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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 22:10

 

   
Me Aloyse Moudileno Massengo , Ancien premier ministre et ancien ministre de la Justice du Congo

A

SASSOU NGUESSO : PARTIRA, PARTIRA PAS ?

 

 

 

 

 

 

 

Le 15 août 2014, Sassou-Nguesso festoie à Sibiti. C’est l’anniversaire, dit-il, de l’indépendance du pays. Il a fait venir, du Congo-Kinshasa, Koffi Olomidé , le seul musicien digne de ses mouvements de jambes et de fesses, son Congo à lui n’en ayant plus de comparables et pour cause : guerres civiles après guerres civiles. Au cours de son discours (dit officiel), une phrase tombe de sa bouche : « Le sang et les larmes des autres, ça suffit ! »
.
Les rédacteurs officiels du document sont ébahis : la mystérieuse phrase n’y était pas écrite.
Qui ou qu’est-ce qui l’a donc inspirée à l’orateur ? Et à qui s’adresse-t- elle ? A lui-même ? A
ses sbires incontrôlables ? A ses conseillers occultes ? Mystère jusqu’à ce jour et sans doute
jusqu’au-delà de demain. On peut même penser que c’est une phrase simplement lancée dans
l’euphorie de la fête et l’ivresse du moment car plus personne ne la cite. Je suis de ceux qui ne
croient pas que Sassou a lancé cette injonction du fond de son coeur et de son esprit. Une telle
phrase ne peut être crédible et porteuse d’espérance que prononcée dans un moment de grand
regard commun vers les tragédies vécues ensemble. Non, aucun remords intime, aucun regard
isolé vers notre douloureux passé ne peut autoriser un d’entre nous à conclure seul :
« Tout ça, ça suffit »
. Nous devons tous être solennellement réunis, comme en 1991 et 1992, pour prononcer une
telle phrase, tirer cette conclusion. Car nous aurions tous analysé, ensemble, les causes de ce
que nous rejetons et défini les moyens qui empêcheront son retour. Un seul d’entre nous ne
peut pas dire : « Ça suffit »
. A moins qu’il soit l’auteur de tous les cataclysmes. Je dirai enfin que c’est une phrase sans
engagement dans la bouche de Sassou puisque devant 2016, il semble décidé à demeurer celui qu’il a toujours été. Verseur de sang sur son chemin par tous les moyens et sous tous les prétextes. En tout cas, sa phrase ci-dessus n’a condamné aucun des prétextes utilisés par les uns et les autres pour verser le  Numéro 417 - Congo - Sassou-Nguesso : Partira, partira pas ?
sang. C’est pourquoi, comme annoncé dans notre précédente communication ( Afrique Education , numéro 416 du 1er au 15 juin 2015), la présente sera axée sur le culte que Sassou
voue à la violence. Depuis le 18 mars 1977, il y recourt toujours. Comment peut-il la déclencher avant 2016 afin de mettre sa « constitutionnette » hors d’état de demeurer en vigueur ?
La constitutionnette de 2002 est devenue la grande épine à la gorge ou sous le pied de Sassou-Nguesso
Le Congo, un pays où Sassou règne comme sur des tombes. Sans cesse, nous revenons sur
ce point comme une lamentation. Sassou rend le Congo comme un pays sans voix, comme une vallée de morts. Mais nous ne voulons pas revenir au 18 mars 1977. Nous sommes donc à la veille de 2009. Beaucoup n’ont pas remarqué ce qui s’est produit : de nombreuses disparitions : parmi ceux qui pouvaient alors être candidats face à Sassou – comme un programme d’élimination de concurrents ! Voici quelques noms :
- André Milongo Ntsatouabantou, premier ministre de la transition (1991-1992) décédé au
mois de juillet 2007 (une mort qu’il ne faut pas séparer de celle de l’ex-ministre de Lissouba
:
Gabriel Matsiona ) ;
- Stéphane Bongho Nouara, premier ministre de Lissouba, en 1992, décédé le 7 octobre
2007 ;
- Ambroise Noumazalayi, secrétaire général du PCT, décédé le 17 novembre 2007 ;


