Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 13:24

undefined 

  carteanime.gif 

 

  •  
    flash information 01
     
     
    Source : Résultat de recherche d'images pour "le monde.fr"
                         Par Alfred Babo 

     

    Faut-il continuer d’organiser des élections présidentielles en Afrique ?

     

    ..Faut-il continuer d’organiser des élections présidentielles en Afrique ? Cette question peut être jugée provocatrice par les idéologues de la démocratie en Afrique. Cependant, elle fait suite à une observation des élections sur le continent africain ces vingt-cinq dernières années, particulièrement la dernière élection présidentielle au Gabon. Lorsque Jacques Chirac jugeait, au début des années 1990, que « la démocratie est un luxe pour l’Afrique », beaucoup d’Africains, y compris les intellectuels et politiques s’en étaient offusqués. Vingt-cinq ans après, la réalité du terrain ne lui donne-t-elle pas raison ?

     

     

     

     

    Manifestation de l’opposition, au Congo-Kinshasa, le 31 juillet 2016.

        

    Afficher l'image d'origineGabon Un partisan de Jean PING à genoux devant les forces de l'ordre

     

     

    Lire aussi :   Fils de, frère de… comment se bâtissent les dynasties politiques en Afrique

    La démocratie électorale en Afrique a échoué parce que les élections, notamment présidentielles, donnent d’observer trois constantes qui militent, à mon sens, pour leur abandon.

    La démocratie, un luxe ?

    Premièrement, l’élection présidentielle est improductive car non seulement elle est très onéreuse pour les pays africains, mais elle produit très peu de résultats positifs dans la vie des populations. La présidentielle ivoirienne de 2010 a été reconnue par l’ensemble des observateurs comme l’une des plus coûteuses au monde. Le coût de l’organisation du scrutin a été estimé à 300 millions d’euros, ce qui en faisait l’élection la plus chère d’Afrique.

    La démocratie en Afrique, dans des pays pauvres et très endettés, est devenue un véritable luxe. Ces pays font très souvent appel à des financements extérieurs auprès de l’Union européenne et d’autres bailleurs pour organiser les présidentielles. Mais tout cela pour quels résultats ? Dans de nombreux pays, l’élection met aux prises des factions, généralement à base ethnique et depuis longtemps embourbées dans des luttes de pouvoir fratricides.

    De fait, le niveau de violence électorale (avant, pendant et après) est devenu la jauge du bon déroulement et de la crédibilité d’une élection. La dernière présidentielle du 27 août au Gabon s’est terminée par des violences exactement comme en 2009. Les violences électorales les plus graves sont celles qui se sont déroulées au Kenya en 2008, puis en Côte d’Ivoire en 2010 et, plus récemment, au Burundi en 2015. Le scrutin présidentiel à venir en République démocratique du Congo (RDC) a déjà généré des violences avant même que l’on ne se rapproche de son organisation.

    Lire aussi :   En Afrique, le printemps des dinosaures

    En outre, même dans les pays considérés comme les plus avancés dans la consolidation de la démocratie comme le Ghana, le Mali, le Sénégal, et le Bénin, la présidentielle a polarisé les tensions et l’on a parfois frôlé la tragédie. Entendons-nous bien, l’absence de brutalité visible ne signifie pas qu’il n’y a pas de violation, même symbolique, des droits de l’homme par la restriction des libertés politiques, notamment l’emprisonnement, les tortures et les menaces des opposants, ainsi que des acteurs de la société civile (syndicats, unions, journalistes, etc.) avant ou après une élection. Ces violences en général débouchent sur la conservation du pouvoir par le président sortant ou le régime en place.

