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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:07
 

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C

RETOUR SUR  UNE JOURNÉE INSURRECTIONNELLE AU BURKINA FASO

 

Blaise Compaoré invité par ses pairs à renoncer au pouvoir en 2015

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Dans les rues de Ouagadougou, le 29 octobre.

 

 

 

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Ce jeudi 30 octobre 2014 au matin, les députés du Burkina Faso devaient examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015. Sous la pression, le vote a été annulé. Trop tard : avant le début de la séance, des manifestants avaient réussi à pénétrer dans l’enceinte du Parlement et des affrontements mortels ont eu lieu par la suite dans le pays. Le président, qui s'est exprimé en fin de soirée, a refusé de démissionner malgré les demandes pressantes de l'opposition. Il se déclare en revanche ouvert à l'idée d'un gouvernement de transition et promet de remettre le pouvoir au prochain président élu.

Les heures sont données en temps universel

23h39 : Sur RFI, notre correspondant à Ouagadougou Yaya Boudani fait le point sur la situation. Il parle de « confusion totale ». « Quand on lit les déclarations, il y a certaines contradictions, relate-t-il. L’armée parle de " couvre-feu ", tandis que dans la déclaration du président Compaoré, on ne parle pas de couvre-feu mais de l’annulation de l’état de siège. Le chef d'état-major ne dit pas qui va gérer cette transition, il ne répond pas à cette question. Puis le président Compaoré dit assurer la transition. »

Conclusion : « On ne sait plus qui gère quoi. L’armée va-t-elle gérer la transition et mettre en œuvre tout ce qui a été annoncé par l’état-major ? Ou est-ce le président Compaoré qui va gérer les affaires jusqu’à la fin de cette transition ? » Alors que la rue et l’opposition exigent toujours la démission de M. Compaoré.

Hypothèse : « On va visiblement vers un bras de fer, car nous avons eu avant la déclaration du président Compaoré certains membres de la société civile qui ont rencontré le président dans la matinée au palais présidentiel, et ils ont assuré avoir dit clairement au président de faire une adresse à la nation, dans laquelle il annonce son départ pur et simple. »

23h30 : Comment réagit l'opposition au discours du chef de l'Etat ? Bénéwendé Sankara, de l'Union pour la renaissance-Parti sankariste (Unir-PS), s'exprime sur RFI. « Vraiment ridicule », lance-t-il. « Blaise Compaoré n'a pas encore appris la leçon. Je crois qu'il est en train de ruser avec le peuple burkinabè. Nous attendions un message où il allait dire qu'il avait compris et rendait sa démission pour soulager le peuple, mais là, Blaise Compaoré veut purement et simplement avoir du temps. »

Et de tancer : « Je crois que la contradiction qui a existé entre les déclarations de ses généraux et lui-même dénote du fait que le président n'a plus d'autorité. (...) Blaise Compaoré doit purement et simplement tirer les leçons. Mais s'il ne comprend pas, il nous invite une fois de plus à continuer la mobilisation, notre détermination, pour l’obliger, cette fois-ci je dis bien " l'obliger ", à partir du pouvoir. »

22h25 : Extraits de la déclaration de Blaise Compaoré à la télévision : « Les manifestations violentes qui ont endeuillé et plongé notre peuple dans la stupeur n’honorent pas le pays des hommes intègres, mais j’ai entendu le message, je l’ai compris et pris la juste mesure des fortes aspirations de changement. Aussi, voudrais-je présenter mes condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaiter un prompt rétablissement aux nombreux blessés. »

« J’appelle les forces de l’ordre et l’ensemble des manifestants au respect de l’intégrité physique de tous les citoyens ainsi qu’au respect des biens publics et privés. Je demeure convaincu que le dialogue constructif pourra permettre à notre peuple de retrouver sa quiétude d’antan et regarder l’avenir avec assurance. En ce qui me concerne, je reste disponible à ouvrir avec vous des pourparlers pour une période de transition à l’issue de laquelle je transmettrai le pouvoir au président démocratiquement élu. En vue du rétablissement de ce dialogue, j’ai décidé de retirer le projet de loi contesté et de procéder à son annulation. »

« Pour permettre à chacune des parties, l’opposition politique, la société civile et la majorité de renouer le fil du dialogue dans la sérénité, je décide ce qui suit : le gouvernement est dissout ; à compter de ce jour, 30 octobre, je déclare annulé l’état de siège sur toute l’étendue du territoire national. J’exprime ma reconnaissance à tous ceux qui ont cru en moi et qui ont sacrifié de leur bien et quiétude. Ma reconnaissance va aussi à l’opposition pour l’attitude républicaine de ses dirigeants. » Le texte complet est disponible ici.