- Jean-Pierre Thystère Tchicaya, personnalité montante depuis Marien Ngouabi, décédé le
20 juin 2008 ;
- Augustin Poignet, ancien président du Sénat sous Lissouba, décédé le 26 juin 2008 ;
- Bernard Kolelas, dernier premier ministre de Lissouba, décédé en novembre 2009 ;
- Mgr Kombo, ancien président de la Conférence nationale souveraine de 1991, décède le 22
octobre 2008, mort empoisonné ;
- Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba, ancien secrétaire général du PCT, empoisonné en
2008 et paralysé depuis ( « Ils ont voulu m’éliminer par empoisonnement » , affirme-t-il) ;
- Général Motando, mort subitement au sortir d’un repas.
Des disparitions que de nombreux congolais considèrent comme des crimes commis afin que la
candidature du Kaka ngé pour un second mandat se déroule sans concurrents sérieux
(Aujourd’hui, il dit qu’il n’y a pas de candidats dignes de ce nom dans le pays).
Son second mandat, il l’a naturellement eu sans sérieux candidat en face de lui. L’ensemble de
ses adversaires ne réussit même pas 9% des voix sorties des urnes. C’est dire que le Kaka ngé
n’avait plus en face de lui de noms qui résonnent dans le pays. Et ceci est si vrai que près de 7
ans après (veille de la fin de son 2e et dernier mandat), « il ne craint personne » (sic). Comme
si ceux qui ont survécu pendant les périlleuses années que nous venons d’indiquer, ne
représentent aucun danger pour lui en 2016.
Le danger pour le Kaka ngé, en 2016, c’est absolument personne. Le danger, l’obstacle, c’est
un texte. C’est la constitutionnette. Plus exactement, l’article relatif au nombre de mandats