    Deuxièmement, les élections présidentielles en Afrique ne débouchent que très rarement sur une alternance. En dehors de quelques pays comme le Ghana, le Mali, le Sénégal, le Bénin et le Malawi, l’alternance politique s’est faite soit par le biais des putschs ou soulèvements populaires lors du « printemps arabe », soit elle ne s’est pas réalisée. Le même président, le même clan ou système, trentenaire, voire cinquantenaire, demeure au pouvoir. Il en est ainsi du Togo et du Gabon, puis, dans une certaine mesure, de toute la sous-région de l’Afrique centrale notamment l’Angola, le Congo, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Cameroun et, plus loin, le Zimbabwe et l’Ouganda.

    Inculture démocratique des classes politiques africaines

    La tendance, la grande, reste la foire aux modifications des Constitutions pour que des présidents qui avaient accepté aux forceps le multipartisme, demeurent au pouvoir vingt-cinq ans après l’instauration de la démocratie.

    Lire aussi :   Au Sénégal, l’affaire « Karim Wade » en un mot : fiasco

    Aujourd’hui, ils sont nombreux à se lancer dans l’aventure de la modification constitutionnelle en vue de conserver le pouvoir, à l’instar du Burundi, du Congo et du Rwanda. Ce sont des présidents qui organisent l’élection, et la gagnent inéluctablement. Dans un passé récent, Abdoulaye Wade avait essayé ce passage en force. En Côte d’Ivoire, la tentation reste grande avec le projet de nouvelle Constitution prévue par le régime en place.

    Au Bénin, ce n’est pas faute d’y avoir pensé. Au Burkina Faso, la tentative de Blaise Compaoré a connu une fin fatidique. En RDC, les manœuvres sont en cours pour trouver les ressorts juridiques d’une éventuelle prolongation du mandat de Joseph Kabila. Ces manœuvres qui très souvent provoquent des violences, débouchent inexorablement sur la contestation des résultats.

    Lire aussi :   Gabon : les paradoxes d’une dictature « soft »

    Ce qui nous amène justement au troisième point : la contestation des résultats est devenue quasi consubstantielle à l’exercice de ces scrutins et dénote l’inculture démocratique des classes politiques africaines. L’opposition dénonce toujours des fraudes et demande l’annulation de l’élection. Depuis le 30 août, date de proclamation des résultats de la présidentielle gabonaise, le candidat de l’opposition, Jean Ping, n’a cessé de crier à la fraude tout en s’autoproclamant lui-même vainqueur du scrutin et président de la République en dehors de tout cadre juridique.

    Lire aussi :   « Sassou », maître du Congo jusqu’en 2031 ?

    En 2015, en Guinée, l’opposant Cellou Dalein Diallo réclamait la reprise de l’élection avant même la fermeture des bureaux de vote. Lors de la présidentielle ivoirienne de 2015, les candidats de l’opposition tels Mamadou Koulibaly et Essy Amara ont suspendu leur participation avant même l’ouverture des bureaux de vote, dénonçant de graves irrégularités et la mainmise du président sortant, Alassane Ouattara, sur le processus. En face, le pouvoir, qui contrôle les organes électoraux pompeusement qualifiés d’« indépendants » bat toujours en brèche les contestations et recours des opposants et proclame vainqueur le président en place.

    Penser autre chose que l’élection

    Sur le continent, les élections présidentielles donnent à voir cette même complainte de fraude, de tricherie et de manque de transparence et d’équité. Pourquoi organiser une élection dont le processus est de toute façon remis en cause et ne débouche que rarement sur l’alternance, mais plutôt sur des violences, et des morts ?

    Lire aussi :   La souveraineté au cœur de la contestation des jeunesses africaines

    Mon argument est qu’il ne faut pas organiser d’élection présidentielle dans certains pays africains. Ne pas le faire, c’est épargner des vies humaines, c’est épargner de l’argent, c’est s’émanciper d’acteurs politiques en manque d’inspiration. Le gain humain, économique, moral et politique de la non-organisation de présidentielles l’emporte sur le maintien d’un simulacre qui ne vise qu’à satisfaire la communauté internationale. Le modèle démocratique occidental, contrairement à la pensée distillée, n’est pas universel. Chaque société devrait s’inventer son propre modèle de gouvernance qui assure sa pérennité dans la paix et le progrès.