21h50 : Le président burkinabè a pris la parole sur la chaîne de télévision Canal 3. Blaise Compaoré n'a pas démissionné. Le chef de l'Etat appelle à des pourparlers avec les acteurs politiques et invite à un gouvernement de transition à la fin duquel il annonce qu'il transmettra le pouvoir au président démocratiquement élu. Le chef de l'Etat annonce par ailleurs la levée de siège sur toute l'étendue du territoire national. Et de saluer l'attitude républicaine des forces de l'ordre et de l'opposition politique.

21h20 : Réécouter l’édition spéciale du jeudi soir 30 octobre sur les antennes de RFI.

21h17 : Des scènes de pillages ont été observées à Ouagadougou, rapporte notre envoyée spéciale Maureen Grisot.

20h50 : Les manifestants de la place de la Nation, à Ouagadougou, entendent passer la nuit dehors malgré le couvre-feu. Selon un journaliste burkinabè présent sur place, « ils resteront dans la rue tant que Blaise n'aura pas démissionné ». Pour l'opposition et les manifestants, les décisions annoncées par le chef d'état-major ne sont pas suffisamment précises quant à l'avenir du président, qui ne s'est toujours pas exprimé.

20h15 : Sur son site internet, l'hebdomadaire Jeune Afrique publie une lettre de François Hollande, datée du 7 octobre et adressée à Blaise Compaoré. Le chef de l'Etat français écrit que le Burkina Faso pourrait être « un exemple » s'il évitait « les risques d'un changement non consensuel de Constitution ». Plus d'informations sur le site du magazine.

20h10 : A Bobo Dioulasso, les manifestants sont toujours à la recherche de partisans du CDP, le parti au pouvoir, allant de maison en maison pour les retrouver, y mettant parfois le feu. Dans les violences de la journée, il y aurait eu cinq morts selon Idrissa, un professeur de lycée de la ville contacté par RFI. « A l'heure où je vous parle, les gens ne sont toujours pas totalement rentrés (...) Mais ce n'est plus comme ce matin, ça s'est un peu calmé », relate-t-il.

19h55 : Adama Sosso, député  de l'UPC (opposition), sur RFI : « Nous avons une certitude : si le président refuse de partir, nous donnerons cette fois-ci d'autres mots d'ordre qui l'obligeront. Et là, je vous garantis que ce ne sera pas la chose la plus facile, ni pour lui, ni pour nous. Mais nous arriverons au bout de notre lutte, parce qu'il n'est plus question qu'on recule, il n'est plus question d'un gouvernement d'union nationale. »

19h40 : Notre correspondant à Ouagadougou Yaya Boudani rapporte qu'à la question de savoir si la transition se ferait avec ou sans le président Compaoré, et si ce dernier restait chef de l'Etat, le chef d'état-major de l'armée n'a pas répondu. « Personne ne sait ce qu'il va faire, ou dire », confie notre correspondant au sujet de M. Compaoré. Selon notre envoyé spécial Frédéric Garat, le président pourrait rapidement prendre la parole.

19h10 : Lors d'une conférence de presse, alors qu'une foule était massée devant son quartier général, le chef d'état-major des armées burkinabè Gal Honoré Traoré a décrété la dissolution de l'Assemblée nationale, l'installation d'un organe de transition pour diriger le pays, et a informé la population qu'un couvre-feu était désormais en vigueur de 19h (TU) à 6h du matin (TU) dans l'ensemble du Burkina Faso. Le général Traoré explique que l'équipe de transition sera installée, dans le cadre de consultations avec tous les partis politiques, pour une durée de 12 mois maximum, le temps que l'ordre constitutionnel soit rétabli. Mais il ne précise pas qui en prendra la tête. Voir le communiqué du chef d'état-major sur la page Facebook de Burkina 24, et son intervention en vidéo ici.