présidentiels que l’on peut assumer successivement. Deux, pas plus. L’obstacle, l’ennemi de S
assou , devant 2016, c’est cet article accepté en 2002 par Sassou comme un renard, mais qui le prend à la gorge maintenant. Son adversaire d’aujourd’hui et de demain, c’est donc sa constitutionnette et apparemment personne (du moins jusqu’ici) sur l’échiquier politique congolais. Un renard peut bien finir par être pris à son propre jeu. C’est pourquoi tout ce que
Sassou fait ou tente de faire s’est dressé d’abord contre sa constitutionnette. C’est également la raison pour laquelle, dans cette communication, nous ne traiterons que des manoeuvres auxquelles pourra se livrer Sassou afin d’arracher l’arête (lékoufé) qui le tient à la gorge. Des manoeuvres aboutissent à la mise en suspension ou à mort de sa constitutionnette pourtant chérie en 2002.
Comment peut-il suspendre sa constitutionnette ou la jeter aux oubliettes ?
1 – D’abord, une invitation à la prudence, Sassou étant un vieux renard. Il ne faut pas être
dupe devant ce que laisse paraître en ce moment Sassou-Nguesso : consultations par ci, consultations par là, c’est-à-dire, recherche de lumière ou conseils. Tout cela est masque de ses idées fortes. Ceux qui l’ont poussé à ensanglanter hier le pays et le maintiennent fixé sur cette voie malgré le grand vent de salut qui a soufflé au-dessus de notre pays, en 1991-1992. Avec ces consultations, il se comporte comme un vérificateur des comptes d’électricité, de gaz ou d’eau. Il veut savoir si tout va au niveau de ses consultés.
2 – Ses idées fortes ne sont un secret pour personne depuis qu’il les applique, à savoir, en
réalité, « mieux vaut la mort même d’un frère que la perte du pouvoir (assassinat de Marien
Ngouabi e n 1977), « mieux vaut la guerre civile que le dialogue (préconisé en 1997 par feu président Omar Bongo ) ; « mieux vaut le pire que le raisonnable. Mieux vaut un Congo retourné à l’âge des termitières qu’un Congo construit à l’image d’une nation moderne. Quelle option dans le cadre de cette éternelle stratégie de « mieux vaut » destructeur, peut perdre
Sassou afin de mettre sa constitutionnette hors d’état de lui faire perdre le pouvoir en 2016 » ? Il a déjà discrédité cette constitutionnette en pleine ville de Washington en la traitant de texte qui a « montré ses limites ». Voilà un garant et gardien suprême du socle de la légalité dans son pays qui se départit publiquement, pire à l’étranger, de ce statut, de ce devoir.
A l’intérieur du pays, son parti (le PCT, Parti congolais du travail) demande la mise à mort de la constitutionnette sur la base d’un raisonnement totalement différent de celui du maître. Pour ce parti, la constitutionnette a permis à Sassou de bien travailler. C’est donc un excellent outil de travail. Néanmoins, mieux vaut (sic) perdre, immoler ce texte que Sassou . C’est ce qui se trouve souligné dans un commentaire de Joël Nsoni intitulé : « Quelle est la meilleure voie pour 2016 ? (in La Semaine africaine). Voici en quels termes : « Pour... le PCT, il est difficile d’accepter la mise à l’écart de celui qui a permis au pays de retrouver les chemins de la paix et du développement. D’où la recherche de solution pour lui donner la possibilité de rempiler en 2016. L’actuelle constitution ne permet pas de soumettre au référendum la révision du principe verrouillé de la limitation des mandats présidentiels. Alors, la solution serait d’abroger, tout simplement, la constitution pour en adopter une autre (1).
Nous nous interrogeons sur cette différence de regard sur la constitutionnette entre Sassou et
son parti, constatons et retenons simplement que les deux juges ou intéressés arrivent à la
même conclusion, à savoir, la constitutionnette de 2002 (stérile ou pourvoyeuse de bienfaits)
doit disparaître. Le parricide est donc retenu comme crime nécessaire devant 2016. Il ne reste
donc qu’à rechercher les meilleurs moyens pour l’accomplir sans en porter la responsabilité,
c’est-à-dire, sans être soupçonné. Ce qui signifie qu’il peut chercher les coupables ailleurs s’il le faut, fabriquer des faux responsables ?
Ce n’est pas un travail qui peut se révéler au-dessus du savoir-faire de Sassou-Nguesso.
1 - Le 18 mars 1977, il a su comment assassiner Marien Ngouabi et les jours suivants, Massa
mba Débat
, le Saint Cardinal Emile Biayenda
,
Ontsou
,
Mboro

et des centaines de milliers d’innocents sont morts et meurent les jours suivants, c’est-à-dire,
jusqu’à aujourd’hui.
2 – La question n’est donc pas de savoir comment Sassou peut s’y prendre pour suspendre sa
constitutionnette mais de convaincre tout un chacun qu’en cas de troubles graves au Congo
devant 2016, troubles pouvant entraîner la suspension de la constitutionnette, l’auteur en sera
cet homme. Toujours renard, toujours Andzimba, toujours suspendeur de constitutionnettes ou
Lois fondamentales et promulgateur de nouvelles. Des nouvelles toujours viciées dès le
cerveau de leur géniteur.
En l’occurrence, comment s’y prendra-t-il pour « justifier » une suspension de sa constitutionnette ou un renvoi du scrutin de 2016 aux calendes grecques ?
1 – Nous avons déjà dit que Sassou ne se ridiculisera pas à mettre sur le dos de quelqu’un un
grand complot troublant gravement l’ordre public devant 2016. Par poison et autres moyens, il a éliminé ceux qui lui faisaient de l’ombre dans le passé. La seule ombre devant 2016, c’est sa
propre « loi », son propre « ordre ».
2 – Il lui suffit donc de comploter contre celui-ci – bombes par ci bombes par là, attentats par ci, attentats par là et les arguments seront trouvés pour suspendre « jusqu’à nouvel ordre », la
constitutionnette et le scrutin attendu en 2016. Et Ndenguet appellera son monde aux sagaies.
3 – Qui cherchera à savoir si l’attentat ou la bombe est l’oeuvre d’un opposant ou groupe
d’opposants ou du pouvoir lui- même ? L’explosion de la caserne de Mpila, le 4 mars 2012, est
là pour montrer à tous que Sassou peut tout rejeter sur qui il veut, c’est-à-dire, fourvoyer une
enquête dans une direction qu’il choisit, diriger même les soupçons vers des inconnus. Le juge
Apesse , jugeant la douloureuse Affaire des assassinats massifs du Beach (2005) n’avait-il pas relaxé les coupables clairement désignés par les faits en déclarant : « crimes commis par des
inconnus » ? Et depuis cette date, l’Etat n’a rien fait pour tenter de retrouver ces « inconnus ».
La jurisprudence Apesse permettra donc facilement à Sassou de classer purement et simplement les « faits graves » qu’il pourra inventer et évoquer pour suspendre brutalement sa constitutionnette devant 2016.

