Dieu, des terroristes fanatiques. Vous leur parlez, ça ne plait pas à tout le monde dans la région. Est-ce que ce sont des gens avec qui on doit discuter ou non ?
Blaise Compaoré : Nous partons d’un principe. Il y a des Maliens qui demandent l’indépendance. Il y a des Maliens qui veulent faire la charia dans tout le Mali. Comme un peu partout ailleurs, je veux dire qu’il y a des Corses qui demandent l’indépendance, mais on ne les attaque pas. Il y a des Québécois qui demandent l’indépendance, on ne les attaque pas non plus. On discute d’abord pour voir si on peut les intégrer dans la république. Si on peut limiter ces revendications qui sont extrêmes et parfois extrémistes. C’est lorsque le dialogue politique échoue que l’on peut imaginer d’entreprendre des actions de fermeté. Sinon, nous savons qu’il y a d’autres groupes pour lesquels nous pensons qu’il faut avoir des attitudes de fermeté. Les groupes Ansar dine et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avec qui nous avons eu des contacts sont des Maliens qui demandent à la fois l’indépendance ou la charia.


France 24 : Ansar dine est un groupe avec qui on doit discuter ?
Blaise Compaoré : Nous avons eu des contacts et nous pensons qu’en discutant avec eux, on peut arriver à les faire comprendre que nous sommes dans un monde où on ne prend pas les armes pour obliger les hommes et les femmes comme au moyen âge.


France 24 : Est-ce que vous diriez que Ansar dine est plus prêt à dialoguer que le pouvoir Bamako ?
Blaise Compaoré : Pour l’instant, ils ont envoyé une délégation pour discuter avec nous. Ils ont reçu mes envoyés. Mais nous attendons toujours d’avoir une structure du gouvernement chargée des négociations parce nous n’en avons pas encore reçu.


France 24 : Si je comprends bien, des groupes qui contrôlent le Nord du Mali, An sardine est plus prêt et plus structurer à dialoguer que le pouvoir à Bamako ?
Blaise Compaoré : An-sardine l’a annoncé la dernière fois. J’y ai envoyé mon ministre des Affaires étrangères et Iyad Aghali a dit qu’il acceptait la médiation. Il a même dit qu’ il soutien la médiation du Burkina Faso. Cela veut dire qu’il y a une disponibilité plus forte.


France 24 : Mais, comment vous pouvez à la fois négocier avec eux et pousser une intervention militaire de la CEDEAO à laquelle le Burkina Faso est prêt à participer avec des armes ?
Blaise Compaoré : Même en discutant avec eux, je leur dit que l’indépendance ne marchera pas. Il y a beaucoup de composantes de la population au Nord Mali qui sont contre l’indépendance. Je leur dit que ce sera alors difficile pour eux. Avec An -sardine, je leur aie dit qu’au 9e et 10e siècle, on pouvait prendre des armes pour obliger quelqu’un à prier dans un sens ou l’autre, mais au 21e siècle, ce n’est pas possible. Le Mali, la région, le Burkina Faso seront contre. Il faut que nous discutions sur d’autres bases. Voilà les questions que nous évoquons avec eux.


France  24 : Patientez-vous que quelque chose de structurer se mette en place à Bamako ? Ou est-ce que vous vous fixer une limite pour leur dire que vous ne pouvez plus attendre ?
Blaise Compaoré : Je pense que suite à la réunion des chefs d’état-major de la zone ouest africaine, la CEDEAO va se retrouver pour apprécier et voir dans quel sens il faut aller. Dans la mesure où nous savons que ce n’est pas la sécurité du Mali qui est engagée, mais celle de l’ensemble de la zone. Le Burkina Faso a 1200 km de frontière avec le Mali et la moitié est une frontière dite Azawad aujourd’hui. Comprenez que même pour nous et les autres voisins, c’est une préoccupation.
 

France 24 : On parle souvent de sahelistan, d’africanisthan, en disant que ce sont les conséquences de l’intervention occidentale en Libye. Est-ce que vous êtes d’accord avec ces analyses ? A quel point cela menace-t-il votre pays ?
Blaise Compaoré : Ces menaces ont commencé bien avant l’intervention en Libye. Il y a une dizaine d’année que nous avons ce phénomène d’insécurité liée à ces groupuscules dans le Sahara, autour de prise d’otages et de trafics divers.


France 24 : Mais est-ce que les choses ne se sont pas empirées après l’intervention ?
Blaise Compaoré : Il est vrai qu’après le démantèlement de l’arsenal militaire en Libye, il y a eu des mouvements qui ont transporté un certain nombre de matériel pour renforcer le dispositif de ces mouvements armés.

 
France 24 : Vous parlez des otages, il y a des otages occidentaux, notamment français. Dans la zone, vous êtes aussi impliqué dans les tentatives de médiations pour les faire libérer. Certains otages ont été libérés dans votre pays ces derniers temps. Avez-vous des nouvelles des otages français ?
Blaise Compaoré : Ce que nous savons, comme le gouvernement français et la plupart des pays voisins, c’est que les otages sont toujours en vie. Nous voyons actuellement avec les autorités françaises comment trouver une passerelle pour qu’un dialogue puisse s’instaurer véritablement et voir dans quel sens nous pouvons faire libérer ces otages.


France 24 : Avez-vous des preuves que les quatre otages français enlevés il y a deux ans sont en vie récemment ?
Blaise Compaoré : Les preuves de vie sont ce que nous recevons aussi comme message de la part de ces milieux qu’ils sont bien en vie. Nous n’avons pas engagé de négociations avec eux. Nous attendons, qu’avec les autorités françaises, nous puissions voir ensemble, comment nous allons faire au mieux cette question de négociation.


France 24 : On a beaucoup parlé, ces derniers temps, de présence de forces spéciales françaises sur votre territoire, d’opération américaine un peut sécrète pour des vols de reconnaissances. Pourquoi le Burkina Faso ouvre ses portes à la présence occidentale ?
Blaise Compaoré : Nous travaillons avec les occidentaux depuis des décennies. Le monde est ainsi fait et par exemple, la France coopère avec le Qatar. Vous êtes partout dans le monde. La France et le Burkina entretiennent des relations beaucoup plus anciennes que certains Etats. Il y a les mêmes niveaux de coopérations avec les Etats-Unis. Nous partageons des valeurs et nous pensons que nous pouvons partager, à la fois des informations et avoir avec eux de l’assistance en matière de formation. Nous n’avons pas d’engagements, ni avec la France, ni avec les Etats-Unis, pour des opérations militaires pour l’instant.


France 24 : Vous dites pour l’instant. Est-ce à dire que c’est quelque chose qui peut arriver ?
Blaise Compaoré : Comme partout, dans le monde, ces rapports peuvent conduire à des niveaux un peu plus élevé en fonction de la disponibilité des uns et des autres.


Propos retranscris par Steve OBORABASSI, pour la Voix du Peuple

 

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

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La Voix Du Peuple

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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

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     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

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   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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