19h10 : Des milliers de personnes sont amassées place de la Nation à Ouagadougou. L'opposition a appelé la population à prolonger l'occupation de l'espace public. Sur place, notre envoyée spéciale Maureen Grisot a pu s'entretenir avec Roch Marc Christian Kaboré , pour qui « la lutte va continuer ».

19h05 : Un personnage a émergé ce jeudi 30 octobre dans les manifestations à Ouagadougou : le général en retraite Kouamé Lougué. Des dizaines de milliers de manifestants ont scandé son nom. Kouamé Lougué a lui-même été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense, avant d'être limogé par le président Compaoré en 2003. Cliquer ici pour plus d'explications.

19h00 : Notre envoyé spécial Frédéric Garat, qui se trouve au siège de l'opposition, rapporte que les leaders de cette dernière ont redit à l'armée que le président Compaoré avait épuisé tous ses recours. Ils parlent d'un « entêtement » de sa part. L'opposition a réitéré son exigence au chef d'état-major de l'armée burkinabè : une démission immédiate et sans condition du président.

18h47 : L'opposition burkinabè maintient son appel à la désobéissance civile. Au siège de la coordination, à Ouagadougou, Zéphirin Diabré a lu une déclaration évoquant, au sujet de la tentative de modification constitutionnelle, une « mesure scélérate » et « inopportune ». Le siège décrété par le président Compaoré est jugé « inacceptable ». Le peuple est invité à manifester sa désapprobation.

18h35 : Notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Maureen Grisot, a pu s'entretenir avec des manifestants. Parmi eux, la détermination domine encore, explique-t-elle, évoquant un sentiment de « ras-le-bol ». Avec la dissolution du gouvernement annoncée plus tôt, et l'installation d'un gouvernement de transition, ils estiment que le président Compaoré a lâché du lest, mais que ce geste ne sera pas suffisant. Conscients de leur force, après la réception d'une délégation des leurs par le chef de l'Etat en personne cet après-midi, ils continuent de réclamer le départ de ce dernier.

18h25 : Quelque 3 500 ressortissants français résident au Burkina Faso. Aucun plan d'évacuation n'a été décidé. Sur place, les ressortissants français sont invités à rester chez eux et à contacter l'ambassade de France pour se tenir informés de l'évolution de la situation sécuritaire. Un numéro burkinabè est à leur disposition 24 heures sur 24 : 50 49 66 20.

18h15 : De source diplomatique, les violences de la journée auraient fait une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés dans le pays.

17h35 : Déclaration sur RFI de Sébastien Brabant, porte-parole de la chef de la diplomatie de l'Union européenne : « Nous sommes évidemment très préoccupés par la situation actuelle et par les informations faisant état de victimes à la suite des violentes manifestations de la journée. Mais maintenant que la proposition de loi sur la révision de la Constitution a été retirée, l'Union européenne appelle toutes les parties à s'abstenir de recourir à la violence et à engager rapidement un dialogue constructif. Evidemment, l'Union européenne est prête à intervenir pour faciliter le processus. »

17h30 : Le président Blaise Compaoré annonce la dissolution du gouvernement et décrète l'état de siège dans le pays. Le chef de l'Etat souhaite par ailleurs ouvrir des négociations avec l'opposition, selon un communiqué lu par la radio Omega FM.

17h05 : Mohamed Ibn Chambas, l'émissaire de l'ONU, est attendu au Burkina Faso vendredi, au sein d'une mission de paix conjointe avec l'Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Consulter le communiqué sur le site de l'UA (anglais).

16h27 : Les Nations unies annoncent l’envoi d’un émissaire à Ouagadougou dès ce jeudi. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon « suit avec une grande inquiétude la détérioration de la situation au Burkina Faso », précise son porte-parole Stéphane Dujarric.

15h30 : Une délégation de manifestants est partie, en compagnie du chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, le général Diendéré, vers le palais présidentiel officiellement pour rencontrer le chef de l’Etat.