Ndenguet
,
Okemba
et autres serviteurs sont là pour lui prêter main forte (couvre-feu impitoyable, terreur le jour...).
Un contexte politique qui se laisse préparer un nème coup d’état de Sassou- Nguesso
Le contexte, c’est l’état du pays au niveau de son âme, c’est-à-dire, de sa cohésion nationale.
Quel triste spectacle 65 ans après l’indépendance !
1 – Depuis l’assassinat, en 1977, du président, Marien Ngouabi (originaire du Nord), celui de
son prédecesseur, Massamba Débat (originaire du Sud et présenté par Sassou comme le meurtrier) et celui du Saint Cardinal Emile Biayenda attribué par Sassou à des arriérés (fétichistes) de la famille de Marien Ngouabi
, depuis ces événements, le Congo est un pays qui se divise de jour en jour. Le nombre des
partis politiques qui ne cessent de se créer sur des bases tribales ou régionales le montre.
C’est le règlement de chacun au fond de sa termitière. Comme si c’est là qu’il rencontrera ceux
avec qui il participera à la construction du Congo de demain ; comme si le fond de la terre est le
siège des idées qui ouvrent vers le futur.
2 – Cette décadence du pays sur le plan de son âme nationale a été lancée par Sassou-Nguesso
dans le cadre de sa stratégie bâtie sur le « mieux vaut » sans cesse tourné vers le passé, vers
la tribu et le clan. Ce qui signifie que le Congo se lèvera difficilement si demain, Sassou 
pose des bombes par ci et se livre à des attentats par là afin de suspendre sa constitutionnette.
On sera alors devant un Congo qui ne saura pas penser encore moins dire, affirmer : « ce qui
se passe à Pointe Noire, à Dolisie, à Brazzaville, à Djambala, à Owando, à Ouesso, à
Impfondo, etc... nous concerne tous »
. Chacun se repliera sur son coin avec le célèbre murmure à la bouche : « Ce n’est pas notre
affaire, c’est celle des Lari, Téké, Kouni, Makoua, etc. ».
3 – Et comme Sassou le sait – puisque c’est lui qui travaille au recul du pays à tous les niveaux
– il réagira par des nouvelles « Opérations Mouébara » (des opérations de « maintien d’ordre »
sélectives : tribu par tribu). Pour lui, « maintien de l’ordre » c’est toujours opération contre les
Bakongo, contre les Babembé, les Kouyou, etc.
4 – Le pays n’a plus cette âme qui le faisait bouger et se lever dans l’unité. Ce qui s’y est passé
en 1963, 1968, 1991 et 1992, c’est-à-dire, des événements au cours desquels les Congolais se
sont retrouvés sans distinction de leurs origines tribales afin de dire et faire ce qu’ils croient bon pour leur pays, est toujours empêché sous Sassou-Nguesso. Toujours le fameux « mieux vaut » qui fait reculer vers ce qu’on ne devait plus être. « Mieux vaut être Mbosi que Congolais.
Mieux vaut garder le pouvoir au fond de la terre comme les termites », etc.
5 – Bien entendu, il ne faut pas oublier, dans ce contexte de dépérissement de l’âme
congolaise, le fait économique, plus exactement, la politique que mène le régime de Sassou-N
guesso : affamer la population de telle sorte que la priorité par celle-ci devient : se jeter sur les miettes qui tombent de la table du Kaka ngé ou qu’il lui lance d’une main de grand seigneur ou noble généreux. Dans ce climat de faim et de jets de miettes considérés comme une générosité, une grâce, l’homme à applaudir, c’est le Kaka ngé. Oui, on oublie facilement que c’est lui qui est à l’origine de la misère et qui l’entretient. On ne prendra donc pas facilement le risque de penser qu’il peut poser des bombes par ci et par là, commettre des attentats au centre des villes ou dans des aéroports.
Dans un tel contexte, la constitutionnette pourra être sacrifiée sans peine, personne n’étant
capable d’inviter personne à s’interroger ensemble sur l’origine du feu qui brûle la ville, qui fait exploser des casernes, qui entraîne la suspension des lois et libertés fondamentales.