    A ce titre, l’élection présidentielle pourrait être maintenue uniquement dans les pays où l’expérience semble fructueuse. Mais, dans les autres, il faut penser à autre chose, avant que l’Occident ne trouve – encore – une autre « solution » à imposer aux Africains, faute d’avoir trouvé par eux-mêmes. Le régime parlementaire, entre autres, peut peut-être contribuer à réduire tensions et violences à l’échelon régional ou local plutôt que national. Aussi, un candidat à la présidentielle ivoirienne de 2015 avait proposé la brillante idée d’un système tout à fait inédit fondé sur une présidence tournante entre les régions ou blocs ethniques.

    Lire aussi :   Paul Kagamé ou le risque de l’isolement 

    L’épicentre de l’élection serait alors dans la région chargée de désigner, parmi ses élus, celui qui accédera à la présidence. L’on pourrait exiger de tout candidat visant un siège régional, puis la présidence, d’obtenir un quota de signatures dans les autres régions. Ce qui l’amènerait à organiser une campagne nationale. Le président élu se prévaudrait ainsi d’une double légitimité, régionale et nationale. Ce système parlementaire tournant aurait l’avantage de régler la question ethnique récurrente, de pacifier les élections et garantir l’alternance.

     

     

    JE SUIS Résultat de recherche d'images pour "tricheur"  Monsieur 8%  DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

    i

    Afficher l'image d'origine 

    Tricheur / Tricheuse / Humour / Gaming / Ecole Tee shirts

     

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

.

 

 

 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

Partager cet article

Repost 0
LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article

commentaires

La Voix Du Peuple

  • : Le blog de la voix du peuple
  • Contact

POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

2013 marketing trends 

 

                              petit gif animé clown qui jongle

 pub_top.gif

     

                                     

             

      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

CONGO.jpg-1.jpg

   

  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

  carteanime.gif

 

  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

        hautbma.jpg

   

                              drapeau france

    

                          Le TonTon

       undefined

 

           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

       ststop.gif   

 

        sujets-interdits.jpg     

 

          CAF7X9TP.jpg

 

          

               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

       CALV3Y6Z.jpg      

 

       CARELW57.jpg   

 

       CARTE-CONGO.jpg

 

       medium_sassou-hu-jintao-congo-chine.jpg

 

       FORET-EN-DANGER.gif  

 

        pillards.jpg

 

       le-pillage-des-for-ts-du-congo1.jpg  

 

 

  

 

   

 

       CAG9I7CH-copie-1.jpg

                 

 

                   

                

          

 

         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

                        undefined

 

 

 

                       gif carte mastercard

        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

        AFRIQUE-LIBERATION.gif

 

        afrique-au-secours.jpg

 

        CRISE.gif

            

                    

     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

      voie-sans-issu-la-d-silusion-du-chemin-d--avenir-copie-1.jpg

      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

        eau7.jpg

 

        

                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

        arton42-100x29

 

        logo_lexpress.gif

 

        Leparisien

 

        nouvelobs

 

         butin azuréen

 

         rue89_logo1.jpg

 

 

        Logo Mafia

 

        corruption menottes

        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

        JohnPerkinsCourage824

 

        arnaques.jpg

 

        france2

        Le Grand Journal...

 

        canal +

 

            

 

       

 

      

 

       

 

       

 

        

 

       

       

 

       

          

          DES FEMMES ATYPIQUES

 

           

 

           

              

        

 

       

 

           

            congo-brazza1

       Ou est le serieux

            mammamia

 

            aubout

 

            sassou dictateur-copie-1

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

      

  Gold Man sachs - LA BANQUE QUI DIRIGE LE MONDE

 

     

     

      News

 

          Le malheur des congolais

 

     

      

        

     

 

 

 

 

 

 

 

      

     

 

Recherche

Texte Libre

Catégories