15h05 : L’autre envoyé spécial de RFI, Frédéric Garat, est au siège de l’opposition burkinabè. Il précise que tous les leaders du mouvement sont présents, signe du début des grandes manœuvres. Des diplomates, et notamment l’ambassadeur de France, se sont aussi rendus au siège de l’opposition pour échanger avec les responsables politiques.

15h02 : Sur l’antenne de RFI, l’envoyée spéciale de RFI Maureen Grisot revient sur le général Kouamé Lougué qui explique qu’il pourrait tout à fait prendre la tête de la manifestation. Il semble soutenu par les milliers de manifestants présents devant le palais présidentiel.

14h50 : Une délégation de manifestants se dirige vers le palais présidentiel pour s’entretenir avec le président Blaise Compaoré. A quelques centaines de mètres, son avancée a été de nouveau stoppée et il a été rejoint par le chef d'état-major particulier du président.

14h40 : Selon Maureen Grisot, envoyée spéciale de RFI à Ouagadougou, la garde présidentielle est allée au-devant du général Kouamé Lougué pour lui demander d’arrêter sa marche vers le palais de Kossyam et de laisser un dialogue s’instaurer.

14h32 : L’opposant Bénéwendé Sankara affirme à l’AFP que l’armée burkinabè s’est « soudée avec le peuple » contre le président Blaise Compaoré. Il annonce par ailleurs que des responsables de l’opposition doivent rencontrer prochainement le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense.

14h27 : Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels sont lancés aux médecins et autres personnels soignants pour qu’ils viennent dans les cliniques et hôpitaux prendre en charge les blessés.

14h20 : Le chef d’état-major Honoré Traoré s'entretient avec la presse.

13h57 : Selon des responsables de l’opposition contactés par RFI, le président Blaise Compaoré se trouverait toujours au palais présidentiel.

13h55 : Après les militaires, une délégation de la classe politique de l’opposition est allée s’entretenir avec le Mogho Naba (l’empereur des Mossi, ethnie principale du pays) pour faire passer un message à Blaise Compaoré, lui demandant de quitter le pouvoir.

13h50 : Les programmes de RFI en FM, de même que ceux d’autres radios, ont été interrompus à Ouagadougou, après le saccage de la radio nationale. (Pour capter RFI voir notre tableau en bas de l'article).

13h48 : L'hebdomadaire Jeune Afrique annonce, sur son site internet, la fermeture de l’aéroport de Ouagadougou. Tous les vols au départ ou à l’arrivée de capitale bukinabè sont annulés.

13h15 : La France appelle au calme et à la retenue au Burkina Faso alors que les Etats-Unis font part de leur inquiétude.

12h55 : Tweet de Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition : « Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie ».

12h43 : Selon l’envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, Frédéric Garat, le frère du président, François Compaoré a été arrêté à l’aéroport.

12h40 : Sur RFI, Bruno Kafondo, député UPC, parti d’opposition, raconte le moment où les manifestants sont rentrés dans l’Assemblée : « On attendait tranquillement en échangeant les uns avec les autres. Puis, les députés qui étaient de la majorité ont commencé à filer de l’Assemblée. Ils venaient d’avoir l’information que des gens étaient en train de défoncer les portes de l’Assemblée nationale. Ils sont arrivés en masse. Ils ont défoncé la balustrade centrale. Et compte tenu du fait que nous sommes des députés de l’opposition et que moi-même je suis d’un certain âge, ils ont dit " Tonton, il n’y a pas de problèmes, venez ", et ils m’ont conduit plus loin ».

12h35 : Une question est sur toutes les lèvres : où est le président Compaoré ? Des informations contradictoires circulent alors que la foule tente toujours d’entrer à la présidence.

12h30 : En direct sur l’antenne de RFI, le correspondant à Ouagadougou fait le point sur la situation : « Les manifestants sont déterminés. Ils tentent depuis près de deux heures d’entrer dans le palais présidentiel. Il y a encore des tirs ».

12h30 : Une réunion serait en cours entre les responsables militaires et l’empereur des Mossi, l’ethnie majoritaire du pays.

12h25 : Selon un journaliste burkinabè contacté par RFI, il y a des tirs près du quartier des 1 200 logements où il y a eu un mort. Plusieurs chars ont tiré en l’air dans le quartier Ouaga 2 000 près du palais présidentiel.