6 – Quant à la suite, c’est-à-dire, à l’après-sacrifice de sa constitutionnette, le Kaka ngé sera à
nouveau applaudi comme homme qui sait rétablir la paix et le développement ; et bien entendu,
qui sait sortir le peuple des constitutonnettes qui ont montré leur limite. Dans le document
précité (« Quelle est la meilleure voie pour 2016), on peut lire ceci : « Aujourd’hui, les gens ne
se rendent pas compte... mais c’est une chance que nous avons de vivre dans la paix. Il y a un
homme au centre de ça, c’est le président Sassou
. Si nous devons garder, continuer cette paix, le président Sassou fait partie de la solution. Dès
lors, c’est clair, permettre à l’actuel président de continuer à jouer un rôle au sommet de l’Etat »
. D’où la campagne de consultations déjà lancée par lui-même tous azimuts (3).
Bref, le climat est tout préparé dans le pays, pour que Sassou puisse se permettre toutes les
manoeuvres même les plus violentes, afin d’être maintenu au sommet de l’Etat comme
incomparable bâtisseur de la paix et porteur du développement au Congo.
7 – Cette façon de regarder les hommes et les institutions illustrée par le document mentionné
ci-dessus date du temps du monopartisme. « Kaka Sassou, Kaka Sassou remonte au 5 février 1979. Ceci a été lancé afin que Yhombi Opango , successeur de Marien Ngouabi , soit destitué et jeté en prison pour un crime imaginé par le père des complots : Sassou 
.
Yhombi est resté 12 ans derrière les barreaux sans inculpation, ni jugement. Un vieux cri qui permet à tout un chacun de comprendre qu’une fois le complot mené par Sassou contre sa constitutionnette réussi, la suite ne sera pas différente de ce que cet homme a fait au cours de ses deux septennats (entre 2002 et 2016), c’est-à-dire, l’écrasement de la démocratie
».
8 – Non, on ne doit confondre individu et institutions. Celles-ci ne doivent en aucun cas, être
subordonnées aux mérites de ceux-là. Un grand serviteur du pays ne doit pas se voir décerner
un statut de personnages au-dessus des lois. Pas de « hors-la-loi positifs », c’est-à-dire,
d’individus hors du commun. L’égalité ne doit pas être déniée au nom du mérite, quelle que soit la dimension de celui-ci. Un mérite se reconnaît et s’honore. Mais il ne doit pas entraîner des dérogations fondamentales à la loi. A moins que l’on pense que les Lois fondamentales le sont seulement au gré des circonstances.


En réalité, Sassou prépare un climat de guerre civile au Congo
1 – Le document cité ci-dessus poursuit : « Les leaders de l’opposition sont sûrs que la
population congolaise se mettra dans la rue, au cas où le pouvoir tente un passage en force ou
une quelconque manoeuvre politique destinée à modifier l’ordre constitutionnel, de nature à
permettre à l’actuel chef de l’Etat de se présenter, pour un nouveau mandat. Ils pensent aussi
que la communauté internationale condamne tout passage en force et que cela suffit pour
dissuader toute velléité du genre. Mais lorsqu’on demande aux Congolais qui souhaiteraient-ils
comme futur président parmi les leaders de l’opposition, le pourcentage des réponses ne
semble favorable à aucun de ces leaders. Donc, il n’y a et il ne peut y avoir que l’indécrottable
Kaka Nguesso.
2 – L’explication du « constat » ci-dessus, est simple : le Kaka ngé Sassou a tout nettoyé sur
son passage depuis 1997, en particulier, entre 2007 et 2009. Et depuis, il humilie les survivants
en en faisant des mendiants (phénomène de « nguirisation », des « vaut rien », d’« incapables
en tout » (4).
3 – Dans la partie finale du document, l’auteur parle de Congolais déroutés après la Conférence
nationale souveraine de 1991, l’élection démocratique de Lissouba comme président de la
République en 1992, c’est-à-dire, successeur de Sassou démocratiquement écarté pour ne pas dire largement battu. Il déclare que ce fut tout de suite de la déception :
« Les Congolais se (mirent) à douter, un an après... : milices armées liées à des partis
politiques, avec leurs lots d’insécurité et d’assassinats. Le pays fut balkanisé, guerre civile en
1993, nouvelle guerre civile en 1997... (C’est) ce chaos que l’on (redoute en 2016). Au niveau
de l’opposition actuelle), il y a peu de chance de trouver un acteur à même de garantir la paix
comme l’a fait l’actuel président... » (5).
4 – Pour l’auteur du document, les Congolais ne veulent pas garder la constitutionnette de 2002
par peur de l’inconnu : ils ne veulent pas revivre, Sassou écarté, ce qu’ils ont vécu avant la 
victoire de celui-ci le 15 octobre 1997.
Un raisonnement qui ferme les yeux et l’esprit sur le rôle joué par Sassou au cours du mandat
de Lissouba ponctué de crises incessantes et de guerres civiles. Si Sassou , allié de Lissouba
, n’avait pas abandonné ce dernier un mois à peine après leur victoire commune du 30 août
1992,
Lissouba ne se serait pas retrouvé dès le mois d’octobre suivant sans majorité à l’Assemblée nationale, n’aurait connu la vie de galère qu’il a eue jusqu’à la fin de son mandat, toujours à rechercher du consensus à l’Assemblée nationale à défaut d’y disposer d’une majorité.
5 – Toute la situation de désarroi décrite par Mr Nsoni résulte des agissements de Sassou :
d’abord en tant qu’allié de Lissouba , puis, allié de Kolelas
, puis, ennemi des deux, et, finalement, sacrificateur de la belle constitution du 15 mars 1992 à
sa victoire criminelle du 15 octobre 1997 (6).
Monsieur Joël Nsoni a rappelé à la fin de son texte quelque chose qui doit faire réfléchir Sassou .
C’est l’attitude de retenue dont a fait preuve la Conférence nationale souveraine de 1991 en
face de la constitution monopartiste alors en vigueur dans le pays : « Personne n’a le droit de
changer une constitution sinon le peuple souverain comme en 1991, lors de la Conférence
nationale souveraine ». Oui, lors de ce grand moment de raison, les conférenciers avaient
compris que Sassou et sa constitution étaient déjà « morts » que l’essentiel des débats ne devait plus les concerner.
La cause les concernant était déjà entendue ? Il ne fallait plus s’en encombrer inutilement. Si
les conférenciers avaient brutalement jeté Sassou et sa constitution aux orties, en 1991,
Sassou s’empresserait de dire aujourd’hui devant sa constitutionnette : J’imite l’exemple de la
Conférence de 1991 ».