12h20 : Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition, appelle à la démission du président Blaise Compaoré.

12h00 : Autour du palais présidentiel, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure depuis une heure, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

11h50 : Un habitant de Bobo Dioulasso, contacté par RFI, confirme la situation tendue dans la ville. Des manifestations ont commencé ce matin de manière dispersée avant que des incendies n’éclatent au siège du parti au pouvoir, à la mairie et à plusieurs domiciles de responsables politiques.

11h45 : Le site d’information Burkina24 témoigne d’une situation confuse à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays.

11h36 : Selon plusieurs témoignages circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants auraient tenté d’envahir le domicile du frère du président Compaoré. Les forces de l’ordre auraient alors tiré dans la foule. Aucun bilan n’est encore disponible.

11h30 : Pour l’un des leaders de l’opposition, Bénéwendé Sankara, le président Compaoré doit « tirer les conséquences » de l'assaut contre l'Assemblée à Ouagadougou.

11h17 : Selon un journaliste de l’AFP, il y aurait un mort parmi les manifestants. Depuis quelques minutes, une information similaire circulait sur les réseaux sociaux évoquant un décès par balle dans le quartier des 1 200 logements.

11h10 : Selon des témoins sur place, des flammes s’échappent du bâtiment de l’Assemblée nationale, saccagé plus tôt dans la matinée par les manifestants.

11h00 : Frédéric Garat, envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, évoque le saccage de l’hôtel Azalaï Indépendance par les manifestants. Désormais, les protestataires se regroupent vers le centre-ville.

10h50 : Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso appelle au calme et à la retenue.

10h45 : Interrogé par RFI, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré confirme l’annulation du vote du projet de loi. Un vote qui devait avoir lieu ce jeudi. Mais il ne donne aucune information sur une possible annulation du projet de loi portant sur la modification de la Constitution.

10h35 : Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, la situation est grave : « Nous n’étions pas encore dans l’hémicycle quand l’Assemblée a été prise d’assaut. Le Burkina Faso est en train de sombrer dans le chaos. Ce n’est pas organisé et tout peut arriver. Si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter tout cela ».

10h25: Selon le site d'information Burkina24, les locaux de la RTB-télé ont été saccagés par les manifestants et celle-ci a cessé d’émettre.

10h: La situation est extrêmement tendue devant l’Assemble nationale qui est tout enfumée. Depuis ce matin, les manifestants avaient tenté par tous les moyens d’y accéder et finalement vers 09h30 TU, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’hémicycle. Les députés sont parvenus à s’échapper par une porte de secours se situant derrière le bâtiment du Parlement.

Sur place, les manifestants ont tout saccagé et incendié des véhicules avant de se diriger vers la télévision nationale du Burkina Faso où ils entendent faire une déclaration. Aux alentours du Parlement, il y a toujours des détonations et certains protestataires affrontent toujours les forces de l’ordre.

Les forces de sécurité du Faso, la force d’élite, ont d’abord tiré en l’air pour essayer de disperser les manifestants, mais face à leur détermination, le service de sécurité présidentielle a libéré le passage. Maintenant, ces forces de l’ordre sont du côté de la télévision nationale pour protéger le bâtiment.

Actuellement, les manifestants se sont dispersés dans la ville en scandant « Libérez Kossyam », du nom du palais présidentiel. Smokey, l’un des chefs de file du Balai citoyen, estime qu’en empêchant le vote, l’objectif du jour est atteint et n’encourage pas les manifestants à se diriger vers le palais présidentiel.

 

Ils protestent contre un projet de révision constitutionnelle qui permettrait au président Blaise Compaoré de briguer un 5e mandat. Prévu jeudi, l'examen du texte a été annulé.

un mort dans les manifestations à Ouagadougou

Vote

 

 

Le monde a changé; le temps des dictatures est révolu, un ère nouveau s'ouvre pour la jeunesse Africaine. LE POUVOIR au peuple, le vaillant peuple bukinabè veint de montrer l'exemple. 

Abijan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

       
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

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         Non à la dictature

    

   

   

 

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     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

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