6 – Puissent ceux qui se battent afin que 2016 soit une belle aurore au-dessus de notre pays ne
pas se laisser aveugler ou terroriser par toutes les manoeuvres que peut imaginer le Kaka ngé
dans le sans contraire. Il peut troubler plus gravement qu’hier. Que devant 2016, Sassou ne
réussisse pas ce qu’il est parvenu à réaliser sous le mandat du président Lissouba : diviser, émietter les Congolais, les replonger à l’âge des « termitières ». Le souhait ci-dessus
implique que nous soyons convaincus que l’homme qui a fait assassiner le Saint Cardinal
Emile Biayenda
en 1977 et qui s’inclina, voire, prie aujourd’hui devant sa tombe, voie son destin autrement
qu’hier ; qu’il ne doit pas s’aventurer vers 2017 (quarante ans après) toujours couvert du sang
des autres en son coeur ; toujours renard dans son esprit.
Le même souhait implique que nous soyons capables de ne pas tomber dans ses éternels
pièges. Hier, c’est-à-dire, au lendemain de la belle Conférence de 1991, il a réussi à plonger la
plupart des partis politiques dans la division tribale, dans les instincts du temps des sagaies.
Nous ne sommes pas seuls à surveiller le renard devant 2016. Montrons à ceux qui nous aident
que nous sommes avertis de toutes les manoeuvres de jour et de nuit qu’il peut combiner et
déployer au-dessus de notre pays.
(1) Une autre, une nouvelle complètement maintenue dans les nimbes. Personne ne laisse
entendre comment elle serait différente de la constitutionnette actuelle.
(2) Sassou consulte les personnalités sur l’état général de la nation, de la République, etc... Ne
lui demandez pas ce qui le pousse à cette démarche. Secret d’Etat ou énigme. C’est comme
son « Travaillons d’abord » de décembre 2014. Travailler sans travail défini, arrêté. C’est une
manière d’étourdir, de tromper le peuple, de l’égarer. Pendant ce temps, lui gagne.
(3) Consultations tous azimuts : des chefs coutumiers aux anciens marxistes-léninistes et chefs
de guerre tribale.


(4) Les « Incapables en tout » ce sont les vaincus du 15 octobre 1997. Sassou n’a jamais jugé
nécessaire de faire asseoir le pays sur tout ce qui l’a mis sans dessus dessous après 1997.
Pour lui, sa victoire a suffi. Résultat : c’est en tant que vainqueur qu’il a promulgué la Loi
fondamentale et constitutionnelle, puis, foule maintenant au pied cette dernière.
(5) L’auteur parle beaucoup de paix apportée par Sassou au Congo. Il oublie de rappeler, a
fortiori, de souligner comment ce prétendu pacificateur est arrivé au pouvoir, le 15 octobre
1977, et s’y maintient depuis cette date : mercenaires, Beach, Opérations Mouébara,
Mbosisation de l’appareil de l’Etat. C’est la paix des vainqueurs. La victoire se poursuit par
l’écrasement des vaincus. C’est la stratégie du « parachèvement », dirait l’autre.
(6) Pourquoi personne, parmi ceux qui trouvent de nombreux et grands mérites à Sassou,
vainqueur de Lissouba , ne s’interroge sur la façon dont il a supprimé la grande constitution du 15 mars 1992 ? Et pourtant, c’est l’un des grands crimes qu’il a commis en 1997 après le choix de la guerre civile comme solution à un problème d’ordre juridique ou constitutionnel et la restauration 
du Kakanguessonisme ( Sassou-Nguesso seul maître) dans le pays. Pourquoi tant de bruit sur la constitutionnette et très peu de pensée pour la vraie constitution de 92 ?

Prochain article : Sassou-Nguesso peut-il organiser un référendum crédible 

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

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     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                              drapeau france

    

                          Le TonTon

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           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

        arton42-100x29

 

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        Leparisien

 

        nouvelobs

 

         butin azuréen

 

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        corruption menottes

        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

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        Le Grand Journal...

 

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          DES FEMMES ATYPIQUES

 

           

 

           

              

        

 

       

 

           

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       Ou est le serieux

            mammamia

 

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  Gold Man sachs - LA BANQUE QUI DIRIGE LE MONDE

 

     

     

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          Le malheur des congolais

 

     

      

        

     

 

 

 

 

 

 

 

      

     

 

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